Mission To Mars

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Radio, télé, presse écrite : le tour des médias de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

En terminant la mission HI-SEAS 4 de la NASA (voir l'infographie réalisée à cette occasion), Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) n'a pas seulement pu retrouver le plaisir de respirer à l'air libre après un an d'isolation : il a aussi pu connaître les joies de l'engouement médiatique ! Cet Ancien a ainsi fait le tour des médias pour répondre aux questions des journalistes, témoigner et livrer son ressenti quant à une éventuelle future conquête de Mars. Voici donc une revue de presse (non exhaustive) entièrement consacrée à la fin de son aventure astrobiologique.

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Depuis son retour, Cyprien est partout

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365 jours à la conquête de Mars : tout savoir sur la mission de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) en une infographie

Le dimanche 28 août 2016 marquera la fin de la mission HI-SEAS 4 de la NASA à laquelle participait Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013), parti s'isoler un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme sur un volcan à Hawaii afin de simuler ce que pourrait être la vie sur Mars. Au fil des mois, Sup'Biotech vous a permis de suivre le quotidien passionnant de cet Ancien pas comme les autres. Pour fêter son retour, l'école vous propose cette infographie retraçant 365 jours à la conquête de la planète rouge (cliquez sur l'image pour obtenir la version HD).

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En direct de la mission HI-SEAS 4 de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) a un message pour vous !

Parti vivre un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme sur un volcan à Hawaii afin de simuler ce que pourrait être la vie sur Mars pour la mission HI-SEAS 4 de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) entre dans la dernière ligne droite de cette période d'isolation. Après avoir régulièrement répondu aux questions des curieux sur le site de Sup'Biotech (lire les FAQ 1, 2 et 3), cet Ancien annonce son retour pour le 28 août 2016 et vous adresse un message vidéo.


Pour continuer de suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Cyanobactéries, vitamine D et gestion de projets : Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) répond à vos questions !

Dans le cadre d'une mission de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) est actuellement isolé avec cinq autres scientifiques pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Avant son retour prévu pour l'été 2016, Sup'Biotech vous propose de lui poser directement vos questions sur cette belle aventure. Pour cela, il vous suffit de les envoyer par email à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars » et accompagné de différentes informations (nom, prénom, âge et fonction -étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.). Avec cette troisième session, découvrez les questions d'Adrien, Aurélie, Corentin, Fiona et Ophélie !

Pour lire la première session Q&R de Cyprien, cliquez ici. Pour lire la deuxième session, cliquez là.

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questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_02.jpg« Sais-tu déjà ce que tu vas faire en tout premier à ton retour ? » Question de Fiona.
La réponse de Cyprien : Juste après notre sortie du dôme, nous avons une conférence de presse devant le dôme qui est sous forme de... brunch. Nous mangerons nos premiers fruits frais depuis un an ! Ensuite, un hélicoptère passe nous prendre pour un saut en parachute qui symbolise notre retour sur Terre.
La semaine suivante, nous avons un débriefing avec différents groupes de recherche. Ensuite, je passerai quelques jours à Hawaii avant de retourner à Paris. Puis je partirai un an à Rome pour finir mon doctorat. Je vais y travailler sur des cyanobactéries (des bactéries vertes, qui, comme les plantes, font de la photosynthèse) que mes collègues et moi avons fait exposer à l'extérieur de la Station Spatiale Internationale. Nous allons les analyser pour voir comment elles ont été affectées par leur séjour dans l'espace.



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« Ta formation au sein de Sup'Biotech t'a-t-elle apporté des outils ou connaissances dont tu as besoin durant cette mission ? » Question de Corentin.
La réponse de Cyprien : Oui ! Au-delà de connaissances en biologie qui me servent dans mes recherches, Sup'Biotech m'a appris à me former très rapidement sur à-peu-près n'importe quel sujet et à gérer des projets complexes.



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_04.jpg« Quelles sont les qualités humaines nécessaires pour réaliser cette mission ? » Question d'Aurélie.
La réponse de Cyprien : Être de nature très optimiste, passionnée, travailleuse et persévérante. Être facile à vivre et capable de supporter l'isolement et la présence permanente de cinq équipiers.


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« Comment gères-tu le manque de lumière naturelle ? » Question d'Ophélie.
La réponse de Cyprien : Je prends des suppléments de vitamine D (que l'on synthétise normalement en partie lorsque l'on est exposé au soleil), mais à part ça je n'y fais pas grand-chose. Cela dit, ta question me rappelle que nous avons des lampes de luminothérapie. Je ferais bien de commencer à utiliser la mienne !



