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Les Sup'Biotech Innovation Projects des promotions 2018 et 2020, prennent d'assaut le concours Coup2Boost : votez pour eux ! (la suite)

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Concours de projets ouvert à tous les étudiants de Grandes Écoles et Universités, Coup2Boost promet à ses lauréats une bourse de plus de 30 000 euros pour concrétiser leur initiative. Cette année, Sup'Biotech, par l'intermédiaire des Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP) des étudiants de 2e année de la promotion 2020 et ceux de 4e année de la promotion 2018, y présentent 28 solutions innovantes portées par autant d'équipes. Alors que les votes sont désormais ouverts sur le site du concours (trois votes autorisés par personne), l'école vous propose de découvrir l'ensemble des projets participants. Après vous avoir présenté la première moitié des inscrits, Sup'Biotech vous dévoile désormais les 14 suivants, de Mada-coopessor à Touch'Tech !

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Mada-coopessor
Reposant sur la construction à Madagascar d'une féculerie dirigée exclusivement par des femmes, Mada-coopessor ambitionne de développer l'agriculture malgache, mais aussi d'apporter une autonomie financière locale et une éducation aux enfants.

Mange-moi
Pour lutter contre la prolifération des déchets plastiques dans les océans, Mange-moi utilise un microcosme reproduisant une mini-chaîne alimentaire qui « mangerait » le plastique à une vitesse plus rapide que tous les procédés déjà existant (UV, sels de mer...).

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Med & Chill
Le diabète de type I contraint les personnes atteintes à surveiller continuellement leur glycémie par de micro-piqûres et à subir des piqûres d'insuline quotidiennes. Med & Chill propose une solution alternative via un implant sous-cutané délivrant automatiquement la dose d'insuline en fonction de la glycémie.

MiCowChip
Composé d'une micro-puce combinée à un appareil de lecture, le dispositif MiCowChip détermine le bien-être des bovins par la mesure d'hormones indicatrices de stress, de chaleur et d'inflammation.

Pee'Pile
La Pee'Pile est une bio'pile qui, grâce au contact de l'urine et de bactéries spécifiques, permet de générer de l'électricité.

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Pib'Z
Présenté sous la forme d'une sucette et doté d'un emballage également comestible, Pib'Z vise à lutter contre les carences et la déshydratation dans les pays en voie de développement grâce à ses éléments naturels stabilisants la flore intestinale.

Prospilk
Bien plus flexible et résistante que la soie actuellement produite, la soie d'araignée peut être utilisée comme textile ou bio matériau... Prospilk souhaite ainsi développer la production de cette soie via la biologie de synthèse, afin de l'utiliser en très grande quantité, de manière industrielle.

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Psor & Sens
Pour lutter contre le psoriasis, Psor & Sens propose une prise en charge complète avec un accompagnement thérapeutique personnalisé avant, pendant et après l'utilisation d'une crème combinant l'action d'huiles essentielles à un principe actif biologique.

Roadclean
Matières premières très riches en azote et en fibres non digérées, les excréments d'animaux sont au cœur du dispositif de Roadclean, qui souhaite installer des petites stations de production de biogaz en zone urbaine permettant l'obtention de chaleur et d'électricité.

Splendere
Composé de cristaux et utilisant une technique biomimétique, le tissu pensé par Splendere permettra de changer son apparence, en fonction de la lumière reçue et de la silhouette de la personne le portant.

Sweat Well
Qui dit transpiration, dit souvent nuisance olfactive. Pas avec Sweat Well ! Ce projet a pour but d'éliminer votre mauvaise odeur et non de la masquer, grâce à son principe actif naturel sans sel d'aluminium qui agit directement sur la flore cutanée sans risque pour la peau et l'environnement.

Tech'R
Tech'R a deux objectifs : rendre la ville plus naturelle et plus propre. Comment ? En installant du lichen sur le territoire urbain et ainsi profiter des capacités de ce bio-indicateur naturel capable de capter le CO2.

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Tech' & Share
Surfant sur la tendance de l'intermédiation (Airbnb, Uber...), Tech' & Share souhaite créer une plateforme facilitant le partage d'expertise et la location de matériel entre acteurs de l'innovation.

Touch'Tech
En augmentant les prothèses actuelles avec un nouvel alliage de feuille de cuivre, un matériau souple, conducteur et très résistant, pour élaborer un tissu intelligent sensitif, Touch'Tech compte faire retrouver une sensitivité totale aux personnes handicapées.

Les Sup'Biotech Innovation Projects des promotions 2018 et 2020, prennent d'assaut le concours Coup2Boost : votez pour eux !

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Concours de projets
ouvert à tous les étudiants de Grandes Écoles et Universités, Coup2Boost promet à ses lauréats une bourse de plus de 30 000 euros pour concrétiser leur initiative. Cette année, Sup'Biotech, par l'intermédiaire des Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP) des étudiants de 2e année de la promotion 2020 et ceux de 4e année de la promotion 2018, y présentent 28 solutions innovantes portées par autant d'équipes. Alors que les votes sont désormais ouverts sur le site du concours (trois votes autorisés par personne), l'école vous propose de découvrir l'ensemble des projets participants. En voici déjà 14, d'AquaCollect à Irinails !

challenge_concours_etudiants_grandes_ecoles_supbiotech_coup2boost_projets_innovants_biotechnologies_biologie_environnement_2017_02.jpgAquaCollect
S'inscrivant dans la lutte contre le réchauffement climatique et la malnutrition, AquaCollect vise à la mise en place d'un dispositif d'arrosage bio-inspiré permettant l'hydratation prolongée des racines des plantes surtout en période sèche.

