Projets et Recherche

Toute l'actualité

L'iGEM 2016 vu par Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017), chef de projet de l'équipe iGEM IONIS

Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017) était chef de projet au sein de l'équipe iGEM IONIS médaillée d'or lors de l'édition 2016 de l'International Genetically Engineered Machine (iGEM) competition. De retour en France, cet étudiant de 5e année revient sur cette aventure enrichissante sur les plans humain, professionnel et scientifique.

clement_supbiotech_retour_equipe_team_ionis_igem_quantifly_projet_or_2016_competition_international_01.jpgL'iGEM est terminé depuis quelques jours maintenant. Comment te sens-tu ?
Je suis très content et surtout soulagé que tout se soit bien passé ! Nous avons réussi à remplir tous nos objectifs et même à les dépasser : cela montre que nous n'avons pas tout donné pour rien ! Nous sommes heureux d'avoir pu proposer une belle présentation, un site Internet complet, un prototype performant, etc. C'est vraiment une grosse source de satisfaction.

En tant que chef de projet, quelles étaient tes missions durant toute l'aventure ?
En plus de l'établissement de contacts professionnels et de la recherche de fonds, j'ai surtout œuvré pour la bonne cohésion de l'équipe. Dès le début du projet, je suis allé dans les différentes écoles du Groupe IONIS pour démarcher les étudiants susceptibles de nous rejoindre, leur présenter notre ambition et leur expliquer ce qu'on attendait d'eux. J'ai aussi passé beaucoup de temps à coordonner l'équipe, afin que chaque membre puisse s'organiser et permettre au projet d'aboutir. Par exemple, avec Pierre de l'IPSA, j'ai pris le temps d'aborder les caractéristiques souhaitées du futur drone et de répondre à toutes ses questions portant sur la biologie, afin qu'ingénierie et biologie fonctionnent ensemble de la meilleure manière possible. Enfin, au sein du pôle R&D dans lequel se trouvaient les étudiants de Sup'Biotech, je me suis également occupé du suivi de l'avancement du projet.

Était-ce la première fois que tu occupais un tel rôle sur un projet de cet ampleur ?
Oui ! Pour y arriver, il fallait être très investi, mais le projet était tellement motivant que cela n'a pas été un problème.

Qu'est-ce qui, à la base, t'avait donné envie de reprendre le flambeau de la précédente équipe iGEM IONIS (qui avait remporté une médaille d'or en 2015, avec son projet de Bio-Console) ?
Pas mal de choses. J'ai toujours été attiré par l'innovation scientifique et les projets de rupture. Quand j'ai découvert l'iGEM, cette compétition internationale où des étudiants du monde entier viennent présenter des projets plus fous les uns que les autres, j'ai tout de suite été intéressé. Voir l'équipe iGEM IONIS y prendre part en 2015 n'a fait que me conforter dans l'envie de ne pas manquer cette belle opportunité. Enfin, l'iGEM fait directement écho à mon ambition professionnelle. En effet, après Sup'Biotech, j'envisage peut-être évoluer dans l'univers des start-ups. Or, rechercher des fonds ou encore démarcher et rencontrer des profils différents, c'est ce qui m'attendra dans cet univers. Quelque-part, l'iGEM est un peu un avant-goût.

clement_supbiotech_retour_equipe_team_ionis_igem_quantifly_projet_or_2016_competition_international_02.jpg

Clément, entouré d'une partie de l'équipe

L'une des particularités de l'iGEM, c'est de voir tous les finalistes se réunir à Boston, dans l'enceinte du prestigieux MIT. Etait-ce ta première fois aux États-Unis ?
Non, car j'avais eu la chance de m'y rendre en vacances en 2010. Par contre, c'est la première fois que j'allais à Boston. Sur les huit jours que nous avons passés là-bas, quatre étaient entièrement dédiés à l'iGEM. Notre présentation ayant lieu le premier jour du rassemblement, nous avons pu assister à énormément de présentations, celles des équipes françaises avec qui nous avons échangé toute l'année, mais aussi celles d'équipes ayant des projets très impressionnants, comme des équipes américaines et chinoises par exemple. Nous avons également pu présenter à la demande notre projet aux participants intéressés, leur dévoiler notre poster scientifique, les faire tester l'application Quantifly développée pour l'événement, etc. C'était très intense, jusqu'au 4e jour et la cérémonie de remise des prix.

En parlant de remise de prix, t'attendais-tu à un tel plébiscite du jury autour de Quantifly, avec une médaille d'or et trois nominations ?
La médaille d'or était notre objectif : on voulait se donner les moyens de l'obtenir. La recevoir a été un grand soulagement, même si nous savions que notre projet remplissait normalement déjà les critères d'éligibilité. Par contre, les trois nominations ont été une vraie surprise et un beau cadeau. Cela nous a montré que nous étions vraiment capables d'aller loin et de rivaliser avec des projets colossaux, dotés de moyens bien plus importants que les nôtres. En effet, au vu des standards des équipes récompensées par un Grand Prix lors de l'iGEM, notre équipe faisait office de poids plume. Contrairement à certaines d'entre elles, qui menaient leur projet à plein temps et étaient soutenues par des fonds énormes, nous travaillions tous en dehors des cours, sur notre temps libre. Le fait d'avoir été cités dans trois catégories malgré cette différence de moyens récompense encore plus nos efforts.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuel est ton meilleur souvenir de cet aventure ?
Il y en a beaucoup trop pour n'en citer qu'un. En premier lieu, je pense à The European Experience, l'événement que nous avons organisé d'A à Z au mois de juin sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS. Il réunissait près de 170 personnes, soit 30 équipes de l'iGEM 2016 venues de toute l'Europe ! Pour le mettre en place, nous avons fait plusieurs nuits blanches... mais ça en valait la peine !
Parmi les autres souvenirs marquants, il y a aussi la nuit du « Wiki Freeze » : en fait, pour l'iGEM, chaque équipe est sensée créer en une nuit un wiki du projet sur le serveur de la compétition, jusqu'à une heure précise. En France, l'heure limite de cette année était 5 h 59 du matin. À 5 h 45, nous étions encore en train d'uploader les dernières pages... Une nuit très éprouvante, mais qui nous rend assez fiers, vu le travail réalisé et l'aspect final de notre site.

Enfin, quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui, l'an prochain, reprendront les rênes de l'équipe iGEM IONIS ?
Même si je compte directement leur faire part de mon expérience en les aidant au cours de l'année, je leur conseille avant tout de profiter à 100 % de l'aventure, de se lancer dans un projet qui les passionne et de rencontrer un maximum de gens. C'est surtout ça l'iGEM : du fun, un projet motivant et de belles rencontres.

