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Avec My Data-Trust, Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014) favorise la protection des données personnelles

Créée en 2017 et basée en Belgique, la start-up My Data-Trust accompagne ses clients dans la gestion de la collecte et du traitement des données à caractère personnel. Une problématique plus que d'actualité, notamment dans le secteur Life Science, comme l'explique Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014), cofondateur et Business Development Executive de cette jeune entreprise prometteuse.

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Gautier, lors de la céremonie de remise des titres de la promotion 2014

Quel a été votre parcours à la suite de Sup'Biotech ?
Mon cursus était celui de la filière Recherche & Développement, avec l'option entrepreneuriat en 5e année. Pour le valider, j'ai effectué mon stage de fin d'études en business development au sein d'une Contract research organization (CRO) clinique, c'est-à-dire une société fournissant des services cliniques essentiellement pour les acteurs du secteur pharmaceutique. Une fois mon stage terminé, une autre CRO ayant des activités similaires en Belgique m'a proposé de la rejoindre, chose que j'ai acceptée. J'y suis resté trois ans, jusqu'à ce que je décide de créer MyData-Trust avec un associé.

Le choix de l'option entrepreneuriat montrait déjà votre attirance pour la création d'entreprise, non ?
Je suis très attaché à l'esprit d'entreprendre et j'ai toujours eu en moi cette envie de créer une structure de mes propres mains, d'être indépendant... Bien sûr, je comprends ceux chez qui ce sentiment n'est pas réciproque. Mais dans mon cas, j'ai choisi la voie de la start-up et ne le regrette pas !

Quand a germé chez vous l'idée de MyData-Trust ?
Vers l'automne 2016, quand mon actuel associé a souhaité s'orienter vers d'autres horizons, avec l'envie de se former au Data Science. Durant l'une de ses formations, il a entendu parler des nouvelles réglementations liées à la protection des données à caractère personnel votées en mai 2016 et destinées à être mises en application en mai 2018. Il m'en a parlé et l'idée de développer une société pour faire face à ces changements nous est tout de suite venue à l'esprit.

Quels changements implique cette nouvelle règlementation ?
Cette réglementation est très vaste, touche énormément de secteurs, du milieu bancaire à l'industrie pharmaceutique, et concerne plusieurs types de de données, des emails aux numéros de téléphone, en passant par les cartes de fidélité, etc. Avec mon associé, nous avons très vite constaté un besoin important sur le marché Life Science, dans la mesure où les données de santé ont été répertoriées comme des données sensibles par la General Data Protection Regulation (GDPR), ce qui impose aux entités collectant et traitant ces données un certain nombre de mesures auxquelles elles ne parviennent pas toujours à faire face seules. Ces mesures concernent notamment la cybersécurité, la portabilité des données, la mise en place de processus en cas de violation ou d'intrusion, la notification, l'impact sur le consentement des « data subjects », le transfert des données en dehors de l'UE, etc. Ces mesures sont destinées à protéger les citoyens européens et à leur rendre la possession de leurs données personnelles. La GDPR définit donc un certain nombre de droits que les citoyens pourront exercer, comme le droit à l'accès, à l'information, à la modification ou à la suppression. En cas de violation de ces droits ou du non-respect des mesures qui doivent être mises en place, la société à l'origine du traitement (le « data controller ») et même ses sous-contractants (le « data processor ») peut se voir infliger des pénalités financières extrêmement lourdes : de 10 à 20 millions d'euros d'amendes ou de 2 à 4 % de leur chiffre d'affaires global annuel. Outre la sanction financière, nous pensons que les conséquences de l'impact sur l'image de marque de la société est bien plus contraignante...
Il y avait donc un terreau propice à l'existence d'une société telle que la nôtre. D'ailleurs, nous avons réellement pris conscience de l'importance de notre démarche lors d'une conférence au siège d'une big pharma française, devant un auditoire regroupant des professionnels des secteurs pharma, biotech, medtech, CROs et académiques. Durant l'événement, nous avons posé deux simples questions aux personnes présentes : êtes-vous informé de la future mise en application de la GDPR en 2018 et pensez-vous être impacté ? Sur les 200 personnes présentes, près de 65 % d'entre elles ont avoué ne pas être au courant et 98 % ont admis craindre d'être grandement impactées. Il fallait donc faire quelque-chose pour combler ce besoin : c'est comme ça qu'est véritablement née notre start-up.

mydata-trust-start-up_data_life_science_ancien_supbiotech_ecole_ingenieur_diplome_entrepreneur_services_sante_pharma_donnees_protection_reglementation_entretien_temoignage_2017_02.jpgEn juillet 2017, MyData-Trust voit officiellement le jour. La définiriez-vous comme une société de services autour de la Data Privacy ?
C'est ça, mais orientée de manière spécifique vers l'industrie Life Science. Nos clients viennent vers nous pour des besoins relatifs à ces questions et y voient une double expertise (Life science et data protection) unique en Europe.

Justement, qui sont vos clients ?
À ce stade, nos clients sont essentiellement européens et américains, issus de divers horizons. Le marché est très large au sein du secteur Life Science : nos clients peuvent appartenir au secteur pharmaceutique, biotechnologie, dispositifs médicaux, cosmétique, diagnostique, technologique et numérique, santé, CROs, etc...