Bactirain
Résultant d'une collaboration dynamique entre des étudiants de Sup'Biotech et de l'IPSA, une autre école d'ingénieurs du Groupe IONIS, Bactirain propose d'optimiser la formation des gouttes de pluie au cœur des nuages via l'envoi de bactéries non pathogènes dans le ciel par l'intermédiaire de fusées, afin de déclencher des averses naturelles favorisant la croissance végétale.

BioDivArt
Mariant le monde des arts à celui des sciences, BioDivArt a pour ambition de réaliser une peinture « vivante » dont la composition se veut novatrice, modulable et respectueuse de l'environnement. Basée sur les différentes propriétés de micro-organismes, cette peinture d'un genre nouveau offre un large panel de possibilités (couleurs, texture, opacité, lumière...).

Bio-eelec
Concept bio inspiré, Bio-eelec est un matériau capable d'isoler et de réduire la dissipation de l'énergie électrique afin de diminuer la consommation d'électricité dans le cadre du développement durable.

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Bioplast'Oil
Pour faire face aux graves conséquences environnementales provoquées par les importantes quantités d'huile alimentaire rejetées chaque année dans les égouts, Bioplast'Oil vise une revalorisation de cette huile non traitée en bio plastique.

Débranche!
Imaginée comme une application anti-applications, Débranche! a pour but de diminuer le stress quotidien lié à l'attention chronique que demande l'usage des smartphones en permettant à l'utilisateur d'établir un programme de « sevrage » personnalisé.

DocBioPen
En cas de piqure d'insecte, le kit développé par DocBioPen vise à identifier rapidement l'insecte concerné et d'indiquer l'anti-venin permettant de se soigner.

challenge_concours_etudiants_grandes_ecoles_supbiotech_coup2boost_projets_innovants_biotechnologies_biologie_environnement_2017_05.jpgEcoBacTree
Digne successeur des équipes iGEM IONIS 2015 et 2016, toutes deux médaillées d'or lors de l'International Genetically Engineered Machine (soit l'iGEM, LA compétition étudiante de biologie synthétique et moléculaire), la team 2017 développe à son tour un projet innovant pour porter fièrement les couleurs des écoles de IONIS Education Group. Nommé EcoBacTree, ce projet consiste en un arbre synthétique composé de matériaux recyclés et équipés de capteurs capables de détecter la température dans l'air. Ces capteurs émettent alors une couleur en fonction de la température extérieure. Quant aux feuilles synthétiques, elles auront un but dépolluant.

Ediblebox
En mettant vos restes alimentaires dans Ediblebox, vous saurez si votre plat est encore comestible ou non à la suite d'un simple changement de couleur.

Filtre pour la biodiversité
Abordé lors de la COP21, le problème des nuisances lumineuses en milieu urbain a des conséquences sur la biodiversité, notamment sur les insectes. D'où l'idée de cette équipe de développer des filtres thermorésistants capables d'absorber ces ondes lumineuses.

Fish & Feed
Pensé dans le cadre de la montée en puissance de l'aquaculture, qui vise à substituer les farines d'origine animale par des farines végétales, le projet Fish & Feed cherche à constituer un microbiote spécifique à cette nouvelle alimentation répondant à l'accroissement démographique. Cette reconstitution de microbiote se fera directement par l'alimentation certifiée.

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Glut n'Test
De façon simple et rapide, le Glut n'Test permet de déterminer le taux de gluten de tous les aliments testés afin de faciliter le quotidien des personnes souffrant d'intolérance.

Healing Cap's
Placées sous les bandages ou attelles de patients immobilisés, les capsules thermosensibles de Healing Cap's permettent de diffuser des principes actifs biologiques et ainsi limiter la prise d'anti-inflammatoires par voie orale, trop invasifs pour l'organisme.

Irinails
Imaginez pouvoir changer rapidement et simplement la couleur de vos ongles, avec un seul accessoire : votre smartphone. C'est le pari fou que propose de relever l'équipe d'Irinails.

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Quand « Libération » s'intéresse aux additifs carburants solides avec Sup'Biotech

Pour répondre au défi visant à préserver l'environnement dans le secteur du transport de marchandises et de personnes, les innovations biologiques et biotechnologiques ne manquent pas d'intérêt. La preuve avec les additifs carburants solides auxquels le site Internet du quotidien « Libération » a décidé de consacrer un article où est interviewé Pierre Ougen, directeur des projets et de l'innovation à Sup'Biotech.

Article à lire sur www.liberation.fr

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L'iGEM 2016 vu par Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017), chef de projet de l'équipe iGEM IONIS

Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017) était chef de projet au sein de l'équipe iGEM IONIS médaillée d'or lors de l'édition 2016 de l'International Genetically Engineered Machine (iGEM) competition. De retour en France, cet étudiant de 5e année revient sur cette aventure enrichissante sur les plans humain, professionnel et scientifique.

clement_supbiotech_retour_equipe_team_ionis_igem_quantifly_projet_or_2016_competition_international_01.jpgL'iGEM est terminé depuis quelques jours maintenant. Comment te sens-tu ?
Je suis très content et surtout soulagé que tout se soit bien passé ! Nous avons réussi à remplir tous nos objectifs et même à les dépasser : cela montre que nous n'avons pas tout donné pour rien ! Nous sommes heureux d'avoir pu proposer une belle présentation, un site Internet complet, un prototype performant, etc. C'est vraiment une grosse source de satisfaction.