Où en est le biomimétisme français en 2016 ?

Pour sa grande conférence interprofessionnelle du mardi 15 novembre 2016, « Inscrire le biomimétisme dans les process R&D », Sup'Biotech avait réuni anciens, étudiants et professionnels pour découvrir les avis et expertises de différents acteurs liés à cette approche qui tend à réconcilier l'économie avec la nature et séduit grands groupes, universités, chercheurs et start-ups.

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_01.jpgconference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_02.jpg

La journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence, et Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech


Alain Renaudin, responsable de la communication du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios), « un hub du biomimetisme » à l'origine du salon Biomim'expo et qui se destine à fédérer ses acteurs français (« soit 130 laboratoires et 70 entreprises ») est à l'origine du salon Biomim'expo. Son but ? Rappeler à l'auditoire la définition de cette approche qui, bien que de plus en plus « tendance », avec « une multiplication par sept des publications scientifiques sur les quinze dernières années », ne date pas d'hier. « Le biomimétisme consiste à étudier la nature, à tous les niveaux et toutes les échelles, pour s'inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, afin d'optimiser, voire révolutionner nos actuels systèmes de production, d'organisation et de consommation. Son existence est ancienne. Si bien qu'on peut penser qu'elle a commencé avec les chasseurs-cueilleurs, qui ont fait évoluer leurs pratiques en observant leur environnement. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_03.jpg

Alain Renaudin

De Léonard de Vinci à Airbus
Toutefois, pas besoin de remonter aussi loin pour obtenir un exemple connu de tous. « On peut aussi se souvenir de Léonard de Vinci et de ses dessins aéronautiques, bien souvent inspirés du vivant. Cette association continue encore aujourd'hui. Ainsi, depuis 20 ans, Airbus et Boeing s'inspirent des animaux pour développer leurs appareils. D'ailleurs, le site Internet d'Airbus propose une page dédiée expliquant comment les caractéristiques physiques, biologiques et comportementales de différentes espèces peuvent permettre de repenser les ailes, réduire les nuisances sonores ou encore créer de nouveaux matériaux. » Reste que, malgré l'intérêt grandissant des industriels pour cette approche, l'intégrer au process R&D n'est pas si simple. « Il faut sortir des silos, penser "out of the box", déformer les schémas de pensée, oser collaborer et remettre en cause des business models installés, amortis... On passe alors de l'approche anatomique - la description du comment - à une approche fonctionnelle - l'analyse du pourquoi. »


Le représentant du Ceebios insiste également sur l'humilité qu'implique le biomimétisme. « La nature, c'est 3,8 milliards de R&D, d'optimisation, d'adaptation. À côté d'elle, l'Homme n'est qu'une poussière sur le plan géologique : l'Homo sapiens n'a que 200 000 ans, le citoyen-consommateur de l'ère industrielle uniquement 150 ans. » À ce titre, Alain Renaudin estime que la bio-inspiration est synonyme d'espoir face à la crise écologique qui nous guette, faisant de ce besoin urgent de changer nos habitudes tout sauf une contrainte. « C'est une opportunité gigantesque d'optimisation. L'enjeu n'est pas de protéger la planète, qui survivra très bien, mais l'espèce humaine. C'est le passage de l'ère de l'holocène à l'anthropocène : on affirme que la nature et l'homme sont liés et possèdent un destin commun. » Cette question du respect du vivant est d'ailleurs présente dans de nombreuses recherches et ce depuis parfois plusieurs années. « Quand le chimiste Jacques Livage parle de chimie douce dans un article du journal Le Monde en 1977, il aborde sans le nommer le développement durable. Il ne faut bien sûr pas oublier l'influence de la chercheuse américaine Janine Benyus, créatrice du Biomimicry Institute et grande personnalité du biomimétisme. »


Bientôt des maisons bio-inspirées
Olivier Allard, le deuxième intervenant, connaît bien le travail de Janine Benuys. Et pour cause, cet enseignant à l'ESIEE-Paris confie s'être passionné pour le biomimétisme après la lecture d'un ouvrage de la chercheuse, en 2010. « Je crois que cela apporte une autre manière de penser, de produire. Une manière qui fait sens. Quand on observe la nature, on se rend compte à quel point elle est élégante, à quel point ses designs sont raffinés, sophistiqués. La Terre est un formidable labo de R&D qui fourmille d'inventions que la nature se charge ensuite de trier. Notre challenge consiste simplement à reconcevoir la présence de l'homme sur cette planète. » Adepte de la célèbre maxime de Benuys, « we need to do more than just learn form nature : we need to design as nature » (« Nous devons aussi concevoir comme la nature, pas juste s'en inspirer »), Olivier Allard ne manque pas l'occasion de repérer les projets innovants cherchant plus à apprendre du monde naturel qu'à en extraire des éléments. « Les exemples sont nombreux, dans tous les secteurs. Dans le domaine des matériaux, l'entreprise Calera s'inspire du corail pour fabriquer du ciment en capturant du CO2. Dans le domaine de l'énergie, une équipe a généré un réseau d'éoliennes verticales, permettant d'obtenir 10 fois plus de puissance au mètre carré, fonctionnant selon n'importe quelle direction du vent et nécessitant moins de matière pour sa construction. L'entreprise EEL Energy propose une hydrolienne s'inspirant de la nage des poissons. Les habitations sont aussi concernées : XTU, l'un des rares cabinets d'architectes faisant de la R&D, était ainsi présent lors de l'exposition universelle de Milan pour présenter SymBio2, qui propose de cultiver des micro-algues en façade de bâtiment. »


L'abondance de projets prouve bien que le meilleur reste à venir, à condition que les barrières tombent. « Il faut décloisonner la biologie, que les biologistes la rendent accessible, pour que des architectes, ingénieurs ou encore des entrepreneurs vivent eux-aussi cette révélation. Il faut une pierre de Rosette, pour faire le lien entre la biologie et l'innovateur, une sorte de Google de la bio inspiration. On a donc besoin d'outils, de base de supports, de systèmes d'information sur la bio-inspiration, pour passer du hasard heureux à une méthodologie efficace et structurée. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_04.jpg