Quels services proposez-vous ?
Notre offre de service repose sur quatre « piliers » : le premier concerne la formation : nous proposons à nos clients des workshops organisés sur deux journées sur site afin de sensibiliser les participants aux enjeux liés à la protection des données personnelles dans le secteur de la santé.
Le deuxième consiste en un service d'évaluation. La première étape est d'effectuer un « gap analysis ». Nous nous rendons sur site pour analyser l'ensemble des processus à l'origine de la collecte de données à caractère personnel. Cela concerne aussi bien les départements cliniques et production que le département des ressources humaines - qui récolte des données sur les employés. Cette première étape d'évaluation nous permet de faire l'état des lieux et d'identifier les éventuels processus sensibles. Lorsqu'un processus sensible est identifié, cela nous permet ensuite de réaliser le(s) Data Protection Impact Assessment(s) (DPIA), pour aller vraiment dans le détail du processus. En parallèle, nous nous rendons aussi régulièrement chez les sous-contractants de nos clients afin de réaliser un Vendor Assessment. Cela nous permet d'identifier leur mise en conformité avec la GDPR. En effet, comme mentionné précédemment, à partir de mai 2018 le « data controller » ne sera plus le seul responsable aux yeux de la réglementation : les « data processors » le seront aussi. Ceci est un changement majeur ! Pour finir, le dernier type d'évaluation est l'Information Security Assessment (ISA) : il s'agit d'une évaluation de la cybersécurité réalisée sur les systèmes informatiques de l'entité. C'est une question très sensible, d'autant plus que les cas de cyberattaques reviennent souvent dans l'actualité, y compris chez les grands acteurs pharmaceutiques.
Le troisième pilier est associé à une plateforme de Data Protection Officers (DPO) : nous avons des profils de DPO en interne qui sont capables de suivre nos clients au quotidien afin de veiller à la bonne mise en place de la GDPR et à la conformité de l'ensemble des processus. En plus de cette veille quotidienne, le DPO est aussi la personne de contact pour les autorités en cas de contrôle ainsi que pour les « data subjects » afin qu'ils puissent exercer leurs nouveaux droits.
Enfin, le dernier pilier est un service juridique qui offre à nos clients un support légal : la rédaction des contrats, la rédaction de clauses liées à la data protection, du conseil juridique, la mise en place de Binding Corporate Rules, etc.
En plus de cela, nous avons aussi développé des outils à destination de nos clients, comme une application web leur permettant de tenir à jour un registre de l'ensemble des processus collectant des données à caractère personnel. Si l'autorité de protection de la vie privée vient frapper à la porte de l'entreprise, celle-ci peut ainsi facilement générer un rapport automatique « GDPR compliant ».

Retrouvez My Data-Trust sur son site Internet et LinkedIn

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« Vivre sur Mars » : ne manquez pas la conférence de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (promo 2013), le mardi 10 octobre 2017 à Sup'Biotech !

Le mardi 10 octobre 2017, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) sera présent sur le campus de l'école pour une conférence exceptionnelle autour de son livre événement « Vivre sur Mars » (Éditions Michel Lafon). Ce dernier retrace la mission HI-SEAS IV de la NASA à laquelle cet Ancien a pris part durant un an avec cinq autres scientifiques.

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Conférence « Vivre sur Mars » avec Cyprien Verseux

Le mardi 10 octobre 2017 à 10 h sur le campus de Sup'Biotech
66 rue Guy Môquet
94800 Villejuif

Accès :
Métro Ligne 7 : station Villejuif Paul Vaillant Couturier
Bus 47, 125, 131 et 185 : arrêt Roger Salengro / Bus 186 : arrêt Pierre Brossolette
Voiture : périphérique - sortie Porte d'Italie

Envie d'en savoir plus sur « Vivre sur Mars » ? Découvrez l'interview accordée par Cyprien à Sup'Biotech

Inscription obligatoire (dans la limite des places disponibles) auprès d'Agathe Brajou, responsable de la communication de Sup'Biotech, par mail à agathe.brajou@supbiotech.fr


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Et en attendant de pouvoir venir à sa rencontre, Sup'Biotech vous propose en exclusivité quatre extraits de « Vivre sur Mars », sélectionnés par l'auteur lui-même.

Elle nous rappelle que notre aventure sera historique : ce sera la plus longue simulation d'une mission spatiale financée par la NASA. Les prochaines simulations du programme dureront huit mois au plus. Je lui demande, du ton le plus sérieux possible : « Ah, donc il suffit que l'on tienne huit mois et un jour, et on peut revenir en héros ? » Elle répond sur le même ton : « Si vous faites ça, je m'arrange pour que la prochaine mission dure huit mois et deux jours. » Kim est familière du second degré (ce qui m'évite de passer pour un excentrique ou un demeuré, comme cela m'arrive fréquemment), et nos conversations glissent souvent dans l'absurde.



J'ai la tête plaquée au sol. Seule la visière de ma combinaison me sépare de la roche froide. Mon visage est plus bas que mes jambes et le sang afflue dans mes tempes. J'essaie de ramper vers les profondeurs de ce passage étroit, mais des lames de pierre retiennent ma combinaison. L'obscurité est totale. Je ne distinguerais pas ma main à deux centimètres de mes yeux. Ma lampe de poche est sur mon poignet gauche ; je voudrais éclairer le passage, mais mon bras est bloqué le long de mon corps. De toute façon, je ne peux pas regarder autour de moi : la roche maintient ma tête immobile, le menton inconfortablement pressé contre ma poitrine. Je n'ai jamais rien ressenti qui s'apparente autant à de la claustrophobie. J'arrête de me débattre et inspire aussi profondément que possible, emplissant le tunnel de ma cage thoracique. Ralentir mon rythme cardiaque. M'apaiser pour réfléchir. Je ne peux pas faire demi-tour : remonter ce trou depuis ma position serait impossible. Impossible également de demander de l'aide à Christiane puisque le micro de ma radio s'est détaché. De toute façon, je vois mal comment elle pourrait m'aider : je suis enfoncé de plusieurs mètres dans ce terrier.