En tant que chef de projet, quelles étaient tes missions durant toute l'aventure ?
En plus de l'établissement de contacts professionnels et de la recherche de fonds, j'ai surtout œuvré pour la bonne cohésion de l'équipe. Dès le début du projet, je suis allé dans les différentes écoles du Groupe IONIS pour démarcher les étudiants susceptibles de nous rejoindre, leur présenter notre ambition et leur expliquer ce qu'on attendait d'eux. J'ai aussi passé beaucoup de temps à coordonner l'équipe, afin que chaque membre puisse s'organiser et permettre au projet d'aboutir. Par exemple, avec Pierre de l'IPSA, j'ai pris le temps d'aborder les caractéristiques souhaitées du futur drone et de répondre à toutes ses questions portant sur la biologie, afin qu'ingénierie et biologie fonctionnent ensemble de la meilleure manière possible. Enfin, au sein du pôle R&D dans lequel se trouvaient les étudiants de Sup'Biotech, je me suis également occupé du suivi de l'avancement du projet.

Était-ce la première fois que tu occupais un tel rôle sur un projet de cet ampleur ?
Oui ! Pour y arriver, il fallait être très investi, mais le projet était tellement motivant que cela n'a pas été un problème.

Qu'est-ce qui, à la base, t'avait donné envie de reprendre le flambeau de la précédente équipe iGEM IONIS (qui avait remporté une médaille d'or en 2015, avec son projet de Bio-Console) ?
Pas mal de choses. J'ai toujours été attiré par l'innovation scientifique et les projets de rupture. Quand j'ai découvert l'iGEM, cette compétition internationale où des étudiants du monde entier viennent présenter des projets plus fous les uns que les autres, j'ai tout de suite été intéressé. Voir l'équipe iGEM IONIS y prendre part en 2015 n'a fait que me conforter dans l'envie de ne pas manquer cette belle opportunité. Enfin, l'iGEM fait directement écho à mon ambition professionnelle. En effet, après Sup'Biotech, j'envisage peut-être évoluer dans l'univers des start-ups. Or, rechercher des fonds ou encore démarcher et rencontrer des profils différents, c'est ce qui m'attendra dans cet univers. Quelque-part, l'iGEM est un peu un avant-goût.

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Clément, entouré d'une partie de l'équipe

L'une des particularités de l'iGEM, c'est de voir tous les finalistes se réunir à Boston, dans l'enceinte du prestigieux MIT. Etait-ce ta première fois aux États-Unis ?
Non, car j'avais eu la chance de m'y rendre en vacances en 2010. Par contre, c'est la première fois que j'allais à Boston. Sur les huit jours que nous avons passés là-bas, quatre étaient entièrement dédiés à l'iGEM. Notre présentation ayant lieu le premier jour du rassemblement, nous avons pu assister à énormément de présentations, celles des équipes françaises avec qui nous avons échangé toute l'année, mais aussi celles d'équipes ayant des projets très impressionnants, comme des équipes américaines et chinoises par exemple. Nous avons également pu présenter à la demande notre projet aux participants intéressés, leur dévoiler notre poster scientifique, les faire tester l'application Quantifly développée pour l'événement, etc. C'était très intense, jusqu'au 4e jour et la cérémonie de remise des prix.

En parlant de remise de prix, t'attendais-tu à un tel plébiscite du jury autour de Quantifly, avec une médaille d'or et trois nominations ?
La médaille d'or était notre objectif : on voulait se donner les moyens de l'obtenir. La recevoir a été un grand soulagement, même si nous savions que notre projet remplissait normalement déjà les critères d'éligibilité. Par contre, les trois nominations ont été une vraie surprise et un beau cadeau. Cela nous a montré que nous étions vraiment capables d'aller loin et de rivaliser avec des projets colossaux, dotés de moyens bien plus importants que les nôtres. En effet, au vu des standards des équipes récompensées par un Grand Prix lors de l'iGEM, notre équipe faisait office de poids plume. Contrairement à certaines d'entre elles, qui menaient leur projet à plein temps et étaient soutenues par des fonds énormes, nous travaillions tous en dehors des cours, sur notre temps libre. Le fait d'avoir été cités dans trois catégories malgré cette différence de moyens récompense encore plus nos efforts.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuel est ton meilleur souvenir de cet aventure ?
Il y en a beaucoup trop pour n'en citer qu'un. En premier lieu, je pense à The European Experience, l'événement que nous avons organisé d'A à Z au mois de juin sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS. Il réunissait près de 170 personnes, soit 30 équipes de l'iGEM 2016 venues de toute l'Europe ! Pour le mettre en place, nous avons fait plusieurs nuits blanches... mais ça en valait la peine !
Parmi les autres souvenirs marquants, il y a aussi la nuit du « Wiki Freeze » : en fait, pour l'iGEM, chaque équipe est sensée créer en une nuit un wiki du projet sur le serveur de la compétition, jusqu'à une heure précise. En France, l'heure limite de cette année était 5 h 59 du matin. À 5 h 45, nous étions encore en train d'uploader les dernières pages... Une nuit très éprouvante, mais qui nous rend assez fiers, vu le travail réalisé et l'aspect final de notre site.

Enfin, quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui, l'an prochain, reprendront les rênes de l'équipe iGEM IONIS ?
Même si je compte directement leur faire part de mon expérience en les aidant au cours de l'année, je leur conseille avant tout de profiter à 100 % de l'aventure, de se lancer dans un projet qui les passionne et de rencontrer un maximum de gens. C'est surtout ça l'iGEM : du fun, un projet motivant et de belles rencontres.

Où en est le biomimétisme français en 2016 ?

Pour sa grande conférence interprofessionnelle du mardi 15 novembre 2016, « Inscrire le biomimétisme dans les process R&D », Sup'Biotech avait réuni anciens, étudiants et professionnels pour découvrir les avis et expertises de différents acteurs liés à cette approche qui tend à réconcilier l'économie avec la nature et séduit grands groupes, universités, chercheurs et start-ups.

