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Retour en images sur la première édition du Global Positive Forum !

Avec plus de 2 000 visiteurs rassemblés à la Seine Musicale, la première édition du Global Positive Forum n'a pas manqué de faire parler d'elle ce vendredi 1er septembre 2017. Organisé sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, président de la République, cet événement consacré aux innovations positives de tous secteurs a également su attirer l'attention de plusieurs médias (BFM, Europe 1, RFI, Melty, Konbini...) et de nombreuses personnalités de premier plan, parmi lesquelles Bruno Lemaire, ministre de l'Économie et des Finances. Accompagné de Jacques Attali, président de la Fondation Positive Planet et initiateur du forum, ce dernier a profité de sa venue pour rencontrer les étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS, réunis pour présenter une dizaine de projets porteurs de changement.


Membre de l'équipe IGEM IONIS 2016 aux côtés d'étudiants de l'EPITA, de l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech et d'e-artsup, Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) était là pour présenter Quantifly, le drone anti-pollution qui avait permis à sa formation de remporter une médaille d'or lors de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM).

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Alexandre Dollet de l'iGEM IONIS 2016 devant les caméras

Lors du Global Positive Forum, les couleurs de Sup'Biotech étaient aussi portées par Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine fondée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014, voir photo ci-dessus), et HighDr'O, le projet de fusée génératrice de pluies co-développé avec des étudiants de l'IPSA.

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Louise d'Aéromate (à droite) en pleine présentation

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Loïc Martinez (IPSA promo 2021) de l'équipe HighDr'O, ici en compagnie de Bruno Lemaire et Jacques Attali

Durant l'événement, Alexandre Dollet et Loïc Martinez ont pu répondre favorablement aux sollicitations des journalistes, notamment ceux de RFI : réécoutez dès à présent leur intervention sur le site de la radio (début du reportage à 12 min 43).

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Le BIO World Congress on Industrial Biotechnology 2017 vu par Sup'Biotech

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Après avoir participé trois années de suite aux États-Unis à la BIO International Convention, Sup'Biotech a choisi cette fois de s'intéresser à un autre événement rassemblant les principaux acteurs mondiaux des biotechnologies : le BIO World Congress on Industrial Biotechnology. Organisée du 23 au 26 juillet 2017 dans l'enceinte du Palais des congrès de Montréal au Québec (Canada), cette manifestation portait davantage sur l'approche industrielle des sciences du vivant. Un rendez-vous important sur lequel revient Frédérique Buil, Directrice des Relations Entreprises à Sup'Biotech, présente sur place avec Vanessa Proux, Directrice Générale de l'école.

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Vanessa Proux et Frédérique Buil

Quelles sont les différences entre les deux rassemblements sur le continent américain ?
Frédérique Buil : Si la BIO International Convention est essentiellement consacrée au secteur de la santé, avec une présence forte de start-ups et d'entreprises de l'industrie pharmaceutique, le Bio World Congress traite surtout de la bio économie et des processus de biotechnologie industrielle. Dans ces secteurs, on va travailler sur les organismes vivants tels que les enzymes, les champignons ou les levures, afin de transformer des produits biosourcés et extraire des molécules d'intérêt qui peuvent, par exemple, servir d'alternative au plastique et au pétrole. Cela concerne aussi bien la création de bio fioul que des molécules spécifiques dont l'usage trouvera un écho durable dans la santé, la cosmétique, l'environnement ou encore l'agroalimentaire.
Rendue possible grâce à la délégation du Pôle de compétitivité Industries & Agro-Ressources (IAR) à laquelle nous étions rattachés, cette première participation de Sup'Biotech s'inscrivait dans la volonté de l'école de continuer à développer son enseignement en bioproduction et biotechnologie industrielle en rencontrant de nombreux professionnels et en s'informant des dernières tendances en la matière.

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Crédits : BIO Photos

Quels acteurs avez-vous pu rencontrer sur place ?
L'événement nous a d'abord permis de créer ou renforcer nos liens avec la quarantaine d'entreprises présentes dans la délégation du Pôle IAR, comme par exemple Total, très actif sur la question du bio fioul (Total est actionnaire d'Amyris, une société californienne spécialisée dans les biotechnologies), Seppic, un fournisseur d'ingrédients cosmétiques qui tend à s'orienter vers les molécules biosourcées, la cleantech Deinove ou encore des investisseurs tels que Sofinnova Partners. Au-delà de la délégation, ce BIO World Congress nous a également permis de prendre contact avec d'autres entreprises, acteurs académiques, industriels et pôles de compétitivité actifs dans le secteur à l'échelle mondiale.