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_06.jpg« En quoi les compétences de chacun d'entre vous sont complémentaires lors de cette mission ? » Question d'Adrien.
La réponse de Cyprien : Nous avons un commandant qui s'assure que toutes les tâches sont menées à bien, un médecin qui soigne les blessures occasionnelles, un ingénieur qui est en charge du bon fonctionnement de l'habitat, et une physicienne, un architecte et un biologiste qui effectuent des recherches liées à l'exploration de Mars.



Pour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Équipage, soins sur place, mission martienne... Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) vous dit tout de sa mission pour la NASA !

Dans le cadre d'une mission de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) est actuellement isolé avec cinq autres scientifiques pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Avant son retour prévu pour l'été 2016, Sup'Biotech vous propose de lui poser directement vos questions sur cette belle aventure. Pour cela, il vous suffit de les envoyer par email à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars » et accompagné de différentes informations (nom, prénom, âge et fonction -étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.). Aujourd'hui, après une première session réussie, découvrez les questions d'Alexis, Emilie, Guillaume, Julie et Marwan !

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_01.jpgquestions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_02.jpg« Est-ce que des vacances sur place vous attendent à la fin de la mission ? » Question d'Alexis.
La réponse de Cyprien : Nous resterons une semaine ou deux à Hawaii après la mission, mais ce ne sera pas vraiment des vacances pour ainsi dire : le débriefing occupera la majeure partie de nos journées. On essaiera tout de même de visiter un peu l'île !



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_03.jpg« Les participants sont-ils rémunérés pour cette mission et seront-ils prioritaires pour le vrai voyage sur Mars ? » Question d'Emilie.
La réponse de Cyprien : Les participants sont rémunérés, oui. Pour ce qui est du voyage vers Mars : nous ne sommes pas prioritaires - d'ailleurs, il n'y a aucune place réservée et les sélections n'ont pas encore eu lieu. Par contre, il est vrai que ce genre d'expérience donne un avantage pour la sélection.

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De gauche à droite : Cyprien Verseux, Christiane Heinicke, Carmel Johnston, Tristan Bassingthwaighte, Sheyna Gifford et Andrzej Stewart

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_04.jpg« Peux-tu nous parler des autres membres de "l'équipage" ? D'où viennent-ils et quelles sont leurs missions ? Sont-ils aussi férus de biotechnologies que toi ? » Question de Guillaume.
La réponse de Cyprien : Je suis le seul biologiste sur place ; les autres s'intéressent simplement aux biotechnologies par curiosité et pour ce qu'elles peuvent apporter aux missions spatiales longues durées. J'ai déjà présenté mes cinq « colocataires » sur mon blog Walking on Red Dust, mais je peux tout de même te faire un court descriptif du parcours de chacun d'entre eux.
Avec moi, il y a déjà Christiane Heinicke. Je la connais depuis plus d'un an, puisqu'on a passé deux semaines ensemble dans le désert de l'Utah, avec quatre autres personnes, pendant l'épreuve finale de la sélection pour une mission d'un an dans l'Arctique (Mars Arctic 365) qui a finalement été annulée par manque de fonds. C'est une physicienne et ingénieure allemande qui, à la base, se fichait pas mal de Mars mais voulait étudier les glaces de l'Arctique. Au cours des deux ans de sélection pour Mars Arctic 365, elle a finalement développé un intérêt pour l'exploration de la planète rouge. Ici, elle travaille sur comment extraire de l'eau des sols martiens en utilisant l'énergie solaire. Elle est facile à reconnaître : fine, l'allure fière, les yeux bleus et les cheveux violets.
Il y a ensuite Carmel Johnston. Elle faisait également partie de notre équipe dans l'Utah et, quand elle a su que Christiane et moi étions candidats pour HI-SEAS IV, elle n'a pas hésité. C'est une américaine spécialiste des sols qui passe son temps sur le terrain, de l'Alaska au Montana. Ici, elle travaille sur des systèmes de culture aquaponique d'intérieur : un système où des plantes se nourrissent des déchets métaboliques de poissons, qui servent eux-mêmes de nourriture à la fin de leur cycle de vie. Ne vous fiez pas à ses longs cheveux qui évoquent une princesse Disney : l'équipage soupçonne qu'elle pourrait terrasser un grizzly à mains nues.
La dernière femme de l'équipe est Sheyna Gifford. Elle aussi vient des États-Unis. Elle est entre autres diplômée en neurosciences, médecine, journalisme et biotechnologies. Elle travaille sur différents projets liés à l'espace depuis presque 20 ans et a fait partie d'une des missions HERA : une simulation de deux semaines d'un voyage jusqu'à un astéroïde, organisée par la NASA pour des motifs similaires à ceux d'HI-SEAS IV. Ici, son projet principal est un projet de télémédecine : l'impression 3D d'outils chirurgicaux et leur utilisation par des novices (ses coéquipiers) suivant à distance les instructions d'un chirurgien.

