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« Vivre sur Mars » : retour sur la conférence événement de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

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Cyprien Verseux

Plus de 150 étudiants de Sup'Biotech se sont donnés rendez-vous ce mardi 10 octobre sur le campus de l'école pour ne pas manquer la conférence de Cyprien Verseux (promo 2013). Lors de cette dernière, l'astrobiologiste passé par Sup'Biotech est revenu sur la mission HI-SEAS IV de la NASA qui l'a obligé à vivre un an en isolation totale dans un dôme en compagnie de cinq autres scientifiques afin de préparer une éventuelle conquête de Mars. Une aventure à la fois humaine et scientifique qu'il raconte également dans un livre événement : « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon). L'occasion pour les futurs ingénieurs en biotechnologies présents d'en savoir plus sur le parcours de cet Ancien atypique... et de repartir avec un exemplaire dédicacé de son ouvrage !

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Vanessa Proux, la directrice générale de Sup'Biotech, était également présente pour acceuillir Cyprien

La conférence vue par...

Arnaud Rul (Sup'Biotech promo 2022, étudiant en 1re année) : « Je m'attendais à une conférence uniquement axée sur la vie sur Mars, mais Cyprien a plutôt détaillé sa mission et c'était très intéressant, d'autant que j'avais du mal au départ à m'imaginer ce que l'on pouvait faire un an dans un dôme sur un volcan ! Si je me vois un jour prendre part à une mission similaire autour de l'astrobiologie ? Pourquoi pas ! Par contre, je ne sais pas encore si je serais partant pour aller vivre sur une autre planète ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_02.jpgRenaud Eynard (Sup'Biotech promo 2021, étudiant en 2e année) : « J'ai assisté à la conférence parce que j'ai toujours été passionné par la découverte spatiale et l'idée de pouvoir envoyer des gens aussi loin, afin qu'ils puissent survivre dans un environnement à priori hostile. Je trouve ça vraiment incroyable. Cyprien m'a clairement donné envie de m'intéresser plus à l'astrobiologie, mais par contre, je ne me vois pas l'imiter ! En effet, je considère comme extraordinaires ces personnes capables de vivre de telles aventures, soit parce qu'elles n'ont pas d'attaches, soit parce qu'elles en ont, mais décident tout de même de relever le défi. J'ai beaucoup de respect pour ces gens qui font avancer la science à eux seuls. En tout cas, il m'a vraiment donné envie de lire son livre ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_04.jpgEléonore Legal (Sup'Biotech promo 2022, étudiante en 1re année) : « Pour moi, Cyprien a eu beaucoup de chance de pouvoir réaliser un projet aussi passionnant : on sent que cela lui tenait à cœur. Je pense aussi qu'il doit avoir les nerfs solides car cela ne semble pas évident d'être enfermé pendant un an ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_06.jpgretour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_07.jpgAprès la conférence, Cyprien Verseux s'est également prêté au jeu de l'interview en compagnie d'une journaliste de BFM TV pour un Q&A en live sur Facebook.



Envie de (re)voir la conférence ? Rendez-vous sur la page Facebook de Sup'Biotech pour la découvrir en replay !

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« Vivre sur Mars » : ne manquez pas la conférence de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (promo 2013), le mardi 10 octobre 2017 à Sup'Biotech !

Le mardi 10 octobre 2017, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) sera présent sur le campus de l'école pour une conférence exceptionnelle autour de son livre événement « Vivre sur Mars » (Éditions Michel Lafon). Ce dernier retrace la mission HI-SEAS IV de la NASA à laquelle cet Ancien a pris part durant un an avec cinq autres scientifiques.

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Conférence « Vivre sur Mars » avec Cyprien Verseux

Le mardi 10 octobre 2017 à 10 h sur le campus de Sup'Biotech
66 rue Guy Môquet
94800 Villejuif

Accès :
Métro Ligne 7 : station Villejuif Paul Vaillant Couturier
Bus 47, 125, 131 et 185 : arrêt Roger Salengro / Bus 186 : arrêt Pierre Brossolette
Voiture : périphérique - sortie Porte d'Italie

Envie d'en savoir plus sur « Vivre sur Mars » ? Découvrez l'interview accordée par Cyprien à Sup'Biotech

Inscription obligatoire (dans la limite des places disponibles) auprès d'Agathe Brajou, responsable de la communication de Sup'Biotech, par mail à agathe.brajou@supbiotech.fr


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Et en attendant de pouvoir venir à sa rencontre, Sup'Biotech vous propose en exclusivité quatre extraits de « Vivre sur Mars », sélectionnés par l'auteur lui-même.