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La journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence, et Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech


Alain Renaudin, responsable de la communication du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios), « un hub du biomimetisme » à l'origine du salon Biomim'expo et qui se destine à fédérer ses acteurs français (« soit 130 laboratoires et 70 entreprises ») est à l'origine du salon Biomim'expo. Son but ? Rappeler à l'auditoire la définition de cette approche qui, bien que de plus en plus « tendance », avec « une multiplication par sept des publications scientifiques sur les quinze dernières années », ne date pas d'hier. « Le biomimétisme consiste à étudier la nature, à tous les niveaux et toutes les échelles, pour s'inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, afin d'optimiser, voire révolutionner nos actuels systèmes de production, d'organisation et de consommation. Son existence est ancienne. Si bien qu'on peut penser qu'elle a commencé avec les chasseurs-cueilleurs, qui ont fait évoluer leurs pratiques en observant leur environnement. »

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Alain Renaudin

De Léonard de Vinci à Airbus
Toutefois, pas besoin de remonter aussi loin pour obtenir un exemple connu de tous. « On peut aussi se souvenir de Léonard de Vinci et de ses dessins aéronautiques, bien souvent inspirés du vivant. Cette association continue encore aujourd'hui. Ainsi, depuis 20 ans, Airbus et Boeing s'inspirent des animaux pour développer leurs appareils. D'ailleurs, le site Internet d'Airbus propose une page dédiée expliquant comment les caractéristiques physiques, biologiques et comportementales de différentes espèces peuvent permettre de repenser les ailes, réduire les nuisances sonores ou encore créer de nouveaux matériaux. » Reste que, malgré l'intérêt grandissant des industriels pour cette approche, l'intégrer au process R&D n'est pas si simple. « Il faut sortir des silos, penser "out of the box", déformer les schémas de pensée, oser collaborer et remettre en cause des business models installés, amortis... On passe alors de l'approche anatomique - la description du comment - à une approche fonctionnelle - l'analyse du pourquoi. »


Le représentant du Ceebios insiste également sur l'humilité qu'implique le biomimétisme. « La nature, c'est 3,8 milliards de R&D, d'optimisation, d'adaptation. À côté d'elle, l'Homme n'est qu'une poussière sur le plan géologique : l'Homo sapiens n'a que 200 000 ans, le citoyen-consommateur de l'ère industrielle uniquement 150 ans. » À ce titre, Alain Renaudin estime que la bio-inspiration est synonyme d'espoir face à la crise écologique qui nous guette, faisant de ce besoin urgent de changer nos habitudes tout sauf une contrainte. « C'est une opportunité gigantesque d'optimisation. L'enjeu n'est pas de protéger la planète, qui survivra très bien, mais l'espèce humaine. C'est le passage de l'ère de l'holocène à l'anthropocène : on affirme que la nature et l'homme sont liés et possèdent un destin commun. » Cette question du respect du vivant est d'ailleurs présente dans de nombreuses recherches et ce depuis parfois plusieurs années. « Quand le chimiste Jacques Livage parle de chimie douce dans un article du journal Le Monde en 1977, il aborde sans le nommer le développement durable. Il ne faut bien sûr pas oublier l'influence de la chercheuse américaine Janine Benyus, créatrice du Biomimicry Institute et grande personnalité du biomimétisme. »


Bientôt des maisons bio-inspirées
Olivier Allard, le deuxième intervenant, connaît bien le travail de Janine Benuys. Et pour cause, cet enseignant à l'ESIEE-Paris confie s'être passionné pour le biomimétisme après la lecture d'un ouvrage de la chercheuse, en 2010. « Je crois que cela apporte une autre manière de penser, de produire. Une manière qui fait sens. Quand on observe la nature, on se rend compte à quel point elle est élégante, à quel point ses designs sont raffinés, sophistiqués. La Terre est un formidable labo de R&D qui fourmille d'inventions que la nature se charge ensuite de trier. Notre challenge consiste simplement à reconcevoir la présence de l'homme sur cette planète. » Adepte de la célèbre maxime de Benuys, « we need to do more than just learn form nature : we need to design as nature » (« Nous devons aussi concevoir comme la nature, pas juste s'en inspirer »), Olivier Allard ne manque pas l'occasion de repérer les projets innovants cherchant plus à apprendre du monde naturel qu'à en extraire des éléments. « Les exemples sont nombreux, dans tous les secteurs. Dans le domaine des matériaux, l'entreprise Calera s'inspire du corail pour fabriquer du ciment en capturant du CO2. Dans le domaine de l'énergie, une équipe a généré un réseau d'éoliennes verticales, permettant d'obtenir 10 fois plus de puissance au mètre carré, fonctionnant selon n'importe quelle direction du vent et nécessitant moins de matière pour sa construction. L'entreprise EEL Energy propose une hydrolienne s'inspirant de la nage des poissons. Les habitations sont aussi concernées : XTU, l'un des rares cabinets d'architectes faisant de la R&D, était ainsi présent lors de l'exposition universelle de Milan pour présenter SymBio2, qui propose de cultiver des micro-algues en façade de bâtiment. »


L'abondance de projets prouve bien que le meilleur reste à venir, à condition que les barrières tombent. « Il faut décloisonner la biologie, que les biologistes la rendent accessible, pour que des architectes, ingénieurs ou encore des entrepreneurs vivent eux-aussi cette révélation. Il faut une pierre de Rosette, pour faire le lien entre la biologie et l'innovateur, une sorte de Google de la bio inspiration. On a donc besoin d'outils, de base de supports, de systèmes d'information sur la bio-inspiration, pour passer du hasard heureux à une méthodologie efficace et structurée. »