Il nous reste quelques heures pour faire des courses de dernière minute : des kilomètres de papier toilette, des litres de dentifrice, des poignées de lames de rasoir, suffisamment de galettes de maïs sous vide pour amortir une chute du deuxième étage, des batteries... et, pour Carmel et moi, des ukulélés. Si vous ne voyez pas vraiment ce qu'est un ukulélé, pas d'embarras. Vous me l'auriez demandé il y a un mois, je vous aurais sans doute répondu : « Ah oui, c'est pas la toute petite guitare dont joue l'énorme type qui chante au-dessus d'un arc-en-ciel ? » Et encore, c'est si j'avais été en forme. Remarquez, je n'aurais pas eu tout à fait tort : l'ukulélé classique ressemble effectivement à une minuscule guitare dont on aurait arraché deux cordes. Il est né à Hawaï au XIXe siècle, inspiré des machetes amenées par des migrants portugais. Avant la mission, jouer de l'ukulélé n'était pas vraiment dans mes plans (pas dans mes cordes non plus, mais je vous épargne le jeu de mots douteux). Pour être honnête, mes talents en musique étaient à peu près aussi développés que mes talents en danse classique - et je peux trébucher sur un sol plat en ligne droite. Mais en parlant d'en acheter un, Carmel a éveillé ma curiosité. Après tout, c'est un instrument idéal pour une mission sur Mars. Si vous débarquez sur la zone de lancement avec un orgue, par exemple, je suis désolé, mais je doute que votre agence spatiale vous prenne au sérieux : l'instrument serait quelque peu encombrant dans un vaisseau. De plus, sans vouloir mettre en question vos talents d'organiste, il y a peu de chances que vous deveniez un coéquipier très populaire si vous en jouez tous les jours dans un milieu confiné. Un ukulélé est en revanche petit, compact et relativement peu bruyant. Une autre observation qui m'a convaincu est son allure de jouet : contrairement à une guitare, si j'en rapporte un en France, personne ne s'attendra à une grande performance. Parfait pour quelqu'un qui a mes compétences en musique.



Je fais partie de la génération Y, cette génération à laquelle on reproche souvent d'être paresseuse, indisciplinée et hédoniste. Cette génération dont vous croisez parfois le regard lorsqu'il daigne s'écarter d'un écran d'ordinateur ou de téléphone. Ma génération n'est pas le reflet d'une décadence ou d'une perte de valeurs. Elle est simplement dans l'attente. Elle a accès à des outils dont la génération précédente ne rêvait même pas : ses téléphones sont plus puissants que les ordinateurs utilisés pour rejoindre la Lune, elle peut partager ses idées largement et instantanément sur Internet, et les cours des plus grandes universités sont à portée de ses écrans tactiles. Mais elle est hésitante quant aux problèmes auxquels consacrer sa force. En France, nombre d'entre nous tiennent pour acquis le fait d'avoir un toit et de la nourriture en abondance. Le revers de notre chance, c'est qu'aucun objectif ne devient évident. Les plus entreprenants trouvent une quête parmi les options qui s'offrent à eux : ils militent pour l'environnement, s'engagent dans l'humanitaire ou créent une entreprise innovante. Parmi les autres, nombreux sont ceux qui cherchent, dans leurs sources infinies de distraction facile, le moyen d'oublier qu'ils ne trouvent pas le sens dont ils ont besoin. D'oublier leur sentiment de ne pas progresser mais, simplement, de vieillir. Ma génération a besoin d'objectifs fédérateurs. D'objectifs pour lesquels brûler, pour lesquels unir ses forces et exploiter les outils extraordinaires dont elle dispose. Elle ne veut pas simplement régler les problèmes créés par les générations précédentes, elle veut aussi aller de l'avant. L'un de ces objectifs semble se dessiner : Mars.


Cyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.

« Vivre sur Mars », le livre événement de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

En août 2016, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) goûtait à nouveau à l'air libre après avoir passé un an dans un dôme niché sur un ancien volcan hawaïen en compagnie de cinq autres scientifiques pour la mission HI-SEAS IV de la NASA. Destinée à simuler ce que peut être la vie sur Mars en vue d'une prochaine conquête de la planète rouge, cette expérience unique a marqué les esprits du grand public comme celui de cet Ancien atypique. Le 28 septembre 2017, soit un peu plus d'un an après être « revenu sur Terre », Cyprien Verseux sortira un livre, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), qui retracera cette aventure hors norme. L'occasion pour Sup'Biotech de poser quelques questions à ce scientifique qui aime relever de nouveaux challenges.

evenement_livre_vivre_sur_mars_cyprien_verseux_astrobiologiste_ancien_promo_2013_supbiotech_interview_espace_sciences_mission_hi-seas_01.jpgPourquoi avoir écrit ce livre ?
Il existe deux principales raisons. La première est toute personnelle : quand je relierai ce livre dans quelques années, cela ravivera forcément en moi des souvenirs et des détails qui, autrement, pourraient tomber dans l'oubli. La seconde raison concerne directement l'existence d'une mission humaine sur Mars dans le futur. En effet, une telle mission ne pourra se faire sans l'appui du grand public et je crois sincèrement que cet appui ne pourra s'obtenir qu'en informant du mieux possible les gens sur ce projet. À chacun de décider ensuite d'y apporter ou non son soutien ! D'où ce livre qui permettra à chacun de mieux nourrir sa réflexion finale, même s'il s'agit avant tout d'un récit personnel et non d'un cours magistral.