Elle nous rappelle que notre aventure sera historique : ce sera la plus longue simulation d'une mission spatiale financée par la NASA. Les prochaines simulations du programme dureront huit mois au plus. Je lui demande, du ton le plus sérieux possible : « Ah, donc il suffit que l'on tienne huit mois et un jour, et on peut revenir en héros ? » Elle répond sur le même ton : « Si vous faites ça, je m'arrange pour que la prochaine mission dure huit mois et deux jours. » Kim est familière du second degré (ce qui m'évite de passer pour un excentrique ou un demeuré, comme cela m'arrive fréquemment), et nos conversations glissent souvent dans l'absurde.



J'ai la tête plaquée au sol. Seule la visière de ma combinaison me sépare de la roche froide. Mon visage est plus bas que mes jambes et le sang afflue dans mes tempes. J'essaie de ramper vers les profondeurs de ce passage étroit, mais des lames de pierre retiennent ma combinaison. L'obscurité est totale. Je ne distinguerais pas ma main à deux centimètres de mes yeux. Ma lampe de poche est sur mon poignet gauche ; je voudrais éclairer le passage, mais mon bras est bloqué le long de mon corps. De toute façon, je ne peux pas regarder autour de moi : la roche maintient ma tête immobile, le menton inconfortablement pressé contre ma poitrine. Je n'ai jamais rien ressenti qui s'apparente autant à de la claustrophobie. J'arrête de me débattre et inspire aussi profondément que possible, emplissant le tunnel de ma cage thoracique. Ralentir mon rythme cardiaque. M'apaiser pour réfléchir. Je ne peux pas faire demi-tour : remonter ce trou depuis ma position serait impossible. Impossible également de demander de l'aide à Christiane puisque le micro de ma radio s'est détaché. De toute façon, je vois mal comment elle pourrait m'aider : je suis enfoncé de plusieurs mètres dans ce terrier.



Il nous reste quelques heures pour faire des courses de dernière minute : des kilomètres de papier toilette, des litres de dentifrice, des poignées de lames de rasoir, suffisamment de galettes de maïs sous vide pour amortir une chute du deuxième étage, des batteries... et, pour Carmel et moi, des ukulélés. Si vous ne voyez pas vraiment ce qu'est un ukulélé, pas d'embarras. Vous me l'auriez demandé il y a un mois, je vous aurais sans doute répondu : « Ah oui, c'est pas la toute petite guitare dont joue l'énorme type qui chante au-dessus d'un arc-en-ciel ? » Et encore, c'est si j'avais été en forme. Remarquez, je n'aurais pas eu tout à fait tort : l'ukulélé classique ressemble effectivement à une minuscule guitare dont on aurait arraché deux cordes. Il est né à Hawaï au XIXe siècle, inspiré des machetes amenées par des migrants portugais. Avant la mission, jouer de l'ukulélé n'était pas vraiment dans mes plans (pas dans mes cordes non plus, mais je vous épargne le jeu de mots douteux). Pour être honnête, mes talents en musique étaient à peu près aussi développés que mes talents en danse classique - et je peux trébucher sur un sol plat en ligne droite. Mais en parlant d'en acheter un, Carmel a éveillé ma curiosité. Après tout, c'est un instrument idéal pour une mission sur Mars. Si vous débarquez sur la zone de lancement avec un orgue, par exemple, je suis désolé, mais je doute que votre agence spatiale vous prenne au sérieux : l'instrument serait quelque peu encombrant dans un vaisseau. De plus, sans vouloir mettre en question vos talents d'organiste, il y a peu de chances que vous deveniez un coéquipier très populaire si vous en jouez tous les jours dans un milieu confiné. Un ukulélé est en revanche petit, compact et relativement peu bruyant. Une autre observation qui m'a convaincu est son allure de jouet : contrairement à une guitare, si j'en rapporte un en France, personne ne s'attendra à une grande performance. Parfait pour quelqu'un qui a mes compétences en musique.