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Olivier Allard

Quand la recherche fait mouche
Des collaborations prometteuses entre différents profils existent déjà, y compris dans la recherche. C'est le cas du Projet CurvACE, un œil souple inspiré de celui de la mouche, composé de 42 colonnes, dotées chacune de 15 petits yeux, pour un champ visuel de 180 degrés (60 degrés en vertical). Ce projet réunit des roboticiens, des ingénieurs, des biologiques ou encore des électroniciens de différents pays européens. Parmi eux se trouve Stéphane Viollet de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS / Aix-Marseille Université). Un chercheur modeste qui, n'ayant pas « la prétention de répondre à la question "Qu'est-ce que la vie ?" », préfère se demander ce que le vivant peut apporter. « Notre approche est biorobotique. On s'inspire des réflexes sensori-moteurs de la mouche et de ses traitements neuronaux pour créer des robots autonomes et des capteurs visuels, repenser la navigation, etc. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir été inspirés par la mouche ! Ce petit insecte est régulièrement à l'origine de technologies majeurs. »

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Stéphane Viollet

Les lentilles GRIN présentes aujourd'hui dans les lecteurs DVD et Blu-Ray ainsi que les endoscopes ? Pensés grâce à l'œil de la mouche et celui papillon de nuit, capable de concentrer les rayons lumineux. Les gyromètres actuels, présents dans tous les smartphones ? Inspirés de l'évolution des ailes de la mouche (devenue diptère, elle a perdu une paire en conservant un petit bout d'aile lui servant de gyromètre, via un système vibrant). L'insecte artificiel du Groupe Robert Wood à Harvard ? Il provient du décollage par mouvement horizontal (comme un rameur) de la mouche une nouvelle fois et sa façon de voler via trois axes de rotation.



L'industrie pétrochimique pas en reste
Fondateur d'Elbe Petro, Laurent Bédel a lui trouvé l'inspiration en observant non pas un insecte mais un marais. Fin connaisseur de l'industrie pétrolière par ses activités passées, l'entrepreneur avait d'abord identifié un problème redondant : la perte de fluides induite par l'évaporation. « Le vent, la température et la tension de vapeur sont des paramètres impossibles à contrôler, étant donné que l'on ne peut pas changer la thermodynamique ni la nature des liquides. La solution conventionnelle à cette évaporation par les industriels induisait jusqu'ici l'utilisation d'un IRF (écran flottant interne), soit une cuve de stockage. Une solution certes efficace, mais pas à 100 %, d'autant qu'elle comporte énormément de contraintes. Pour sa mise en place, l'industriel doit par exemple faire appel à un soudeur qualifié pour 200 h de soudure effective - une durée et un coût important, sachant qu'un soudeur qualifié est cher et qu'un temps de soudure ne peut dépasser une heure par jour selon la réglementation en vigueur... Nous nous sommes alors demandé comment la nature pouvait éviter l'évaporation quand elle avait besoin de le faire. D'où l'idée de s'inspirer du marais. »

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Laurent Bédel

En couvrant la surface d'un marais, les lentilles d'eau évitent la mise à sec en saison chaude de ce dernier. Leurs caractéristiques leur permettent également de s'adapter à tous les formats de marais et de retourner seules à leur position initiale juste après le passage d'une barque. Voici comme la Gamme Eris d'Elbe Petro est née. « Nos lentilles "bodybuildées/ hypertrophiées" font 220 mm de diamètres et composent un écran de flotteurs indépendants. Ces flotteurs collaboratifs optimisent le taux de couverture, avec un système auto-positionnable. Pour l'industriel, cela ne nécessite pas d'assemblage donc de soudeur, ni de maintenance. » Un concept qui a valu à l'entreprise le 1er prix de l'innovation des industries pétrolières et qui se décline aujourd'hui en trois branches : « petro » (carburants, aromatiques, solvants) / « chem » (acides, bases) et « food » (liquides alimentaires, comme l'alcool).



Une table-ronde 100 % innovante
En seconde partie de conférence, une table-ronde était proposée au public. Étaient présents Jasmine Rivolier et Sylvie Sesé du cabinet de conseil aux entreprises Hopynity, Pierre-Emmanuel Fayemi, consultant au sein du cabinet Active Innovation Management, le designer Guillian Graves et Thierry Fradetal, Project Manager et associé de GreenEver. Chacun d'entre eux conçoit le biomimétisme comme une réelle plus-value dans les process R&D et même au-delà.

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De gauche à droite : Sylvie Sesé, Pierre-Emmanuel Fayemi, Guillian Graves, Thierry Fradetal, Jasmine Rivolier et Anne Pezet


Spécialisé sur la question du développement durable, le cabinet Hopynity est ainsi persuadé que l'innovation positive est un virage que les entreprises ne doivent pas manquer, un peu à la manière de celui de la transformation numérique. « Cette nouvelle façon de concevoir l'innovation est déjà en route et peut avoir des impacts positifs environnementaux et sociaux, explique Jasmine Rivolier. Elle pose de nouveaux défis aux équipes de R&D, liés à plus de collaborations, à l'expérimentation de nouveaux outils et à l'intégration des nouveaux enjeux en amont. » Pour accompagner leurs clients dans ce changement, Hopynity mise avant tout sur la participation proactive. « Nous proposons notamment des séances de créativité, pour générer des idées, avec des ateliers permettant de jouer avec les principes du vivant par exemple, détaille Sylvie Sesé. On a l'habitude de travailler sur des transpositions analogiques. Faire cela dans la nature, c'est une évidence. »