À travers ces rencontres et les nombreuses conférences organisées lors de l'événement, avez-vous pu remarquer certaines tendances et thématiques fortes sur lesquelles seront amenés à travailler les étudiants de Sup'Biotech dans le futur ?
Cette édition 2017 permet de se rendre compte que les grandes industries chimiques se tournent de plus en plus vers les produits biosourcés afin de créer des produits performants et meilleurs pour l'environnement. Cela démontre une vraie évolution. Ces mêmes entreprises, qui ont longtemps axé leur recrutement sur des profils chimie, sont donc désormais à la recherche de profils associés à la biochimie et la biologie. De façon générale, on constate véritablement un intérêt grandissant de l'ensemble des acteurs autour des micro-algues et de la valorisation de la biomasse végétale, avec les résidus de betterave, de céréales, etc. Évidemment, cela demande de savoir répondre à de nouvelles problématiques éthiques et techniques : quand on utilise le vivant pour transformer des produits, les processus sont plus compliqués que dans le cadre de la pétrochimie, ne serait-ce que pour l'évaluation des risques liés à la présence dans la nature d'OGM. Tous ces sujets, les étudiants de Sup'Biotech les connaissent déjà bien. Cela ne serait pas étonnant d'en voir plusieurs travailler dans cette voie à la suite de leurs études, y compris là-bas, en Amérique du Nord et à Montréal même, où les questions de sauvegarde de l'environnement et de valorisation des matières premières par des matières naturelles sont très suivies. D'ailleurs, pour la petite anecdote, nous avons profité de notre séjour pour faire le suivi de stage de fin d'études de Cécile Amaral (Sup'Biotech promo 2017), une étudiante de 5e année. Elle travaille en tant que chargée de projet R&D chez Jus Loop, une société qui fabrique des jus pressés à froid à travers l'économie circulaire, en utilisant des fruits et légumes mis de côté par l'industrie alimentaire.

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Vanessa Proux et Cécile Amaral (Sup'Biotech promo 2017)

Retour en images sur le salon VivaTechnology 2017

Rendez-vous mondial de l'innovation, VivaTechnology a accueilli près de 68 000 visiteurs, du 15 au 17 juin à Paris Expo Porte de Versailles (Paris 15e). Lors de cette deuxième édition, le Groupe IONIS, partenaire de l'événement, a présenté une trentaine de projets portés par ses étudiants et diplômés. L'occasion de mettre en avant les synergies entre éducation et innovation existantes entre les écoles, qui en plus de faire de IONIS Education Group la première institution de l'enseignement supérieur privé français, en font le Groupe d'enseignement leader dans les technologies informatiques et les mondes numériques. En témoignaient les très nombreux Anciens présents à ce salon, parmi les exposants et les visiteurs.

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Du projet solidaire Nich, permettant de secourir les réfugiés migrants grâce au design de service (e-artsup), au serious game en réalité virtuelle Ephedra VR pour l'apprentissage des étudiants en médecine (Institut d'Innovation Informatique de l'EPITA), à la conception d'une fusée capable de transporter jusqu'à 2 000 m d'altitude des molécules pouvant déclencher la pluie HighDr'O de l'IPSA et Sup'Biotech, les étudiants et Anciens du Groupe ont couvert différents domaines d'innovation grâce à des projets dans les secteurs du transport, de l'aéronautique, de la santé, du divertissement, de la cybersécurité, de l'agriculture ou encore du digital, de la réalité augmentée, du jeu vidéo, de la robotique et de l'intelligence artificielle.