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En mission, on fête aussi Noël

Vient ensuite Andrzej Stewart. Ayant la nationalité anglaise et américaine, il est diplômé du MIT et travaille à Lockheed Martin comme contrôleur aérien interplanétaire. Il a entre autres piloté les missions Mars Odyssey, MRO et MAVEN. C'est un pilote passionné, parlant d'avions comme d'autres parlent de femmes. Sheyna et lui étaient coéquipiers à HERA. Ici, son projet consiste à tester l'utilisation d'un drone pour inspecter l'habitat et explorer les environs sans sortir du dôme. Pendant son temps libre, il assemble et programme des robots qui prennent souvent la forme de reptiles ou d'arachnides et ont une fâcheuse tendance à attaquer les membres de l'équipage. C'est amusant de voir ce hockeyeur barbu, grand et large, ancien joueur de football américain, rire comme un enfant en nous regardant repousser ses robots.
Enfin, Tristan Bassingthwaighte se trouve également à mes côtés. Il est américain, doctorant en architecture, et travaille sur le développement d'habitats pour Mars. Vivre à l'intérieur d'un prototype d'habitat pour Mars est une excellente façon de détecter les vrais problèmes, les choses à conserver et les choses à éliminer. Il ne communique presque qu'à travers des blagues et contribue énormément au bon moral de l'équipage.

cyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_04.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_05.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_06.jpg

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_05.jpg« Comment cela se passe si vous tombez malade ? » Question de Julie.
La réponse de Cyprien : Nous avons une réserve de médicaments et de matériel médical, ainsi qu'un « flight surgeon » : un médecin en-dehors du dôme qui peut nous donner des instructions à distances. Et comme Sheyna est médecin, elle peut aussi nous aider.



questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_06.jpg« Est-ce que ton séjour te fait penser à des livres de science-fiction ? » Question de Marwan.
La réponse de Cyprien : Il y a pas mal d'éléments ici qui me rappellent Seul sur Mars d'Andy Weir. Il m'arrive aussi de penser à La Trilogie de Mars de Kim S. Robinson.



cyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_07.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_08.jpgcyprien_verseux_supbiotech_mission_mars_nasa_hi-seas_questions_reponses_2016_biotechnologies_equipe_scientifiques_09.jpgPour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Actuellement en mission pour la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) répond à vos questions !

Dans le cadre d'une mission de la NASA, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) est actuellement isolé avec cinq autres scientifiques pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Avant son retour prévu pour l'été 2016, Sup'Biotech vous propose de lui poser directement vos questions sur cette belle aventure. Pour cela, il vous suffit de les envoyer par email à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars » et accompagné de différentes informations (nom, prénom, âge et fonction -étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.). Aujourd'hui, découvrez les questions d'Adrien, David, Emmanuel, Inès et Pauline !

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_01.jpgquestions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_07.jpg
questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_02.jpg« Quelles activités quotidiennes ou habitudes se sont révélées difficiles à poursuivre au jour le jour dans ce milieu clos et dénué d'intimité ? Qu'est-ce qui te manque le plus au quotidien ? » Question d'Adrien.
La réponse de Cyprien : J'ai l'habitude de courir et de nager en extérieur (il y a un lac volcanique près du dernier appartement où j'ai habité). Ça n'est évidemment pas possible ici. On a un tapis de course, mais ça n'est pas la même chose. De façon plus générale, je ne peux poursuivre aucune activité en extérieur. Certaines de mes habitudes les plus banales sont aussi modifiées. Par exemple, la façon dont je me lave : je ne prends que deux douches froides d'une trentaine de secondes par semaine.
En-dehors de mes amis et de ma famille, ce qui me manque le plus, c'est le manque de nouveauté et d'inattendu, ainsi que le fait de ne jamais être à l'extérieur. J'aime rencontrer de nouvelles personnes, faire des choses que je n'ai jamais eu l'occasion d'essayer auparavant et les surprises qui donnent une dimension inattendue aux journées. D'ordinaire, j'aime également passer du temps dehors : courir dans la nature, nager dans des lacs et dans la mer, sauter en parachute, camper en montagne... Cela fait trois mois que je n'ai pas été exposé à l'air libre ou au soleil directement.


questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_03.jpg« À quoi ressemble une journée type ? » Question de David.
La réponse de Cyprien : Notre emploi du temps est très proche de ce que sera a priori celui des premiers explorateurs sur Mars : nous passons nos journées entre la recherche scientifique, l'entretien de l'habitat, le sport et la communication avec l'équipe de support et le public. Par contre, les journées sur Mars sont un peu plus longues que sur Terre : elles durent 24 h 37 min. Ça n'est pas reproduit ici et c'est dommage : vu notre charge de travail, une demi-heure de plus par jour serait bienvenue. Nous essayons quand même de garder un peu de temps chaque jour pour nos loisirs. J'apprends le russe et m'améliore dans d'autres langues, mais aussi dans différents domaines : la salsa, le code morse, le dessin et l'ukulélé. L'un des avantages de l'ukulélé par rapport à une guitare, c'est que personne n'a d'attentes lorsque vous le sortez. Un gros plus pour moi parce que, pour ce qui est de la musique, je n'ai pas franchement un talent inné.

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questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_04.jpg« J'ai vu le film Seul sur Mars et, forcément, j'ai pensé à vous, d'autant que le héros fait pousser des patates sur place. Du coup, est-ce que c'est possible car cela a l'air assez simple finalement ? » Question d'Emmanuel.
La réponse de Cyprien : La photosynthèse est possible sur Mars, à condition que les organismes photosynthétiques soient dans des compartiments pressurisés et protégés des rayons ultraviolets. Il y a du CO2 dans l'atmosphère à un niveau plus élevé que sur Terre (ce qui augmente les rendements de photosynthèse), de l'énergie solaire (environ 43 % en moyenne de celle qui atteint la Terre) qui pourrait être apportée aux cultures en utilisant des filtres (qui laissent entrer la lumière mais bloque les ultraviolets), des LEDs ou des fibres optiques et de l'eau sous différentes formes. Par contre, les plantes ont également besoin de minéraux et d'azote fixé. Les apporter comme le fait le personnage principal de Seul sur Mars est a priori possible. Simplement, ce n'est pas une solution à long terme : si vos plantes sont nourries à partir d'excréments, eux-mêmes produits à partir de ces plantes, certains nutriments tournent en boucle et, comme on ne peut pas avoir une efficacité de recyclage à 100 %, la quantité de nourriture qui peut être produite diminue au cours du temps.



Pour avoir un système de production durable, il faut qu'il soit basé sur des ressources locales. La solution pour transformer les minéraux et l'azote de Mars en une forme utilisable par les plantes pourrait être d'utiliser des cyanobactéries, soit des bactéries vertes qui, comme les plantes, font de la photosynthèse. Elles pourraient a priori fixer l'azote de l'atmosphère pressurisée et extraire les minéraux des roches, dont les plantes pourraient ensuite se nourrir.
Un autre désavantage est le besoin de reproduire des conditions proches de celles de la Terre, ce qui est difficile à grande échelle. Mais les cyanobactéries peuvent supporter des conditions bien plus proches de celles de Mars (par exemple, à basse pression atmosphérique) et pourraient être cultivées à plus grande échelle pour fournir de la nourriture riche en protéines ainsi que de l'oxygène.

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Finalement, les sels toxiques de perchlorate trouvés dans le sol martien pourraient être un problème, mais on ne sait pas jusqu'à quelle profondeur on en trouve ; peut-être que les concentrations diminuent rapidement avec la profondeur. Quoi qu'il en soit, des méthodes utilisées sur Terre pour éliminer le perchlorate pourraient être utilisées sur Mars. Le perchlorate n'est donc pas un obstacle insurmontable à la production de nourriture sur Mars. Si supprimer le perchlorate du sol est trop coûteux énergétiquement (ou pour d'autres raisons), des systèmes hydroponiques pourront être utilisés.


questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_05.jpg« As-tu eu des restrictions ou régimes alimentaires spéciaux pour participer à cette mission ? » Question d'Inès.
La réponse de Cyprien : Toute la nourriture que nous avons en stock est longue conservation : viande séchée, fruits séchés, légumes séchés, lait déshydraté, boîtes de thon, farine, pâtes etc. Avec un peu de créativité, on peut en tirer des plats corrects. Nous avons aussi apporté avec nous différents microbes qui nous permettent de transformer la farine et le lait déshydraté en pain, en fromage frais, en fromage blanc et autres produits fermentés. De temps en temps, on a quelques légumes frais du laboratoire. Ça n'est pas de la grande gastronomie mais, de façon générale, je mange mieux que pendant mes années d'étudiant fauché !