Olivier Allard

Quand la recherche fait mouche
Des collaborations prometteuses entre différents profils existent déjà, y compris dans la recherche. C'est le cas du Projet CurvACE, un œil souple inspiré de celui de la mouche, composé de 42 colonnes, dotées chacune de 15 petits yeux, pour un champ visuel de 180 degrés (60 degrés en vertical). Ce projet réunit des roboticiens, des ingénieurs, des biologiques ou encore des électroniciens de différents pays européens. Parmi eux se trouve Stéphane Viollet de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS / Aix-Marseille Université). Un chercheur modeste qui, n'ayant pas « la prétention de répondre à la question "Qu'est-ce que la vie ?" », préfère se demander ce que le vivant peut apporter. « Notre approche est biorobotique. On s'inspire des réflexes sensori-moteurs de la mouche et de ses traitements neuronaux pour créer des robots autonomes et des capteurs visuels, repenser la navigation, etc. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir été inspirés par la mouche ! Ce petit insecte est régulièrement à l'origine de technologies majeurs. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_05.jpg

Stéphane Viollet

Les lentilles GRIN présentes aujourd'hui dans les lecteurs DVD et Blu-Ray ainsi que les endoscopes ? Pensés grâce à l'œil de la mouche et celui papillon de nuit, capable de concentrer les rayons lumineux. Les gyromètres actuels, présents dans tous les smartphones ? Inspirés de l'évolution des ailes de la mouche (devenue diptère, elle a perdu une paire en conservant un petit bout d'aile lui servant de gyromètre, via un système vibrant). L'insecte artificiel du Groupe Robert Wood à Harvard ? Il provient du décollage par mouvement horizontal (comme un rameur) de la mouche une nouvelle fois et sa façon de voler via trois axes de rotation.



L'industrie pétrochimique pas en reste
Fondateur d'Elbe Petro, Laurent Bédel a lui trouvé l'inspiration en observant non pas un insecte mais un marais. Fin connaisseur de l'industrie pétrolière par ses activités passées, l'entrepreneur avait d'abord identifié un problème redondant : la perte de fluides induite par l'évaporation. « Le vent, la température et la tension de vapeur sont des paramètres impossibles à contrôler, étant donné que l'on ne peut pas changer la thermodynamique ni la nature des liquides. La solution conventionnelle à cette évaporation par les industriels induisait jusqu'ici l'utilisation d'un IRF (écran flottant interne), soit une cuve de stockage. Une solution certes efficace, mais pas à 100 %, d'autant qu'elle comporte énormément de contraintes. Pour sa mise en place, l'industriel doit par exemple faire appel à un soudeur qualifié pour 200 h de soudure effective - une durée et un coût important, sachant qu'un soudeur qualifié est cher et qu'un temps de soudure ne peut dépasser une heure par jour selon la réglementation en vigueur... Nous nous sommes alors demandé comment la nature pouvait éviter l'évaporation quand elle avait besoin de le faire. D'où l'idée de s'inspirer du marais. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_06.jpg

Laurent Bédel

En couvrant la surface d'un marais, les lentilles d'eau évitent la mise à sec en saison chaude de ce dernier. Leurs caractéristiques leur permettent également de s'adapter à tous les formats de marais et de retourner seules à leur position initiale juste après le passage d'une barque. Voici comme la Gamme Eris d'Elbe Petro est née. « Nos lentilles "bodybuildées/ hypertrophiées" font 220 mm de diamètres et composent un écran de flotteurs indépendants. Ces flotteurs collaboratifs optimisent le taux de couverture, avec un système auto-positionnable. Pour l'industriel, cela ne nécessite pas d'assemblage donc de soudeur, ni de maintenance. » Un concept qui a valu à l'entreprise le 1er prix de l'innovation des industries pétrolières et qui se décline aujourd'hui en trois branches : « petro » (carburants, aromatiques, solvants) / « chem » (acides, bases) et « food » (liquides alimentaires, comme l'alcool).



Une table-ronde 100 % innovante
En seconde partie de conférence, une table-ronde était proposée au public. Étaient présents Jasmine Rivolier et Sylvie Sesé du cabinet de conseil aux entreprises Hopynity, Pierre-Emmanuel Fayemi, consultant au sein du cabinet Active Innovation Management, le designer Guillian Graves et Thierry Fradetal, Project Manager et associé de GreenEver. Chacun d'entre eux conçoit le biomimétisme comme une réelle plus-value dans les process R&D et même au-delà.

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_07.jpg

De gauche à droite : Sylvie Sesé, Pierre-Emmanuel Fayemi, Guillian Graves, Thierry Fradetal, Jasmine Rivolier et Anne Pezet


Spécialisé sur la question du développement durable, le cabinet Hopynity est ainsi persuadé que l'innovation positive est un virage que les entreprises ne doivent pas manquer, un peu à la manière de celui de la transformation numérique. « Cette nouvelle façon de concevoir l'innovation est déjà en route et peut avoir des impacts positifs environnementaux et sociaux, explique Jasmine Rivolier. Elle pose de nouveaux défis aux équipes de R&D, liés à plus de collaborations, à l'expérimentation de nouveaux outils et à l'intégration des nouveaux enjeux en amont. » Pour accompagner leurs clients dans ce changement, Hopynity mise avant tout sur la participation proactive. « Nous proposons notamment des séances de créativité, pour générer des idées, avec des ateliers permettant de jouer avec les principes du vivant par exemple, détaille Sylvie Sesé. On a l'habitude de travailler sur des transpositions analogiques. Faire cela dans la nature, c'est une évidence. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_08.jpg
Le design également concerné
Du côté de Guillian Graves, le biomimétisme s'inscrit dans la logique de sa vocation professionnelle. « Le métier de designer consiste à résoudre les problèmes en mettant l'humain au cœur de la démarche. Je travaille aujourd'hui auprès de start-ups, grands groupes et centres de recherche sur les projets de bio-inspirations pour intégrer des espèces ou s'en inspirer, voire associer des inspirations d'espèces différentes. Pour cela, je travaille conjointement avec un bio-ingénieur ; cela transforme l'apprentissage du design, de l'ingénierie, de notre façon de communiquer. »