Quand as-tu commencé sa rédaction ? Pendant ton aventure, tu écrivais déjà ?
Pendant la mission, je tenais déjà un blog pour décrire mon quotidien. Cela dit, et même si j'en ai repris quelques parties, ce qui a été publié sur le blog ne représente qu'une faible fraction de ce qui est présent dans le livre. Concernant l'écriture en tant que telle, j'ai vraiment commencé à m'y mettre en octobre 2016, soit environ deux mois après mon retour, pour finir l'ouvrage en juin 2017. J'écrivais surtout la nuit, mes journées étant généralement bien remplies par mon doctorat en Italie, à l'Université de Rome Tor Vergata.

Que raconte-t-il ?
L'aventure HI-SEAS IV, bien sûr, mais aussi ce qu'il s'est passé avant. Cette mission a commencé pour moi plusieurs années avant d'entrer dans le dôme. Cela me semblait intéressant d'aborder également cette histoire dans l'histoire, du moment où j'ai entendu parler d'une mission de ce genre pour la première fois à l'entrée dans le dôme, en passant par la sélection et l'entraînement. J'ai cherché à faire vivre au lecteur l'aventure à travers mes yeux. Les hauts comme les bas, et les moments embarrassants autant que ceux plus valorisants.

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Quelle est la cible ?
Le grand public au sens large. Je ne voulais pas écrire un livre réservé aux néophytes : tout le monde peut y trouver un intérêt et du plaisir à la lecture, y compris ceux qui n'ont pas de formation scientifique. C'est en tout cas ce que je souhaitais parvenir à réaliser. J'espère que ce sera le cas ! En tout cas, le retour de mes premiers lecteurs - non officiels - indique une lecture fluide, stimulante et drôle. J'aime croire que ce n'est pas seulement parce que les lecteurs en question sont des proches.

Avec l'aventure HI-SEAS, tu as connu une forte médiatisation, qui devrait d'ailleurs encore se poursuivre avec la sortie de ce livre. Comment as-tu vécu cette période ?
C'était amusant. À la sortie du dôme, je suis resté deux semaines à Hawaï pour débriefer la mission, puis j'ai passé deux semaines à Paris, où j'ai alors connu cet engouement médiatique en enchaînant chaque jour des passages sur des plateaux télé et radio. C'était drôle, mais aussi intéressant de voir comment fonctionnait le monde des média avant de repartir à Rome. En tout cas, pas d'inquiétude : si je prends la grosse tête, ma fratrie me ramènera rapidement les pieds sur Terre.

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En tant que scientifique, estimes-tu devoir partager un maximum ton savoir auprès du grand public ?
C'est ce que j'essaye de faire, entre autres avec ce livre. Je pense qu'une partie très importante de notre travail porte justement sur la communication avec l'extérieur : certes, la recherche permet de générer des connaissances, mais l'intérêt est limité si l'on est incapable de les communiquer, de les partager.

Comment se déroule la fin de ton doctorat ?
Plutôt bien ! Je suis en train de finaliser mon mémoire. Si tout se passe bien, je le termine cette année. Après cette étape, je pourrai me consacrer à d'autres projets.

Tu as déjà de nouveaux défis à relever ?
Oui. Pour tout vous dire, je suis actuellement en phase de sélection et d'entraînement pour une mission scientifique d'un an en Antarctique, mais n'en parlons pas trop... rien n'est encore joué !

Un dernier mot pour les nouveaux étudiants qui viennent d'intégrer Sup'Biotech ?
Qu'ils n'hésitent surtout pas à y développer leurs propres projets ! Sup'Biotech apporte des connaissances théoriques, bien sûr, mais l'une des grandes forces de l'école réside aussi dans sa capacité à accompagner et développer les idées de ses étudiants. Ces derniers doivent donc en profiter pour oser et essayer, y compris dès la première année ! S'ils sont motivés, ils trouveront à Sup'Biotech le soutien nécessaire pour réaliser le projet qui leur tient à cœur.

evenement_livre_vivre_sur_mars_cyprien_verseux_astrobiologiste_ancien_promo_2013_supbiotech_interview_espace_sciences_mission_hi-seas_02.jpgCyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.

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Retour en images sur la première édition du Global Positive Forum !

Avec plus de 2 000 visiteurs rassemblés à la Seine Musicale, la première édition du Global Positive Forum n'a pas manqué de faire parler d'elle ce vendredi 1er septembre 2017. Organisé sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, président de la République, cet événement consacré aux innovations positives de tous secteurs a également su attirer l'attention de plusieurs médias (BFM, Europe 1, RFI, Melty, Konbini...) et de nombreuses personnalités de premier plan, parmi lesquelles Bruno Lemaire, ministre de l'Économie et des Finances. Accompagné de Jacques Attali, président de la Fondation Positive Planet et initiateur du forum, ce dernier a profité de sa venue pour rencontrer les étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS, réunis pour présenter une dizaine de projets porteurs de changement.


Membre de l'équipe IGEM IONIS 2016 aux côtés d'étudiants de l'EPITA, de l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech et d'e-artsup, Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) était là pour présenter Quantifly, le drone anti-pollution qui avait permis à sa formation de remporter une médaille d'or lors de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM).