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questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_06.jpg« J'ai lu sur ton blog que l'on doit te prélever des cheveux pour étudier tes hormones de stress. Pourquoi ? » Question de Pauline.
La réponse de Cyprien : Pour voir comment notre stress évolue au fil de la mission. Les échantillons qu'on prélève dépendent de l'échelle de temps à laquelle on veut voir notre stress. Prélever de la salive permet de voir notre niveau quasi-immédiat de stress, l'urine permet de connaître notre stress dans les derniers jours et les cheveux dans le dernier mois.

questions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_12.jpgquestions_reponses_cyprien_mission_to_mars_supbiotech_projet_hi-seas_2015_08.jpgPour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter.

Suivez les aventures de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promotion 2013) parti en mission pour la NASA

Depuis le 28 août 2015, Cyprien Verseux (Sup'Biotech promotion 2013) a démarré sa folle mission pour la NASA consistant à s'isoler un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme, sur un volcan à Hawaii pour simuler ce que peut être la vie sur Mars. Pour suivre les aventures de cet Ancien au cœur de la mission HI-SEAS, rendez-vous sur son blog Walking on Red Dust qu'il alimente régulièrement (en anglais et en français) ainsi que son profil Twitter. Et si vous souhaitez poser votre propre question à Cyprien, n'hésitez pas à envoyer cette dernière ainsi que votre nom, prénom, âge et fonction (étudiants, collégiens, lycéens, professionnel, etc.) à communication@supbiotech.fr avec pour objet « Cyprien on Mars ». Si vous question est sélectionnée, Cyprien y répondra bientôt sur le site de l'école !

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Cyprien Verseux (Sup'Biotech promotion 2013), un Ancien en route vers les étoiles

Le monde de la biologie peut vous emmener n'importe où. Y compris sur Mars. C'est en tout cas ce à quoi Cyprien Verseux (Sup'Biotech promotion 2013) travaille. Il est sur le point de partir s'isoler un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme, sur un volcan à Hawaii. Sa mission ? Étudier le comportement des scientifiques en conditions extrêmes et collecter des données pour le projet de la NASA d'une future mission habitée sur la planète rouge. Cet Ancien revient sur son parcours de biologiste attiré par les étoiles.

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L'espace t'a toujours attiré ?
Déjà enfant, j'adorais dormir dehors, avec mon père qui me racontait des histoires sur les étoiles et les planètes... Par la suite, j'ai un peu mis de côté cette passion avant de la retrouver à la fin de mes études.

Comment t'es-tu retrouvé à participer à cette mission avec la NASA ?
Tout est parti de mon stage de fin d'études à Sup'Biotech que j'ai justement fait à la NASA, en Californie, où j'ai travaillé sur un projet de biologie synthétique appliquée à l'exploration spatiale. Pour trouver ce stage, j'ai d'abord mis au point ce projet que j'ai proposé à un chef de branche à la NASA dont j'avais trouvé le contact sur Internet. Nous avons échangé quelques emails, fait une interview sur Skype et, finalement, le projet a été accepté. Je suis alors parti là-bas pour le développer. Depuis, j'ai continué à travailler avec la NASA et me suis porté volontaire pour cette mission financée par l'institution.

Quel est ce fameux projet ?
Il faut déjà savoir qu'en parallèle à ma dernière année à Sup'Biotech, j'ai fait un Master 2 de biologie synthétique et systémique où je travaillais également sur ce projet qui, à force m'a fait penser à ses applications possibles dans le spatial. J'ai commencé à le griffonner sur un papier et comme il tenait la route, je l'ai proposé à la NASA. L'idée générale tourne autour du développement de systèmes de support de vie sur Mars. Ces systèmes permettent aux astronautes de produire toutes les ressources dont ils ont besoin pour survivre. Le projet de système sur lequel je travaille permettrait de produire ces ressources à partir des matières premières qu'on peut trouver sur Mars, de façon à ne pas avoir à envoyer toutes les ressources depuis la Terre mais seulement quelques organismes vivants afin de les multiplier sur place. Le problème, c'est qu'aucun organisme connu ne peut survire à la surface de Mars, mais en augmentant leur résistance aux conditions sur place, on peut diminuer le besoin de protection. C'est le premier aspect du projet. L'autre aspect porte sur comment modifier les organismes pour qu'ils puissent survivre et produire des retours d'intérêt en métabolisant le matériel trouvé sur place.