Chez GreenEver, une société d'ingénierie en optimisation énergétique installée au Ceebios, cette approche représente avant tout un socle sur lequel grandir. « Nous souhaitons développer une solution de production d'hydrogène en couplant algues et bactéries dans des bioréacteurs, précise Thierry Fradetal. Le projet est actuellement en phase de recherche. Le but ? Concurrencer les électrolyseurs alcalins actuels. » Quant à Pierre-Emmanuel Fayemi, il a carrément fait du biomimétisme sa réflexion depuis plusieurs années. « J'ai un cursus particulier, puisque j'ai commencé à étudier dans la biologie moléculaire avant de me tourner vers une école d'ingénieurs en management de l'innovation. Cela m'a amené à développer une thèse portant justement sur la mise en œuvre de la bio-inspiration dans les process R&D. En pratique, j'aborde également cette approche idéologique en tant que consultant et touche à énormément de domaines/secteurs différents. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_09.jpg
Tous unis pour le changement ?
Questionnés sur ce qui manque à la France pour accélérer encore davantage l'intérêt croissant du biomimétisme, les invités se rejoignent souvent sur de nombreux points, notamment le décloisonnement. « Il faut accentuer l'interdisciplinarité », analyse Pierre-Emnnauel Fayemi. « Un biologiste ne peut pas développer tout, tout seul », ajoute Thierry Fradetal. Guillian Graves acquiesce et pointe du doigt l'importance des lieux de rencontre, encore trop peu présents pour permettre un véritable essor. « Un designer travaille dans un studio, le physicien dans son labo, le biologiste dans un autre labo... Il faut concevoir le laboratoire de demain, un lieu commun pouvant accueillir ces cultures différentes. Heureusement, les centres de recherche commencent tout de même à essayer des choses en la matière. » Cela permettra aussi d'améliorer les outils disponibles. « La question de l'outil est importante car il s'agit d'un véritable manquement méthodologique, note Pierre-Emmanuel Fayeti. Aujourd'hui, on dénombre près de 50 outils pouvant être impliqués dans un projet biomimétique : ils sont soit existants à la base, soit créés spécifiquement pour tel ou tel projet. Le problème, c'est qu'ils sont souvent loin d'être homogènes ni créés conjointement par des gens issus de différents domaines. »

Si l'ouverture d'esprit des professionnels, via la création d'outils et de lieux d'échanges spécifiques, peut changer la donne, cela ne suffit pas cependant : il faut également s'attaquer à d'autres chantiers. « Il est nécessaire de parler du biomimétisme, juge Jasmine Rovlier. Plus les médias l'aborderont, à travers des succès notables par exemple, plus de personnes seront attirées et se montreront volontaires pour renouveler les process. » Autre problématique : celle du réseau. Si l'on veut que le nombre de représentants de cette approche augmente, il faut d'abord réunir les acteurs actuels, comme souhaite le faire le Ceebios. « L'Allemagne est, à ce titre, un bon exemple à suivre : le pays a très tôt pensé à se structurer, créer un réseau et établir une feuille de route », affirme Pierre-Emmanuel Fayemi. Vient ensuite la délicate question du dialecte. « Il faut évidemment une harmonisation du langage pour une meilleure compréhension, signale Guillian Graves. Avec mon collègue bio-ingénieur, nous avons d'ailleurs créé un véritable lexique commun pour comprendre ce que tel mot signifie pour l'autre. » Mais il n'y a pas que les champs lexicaux à confronter : il y a aussi les délais de travail. « Les laps de temps et les rythmes sont aussi différents, juge Sylvie Sesé. Il faut essayer de concilier les deux. »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_10.jpg
L'espoir de la jeunesse
Dernier chapitre délicat, celui de la formation des générations futures. Si certaines écoles comme Sup'Biotech permettent aux étudiants de s'y plonger, l'enseignement « biomimétisme compatible » n'est pas encore totalement intégré dans le système éducatif français. « C'est en train de changer : de nombreuses coopérations interviennent dans le cursus des étudiants et des diplômes se créent même sur ces thématiques », assure Guillian Graves. Ce dernier est bien placé pour le savoir puisqu'il enseigne « le biomimétisme dans l'approche de l'écoconception ainsi que la découverte de nouveaux matériaux/nouvelles matières » et supporte « l'iGEM » à l'ENSCI - Les Ateliers.

Après cette table-ronde venait le moment de la conclusion de l'événement, confié à Jacky Vandeputte, coordinateur projets R&D et chef de projets biomolécules - chimie du végétal au sein du Pôle Industries & Agro-Ressources (IAR). « Je constate une belle dynamique d'innovation, mais il manque encore une feuille de route de la part de l'État français. Il faut promouvoir la démarche et établir un annuaire permettant de référencer les outils, les compétences, les chercheurs, les MOOC, les Fab-Lab, etc. Mais au-delà de ça, je crois vraiment que nous pourrons réussir à impulser le biomimétisme auprès des entreprises et industriels à travers la jeunesse. C'est déjà le cas, comme avec l'exemple du concours Boost my Op' (voir encadré), mais cela doit encore se poursuivre. De toute façon, le changement intervient toujours ainsi. Par exemple, je me souviens des débuts de la gestion de la qualité qui, au départ, ne parlait pas du tout aux directions d'entreprises. Aujourd'hui, si ce domaine est devenu incontournable, c'est grâce aux nouveaux arrivants, aux nouvelles générations, qui lui ont permis de s'intégrer, de prendre forme. » L'occasion d'adresser un dernier message aux étudiants présents dans la salle : « C'est à vous de créer l'avenir ! »

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_11.jpg

Jacky Vandeputte



Les étudiants de Sup'Biotech sont également bio-inspirés !
Lors de cette conférence, trois équipes étudiantes ont dévoilé les projets de biomimétisme qu'elles ont imaginés à l'occasion du challenge Boost my Op' lancé par Air Liquide et Total, dont le but est d'imaginer l'opérateur du futur. Ces projets, orientés sur la thématique « Sécurité » (les deux autres thématiques proposées étaient « Performance » « Efficacité industrielle »), se voulaient particulièrement imaginatifs. Au programme : un tissu à la fois inspiré du tardigrade et des orchidées permettant d'absorber l'eau présente dans l'air pour analyser sa composition ; un casque de chantier rétractable et pliable comme un tatou, mais aussi mieux pensé quant à son acoustique (via des matériaux inspirés de la structure interne des coquillages) ; des gants intelligents se basant sur le mode de communication des lucioles, avec des signaux distincts pouvant être envoyés via les extrémités de chaque doigt de la main. Prometteurs et amenés à se développer les prochains mois, ces projets n'ont pourtant pas été retenus pour la seconde phase du challenge, contrairement à ceux de deux autres équipes de Sup'Biotech qui n'ont pas pu les présenter pour des raisons de confidentialité. Une belle performance car elles ont réussi à se frayer un chemin parmi les quelques 140 projets déposés !

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_13.jpg

Olivier Girinsky, chargé de Projets & Innovation au sein de Sup'Biotech

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_12.jpgLes étudiants du challenge Boost my Op'

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_14.jpgconference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_15.jpgconference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_16.jpgconference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_17.jpgconference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_18.jpg

L'équipe iGEM IONIS décroche une médaille d'or !