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Le design également concerné
Du côté de Guillian Graves, le biomimétisme s'inscrit dans la logique de sa vocation professionnelle. « Le métier de designer consiste à résoudre les problèmes en mettant l'humain au cœur de la démarche. Je travaille aujourd'hui auprès de start-ups, grands groupes et centres de recherche sur les projets de bio-inspirations pour intégrer des espèces ou s'en inspirer, voire associer des inspirations d'espèces différentes. Pour cela, je travaille conjointement avec un bio-ingénieur ; cela transforme l'apprentissage du design, de l'ingénierie, de notre façon de communiquer. »

Chez GreenEver, une société d'ingénierie en optimisation énergétique installée au Ceebios, cette approche représente avant tout un socle sur lequel grandir. « Nous souhaitons développer une solution de production d'hydrogène en couplant algues et bactéries dans des bioréacteurs, précise Thierry Fradetal. Le projet est actuellement en phase de recherche. Le but ? Concurrencer les électrolyseurs alcalins actuels. » Quant à Pierre-Emmanuel Fayemi, il a carrément fait du biomimétisme sa réflexion depuis plusieurs années. « J'ai un cursus particulier, puisque j'ai commencé à étudier dans la biologie moléculaire avant de me tourner vers une école d'ingénieurs en management de l'innovation. Cela m'a amené à développer une thèse portant justement sur la mise en œuvre de la bio-inspiration dans les process R&D. En pratique, j'aborde également cette approche idéologique en tant que consultant et touche à énormément de domaines/secteurs différents. »

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Tous unis pour le changement ?
Questionnés sur ce qui manque à la France pour accélérer encore davantage l'intérêt croissant du biomimétisme, les invités se rejoignent souvent sur de nombreux points, notamment le décloisonnement. « Il faut accentuer l'interdisciplinarité », analyse Pierre-Emnnauel Fayemi. « Un biologiste ne peut pas développer tout, tout seul », ajoute Thierry Fradetal. Guillian Graves acquiesce et pointe du doigt l'importance des lieux de rencontre, encore trop peu présents pour permettre un véritable essor. « Un designer travaille dans un studio, le physicien dans son labo, le biologiste dans un autre labo... Il faut concevoir le laboratoire de demain, un lieu commun pouvant accueillir ces cultures différentes. Heureusement, les centres de recherche commencent tout de même à essayer des choses en la matière. » Cela permettra aussi d'améliorer les outils disponibles. « La question de l'outil est importante car il s'agit d'un véritable manquement méthodologique, note Pierre-Emmanuel Fayeti. Aujourd'hui, on dénombre près de 50 outils pouvant être impliqués dans un projet biomimétique : ils sont soit existants à la base, soit créés spécifiquement pour tel ou tel projet. Le problème, c'est qu'ils sont souvent loin d'être homogènes ni créés conjointement par des gens issus de différents domaines. »

Si l'ouverture d'esprit des professionnels, via la création d'outils et de lieux d'échanges spécifiques, peut changer la donne, cela ne suffit pas cependant : il faut également s'attaquer à d'autres chantiers. « Il est nécessaire de parler du biomimétisme, juge Jasmine Rovlier. Plus les médias l'aborderont, à travers des succès notables par exemple, plus de personnes seront attirées et se montreront volontaires pour renouveler les process. » Autre problématique : celle du réseau. Si l'on veut que le nombre de représentants de cette approche augmente, il faut d'abord réunir les acteurs actuels, comme souhaite le faire le Ceebios. « L'Allemagne est, à ce titre, un bon exemple à suivre : le pays a très tôt pensé à se structurer, créer un réseau et établir une feuille de route », affirme Pierre-Emmanuel Fayemi. Vient ensuite la délicate question du dialecte. « Il faut évidemment une harmonisation du langage pour une meilleure compréhension, signale Guillian Graves. Avec mon collègue bio-ingénieur, nous avons d'ailleurs créé un véritable lexique commun pour comprendre ce que tel mot signifie pour l'autre. » Mais il n'y a pas que les champs lexicaux à confronter : il y a aussi les délais de travail. « Les laps de temps et les rythmes sont aussi différents, juge Sylvie Sesé. Il faut essayer de concilier les deux. »

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L'espoir de la jeunesse
Dernier chapitre délicat, celui de la formation des générations futures. Si certaines écoles comme Sup'Biotech permettent aux étudiants de s'y plonger, l'enseignement « biomimétisme compatible » n'est pas encore totalement intégré dans le système éducatif français. « C'est en train de changer : de nombreuses coopérations interviennent dans le cursus des étudiants et des diplômes se créent même sur ces thématiques », assure Guillian Graves. Ce dernier est bien placé pour le savoir puisqu'il enseigne « le biomimétisme dans l'approche de l'écoconception ainsi que la découverte de nouveaux matériaux/nouvelles matières » et supporte « l'iGEM » à l'ENSCI - Les Ateliers.