Je fais partie de la génération Y, cette génération à laquelle on reproche souvent d'être paresseuse, indisciplinée et hédoniste. Cette génération dont vous croisez parfois le regard lorsqu'il daigne s'écarter d'un écran d'ordinateur ou de téléphone. Ma génération n'est pas le reflet d'une décadence ou d'une perte de valeurs. Elle est simplement dans l'attente. Elle a accès à des outils dont la génération précédente ne rêvait même pas : ses téléphones sont plus puissants que les ordinateurs utilisés pour rejoindre la Lune, elle peut partager ses idées largement et instantanément sur Internet, et les cours des plus grandes universités sont à portée de ses écrans tactiles. Mais elle est hésitante quant aux problèmes auxquels consacrer sa force. En France, nombre d'entre nous tiennent pour acquis le fait d'avoir un toit et de la nourriture en abondance. Le revers de notre chance, c'est qu'aucun objectif ne devient évident. Les plus entreprenants trouvent une quête parmi les options qui s'offrent à eux : ils militent pour l'environnement, s'engagent dans l'humanitaire ou créent une entreprise innovante. Parmi les autres, nombreux sont ceux qui cherchent, dans leurs sources infinies de distraction facile, le moyen d'oublier qu'ils ne trouvent pas le sens dont ils ont besoin. D'oublier leur sentiment de ne pas progresser mais, simplement, de vieillir. Ma génération a besoin d'objectifs fédérateurs. D'objectifs pour lesquels brûler, pour lesquels unir ses forces et exploiter les outils extraordinaires dont elle dispose. Elle ne veut pas simplement régler les problèmes créés par les générations précédentes, elle veut aussi aller de l'avant. L'un de ces objectifs semble se dessiner : Mars.


Cyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.

« Vivre sur Mars », le livre événement de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

En août 2016, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) goûtait à nouveau à l'air libre après avoir passé un an dans un dôme niché sur un ancien volcan hawaïen en compagnie de cinq autres scientifiques pour la mission HI-SEAS IV de la NASA. Destinée à simuler ce que peut être la vie sur Mars en vue d'une prochaine conquête de la planète rouge, cette expérience unique a marqué les esprits du grand public comme celui de cet Ancien atypique. Le 28 septembre 2017, soit un peu plus d'un an après être « revenu sur Terre », Cyprien Verseux sortira un livre, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), qui retracera cette aventure hors norme. L'occasion pour Sup'Biotech de poser quelques questions à ce scientifique qui aime relever de nouveaux challenges.

evenement_livre_vivre_sur_mars_cyprien_verseux_astrobiologiste_ancien_promo_2013_supbiotech_interview_espace_sciences_mission_hi-seas_01.jpgPourquoi avoir écrit ce livre ?
Il existe deux principales raisons. La première est toute personnelle : quand je relierai ce livre dans quelques années, cela ravivera forcément en moi des souvenirs et des détails qui, autrement, pourraient tomber dans l'oubli. La seconde raison concerne directement l'existence d'une mission humaine sur Mars dans le futur. En effet, une telle mission ne pourra se faire sans l'appui du grand public et je crois sincèrement que cet appui ne pourra s'obtenir qu'en informant du mieux possible les gens sur ce projet. À chacun de décider ensuite d'y apporter ou non son soutien ! D'où ce livre qui permettra à chacun de mieux nourrir sa réflexion finale, même s'il s'agit avant tout d'un récit personnel et non d'un cours magistral.

Quand as-tu commencé sa rédaction ? Pendant ton aventure, tu écrivais déjà ?
Pendant la mission, je tenais déjà un blog pour décrire mon quotidien. Cela dit, et même si j'en ai repris quelques parties, ce qui a été publié sur le blog ne représente qu'une faible fraction de ce qui est présent dans le livre. Concernant l'écriture en tant que telle, j'ai vraiment commencé à m'y mettre en octobre 2016, soit environ deux mois après mon retour, pour finir l'ouvrage en juin 2017. J'écrivais surtout la nuit, mes journées étant généralement bien remplies par mon doctorat en Italie, à l'Université de Rome Tor Vergata.

Que raconte-t-il ?
L'aventure HI-SEAS IV, bien sûr, mais aussi ce qu'il s'est passé avant. Cette mission a commencé pour moi plusieurs années avant d'entrer dans le dôme. Cela me semblait intéressant d'aborder également cette histoire dans l'histoire, du moment où j'ai entendu parler d'une mission de ce genre pour la première fois à l'entrée dans le dôme, en passant par la sélection et l'entraînement. J'ai cherché à faire vivre au lecteur l'aventure à travers mes yeux. Les hauts comme les bas, et les moments embarrassants autant que ceux plus valorisants.