On les avait quittés avant leur envol pour Boston, dans le but de participer à la grande finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM) organisée du 27 au 31 octobre. Les quatorze étudiants de l'équipe iGEM IONIS n'ont pas fait le déplacement pour rien puisqu'ils repartent des États-Unis avec une médaille d'or et peuvent se féliciter d'avoir été nommés dans trois catégories (« Best environment project » / « Best applied design » / « Best presentation ») pour leur projet innovant, Quantifly, un drone détecteur de pollution de l'air. Il s'agit de la deuxième médaille d'or obtenue en deux participations pour cette équipe étudiante qui, chaque année, réunit différentes écoles du Groupe IONIS.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpg

Félicitations à Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon, Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017), Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017), Pierre Couderc (IPSA promo 2019), Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016), Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) et Alexandra Momal (e-artsup promo 2017) pour cette belle performance !

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_03.jpg

Le fameux drone Quantifly pensé et conçu par les étudiants

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_02.jpgLes étudiants ont pu retrouver Randy Rettberg, le fondateur et président de l'iGEM qui s'était rendu à l'événement européen organisé par l'équipe iGEM IONIS au mois de juin dernier

Revivez ci-dessous la présentation victorieuse de Quantifly en vidéo :



Vous pouvez toujours télécharger l'application smartphone du jeu vidéo Quantifly pour Android et iOS conçue par l'iGEM IONIS !

Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_04.jpg

Crowdfunding : plus que quelques jours pour soutenir le projet innovant de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS compte sur vous ! Engagée dans la plus réputée des compétitions de biologie de synthèse, l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), cette équipe inter-écoles est en passe de finaliser un pari fou : celui de créer un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Pour permettre de concrétiser la réalisation de ce projet innovant portant le nom de Quantifly et mêlant de multiples compétences (aéronautique, biotechnologies, informatique, design, etc.), il ne vous reste plus qu'une poignée de jours pour faire un don via la campagne de crowdfunding lancée par les étudiants. Rendez-vous sur la page Kickstarter de Quantifly avant le 23 septembre 2016 ou relayez-la sur les réseaux sociaux ! Toute l'équipe iGEM IONIS vous remercie d'avance.

supbiotech_igem_team_crowdfunding_drone_pollution_atmospherique_competition_2016_campagne_financement_participatif_etudiants_projet_innovant_quantify_biotechnologies_epita_stm_ipsa_epitech_e-artsup_02.jpg
Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.

De Sup'Biotech au Laboratoire d'anthropologie sociale, découvrez le parcours de l'enseignant-chercheur Fabien Milanovic, spécialiste du vivant

Enseignant-chercheur en sciences humaines et sociales et responsable du Pôle Biotechnologies en société de Sup'Biotech, Fabien Milanovic vient d'être nommé chercheur associé au sein de l'équipe Anthropologie de la vie et des représentations du vivant du Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS). L'occasion d'en savoir plus sur les activités de ce laboratoire reconnu.

SupBiotech_Fabien_Milanovic_enseignant_pole_sciences_humaines_sociales_laboratoire_anthropologie_vivant_chercheur_associe_las_2016_01.jpg

Fabien Milanovic

Pouvez-vous rappeler ce qu'est le LAS ?
Il s'agit d'un laboratoire fondé par Claude Lévi-Strauss au Collège de France. C'est donc un laboratoire prestigieux et important, doté de neuf équipes de recherche dont une dernièrement créée, celle d'Anthropologie de la vie et des représentations du vivant, que je rejoins.

Pourquoi le LAS a-t-il décidé de créer cette nouvelle équipe et de vous convier à la rejoindre ?
Cela s'est fait en deux temps. Tout commence avec Perig Pitrou, un anthropologue et chercheur très actif au CNRS - il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2016 - qui a développé un réseau international de chercheurs autour d'un colloque ayant eu lieu en 2013. Depuis cet événement, Perig a entretenu ce réseau (avec Dimitri Karadimas) en l'animant de différentes façons, comme avec l'organisation du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Tout cela a permis aux chercheurs de se fédérer et de constituer cette nouvelle équipe.
Si je me retrouve aujourd'hui chercheur associé au sein de cette dernière, c'est suite à ma rencontre avec Périg en 2014. En effet, dans le cadre de mes recherches, j'ai été amené à utiliser le concept d'agency - un concept qui ne dispose pas vraiment de traduction littérale en français, si ce n'est le néologisme « agentivité », qui signifie une « capacité d'agir » ou une « capacité d'action ». À cette date, il n'y avait que très peu de personnes à employer ce terme en France et c'est en faisant des recherches sur Internet que j'ai découvert que Perig Pitrou faisait partie de ces rares utilisateurs. À mon arrivée à Sup'Biotech en 2014, je me suis mis à fréquenter le séminaire qu'il organisait à l'EHESS et c'est ainsi que nous avons fait connaissance et sympathisé. Quelques mois plus tard, nous organisions même un colloque commun en mai 2016 sur les biobanques. Tout cela fait que, lorsque Perig et son collègue chercheur Dimitri Karadimas ont eu la capacité de fonder cette nouvelle équipe au sein du LAS, ils m'ont proposé d'y être associé.

SupBiotech_Fabien_Milanovic_enseignant_pole_sciences_humaines_sociales_laboratoire_anthropologie_vivant_chercheur_associe_las_2016_02.jpg
En quoi consistera votre rôle de chercheur associé ?
Il existe trois types de statut au sein d'une équipe de recherche : les membres permanents, les doctorants ou post-doctorants et les membres associés dont je fais partie. N'étant pas titulaire, je n'ai de poids spécifique dans le choix d'orientation de l'équipe, mais je peux bien évidemment m'impliquer pleinement dans ses activités. La première réunion de l'équipe a eu lieu au mois de juin dernier et les objectifs mis en avant sont ambitieux. Les différents profils des membres de l'équipe font qu'elle peut s'intéresser autant à l'anthropologie et à la sociologie des sciences de la vie ou à l'étude des croyances amérindiennes liées aux moyens d'influencer le vivant par exemple. Cela se traduira par l'organisation prochaine d'une nouvelle édition du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » à l'EHESS, avec également la perspective d'élaborer un livre et des publications. L'autre objectif de l'équipe sera d'obtenir des financements pour développer nos recherches, de nouvelles missions et inviter nos collègues étrangers pour d'autres séminaires, colloques et journées d'études. Une activité scientifique somme toute classique, mais orientée sur cette thématique particulière.

Justement, qu'est-ce qui vous attire dans cette thématique ?
Comme je travaille dans le domaine du vivant et notamment dans l'utilisation des biotechnologies au regard du vivant, je suis intéressé par les usages faits du vivant, en ce qui concerne l'humain bien sûr, mais aussi les animaux, les plantes ou encore les micro-organismes. Au sein de l'équipe, des chercheurs travaillent également sur ces sujets similaires, mais pas tous ! Certains s'intéressent par exemple aux croyances qui, dans diverses sociétés, font l'objet de rituels et d'appels à des divinités afin d'intervenir sur des processus vitaux. C'est intéressant de multiplier les regards et de voir comment les humains cherchent à intervenir sur la vie de différentes manières. J'apprécie donc ce croisement interdisciplinaire, ce dialogue de chercheurs provenant d'horizons différents.