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Alexandre Dollet de l'iGEM IONIS 2016 devant les caméras

Lors du Global Positive Forum, les couleurs de Sup'Biotech étaient aussi portées par Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine fondée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014, voir photo ci-dessus), et HighDr'O, le projet de fusée génératrice de pluies co-développé avec des étudiants de l'IPSA.

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Louise d'Aéromate (à droite) en pleine présentation

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Loïc Martinez (IPSA promo 2021) de l'équipe HighDr'O, ici en compagnie de Bruno Lemaire et Jacques Attali

Durant l'événement, Alexandre Dollet et Loïc Martinez ont pu répondre favorablement aux sollicitations des journalistes, notamment ceux de RFI : réécoutez dès à présent leur intervention sur le site de la radio (début du reportage à 12 min 43).

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« Sup'Biotech m'a permis de m'épanouir professionnellement et personnellement »

Célébrée de la plus belle des façons lors de la cérémonie de remise des titres organisée le vendredi 16 juin 2017 à la Maison de la Mutualité (Paris 5e), la promotion 2016 de Sup'Biotech compte trois Majors correspondant à chacune des spécialisations de l'école : Olivier Bequignon (Majeure Recherche & Développement), Cindy Carrière (Majeure Bioproduction et Qualité) et Soline Alardet (Majeure Marketing et Management des Produits). Pour Sup'Biotech, cette dernière revient sur son parcours et ses années passées à étudier les biotechnologies.

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Soline Alardet

Que représente Sup'Biotech pour toi ?
Soline Alardet : Sup'Biotech restera à jamais gravée dans ma vie. Et oui, c'est l'école où j'ai passé cinq ans... mais c'est bien plus encore ! C'est elle qui m'a permis de trouver ma voie, de m'épanouir professionnellement et personnellement, de vivre des expériences extraordinaires et de faire des rencontres inoubliables. On peut donc dire que je suis fière d'être de Sup'Biotech, d'avoir suivi cette belle formation et d'être maintenant une ambassadrice de cette école dans le monde professionnel !

Que représente pour toi le fait d'être Majore de ta promotion ?
Une grande fierté ! C'est l'aboutissement de plusieurs années de travail, de centaines de projets, de partiels, de TP et j'en passe... Cela me motive encore plus à représenter l'école fièrement.

Que retiens-tu de ton cursus ?
Le dynamisme de l'école qui est toujours en mouvement. Sup'Biotech est ouverte aux propositions des étudiants, qu'il s'agisse de la création d'une association ou des demandes d'adaptation concernant les cours/projets... Les étudiants sont vraiment impliqués dans la vie de l'école et cela rend l'expérience encore plus intéressante.

temoignage_ancien_etudiant_major_promotion_2016_Majeure_Marketing_Management_Produits_supbiotech_02.jpgQuel est ton parcours depuis la fin de tes études ?
Après mon cursus, j'ai décidé de prolonger ma formation par un Mastère spécialisé en marketing management et digital à l'ESSEC. Mon objectif était de compléter ma formation en marketing et d'acquérir de nouvelles compétences, telles que le management, le marketing digital, la comptabilité ou encore les systèmes de santé - via la chaire ESSEC Santé. Aujourd'hui je suis en stage en tant qu'assistante chef de produit au sein du laboratoire MSD France.

As-tu une anecdote que tu aimerais nous raconter ?
Impossible ! je ne peux me résoudre à ne choisir qu'un seul souvenir parmi les milliers que j'ai en tête !

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants souhaitant devenir ingénieur dans le secteur des biotechnologies ?
De faire Sup'Biotech ! Plus sérieusement, comme le titre d'ingénieur couvre de multiples champs d'application - R&D, études cliniques, qualité, marketing, business development... -, je dirais à ces étudiants de veiller à cultiver leurs différences et à mettre en avant leurs qualités. Avec toutes les possibilités qui s'offrent à eux, ils trouveront forcément leur voie : ils n'auront alors qu'à persévérer !

Retrouvez le Groupe IONIS et Sup'Biotech au salon VivaTechnology, du 15 au 17 juin 2017

Rendez-vous mondial, VivaTechnology s'est imposé comme l'un des événements incontournables de l'innovation. IONIS Education Group y sera présent pour sa deuxième édition, du 15 au 17 juin 2017 à Paris (parc des expositions de la porte de Versailles), sur un stand unique (B20 - espace Accelerate) pour mettre en avant l'éducation et l'innovation, symboles fort du Groupe.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_supbiotech_01.jpgSur son stand, le Groupe IONIS présentera une trentaine de projets d'étudiants et d'Anciens, parmi lesquels plusieurs projets portés ou soutenus par Sup'Biotech.

Le jeudi 15 juin, l'Espace Social & Health permettra aux visiteurs de découvrir Med & Chill. Composée de Clémence Astier, Raphaëlle Bourdenx, Laëtitia Breuil, Marina Chuon, Marie Cointault et d'Inès Le Breton (Sup'Biotech promo 2020), l'équipe de Med & Chill s'intéresse au diabète de type I qui contraint les personnes atteintes à surveiller continuellement leur glycémie par de micro-piqûres et à subir des piqûres d'insuline quotidiennes. Pour cela, elle propose une solution alternative via un implant sous-cutané délivrant automatiquement la dose d'insuline en fonction de la glycémie. En avril 2017, Med & Chill a remporté le concours étudiant Coup2boost, dans la catégorie présidée par Dassault Systèmes.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_supbiotech_02.jpgLes vendredi 16 et samedi 17 juin, l'Espace Edtech & Entertainment accueillera Quantifly, le projet de drone anti-pollution utilisant des bactéries de l'équipe iGEM IONIS dont faisaient partie Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre, Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017). Présenté à Boston lors de la finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus grande compétition étudiante dédiée à la biologie de synthèse, Quantifly a permis à son équipe de remporter une médaille d'or. Le projet fera également l'objet d'une présentation spéciale à 11 h le vendredi.