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Quelle est la cible ?
Le grand public au sens large. Je ne voulais pas écrire un livre réservé aux néophytes : tout le monde peut y trouver un intérêt et du plaisir à la lecture, y compris ceux qui n'ont pas de formation scientifique. C'est en tout cas ce que je souhaitais parvenir à réaliser. J'espère que ce sera le cas ! En tout cas, le retour de mes premiers lecteurs - non officiels - indique une lecture fluide, stimulante et drôle. J'aime croire que ce n'est pas seulement parce que les lecteurs en question sont des proches.

Avec l'aventure HI-SEAS, tu as connu une forte médiatisation, qui devrait d'ailleurs encore se poursuivre avec la sortie de ce livre. Comment as-tu vécu cette période ?
C'était amusant. À la sortie du dôme, je suis resté deux semaines à Hawaï pour débriefer la mission, puis j'ai passé deux semaines à Paris, où j'ai alors connu cet engouement médiatique en enchaînant chaque jour des passages sur des plateaux télé et radio. C'était drôle, mais aussi intéressant de voir comment fonctionnait le monde des média avant de repartir à Rome. En tout cas, pas d'inquiétude : si je prends la grosse tête, ma fratrie me ramènera rapidement les pieds sur Terre.

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En tant que scientifique, estimes-tu devoir partager un maximum ton savoir auprès du grand public ?
C'est ce que j'essaye de faire, entre autres avec ce livre. Je pense qu'une partie très importante de notre travail porte justement sur la communication avec l'extérieur : certes, la recherche permet de générer des connaissances, mais l'intérêt est limité si l'on est incapable de les communiquer, de les partager.

Comment se déroule la fin de ton doctorat ?
Plutôt bien ! Je suis en train de finaliser mon mémoire. Si tout se passe bien, je le termine cette année. Après cette étape, je pourrai me consacrer à d'autres projets.

Tu as déjà de nouveaux défis à relever ?
Oui. Pour tout vous dire, je suis actuellement en phase de sélection et d'entraînement pour une mission scientifique d'un an en Antarctique, mais n'en parlons pas trop... rien n'est encore joué !

Un dernier mot pour les nouveaux étudiants qui viennent d'intégrer Sup'Biotech ?
Qu'ils n'hésitent surtout pas à y développer leurs propres projets ! Sup'Biotech apporte des connaissances théoriques, bien sûr, mais l'une des grandes forces de l'école réside aussi dans sa capacité à accompagner et développer les idées de ses étudiants. Ces derniers doivent donc en profiter pour oser et essayer, y compris dès la première année ! S'ils sont motivés, ils trouveront à Sup'Biotech le soutien nécessaire pour réaliser le projet qui leur tient à cœur.

evenement_livre_vivre_sur_mars_cyprien_verseux_astrobiologiste_ancien_promo_2013_supbiotech_interview_espace_sciences_mission_hi-seas_02.jpgCyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.

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Radio, télé, presse écrite : le tour des médias de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

En terminant la mission HI-SEAS 4 de la NASA (voir l'infographie réalisée à cette occasion), Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) n'a pas seulement pu retrouver le plaisir de respirer à l'air libre après un an d'isolation : il a aussi pu connaître les joies de l'engouement médiatique ! Cet Ancien a ainsi fait le tour des médias pour répondre aux questions des journalistes, témoigner et livrer son ressenti quant à une éventuelle future conquête de Mars. Voici donc une revue de presse (non exhaustive) entièrement consacrée à la fin de son aventure astrobiologique.

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Depuis son retour, Cyprien est partout

Radios :



Télévisions :



Presse :

365 jours à la conquête de Mars : tout savoir sur la mission de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) en une infographie

Le dimanche 28 août 2016 marquera la fin de la mission HI-SEAS 4 de la NASA à laquelle participait Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013), parti s'isoler un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme sur un volcan à Hawaii afin de simuler ce que pourrait être la vie sur Mars. Au fil des mois, Sup'Biotech vous a permis de suivre le quotidien passionnant de cet Ancien pas comme les autres. Pour fêter son retour, l'école vous propose cette infographie retraçant 365 jours à la conquête de la planète rouge (cliquez sur l'image pour obtenir la version HD).

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En direct de la mission HI-SEAS 4 de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) a un message pour vous !