Pour en savoir plus sur l'équipe Anthropologie de la vie et des représentations du vivant et ses travaux, rendez-vous sur la page du LAS qui lui est consacrée.

Crowdfunding : soutenez Quantifly, le projet de drone biotechnologique de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS développe actuellement Quantifly, un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Si vous voulez en savoir plus sur Quantifly, mais surtout soutenir financièrement la finalisation de ce projet innovant au cœur d'une problématique environnementale et de santé publique (on dénombre 7 millions de morts prématurées chaque année à cause de la pollution de l'air), vous avez jusqu'au 23 septembre 2016 pour vous rendre sur la page de la campagne Kickstarter lancée par l'équipe iGEM IONIS.


Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.


supbiotech_igem_team_crowdfunding_drone_pollution_atmospherique_competition_2016_campagne_financement_participatif_etudiants_projet_innovant_quantify_biotechnologies_epita_stm_ipsa_epitech_e-artsup_01.jpg


Ils font partie de l'équipe iGEM IONIS 2016 :
Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) / Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) / Pierre Couderc et Bastien Augereau (IPSA promo 2019) / Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) / Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) / Alexandra Momal (e-artsup promo 2017)


À propos de Quantifly :
Quantifly permet l'analyse quantitative et précise de la pollution atmosphérique. Pour ce faire, il fait appel à une cellule vivante à même de détecter la pollution de l'air, embarquée dans un drone piloté par ordinateur. Ce dispositif sera utilisé comme outil de cartographie précis et innovant, permettant de réaliser des analyses de qualité de l'air sur une échelle réduite, en augmentant la rapidité d'obtention des résultats et leur exactitude.

supbiotech_igem_team_crowdfunding_drone_pollution_atmospherique_competition_2016_campagne_financement_participatif_etudiants_projet_innovant_quantify_biotechnologies_epita_stm_ipsa_epitech_e-artsup_02.jpg

Revivez la saison 6 de Ils font avancer la recherche, votre série éducative et scientifique

Cette année encore, la série éducative et scientifique Ils font avancer la recherche vous a permis de connaître et comprendre les multiples enjeux scientifiques de l'Institut Pasteur. Allergies, choléra, Ebola, eligobiotiques, leishmaniose... retrouvez l'intégralité de cette saison 6 riche en enseignements !
















À propos d'Ils font avancer la recherche :
Ils font avancer la recherche est une série de vidéos réalisées par Sup'Biotech en partenariat avec l'Institut Pasteur, visant à améliorer la connaissance des enjeux et méthodes des chercheurs. Prolongement des conférences mensuelles destinées au grand public, ces formats courts exposent de façon simple et accessible les sujets étudiés dans les laboratoires de l'Institut. Pour Sup'Biotech, à l'initiative du projet, c'est un moyen de soutenir la recherche en contribuant à la communication du célèbre établissement tout en améliorant la culture scientifique de ses étudiants.

Retrouvez l'intégralité des six saisons de la série.

Innovation Challenge Day 2016 : la grande fête des projets étudiants de Sup'Biotech

Après une première édition réussie en 2015, l'Innovation Challenge Day était de retour à Sup'Biotech le vendredi 8 août 2016. Réservé aux 3es et 4es années de l'école, cet événement est l'occasion pour deux promotions distinctes de découvrir les Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP) portés au sein des différentes équipes étudiantes. Durant cette journée, les étudiants de 4e année évaluent également les projets de leurs homologues de 3e année et vice-versa. Une bonne façon de récolter des critiques et conseils constructifs, mais aussi de comprendre ce que peuvent attendre les membres d'un jury en se mettant à leur place.

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_01.jpginnovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_02.jpg

Les présentations se sont succédées toute la journée: le matin pour les 4es années, l'après-midi pour les 3es années.

La pression est maintenant derrière eux : Gabriel Ollier, Ruxandra Toderasc et Axel Philip (Sup'Biotech promo 2018) viennent de sortir de leur soutenance en anglais pour présenter « Ka », leur SBIP dont le nom fait référence à une plante d'Asie du Sud-Ouest, à l'origine du projet. « Certains membres de l'équipe ont eu l'occasion de voyager dans cette région du monde après leur semestre à l'International en Corée du Sud et sont tombés amoureux de cette culture, précise Ruxandra. C'est comme ça que nous avons découvert cette plante spécifique utilisée par les habitants pour protéger et nourrir leur peau. De fil en aiguille, nous nous sommes dit que ce serait une bonne idée d'importer ce principe en Europe. Du coup, à notre retour en janvier 2016, nous avons décidé de changer complétement notre SBIP commencé en 2e année pour partir dans cette direction, avec la bénédiction des encadrants de l'école. » Quelques mois seulement après avoir opéré un virage important dans leur projet, les étudiants se retrouvaient donc face aux 4es années pour défendre leur vision et afficher clairement leurs intentions. Pas forcément une mince affaire, mais un exercice formateur et nécessaire. « On sent que les 4es années sont déjà passées par là l'an dernier, juge Gabriel. Ils savent poser les bonnes questions, quitte à "faire mal" en appuyant sur les points qui mériteraient d'être plus approfondis. Ils nous ont permis de mettre le doigt sur certaines choses auxquelles nous n'avions pas pensé. » Axel partage le même avis : « Sur le coup, c'est stressant, mais ça permet d'avoir un regard extérieur bénéfique et de relever de potentielles limites. Au final, l'expérience est positive. D'autant que cette journée nous a aussi offert l'occasion de découvrir les SBIP des 4es années. Certains nous ont particulièrement intéressés, comme Liber'Tea, un projet de thé sous une toute nouvelle forme, pratique et innovante. On a pu le goûter et c'était très bon ! Si ce projet concerne la vie de tous les jours, d'autres étaient plus scientifiques mais tout aussi passionnants. »