Après cette table-ronde venait le moment de la conclusion de l'événement, confié à Jacky Vandeputte, coordinateur projets R&D et chef de projets biomolécules - chimie du végétal au sein du Pôle Industries & Agro-Ressources (IAR). « Je constate une belle dynamique d'innovation, mais il manque encore une feuille de route de la part de l'État français. Il faut promouvoir la démarche et établir un annuaire permettant de référencer les outils, les compétences, les chercheurs, les MOOC, les Fab-Lab, etc. Mais au-delà de ça, je crois vraiment que nous pourrons réussir à impulser le biomimétisme auprès des entreprises et industriels à travers la jeunesse. C'est déjà le cas, comme avec l'exemple du concours Boost my Op' (voir encadré), mais cela doit encore se poursuivre. De toute façon, le changement intervient toujours ainsi. Par exemple, je me souviens des débuts de la gestion de la qualité qui, au départ, ne parlait pas du tout aux directions d'entreprises. Aujourd'hui, si ce domaine est devenu incontournable, c'est grâce aux nouveaux arrivants, aux nouvelles générations, qui lui ont permis de s'intégrer, de prendre forme. » L'occasion d'adresser un dernier message aux étudiants présents dans la salle : « C'est à vous de créer l'avenir ! »

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Jacky Vandeputte



Les étudiants de Sup'Biotech sont également bio-inspirés !
Lors de cette conférence, trois équipes étudiantes ont dévoilé les projets de biomimétisme qu'elles ont imaginés à l'occasion du challenge Boost my Op' lancé par Air Liquide et Total, dont le but est d'imaginer l'opérateur du futur. Ces projets, orientés sur la thématique « Sécurité » (les deux autres thématiques proposées étaient « Performance » « Efficacité industrielle »), se voulaient particulièrement imaginatifs. Au programme : un tissu à la fois inspiré du tardigrade et des orchidées permettant d'absorber l'eau présente dans l'air pour analyser sa composition ; un casque de chantier rétractable et pliable comme un tatou, mais aussi mieux pensé quant à son acoustique (via des matériaux inspirés de la structure interne des coquillages) ; des gants intelligents se basant sur le mode de communication des lucioles, avec des signaux distincts pouvant être envoyés via les extrémités de chaque doigt de la main. Prometteurs et amenés à se développer les prochains mois, ces projets n'ont pourtant pas été retenus pour la seconde phase du challenge, contrairement à ceux de deux autres équipes de Sup'Biotech qui n'ont pas pu les présenter pour des raisons de confidentialité. Une belle performance car elles ont réussi à se frayer un chemin parmi les quelques 140 projets déposés !

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Olivier Girinsky, chargé de Projets & Innovation au sein de Sup'Biotech

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_12.jpgLes étudiants du challenge Boost my Op'

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L'équipe iGEM IONIS décroche une médaille d'or !

On les avait quittés avant leur envol pour Boston, dans le but de participer à la grande finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM) organisée du 27 au 31 octobre. Les quatorze étudiants de l'équipe iGEM IONIS n'ont pas fait le déplacement pour rien puisqu'ils repartent des États-Unis avec une médaille d'or et peuvent se féliciter d'avoir été nommés dans trois catégories (« Best environment project » / « Best applied design » / « Best presentation ») pour leur projet innovant, Quantifly, un drone détecteur de pollution de l'air. Il s'agit de la deuxième médaille d'or obtenue en deux participations pour cette équipe étudiante qui, chaque année, réunit différentes écoles du Groupe IONIS.

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Félicitations à Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon, Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017), Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017), Pierre Couderc (IPSA promo 2019), Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016), Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) et Alexandra Momal (e-artsup promo 2017) pour cette belle performance !

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Le fameux drone Quantifly pensé et conçu par les étudiants

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_02.jpgLes étudiants ont pu retrouver Randy Rettberg, le fondateur et président de l'iGEM qui s'était rendu à l'événement européen organisé par l'équipe iGEM IONIS au mois de juin dernier

Revivez ci-dessous la présentation victorieuse de Quantifly en vidéo :



Vous pouvez toujours télécharger l'application smartphone du jeu vidéo Quantifly pour Android et iOS conçue par l'iGEM IONIS !

Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.

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Crowdfunding : plus que quelques jours pour soutenir le projet innovant de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS compte sur vous ! Engagée dans la plus réputée des compétitions de biologie de synthèse, l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), cette équipe inter-écoles est en passe de finaliser un pari fou : celui de créer un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Pour permettre de concrétiser la réalisation de ce projet innovant portant le nom de Quantifly et mêlant de multiples compétences (aéronautique, biotechnologies, informatique, design, etc.), il ne vous reste plus qu'une poignée de jours pour faire un don via la campagne de crowdfunding lancée par les étudiants. Rendez-vous sur la page Kickstarter de Quantifly avant le 23 septembre 2016 ou relayez-la sur les réseaux sociaux ! Toute l'équipe iGEM IONIS vous remercie d'avance.

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De Sup'Biotech au Laboratoire d'anthropologie sociale, découvrez le parcours de l'enseignant-chercheur Fabien Milanovic, spécialiste du vivant

Enseignant-chercheur en sciences humaines et sociales et responsable du Pôle Biotechnologies en société de Sup'Biotech, Fabien Milanovic vient d'être nommé chercheur associé au sein de l'équipe Anthropologie de la vie et des représentations du vivant du Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS). L'occasion d'en savoir plus sur les activités de ce laboratoire reconnu.

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Fabien Milanovic

Pouvez-vous rappeler ce qu'est le LAS ?
Il s'agit d'un laboratoire fondé par Claude Lévi-Strauss au Collège de France. C'est donc un laboratoire prestigieux et important, doté de neuf équipes de recherche dont une dernièrement créée, celle d'Anthropologie de la vie et des représentations du vivant, que je rejoins.