Parti vivre un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme sur un volcan à Hawaii afin de simuler ce que pourrait être la vie sur Mars pour la mission HI-SEAS 4 de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) entre dans la dernière ligne droite de cette période d'isolation. Après avoir régulièrement répondu aux questions des curieux sur le site de Sup'Biotech (lire les FAQ 1, 2 et 3), cet Ancien annonce son retour pour le 28 août 2016 et vous adresse un message vidéo.


Pour continuer de suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Cyanobactéries, vitamine D et gestion de projets : Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) répond à vos questions !

Dans le cadre d'une mission de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) est actuellement isolé avec cinq autres scientifiques pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Avant son retour prévu pour l'été 2016, Sup'Biotech vous propose de lui poser directement vos questions sur cette belle aventure. Pour cela, il vous suffit de les envoyer par email à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars » et accompagné de différentes informations (nom, prénom, âge et fonction -étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.). Avec cette troisième session, découvrez les questions d'Adrien, Aurélie, Corentin, Fiona et Ophélie !

Pour lire la première session Q&R de Cyprien, cliquez ici. Pour lire la deuxième session, cliquez là.

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questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_02.jpg« Sais-tu déjà ce que tu vas faire en tout premier à ton retour ? » Question de Fiona.
La réponse de Cyprien : Juste après notre sortie du dôme, nous avons une conférence de presse devant le dôme qui est sous forme de... brunch. Nous mangerons nos premiers fruits frais depuis un an ! Ensuite, un hélicoptère passe nous prendre pour un saut en parachute qui symbolise notre retour sur Terre.
La semaine suivante, nous avons un débriefing avec différents groupes de recherche. Ensuite, je passerai quelques jours à Hawaii avant de retourner à Paris. Puis je partirai un an à Rome pour finir mon doctorat. Je vais y travailler sur des cyanobactéries (des bactéries vertes, qui, comme les plantes, font de la photosynthèse) que mes collègues et moi avons fait exposer à l'extérieur de la Station Spatiale Internationale. Nous allons les analyser pour voir comment elles ont été affectées par leur séjour dans l'espace.



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« Ta formation au sein de Sup'Biotech t'a-t-elle apporté des outils ou connaissances dont tu as besoin durant cette mission ? » Question de Corentin.
La réponse de Cyprien : Oui ! Au-delà de connaissances en biologie qui me servent dans mes recherches, Sup'Biotech m'a appris à me former très rapidement sur à-peu-près n'importe quel sujet et à gérer des projets complexes.



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_04.jpg« Quelles sont les qualités humaines nécessaires pour réaliser cette mission ? » Question d'Aurélie.
La réponse de Cyprien : Être de nature très optimiste, passionnée, travailleuse et persévérante. Être facile à vivre et capable de supporter l'isolement et la présence permanente de cinq équipiers.


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« Comment gères-tu le manque de lumière naturelle ? » Question d'Ophélie.
La réponse de Cyprien : Je prends des suppléments de vitamine D (que l'on synthétise normalement en partie lorsque l'on est exposé au soleil), mais à part ça je n'y fais pas grand-chose. Cela dit, ta question me rappelle que nous avons des lampes de luminothérapie. Je ferais bien de commencer à utiliser la mienne !



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_06.jpg« En quoi les compétences de chacun d'entre vous sont complémentaires lors de cette mission ? » Question d'Adrien.
La réponse de Cyprien : Nous avons un commandant qui s'assure que toutes les tâches sont menées à bien, un médecin qui soigne les blessures occasionnelles, un ingénieur qui est en charge du bon fonctionnement de l'habitat, et une physicienne, un architecte et un biologiste qui effectuent des recherches liées à l'exploration de Mars.



Pour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Équipage, soins sur place, mission martienne... Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) vous dit tout de sa mission pour la NASA !

Dans le cadre d'une mission de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) est actuellement isolé avec cinq autres scientifiques pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Avant son retour prévu pour l'été 2016, Sup'Biotech vous propose de lui poser directement vos questions sur cette belle aventure. Pour cela, il vous suffit de les envoyer par email à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars » et accompagné de différentes informations (nom, prénom, âge et fonction -étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.). Aujourd'hui, après une première session réussie, découvrez les questions d'Alexis, Emilie, Guillaume, Julie et Marwan !

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_01.jpgquestions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_02.jpg« Est-ce que des vacances sur place vous attendent à la fin de la mission ? » Question d'Alexis.
La réponse de Cyprien : Nous resterons une semaine ou deux à Hawaii après la mission, mais ce ne sera pas vraiment des vacances pour ainsi dire : le débriefing occupera la majeure partie de nos journées. On essaiera tout de même de visiter un peu l'île !