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_03.jpg

L'équipe Ka en pleine présentation

Une étape primordiale
Chez ces fameuses 4es années capables « d'appuyer là où ça fait mal », on retrouve Juliette Crouzet (Sup'Biotech promo 2017), étudiante de la filière Recherche & Développement, mineure Environnement qui venait dévoiler les avancées de « Drop to Sea », un SBIP consistant à développer des kits de détection des polluants aquatiques sur smartphone via un tardigrade. Présente pour son deuxième Innovation Challenge Day, Juliette se montre plutôt enthousiaste. « Par rapport à l'année dernière, je constate une réelle amélioration de notre projet : nous sommes actuellement à une étape charnière, celle de la preuve de concept, et nous avons déjà des partenaires. Nous avons également pu rencontrer d'autres professionnels durant cette journée qui nous permettront peut-être d'aller encore plus loin. » Pour l'étudiante, tout cela n'aurait sans doute pas été possible sans passer par ces présentations inter-promotions. « En étant maintenant de l'autre côté, je comprends mieux le rôle qu'occupent les 4es années qui, avec un an de plus, présentent vraiment des projets plus mûrs, plus aboutis. Je comprends pourquoi ils nous ont posé des questions assez ardues l'an dernier : c'était pour mieux nous faire progresser. C'est mon ressenti et je suis assez fière de mon équipe car, contrairement à l'année dernière, nous étions véritablement en mesure de répondre à toutes les questions posées par les étudiants aujourd'hui. L'an prochain, les 3es années actuelles se rendront compte à leur tour du progrès qu'ils auront accompli... et ils vont se venger ! C'est le but du jeu. »

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_04.jpginnovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_05.jpg
Découvrez le Palmarès de l'Innovation Challenge Day 2016
À l'issue de chaque présentation de projet, les étudiants de 3e et 4e années devaient attribuer des notes selon différents critères. À la fin, les trois meilleurs projets de chaque promotion se voyaient remettre un trophée par la direction de Sup'Biotech ainsi que les équipes administratives et pédagogiques de l'école. Voici le palmarès de cette nouvelle édition.

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_06.jpg

Equipes 3e année :
1ere place : Projet Acolyte
2e place : Ma'Sam
3e place : Exhausteur de goût

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_07.jpgEquipes 4e année :
1re place : iGEM IONIS (lire l'article consacré à l'événement que cette équipe a organisé)

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_08.jpget IGR CNRS UMR812 (catégorie Entreprise)

2e place : Liber'Tea
3e place : Shell Tech (découvrez la présentation du projet dans l'article consacré à la conférence sur le

Organisé par l'équipe iGEM IONIS, The European Experience 2016 a réuni des étudiants de toute l'Europe

Lancée il y a quelques mois, l'idée de base de The European Experience semblait audacieuse : réunir à Paris le temps d'un week-end la majorité des équipes européennes inscrites à l'édition 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus célèbre des compétitions de biologie synthétique. Et pourtant, l'équipe iGEM IONIS à l'origine de cette idée, a réussi leur pari ! Organisé avec l'aide de l'équipe iGEM Évry les 2 et 3 juillet au Campus numérique et créatif Paris Centre - IONIS Education Group, cet événement a ainsi permis à une trentaine d'équipes venues de 11 pays différents de se retrouver dans la bonne humeur pour partager leurs connaissances, rencontrer des experts de la biologie de synthèse, assister à des conférences passionnantes et faire la fête à la tombée de la nuit. Quant au grand public et aux professionnels présents, ils ont pu découvrir en avant-première les différents projets européens innovants qui seront présentés au MIT pour la finale de l'iGEM en octobre !

retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_01.jpgLe Campus numérique & créatif Paris Centre avait des airs de congrès scientifique estudiantin ce samedi 2 juillet. Et pour cause : plus de 200 étudiants venus de toute l'Europe s'y étaient donné rendez-vous. « Nous sommes venus pour rencontrer les autres équipes, assister aux conférences et se faire plaisir ! », lance Saylee Jangam, membre de l'équipe iGEM de l'University of Sheffield. « C'est une super idée et un bon moyen de découvrir les projets sur lesquels travaillent les autres étudiants, mais aussi la façon dont ils s'organisent, poursuit-elle. Cela ne peut que nous donner des idées pour notre projet qui consiste à développer un dispositif permettant d'influer sur la résistance aux antibiotiques. » Un avis partagé par Madeleine Premm, membre de l'équipe LMU-TUM_Munich qui regroupe des étudiants de la Ludwig-Maximilians-Universität et de la Technische Universität München : « L'événement est top et multiculturel : on croise vraiment des gens de différents horizons ! Tout le monde est très avenant et chacun peut poser des questions ou présenter son propre projet, son parcours, ses études, etc. Chaque discussion est intéressante. L'événement permet aussi de souder encore davantage notre équipe et représente également un bon entraînement pour la finale d'octobre : on peut pratiquer notre anglais et s'habituer à décrire notre projet. Notre but est de développer une nouvelle approche en matière de bioprinting 3D. »

retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_02.jpgretour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_03.jpg

La cérémonie d'ouverture avec Paul Indelicato, directeur adjoint du cabinet de Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_04.jpg

De gauche à droite : Andrew Tolonen (Research Scientist & Research Profressor at GENOSCOPE), Heloïse Muller (Research Scientist at Institut Pasteur), Christophe Genisset (Biology project leader at General Secretary of the Defense and the National Security), Alexei Grinbaum (Research scientist at CEA) et François Képès (Research director at CNRS & Director of iSSB).

Le travail de la team iGEM IONIS récompensé
Il n'y avait pas que des étudiants lors de The European Experience : des professionnels étaient aussi venus en nombre, pour animer une conférence ou simplement se confronter aux idées innovantes portées par la jeunesse européenne. Conférencier lors de l'événement pour parler des risques et défis de la biologie de synthèse, François Képès, directeur de recherche à l'Institute of Systems and Synthetic Biology (iSSB) et au Genopole, n'a pas hésité une seule seconde à prendre part à cette belle aventure. « Il faut encourager toute initiative permettant de rapprocher les gens, les communautés et même les nations, assure-t-il. J'ai moi-même été le team leader de la toute première équipe française à avoir participé à l'iGEM (en 2007) et j'encourage chaque année la nouvelle équipe iGEM Évry qui, depuis 2012, prend part à la compétition. J'ai toujours suivi l'iGEM car je la vois comme une initiative permettant de promouvoir chez les étudiants un esprit d'indépendance, d'autonomie et de fierté dans ce qu'ils font, ce qui est primordial selon moi. D'ailleurs, ce n'est pas par hasard si des projets industriels sont nés avec ce genre de compétition. » Plusieurs représentants des écoles du Groupe IONIS étaient également présents pour découvrir les nombreux projets ambitieux et encourager cette équipe iGEM IONIS à l'origine de l'événement et composée d'étudiants de l'EPITA, de l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM. « Dès le départ, j'ai soutenu l'initiative de The European Experience, explique ainsi Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech. J'avais dit aux membres de l'équipe de foncer et de tout faire pour arriver à mettre en place cet événement, ne serait-ce que pour valoriser cette expérience par la suite. Et quand je vois le résultat, je suis fière d'eux et de l'émulation autour de l'iGEM qu'ils ont su susciter. Les équipes iGEM IONIS et iGEM Évry ont vraiment accompli un superbe travail. Je les félicite et leur souhaite beaucoup de succès pour la suite ! »

retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_05.jpg

De gauche à droite : Michael Krel (CEO EnobraQ), Philippe Jais (Chief Executive & Scientific Officer at EUKARŸS), Cyrille Pauthenier (President of Abolis) et Gilles Defrel (R&D internship at Glowee).

retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_06.jpgretour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_07.jpgSuivez les aventures de l'équipe iGEM IONIS sur Facebook, Twitter et YouTube.