Les vendredi 16 et samedi 17 juin, l'Espace App & Tech mettra à l'honneur HighDr'O, un projet innovant porté par cinq étudiants de l'IPSA et huit étudiants de Sup'Biotech : Valentine Baron, Camille Boulay, Marine Chamoreau, Clément Harivel-Rivoal, Vincent Pruvot, Lydia Simerabet (promo 2020), Maude Marchais et Tasrine Youssouf (promo 2019). Associant compétences en biotechnologies et en aéronautique, HighDr'O vise à la construction d'une fusée capable de provoquer des précipitations sans utiliser de produit chimique et toxique.

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Enfin, le samedi 17 juin, il ne faudra pas manquer la présentation d'Aéromate sur l'Espace Social & Health. Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up spécialisée dans la culture d'herbes aromatiques en hydroponie sur les toits de Paris. Passée par l'incubateur IONIS 361, elle fait partie des lauréats de l'appel à projets Parisculteurs réalisé par la Ville de Paris en 2016.

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VivaTechnology
Les 15, 16 et 17 juin 2017, de 8 h à 19 h à Paris Expo Porte de Versailles
B20 / Espace Accelerate
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Plus d'informations sur le programme complet du stand IONIS Education Group @ VivaTechnology sur le site du Groupe IONIS

Des temps forts permettront également aux professionnels (grands comptes, startuppers, journalistes, influenceurs, Anciens...) de se retrouver sur le stand du Groupe IONIS pour découvrir ou en savoir plus sur plusieurs start-ups. Un espace networking aménagé pour l'occasion recevra des entrepreneurs qui pitcheront en quelques minutes leur projet. L'objectif de ces temps forts est de favoriser l'échange avec les personnes présentes et de réfléchir ensemble à demain.

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Soutenez Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014)

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Incubée
au sein de IONIS 361 et lauréate en 2016 de l'appel à projets Parisculteurs, la start-up Aéromate continue de grandir ! Spécialisée dans la culture d'herbes aromatiques en hydroponie sur les toits de Paris, cette jeune entreprise portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014) sera ainsi présente au Salon de l'Agriculture 2017 du 25 février au 5 mars (au stand E029 dans le hall 2.2, parmi les exposants de la Ville de Paris) et en profite pour lancer une campagne de crowdfunding en collaboration avec Miimosa.


Si vous souhaitez aider Aéromate à financer l'acquisition de nouveau matériel, de graines biologiques et d'un hôtel à insectes, ainsi que le développement de nouvelles méthodes énergétiques (mini-éoliennes et panneaux solaires), n'hésitez pas à la soutenir en participant à leur campagne ou en relayant cette dernière sur les réseaux sociaux !

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Sup'Biotech est partenaire de Labiotech Refresh, le jeudi 24 novembre 2016

Le jeudi 24 novembre 2016, Paris accueillera Labiotech Refresh, le grand rassemblement organisé par Labiotech.eu, le média de référence en matière de biotechnologies créé par deux Anciens de Sup'Biotech : Joachim Eeckhout et Philip Hemme (promo 2014). Partenaire de cet événement, l'école s'est entretenue avec Joachim pour savoir ce que réserve cette édition qui fait suite à la toute première proposée à Berlin en mai dernier.

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Philip Hemme et Joachim Eeckhout

Pourquoi avoir voulu organiser cette seconde édition à Paris et non pas à Berlin ?
Joachim Eeckhout : Comme Labiotech.eu a une vocation internationale, nos événements doivent aussi s'inscrire dans cette optique. Après Berlin, nous voulions donc explorer un autre écosystème. Or, Paris est l'un des plus actifs en Europe.

Qu'est-ce qui fait que Paris est aussi attractive dans le secteur des biotechnologies ?
Elle a tout ce qu'il faut pour un bon écosystème, avec des universités renommées, une industrie active - notamment en pharma - et beaucoup de start-ups en train d'émerger. Le tissu économique est là pour permettre à Paris et à la France d'être performantes.

Combien de personnes sont attendues à l'événement ?
Nous en attendons près de 250. La particularité de l'événement fait que les intervenants comme les visiteurs viennent de partout, d'Angleterre, d'Allemagne, de Suisse, etc.



À quoi faut-il s'attendre ?

Le principe de Refresh est de donner les dernières tendances et avancées de l'industrie des biotechnologies. Nous allons donc aborder diverses thématiques permettant aux participants de se « mettre à jour », avec des intervenants à la pointe dans leurs domaines respectifs. Le contenu promet donc d'être très intéressant. Cela dit, nous n'oublions pas non plus d'intégrer un peu de « fun », puisque nous allons proposer une « battle » de start-ups. Ce sera l'occasion de voir des start-ups émergentes se présenter devant des investisseurs.

Pour résumer, si on évolue dans l'univers des biotechnologies ou que l'on souhaite le découvrir, c'est le rendez-vous à ne pas manquer en cette fin d'année ?
Exactement !