Pourquoi le LAS a-t-il décidé de créer cette nouvelle équipe et de vous convier à la rejoindre ?
Cela s'est fait en deux temps. Tout commence avec Perig Pitrou, un anthropologue et chercheur très actif au CNRS - il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2016 - qui a développé un réseau international de chercheurs autour d'un colloque ayant eu lieu en 2013. Depuis cet événement, Perig a entretenu ce réseau (avec Dimitri Karadimas) en l'animant de différentes façons, comme avec l'organisation du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Tout cela a permis aux chercheurs de se fédérer et de constituer cette nouvelle équipe.
Si je me retrouve aujourd'hui chercheur associé au sein de cette dernière, c'est suite à ma rencontre avec Périg en 2014. En effet, dans le cadre de mes recherches, j'ai été amené à utiliser le concept d'agency - un concept qui ne dispose pas vraiment de traduction littérale en français, si ce n'est le néologisme « agentivité », qui signifie une « capacité d'agir » ou une « capacité d'action ». À cette date, il n'y avait que très peu de personnes à employer ce terme en France et c'est en faisant des recherches sur Internet que j'ai découvert que Perig Pitrou faisait partie de ces rares utilisateurs. À mon arrivée à Sup'Biotech en 2014, je me suis mis à fréquenter le séminaire qu'il organisait à l'EHESS et c'est ainsi que nous avons fait connaissance et sympathisé. Quelques mois plus tard, nous organisions même un colloque commun en mai 2016 sur les biobanques. Tout cela fait que, lorsque Perig et son collègue chercheur Dimitri Karadimas ont eu la capacité de fonder cette nouvelle équipe au sein du LAS, ils m'ont proposé d'y être associé.

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En quoi consistera votre rôle de chercheur associé ?
Il existe trois types de statut au sein d'une équipe de recherche : les membres permanents, les doctorants ou post-doctorants et les membres associés dont je fais partie. N'étant pas titulaire, je n'ai de poids spécifique dans le choix d'orientation de l'équipe, mais je peux bien évidemment m'impliquer pleinement dans ses activités. La première réunion de l'équipe a eu lieu au mois de juin dernier et les objectifs mis en avant sont ambitieux. Les différents profils des membres de l'équipe font qu'elle peut s'intéresser autant à l'anthropologie et à la sociologie des sciences de la vie ou à l'étude des croyances amérindiennes liées aux moyens d'influencer le vivant par exemple. Cela se traduira par l'organisation prochaine d'une nouvelle édition du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » à l'EHESS, avec également la perspective d'élaborer un livre et des publications. L'autre objectif de l'équipe sera d'obtenir des financements pour développer nos recherches, de nouvelles missions et inviter nos collègues étrangers pour d'autres séminaires, colloques et journées d'études. Une activité scientifique somme toute classique, mais orientée sur cette thématique particulière.

Justement, qu'est-ce qui vous attire dans cette thématique ?
Comme je travaille dans le domaine du vivant et notamment dans l'utilisation des biotechnologies au regard du vivant, je suis intéressé par les usages faits du vivant, en ce qui concerne l'humain bien sûr, mais aussi les animaux, les plantes ou encore les micro-organismes. Au sein de l'équipe, des chercheurs travaillent également sur ces sujets similaires, mais pas tous ! Certains s'intéressent par exemple aux croyances qui, dans diverses sociétés, font l'objet de rituels et d'appels à des divinités afin d'intervenir sur des processus vitaux. C'est intéressant de multiplier les regards et de voir comment les humains cherchent à intervenir sur la vie de différentes manières. J'apprécie donc ce croisement interdisciplinaire, ce dialogue de chercheurs provenant d'horizons différents.

Pour en savoir plus sur l'équipe Anthropologie de la vie et des représentations du vivant et ses travaux, rendez-vous sur la page du LAS qui lui est consacrée.

Crowdfunding : soutenez Quantifly, le projet de drone biotechnologique de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS développe actuellement Quantifly, un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Si vous voulez en savoir plus sur Quantifly, mais surtout soutenir financièrement la finalisation de ce projet innovant au cœur d'une problématique environnementale et de santé publique (on dénombre 7 millions de morts prématurées chaque année à cause de la pollution de l'air), vous avez jusqu'au 23 septembre 2016 pour vous rendre sur la page de la campagne Kickstarter lancée par l'équipe iGEM IONIS.


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Ils font partie de l'équipe iGEM IONIS 2016 :
Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) / Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) / Pierre Couderc et Bastien Augereau (IPSA promo 2019) / Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) / Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) / Alexandra Momal (e-artsup promo 2017)


À propos de Quantifly :
Quantifly permet l'analyse quantitative et précise de la pollution atmosphérique. Pour ce faire, il fait appel à une cellule vivante à même de détecter la pollution de l'air, embarquée dans un drone piloté par ordinateur. Ce dispositif sera utilisé comme outil de cartographie précis et innovant, permettant de réaliser des analyses de qualité de l'air sur une échelle réduite, en augmentant la rapidité d'obtention des résultats et leur exactitude.

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Revivez la saison 6 de Ils font avancer la recherche, votre série éducative et scientifique

Cette année encore, la série éducative et scientifique Ils font avancer la recherche vous a permis de connaître et comprendre les multiples enjeux scientifiques de l'Institut Pasteur. Allergies, choléra, Ebola, eligobiotiques, leishmaniose... retrouvez l'intégralité de cette saison 6 riche en enseignements !
















À propos d'Ils font avancer la recherche :
Ils font avancer la recherche est une série de vidéos réalisées par Sup'Biotech en partenariat avec l'Institut Pasteur, visant à améliorer la connaissance des enjeux et méthodes des chercheurs. Prolongement des conférences mensuelles destinées au grand public, ces formats courts exposent de façon simple et accessible les sujets étudiés dans les laboratoires de l'Institut. Pour Sup'Biotech, à l'initiative du projet, c'est un moyen de soutenir la recherche en contribuant à la communication du célèbre établissement tout en améliorant la culture scientifique de ses étudiants.

Retrouvez l'intégralité des six saisons de la série.

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