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_03.jpg« Les participants sont-ils rémunérés pour cette mission et seront-ils prioritaires pour le vrai voyage sur Mars ? » Question d'Emilie.
La réponse de Cyprien : Les participants sont rémunérés, oui. Pour ce qui est du voyage vers Mars : nous ne sommes pas prioritaires - d'ailleurs, il n'y a aucune place réservée et les sélections n'ont pas encore eu lieu. Par contre, il est vrai que ce genre d'expérience donne un avantage pour la sélection.

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De gauche à droite : Cyprien Verseux, Christiane Heinicke, Carmel Johnston, Tristan Bassingthwaighte, Sheyna Gifford et Andrzej Stewart

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_04.jpg« Peux-tu nous parler des autres membres de "l'équipage" ? D'où viennent-ils et quelles sont leurs missions ? Sont-ils aussi férus de biotechnologies que toi ? » Question de Guillaume.
La réponse de Cyprien : Je suis le seul biologiste sur place ; les autres s'intéressent simplement aux biotechnologies par curiosité et pour ce qu'elles peuvent apporter aux missions spatiales longues durées. J'ai déjà présenté mes cinq « colocataires » sur mon blog Walking on Red Dust, mais je peux tout de même te faire un court descriptif du parcours de chacun d'entre eux.
Avec moi, il y a déjà Christiane Heinicke. Je la connais depuis plus d'un an, puisqu'on a passé deux semaines ensemble dans le désert de l'Utah, avec quatre autres personnes, pendant l'épreuve finale de la sélection pour une mission d'un an dans l'Arctique (Mars Arctic 365) qui a finalement été annulée par manque de fonds. C'est une physicienne et ingénieure allemande qui, à la base, se fichait pas mal de Mars mais voulait étudier les glaces de l'Arctique. Au cours des deux ans de sélection pour Mars Arctic 365, elle a finalement développé un intérêt pour l'exploration de la planète rouge. Ici, elle travaille sur comment extraire de l'eau des sols martiens en utilisant l'énergie solaire. Elle est facile à reconnaître : fine, l'allure fière, les yeux bleus et les cheveux violets.
Il y a ensuite Carmel Johnston. Elle faisait également partie de notre équipe dans l'Utah et, quand elle a su que Christiane et moi étions candidats pour HI-SEAS IV, elle n'a pas hésité. C'est une américaine spécialiste des sols qui passe son temps sur le terrain, de l'Alaska au Montana. Ici, elle travaille sur des systèmes de culture aquaponique d'intérieur : un système où des plantes se nourrissent des déchets métaboliques de poissons, qui servent eux-mêmes de nourriture à la fin de leur cycle de vie. Ne vous fiez pas à ses longs cheveux qui évoquent une princesse Disney : l'équipage soupçonne qu'elle pourrait terrasser un grizzly à mains nues.
La dernière femme de l'équipe est Sheyna Gifford. Elle aussi vient des États-Unis. Elle est entre autres diplômée en neurosciences, médecine, journalisme et biotechnologies. Elle travaille sur différents projets liés à l'espace depuis presque 20 ans et a fait partie d'une des missions HERA : une simulation de deux semaines d'un voyage jusqu'à un astéroïde, organisée par la NASA pour des motifs similaires à ceux d'HI-SEAS IV. Ici, son projet principal est un projet de télémédecine : l'impression 3D d'outils chirurgicaux et leur utilisation par des novices (ses coéquipiers) suivant à distance les instructions d'un chirurgien.

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En mission, on fête aussi Noël

Vient ensuite Andrzej Stewart. Ayant la nationalité anglaise et américaine, il est diplômé du MIT et travaille à Lockheed Martin comme contrôleur aérien interplanétaire. Il a entre autres piloté les missions Mars Odyssey, MRO et MAVEN. C'est un pilote passionné, parlant d'avions comme d'autres parlent de femmes. Sheyna et lui étaient coéquipiers à HERA. Ici, son projet consiste à tester l'utilisation d'un drone pour inspecter l'habitat et explorer les environs sans sortir du dôme. Pendant son temps libre, il assemble et programme des robots qui prennent souvent la forme de reptiles ou d'arachnides et ont une fâcheuse tendance à attaquer les membres de l'équipage. C'est amusant de voir ce hockeyeur barbu, grand et large, ancien joueur de football américain, rire comme un enfant en nous regardant repousser ses robots.
Enfin, Tristan Bassingthwaighte se trouve également à mes côtés. Il est américain, doctorant en architecture, et travaille sur le développement d'habitats pour Mars. Vivre à l'intérieur d'un prototype d'habitat pour Mars est une excellente façon de détecter les vrais problèmes, les choses à conserver et les choses à éliminer. Il ne communique presque qu'à travers des blagues et contribue énormément au bon moral de l'équipage.

cyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_04.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_05.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_06.jpg

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_05.jpg« Comment cela se passe si vous tombez malade ? » Question de Julie.
La réponse de Cyprien : Nous avons une réserve de médicaments et de matériel médical, ainsi qu'un « flight surgeon » : un médecin en-dehors du dôme qui peut nous donner des instructions à distances. Et comme Sheyna est médecin, elle peut aussi nous aider.



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_06.jpg« Est-ce que ton séjour te fait penser à des livres de science-fiction ? » Question de Marwan.
La réponse de Cyprien : Il y a pas mal d'éléments ici qui me rappellent Seul sur Mars d'Andy Weir. Il m'arrive aussi de penser à La Trilogie de Mars de Kim S. Robinson.



cyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_07.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_08.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_09.jpgPour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Actuellement en mission pour la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) répond à vos questions !

Dans le cadre d'une mission de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) est actuellement isolé avec cinq autres scientifiques pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Avant son retour prévu pour l'été 2016, Sup'Biotech vous propose de lui poser directement vos questions sur cette belle aventure. Pour cela, il vous suffit de les envoyer par email à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars » et accompagné de différentes informations (nom, prénom, âge et fonction -étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.). Aujourd'hui, découvrez les questions d'Adrien, David, Emmanuel, Inès et Pauline !

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_01.jpgquestions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_07.jpg
questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_02.jpg« Quelles activités quotidiennes ou habitudes se sont révélées difficiles à poursuivre au jour le jour dans ce milieu clos et dénué d'intimité ? Qu'est-ce qui te manque le plus au quotidien ? » Question d'Adrien.
La réponse de Cyprien : J'ai l'habitude de courir et de nager en extérieur (il y a un lac volcanique près du dernier appartement où j'ai habité). Ça n'est évidemment pas possible ici. On a un tapis de course, mais ça n'est pas la même chose. De façon plus générale, je ne peux poursuivre aucune activité en extérieur. Certaines de mes habitudes les plus banales sont aussi modifiées. Par exemple, la façon dont je me lave : je ne prends que deux douches froides d'une trentaine de secondes par semaine.
En-dehors de mes amis et de ma famille, ce qui me manque le plus, c'est le manque de nouveauté et d'inattendu, ainsi que le fait de ne jamais être à l'extérieur. J'aime rencontrer de nouvelles personnes, faire des choses que je n'ai jamais eu l'occasion d'essayer auparavant et les surprises qui donnent une dimension inattendue aux journées. D'ordinaire, j'aime également passer du temps dehors : courir dans la nature, nager dans des lacs et dans la mer, sauter en parachute, camper en montagne... Cela fait trois mois que je n'ai pas été exposé à l'air libre ou au soleil directement.


questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_03.jpg« À quoi ressemble une journée type ? » Question de David.
La réponse de Cyprien : Notre emploi du temps est très proche de ce que sera a priori celui des premiers explorateurs sur Mars : nous passons nos journées entre la recherche scientifique, l'entretien de l'habitat, le sport et la communication avec l'équipe de support et le public. Par contre, les journées sur Mars sont un peu plus longues que sur Terre : elles durent 24 h 37 min. Ça n'est pas reproduit ici et c'est dommage : vu notre charge de travail, une demi-heure de plus par jour serait bienvenue. Nous essayons quand même de garder un peu de temps chaque jour pour nos loisirs. J'apprends le russe et m'améliore dans d'autres langues, mais aussi dans différents domaines : la salsa, le code morse, le dessin et l'ukulélé. L'un des avantages de l'ukulélé par rapport à une guitare, c'est que personne n'a d'attentes lorsque vous le sortez. Un gros plus pour moi parce que, pour ce qui est de la musique, je n'ai pas franchement un talent inné.