Par contre, si on ne peut pas prendre part physiquement à l'évènement, est-ce qu'on pourra tout de même le suivre sur Internet ?
Oui. Un live sur Twitter est d'ores et déjà prévu. Nous posterons également heure par heure des articles relayant les moments forts de la conférence sur Labiotech.eu. Enfin, dans les semaines qui suivront l'événement, nous mettrons en ligne toutes les vidéos gratuitement sur notre site.


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Labiotech Refresh 2016
Le jeudi 24 novembre 2016, de 9 h à 22 h, à La Machine du Moulin Rouge
90 Boulevard de Clichy
75018 Paris

Accès :
Métro Ligne 2, station Blanche

Programme complet disponible ici

Retrouvez la liste des conférenciers sur la page dédiée

Billetterie disponible sur le site de Labiotech.eu

Vivez également la conférence sur le site de LaBiotech.eu, Facebook, LinkedIn et Twitter.

La start-up Aéromate de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), lauréate de l'appel à projets Parisculteurs

Vous vous souvenez d'Aéromate, la jeune start-up de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014) incubée par IONIS 361 ? En lice pour l'appel à projets Parisculteurs lancé par la Ville de Paris dans la catégorie « agriculture urbaine », elle fait désormais partie des heureux lauréats et s'est ainsi vue attribuer trois toits à cultiver dans la capitale. Vous pouvez dès à présent découvrir les projets d'Aéromate concernant la Ferme de la Bourse (Paris 2e), la Ferme Duperré (Paris 3e) et la Ferme Lachambeaudie (Paris 12e) !

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Louise et Michel, deux agriculteurs urbains heureux !

En tout, la start-up de ces deux Anciens de Sup'Biotech a prévu de cultiver des herbes aromatiques, mais aussi des fruits et légumes, sur l'ensemble de ces trois sites représentant 1 210 m² de terrains cultivables intra-muros. Ces récoltes seront aussi bien destinées aux professionnels qu'aux particuliers (via un système de paniers). Cette initiative agricole s'inscrit dans une économie circulaire pour promouvoir les circuits courts et de proximité.

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Un aperçu des projets prévus par Aéromate

« Nous sommes ravis d'être un acteur de cette belle aventure qui consiste à végétaliser Paris, précise Louise. Nous avons hâte de pouvoir montrer l'évolution de ces surfaces et nous tenons à remercier les Parisculteurs, tous nos partenaires, Justine Dillman à qui l'on doit les visuels de nos projets ainsi que tous ceux qui nous suivent et soutiennent depuis le début, sans oublier Villette Emploi Service, Les Sourciers, Sup'Biotech et IONIS 361 ! »

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Découvrez Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014)

Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up francilienne spécialisée dans l'agriculture urbaine qui souhaite verdir les toits de Paris. Un beau projet que nous détaille Louise, une entrepreneure qui, malgré son regard tourné vers le ciel, garde les pieds bien ancrés sur terre.

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Quels sont vos rôles respectifs au sein d'Aéromate ?
Nous sommes tous les deux cofondateurs et travaillons à temps plein sur son développement : Michel occupe le poste de directeur général et je suis la directrice de la production.

Quand est-ce qu'est née l'idée de la start-up ?
L'histoire d'Aéromate a commencé lors des prémices de la COP21. Missionné par une entreprise américaine fabricante de système hydroponique, Michel a rencontré plusieurs élus à la mairie de Paris pour exposer la méthode de culture lors de l'évènement. C'est au cours de ces discussions que Michel a fait le rapprochement entre le potentiel des espaces inexploités à Paris et l'utilisation des systèmes hydroponiques. C'est ainsi qu'en septembre 2015, il lance le projet Aéromate et me contacte pour savoir si cela m'intéressait de le rejoindre dans cette aventure. Il faut savoir que nous nous connaissions déjà très bien grâce à Sup'Biotech. Sachant qu'après l'école, j'étais partie travailler dans le domaine des boissons biologiques, Michel m'a aussi contacté pour que je puisse apporter mon savoir-faire sur la production, la qualité et la R&D. Pour le coup, lui a plutôt un regard d'entrepreneur, axé sur le développement de société.

Vous aviez déjà mené des projets communs lors de vos études à Sup'Biotech ?
Exactement. Avec que Michel ne choisisse de faire une année de césure afin de visiter l'Australie et d'améliorer son anglais, nous faisions partie de la même promotion ! Du coup, nous avons eu plus d'une fois l'occasion de réaliser des projets autour des biotechnologies. Nous savions que nous pouvions bien travailler ensemble.

Pourquoi avoir fait le choix de l'entrepreneuriat ?
Il y a bien sûr l'envie d'être son propre patron, mais pas seulement. Comme nous adorons les plantes et sommes tous les deux écolos, nous avions aussi réellement l'envie de développer à notre sauce l'écologie à Paris. Enfin, Michel et moi sommes sensibles à tout ce qui touche à l'agroalimentaire et aimons manger de bons produits. Or, il est toujours délicat de mettre la main sur ces fameux bons produits dans une ville comme Paris. En les produisant sur place, nous pensons que les consommateurs y auront plus facilement accès.