Revivez The European Experience sur Twitter et Facebook avec les hashtags #EE2016 et #iGEM2016




retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_08.jpg« L'iGEM, c'est avant tout des valeurs »

Parmi les nombreuses personnes présentes à The European Experience se trouvait Randy Rettberg. En effet, le fondateur et président de l'iGEM avait fait le déplacement depuis les États-Unis pour encourager cette initiative et les différentes formations ayant choisi d'y participer. L'occasion de poser quelques questions à celui qui, depuis le lancement de cette compétition internationale en 2003, permet d'année en année à de plus en plus de jeunes passionnés de monter des projets ambitieux.

Que pensez-vous de l'événement ?
De mémoire, je crois que c'est le premier rassemblement iGEM organisé directement depuis Facebook et je trouve ça particulièrement intéressant, dans le sens où cela permet aux différentes équipes de se connecter entre elles. Le seul désavantage est qu'il n'est donc pas accessible aux participants de l'iGEM qui ne sont pas sur ce réseau social, comme les étudiants Chinois qui utilisent QQ plutôt que Facebook. Quoi qu'il en soit, j'aime toujours ce genre d'événement, ces « meet-ups » où se rejoignent les équipes. Chaque année, plusieurs dizaines de rencontres sont ainsi organisées par les participants, pour les participants, avant la grande finale.

retour_european_experience_igem_ionis_etudiants_ecoles_ipsa_epita_epitech_e-artsup_ionis-stm_supbiotech_evenement_international_conferences_rencontres_projets_innovation_SB_09.jpgLe nombre de participants à l'iGEM augmente d'année en année. Que pensez-vous de cette évolution ?
Pour moi, l'objectif n'est pas d'avoir toujours plus d'équipes en lice, même si cette hausse peut naturellement être perçue comme positive. Je pense que la principale question à se poser porte sur la qualité du travail réalisé par les équipes, la qualité des échéances entre ces dernières et, plus globalement, la qualité de l'expérience iGEM. L'iGEM n'est réussi que si les étudiants impliqués arrivent à acquérir de nouvelles connaissances et à développer le défi qu'ils se sont lancé. Si l'aventure est fun et que le travail accompli est important, la récompense n'en est que plus belle. Du coup, peu importe le nombre d'équipes : notre but est avant tout de rendre possible cet épanouissement. Pour autant, il est vrai que la compétition attire de plus en plus de monde. Depuis sa création, près de 30 000 personnes sont ainsi déjà passées par l'iGEM. Ça en fait du monde ! Et si la majorité des participants des trois dernières éditions sont encore étudiants à l'heure actuelle, les participants des éditions 2010 ou 2011 travaillent aujourd'hui en tant que professeurs, responsables de laboratoires, directeurs d'instituts, etc. C'est ce que j'aime avec l'iGEM, le fait que maintenant, les anciens participants continuent de répandre ces valeurs. Quand on regarde l'IGEM de plus près, on se rend bien compte que ce n'est pas simplement une « Science Fair » : il y a du travail d'équipe, de la coopération, des projets de recherche responsable, etc. Du coup, les participants, une fois diplômés, deviennent de vraies forces de proposition, des moteurs pour la société et créent même parfois leur propre entreprise. Le meilleur exemple, c'est celui de Ginkgo Bioworks, l'une des plus grandes entreprises de biotechnologies qui vient de réaliser une levée de fonds de 100 millions de dollars : elle est née avec l'iGEM. (le co-fondateur de Ginkgo Bioworks, Jason Kelly, a participé à la toute première édition du concours).

igem-ionis_2016_evenement_juillet_equipe_the_european_experience_conferences_supbiotech_01.jpg

Save the date : les équipes européennes de l'iGEM 2016 vous attendent à Paris les 2 et 3 juillet !

Composée d'étudiants de six écoles du Groupe IONIS dont Sup'Biotech en vue de participer à la prochaine édition de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), l'équipe iGEM IONIS ne se contente pas de développer Quantifly, un projet innovant d'analyse quantitative de la pollution atmosphérique par drone. En effet, en collaboration avec l'équipe iGEM Évry, cette équipe inter-écoles a décidé d'organiser « The European Experience », soit un grand événement destiné à réunir la majorité des formations européennes participant à l'iGEM ! Ce rendez-vous unique et ouvert à tous aura lieu les 2 et 3 juillet 2016 au Campus numérique et créatif Paris Centre - IONIS Education Group (Paris 11e). « The European Experience » vous permettra également d'assister à des conférences et de rencontrer plusieurs experts de la biologie de synthèse, parmi lesquels François Képès, directeur de recherche à l'Institute of Systems and Synthetic Biology (iSSB) et au Genopole, Andrew Tolonen, maître de conférences à l'Université d'Évry-Val d'Essonne ou encore Randy Rettberg, fondateur et président de l'iGEM.


iGEM IONIS & iGEM Evry présentent : « The European Experience 2016 »

Les 2 et 3 juillet au Campus numérique et créatif Paris Centre - IONIS Education Group
95 avenue Parmentier
75011 Paris

Contact et demande d'informations : igem.esoc@gmail.com

Plus de détails sur la page Facebook dédiée

INSCRIPTION GRATUITE MAIS OBLIGATOIRE
Pour participer, merci de remplir le formulaire dédié

Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur Facebook, Twitter et YouTube.

Suivez l'événement sur Twitter avec le hashtag #EE16

european_experience_evenement_etudiants_equipe_team_igem_ionis_conferences_juillet_2016_drone_projet_supbiotech_ionis-stm_epita_epitech_e-artsup_ipsa_0001.jpg


Ils font partie de l'équipe iGEM IONIS 2016 :
Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) / Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) / Pierre Couderc et Bastien Augereau (IPSA promo 2019) / Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) / Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) / Alexandra Momal (e-artsup promo 2017)

Archives

Abonnez-vous

Etablissement d'enseignement supérieur privé - Inscription Rectorat Créteil 0942193Y - Cette école est membre de IONIS Education Group comme :