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questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_04.jpg« J'ai vu le film Seul sur Mars et, forcément, j'ai pensé à vous, d'autant que le héros fait pousser des patates sur place. Du coup, est-ce que c'est possible car cela a l'air assez simple finalement ? » Question d'Emmanuel.
La réponse de Cyprien : La photosynthèse est possible sur Mars, à condition que les organismes photosynthétiques soient dans des compartiments pressurisés et protégés des rayons ultraviolets. Il y a du CO2 dans l'atmosphère à un niveau plus élevé que sur Terre (ce qui augmente les rendements de photosynthèse), de l'énergie solaire (environ 43 % en moyenne de celle qui atteint la Terre) qui pourrait être apportée aux cultures en utilisant des filtres (qui laissent entrer la lumière mais bloque les ultraviolets), des LEDs ou des fibres optiques et de l'eau sous différentes formes. Par contre, les plantes ont également besoin de minéraux et d'azote fixé. Les apporter comme le fait le personnage principal de Seul sur Mars est a priori possible. Simplement, ce n'est pas une solution à long terme : si vos plantes sont nourries à partir d'excréments, eux-mêmes produits à partir de ces plantes, certains nutriments tournent en boucle et, comme on ne peut pas avoir une efficacité de recyclage à 100 %, la quantité de nourriture qui peut être produite diminue au cours du temps.



Pour avoir un système de production durable, il faut qu'il soit basé sur des ressources locales. La solution pour transformer les minéraux et l'azote de Mars en une forme utilisable par les plantes pourrait être d'utiliser des cyanobactéries, soit des bactéries vertes qui, comme les plantes, font de la photosynthèse. Elles pourraient a priori fixer l'azote de l'atmosphère pressurisée et extraire les minéraux des roches, dont les plantes pourraient ensuite se nourrir.
Un autre désavantage est le besoin de reproduire des conditions proches de celles de la Terre, ce qui est difficile à grande échelle. Mais les cyanobactéries peuvent supporter des conditions bien plus proches de celles de Mars (par exemple, à basse pression atmosphérique) et pourraient être cultivées à plus grande échelle pour fournir de la nourriture riche en protéines ainsi que de l'oxygène.

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Finalement, les sels toxiques de perchlorate trouvés dans le sol martien pourraient être un problème, mais on ne sait pas jusqu'à quelle profondeur on en trouve ; peut-être que les concentrations diminuent rapidement avec la profondeur. Quoi qu'il en soit, des méthodes utilisées sur Terre pour éliminer le perchlorate pourraient être utilisées sur Mars. Le perchlorate n'est donc pas un obstacle insurmontable à la production de nourriture sur Mars. Si supprimer le perchlorate du sol est trop coûteux énergétiquement (ou pour d'autres raisons), des systèmes hydroponiques pourront être utilisés.


questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_05.jpg« As-tu eu des restrictions ou régimes alimentaires spéciaux pour participer à cette mission ? » Question d'Inès.
La réponse de Cyprien : Toute la nourriture que nous avons en stock est longue conservation : viande séchée, fruits séchés, légumes séchés, lait déshydraté, boîtes de thon, farine, pâtes etc. Avec un peu de créativité, on peut en tirer des plats corrects. Nous avons aussi apporté avec nous différents microbes qui nous permettent de transformer la farine et le lait déshydraté en pain, en fromage frais, en fromage blanc et autres produits fermentés. De temps en temps, on a quelques légumes frais du laboratoire. Ça n'est pas de la grande gastronomie mais, de façon générale, je mange mieux que pendant mes années d'étudiant fauché !

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questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_06.jpg« J'ai lu sur ton blog que l'on doit te prélever des cheveux pour étudier tes hormones de stress. Pourquoi ? » Question de Pauline.
La réponse de Cyprien : Pour voir comment notre stress évolue au fil de la mission. Les échantillons qu'on prélève dépendent de l'échelle de temps à laquelle on veut voir notre stress. Prélever de la salive permet de voir notre niveau quasi-immédiat de stress, l'urine permet de connaître notre stress dans les derniers jours et les cheveux dans le dernier mois.

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_12.jpgquestions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_08.jpgPour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Suivez les aventures de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promotion 2013) parti en mission pour la NASA

Depuis le 28 août 2015, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promotion 2013) a démarré sa folle mission pour la NASA consistant à s'isoler un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme, sur un volcan à Hawaii pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Pour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter. Et si vous souhaitez poser votre propre question à Cyprien, n'hésitez pas à envoyer cette dernière ainsi que votre nom, prénom, âge et fonction (étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.) à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars ». Si vous question est sélectionnée, Cyprien y répondra bientôt sur le site de l'école !

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