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Pour ce matériel, tu te bases sur ce que le Rover trouve ?
Oui, je suis au jour le jour les résultats du Rover. C'est basé principalement sur ce qu'on connaît de l'atmosphère, les matériaux trouvés sur les roches et l'énergie solaire.

Quel est ton statut à la NASA ?
Après mon stage de fin d'études, j'étais face à un dilemme car la NASA proposait de m'embaucher comme ingénieur de recherche. Or, je voulais effectuer un doctorat mais la NASA n'étant pas une université, il me fallait trouver une autre structure pour mon diplôme. J'ai alors contacté un laboratoire en Italie qui m'intéressait déjà beaucoup, notamment les publications de leur directrice d'équipe et après discussions, nous nous sommes rapidement mis d'accord pour que je sois inscrit en doctorat là-bas. Je suis donc payé en partie par l'université et par l'Agence Spatiale Italienne afin de pouvoir garder ma chaire à la NASA en tant que co-directeur de thèse et donc passer la moitié de mon doctorat en Californie. Je fais souvent des allers-retours entre l'Italie et le siège de la NASA. Ma thèse de doctorat porte bien entendu sur le sujet de mon projet.

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Tu es sur le point de participer à la mission Hawaiʻi Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS) où tu seras isolé avec une équipe de scientifiques pendant un an à partir du 28 août 2015. Pourquoi as-tu accepté ?
Cela fait longtemps que je souhaite participer à une mission similaire. En mars 2014, j'ai déjà candidaté pour la Mission Mars Arctic 365 qui consiste à passer un an dans l'Arctique dans un cylindre de 8 m de diamètre au sein d'une équipe de six personnes afin de tester la psychologie et le matériel d'une mission sur Mars. L'idée, c'est de vivre complétement isolé du monde en sachant qu'en cas de problème, les secours peuvent mettre trois semaines à arriver, qu'on ne voit que ses cinq autres coéquipiers pendant un an, qu'il faut porter une combinaison spatiale dès qu'on sort du cylindre, etc. C'est équivalent à vivre avec toutes les contraintes d'une mission sur Mars.
Pour moi, ce genre de mission me permettrait de tester sur le terrain le projet que je développe car il y a une grande différence entre développer un projet théorique et le faire fonctionner sur le terrain : il y a beaucoup de contraintes qu'on ne peut pas imaginer quand on est assis confortablement dans son fauteuil ! Il y a des contraintes d'énergie, des contraintes physiques et psychologiques comme l'isolement, une température extérieure très difficile, l'idée qu'on est loin du monde et qu'on ne peut compter que sur soi-même, etc. Cela peut jouer beaucoup sur les capacités intellectuelles et sur les capacités à réagir. La mission Mars Arctic 365 ayant étant repoussée à 2017, j'ai saisi l'occasion de participer à celle proposée par la NASA.

Tu t'étais préparé pour Mars Arctic 365 ?
Oui. Il y avait près de 250 candidats au départ et je fais partie des finalistes. Pendant un an, il y a eu plusieurs évaluations, des tests psychologiques, des interviews, des vidéos à envoyer, des questions auxquelles il fallait répondre par écrit, etc. Une fois qu'il ne restait plus que 21 candidats, une autre phase de sélection a commencé : pour celle-ci, nous étions divisés en trois équipes de six personnes, chacune a dû partir dans le désert de l'Utah, dans une base similaire à celle qui sera en Arctique, pour qu'on puisse se tester durant deux semaines sur le terrain (voir photos). C'était plus excitant qu'éprouvant et, même si ce n'était évidemment pas facile, j'ai passé deux semaines inoubliables et stimulantes ! En plus, le fait de vivre ensemble avec d'autres passionnés, ça rapproche forcément : les six membres de l'équipe restent encore en contact même si nous habitons très loin les uns des autres. Nous continuons ainsi à travailler ensemble sur des projets qui ont vu le jour durant ces deux semaines.

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