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Louise et Michel, deux agriculteurs urbains

Vous avez commencé à travailler sur le projet depuis septembre 2015. Comment évolue-t-il ?
Il évolue très bien puisque nous avons déjà lancé une production sur un toit du 11e arrondissement et pouvons proposer une soixantaine de variétés disponibles selon la saison. Nous cultivons donc en hydroponie, c'est-à-dire en faisant pousser nos produits dans une solution composée d'eau et de nutriments qui nourrit les plantes directement à la racine. Cela nous permet d'avoir une très bonne productivité, avec une croissance cinq fois plus rapide qu'en terre, et d'être écologique en économisant 90% d'eau par rapport à une culture en terre. Aussi, nos produits sont très savoureux grâce au bon dosage des nutriments. Les retours des personnes ayant goûté nos premières productions sont d'ailleurs très positifs et nous poussent à continuer.
En parallèle de ça, nous avons développé deux offres. La première consiste à vendre directement les récoltes aux commerçants - principalement les restaurateurs - se situant dans le quartier du toit utilisé. La seconde concerne les entreprises : nous leur proposons de mettre en place des potagers sur leur toit à destination de leurs employés. Dans les deux cas, nous commençons à avoir des clients. C'est bon signe pour la suite.

Comment Aéromate trouve-t-elle ses toits ?
On les cherche assidument ! Pour cela, nous avons plusieurs solutions. Tout d'abord, il y a l'appel à projets Les Parisculteurs auquel nous avons participé. Anne Hidalgo souhaitant végétaliser 100 hectares d'ici 2020, la ville de Paris a proposé 47 sites en ce sens et nous avons postulé pour quatre d'entre eux. Nous saurons en novembre la décision finale. Ensuite, nous sommes également partenaires avec une personne rattachée au Grand Paris qui nous aide à trouver d'autres toits susceptibles d'accueillir nos potagers. Enfin, nous participons à de multiples concours dans ce sens, comme le Matching UP de Bouygues Construction pour inventer les bureaux du futur.

Est-ce que la pollution de l'air peut impacter vos récoltes ?
Nous avons fait des analyses et il s'avère qu'on ne retrouve aucune trace de pollution dans nos plantes. Cela s'explique par l'hydroponie : les plantes sont nourries directement par de l'eau propre et pure, sans risque de pollution. Dans le cas d'une culture plus classique, c'est plus délicat car des dépôts de pollution peuvent entrer en contact avec la terre et être ensuite absorbés par les plantes. De plus, AgroParisTech a mené des études sur le sujet à Paris et les résultats montrent que les polluants sont surtout les métaux lourds qui restent cantonnés dans les premiers mètres au niveau du sol. Au-delà de 3 mètres, le taux devient plus faible, d'autant plus sur un toit.

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Avez-vous pensé proposer par la suite vos services à des copropriétés, voire des résidences étudiantes, afin que ces dernières puissent s'autoalimenter en fruits, légumes et plantes aromatiques ?
Ce n'est pas encore d'actualité car, comme nous sommes seulement deux, nous avons déjà fort à faire avec deux offres à gérer. Notre premier objectif est de réussir cela. Après, si nous pouvons développer nos effectifs et nos offres dans le futur, pourquoi ne pas élargir le marché. Par ailleurs, nous avons déjà rencontré La Ruche qui dit Oui ! pour éventuellement créer une « ruche » sur leur site et permettre aux futurs consommateurs d'aller chercher directement leurs produits sur les toits. Nous réfléchissons aussi à la possibilité de nous rapprocher d'une AMAP, à transformer nos produits en jus, etc. Tous ces sujets seront abordés plus tard, quand la société sera stable financièrement.

Revenons-en à l'hydroponie. Est-ce que cette technique empêche la production de certains produits ?
Oui. Si certaines choses sont très simples à faire pousser dans l'eau, comme les choux, le basilic, les tomates ou encore les melons, d'autres nécessitent une technologie plus poussée. Je pense notamment à tous les légumes dits racinaires : les carottes, navets, betteraves, etc. Ces légumes ne font donc, pour l'instant, pas partie de la soixantaine de produits que nous proposons et dans laquelle on retrouve des légumes, mais aussi beaucoup de plantes aromatiques. Nous en avons des « classiques » - basilic, thym, romarin... - et des plus « rares », comme la menthe chocolat ou la Mertensia Maritima, une herbe exceptionnelle au goût d'huître. Et si, cet été, nous avons cultivé des poivrons, tomates et aubergines, nous ferons plus de choux et de produits de saison pour cet hiver.

Combien de toits espérez-vous obtenir ?
En comptant éventuellement le toit de 600 m² de l'appel à projets, on espère avoir deux ou trois autres toits supplémentaires d'ici l'année prochaine. Cela nous permettra ensuite d'affiner notre logistique et de rendre plus autonome nos toits en faisant appel à de la main d'œuvre pour la récolte et la distribution. C'est simple : notre objectif est de conquérir Paris !

En plus de ces beaux projets, Aéromate vient également d'intégrer la 2e saison de IONIS 361, l'incubateur national et multi-écoles du Groupe IONIS.
Nous sommes effectivement chez eux depuis ce mois de septembre et ça se passe très bien. Les équipes de IONIS 361 nous apportent leur aide pour tout ce qui est juridique, comptabilité, etc. Grâce à leurs conseils, nous allons officiellement créer la société d'ici la fin du mois. Le fait de rejoindre cet incubateur nous semblait logique car, en plus d'appartenir au même groupe que Sup'Biotech, il est doté de belles terrasses à exploiter pour nos légumes !
Nous gardons aussi contact avec notre ancienne école via les Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP). Pierre Ougen, le responsable des SBIP, nous a mis en contact avec une élève de 5e année, Constance Moisy-Meilhac (promo 2017), qui nous a été d'une aide précieuse pour le développement de l'appel à projet des Parisculteurs. Aussi, nous allons mettre en place un partenariat de recherche et de développement avec Vanessa Proux, la directrice générale de l'école. Nous les remercions tous pour leur aide précieuse dans cette aventure entrepreneuriale !

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