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Voici les principaux projets présentés :

  • Witick : application mobile permettant d'acheter et d'utiliser un ticket de transports en commun sur son téléphone. L'utilisateur achète un titre en 1 clic puis approche son smartphone de la borne pour valider son ticket.
  • Estimeo : Estimeo note les start-ups et projets innovants de manière automatique et algorithmique en se basant sur des critères financiers et extra-financiers.
  • Incarna : à la croisée du cinéma, de l'escape Game et du jeu de rôle. Incarna est une nouvelle génération de loisir en salle.
  • Horyus : projet d'authentification objets avec puce NFC et Blockchain.
  • Helppy : montre connectée aidant les personnes handicapées ou déficientes mentales à accomplir les tâches simples du quotidien
  • La météo des chantiers : application mobile pour la Société du Grand Paris permettant à ses utilisateurs de s'informer en temps réel de ce qui se passe à côté de chez eux et de ce qui adviendra dans le futur.
  • Fréquence Running : application permettant de bâtir un plan d'entraînement personnalisé et gratuit.
  • Bonanza : plateforme pour optimiser la recherche de stages par les étudiants et construire un réseau professionnel.
  • Wellcut : en quelques clics, Wellcut permet à tous de créer très simplement et de partager immédiatement l'extrait de son moment préféré d'une vidéo en ligne.
  • Quantifly : drone détecteur de pollution de l'air.
  • Wouvy : plateforme permettant aux internautes de se réunir et de travailler ensemble sur un même support, de partager et échanger des documents. Les diverses fonctionnalités accompagnent l'équipe dans un processus de réflexion et de concrétisation.
  • Evidence : miroir connecté et interactif qui assiste le médecin et soutient les patients victimes d'un AVC durant leur phase de rééducation.
  • RailZ : application d'information des usagers par les usagers.
  • HighDr'O (fusée capable de transporter jusqu'à 2 000 m d'altitude, des molécules pouvant déclencher la pluie.
  • Realytics : analyse de la performance des campagnes publicitaires offline.
  • Victor & Charles : intelligence artificielle dédiée au personnel de l'hôtel qui prédit les envies des clients.
  • ICEboard : application mobile et web qui rassemble les acteurs, les gestionnaires et les décisionnaires dans une salle de crise virtuelle.
  • My Robotics : appareil qui, en mesurant l'évolution de la sensibilité au goût des patients, permet d'adapter la posologie de leurs traitements.
  • Cowash : pressing collaboratif.
  • Morman Design : édition de logiciels web pour les salons de coiffure.
  • Aéromate : start-up d'agriculture urbaine.

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Retrouvez le Groupe IONIS et Sup'Biotech au salon VivaTechnology, du 15 au 17 juin 2017

Rendez-vous mondial, VivaTechnology s'est imposé comme l'un des événements incontournables de l'innovation. IONIS Education Group y sera présent pour sa deuxième édition, du 15 au 17 juin 2017 à Paris (parc des expositions de la porte de Versailles), sur un stand unique (B20 - espace Accelerate) pour mettre en avant l'éducation et l'innovation, symboles fort du Groupe.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_supbiotech_01.jpgSur son stand, le Groupe IONIS présentera une trentaine de projets d'étudiants et d'Anciens, parmi lesquels plusieurs projets portés ou soutenus par Sup'Biotech.

Le jeudi 15 juin, l'Espace Social & Health permettra aux visiteurs de découvrir Med & Chill. Composée de Clémence Astier, Raphaëlle Bourdenx, Laëtitia Breuil, Marina Chuon, Marie Cointault et d'Inès Le Breton (Sup'Biotech promo 2020), l'équipe de Med & Chill s'intéresse au diabète de type I qui contraint les personnes atteintes à surveiller continuellement leur glycémie par de micro-piqûres et à subir des piqûres d'insuline quotidiennes. Pour cela, elle propose une solution alternative via un implant sous-cutané délivrant automatiquement la dose d'insuline en fonction de la glycémie. En avril 2017, Med & Chill a remporté le concours étudiant Coup2boost, dans la catégorie présidée par Dassault Systèmes.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_supbiotech_02.jpgLes vendredi 16 et samedi 17 juin, l'Espace Edtech & Entertainment accueillera Quantifly, le projet de drone anti-pollution utilisant des bactéries de l'équipe iGEM IONIS dont faisaient partie Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre, Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017). Présenté à Boston lors de la finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus grande compétition étudiante dédiée à la biologie de synthèse, Quantifly a permis à son équipe de remporter une médaille d'or. Le projet fera également l'objet d'une présentation spéciale à 11 h le vendredi.

Les vendredi 16 et samedi 17 juin, l'Espace App & Tech mettra à l'honneur HighDr'O, un projet innovant porté par cinq étudiants de l'IPSA et huit étudiants de Sup'Biotech : Valentine Baron, Camille Boulay, Marine Chamoreau, Clément Harivel-Rivoal, Vincent Pruvot, Lydia Simerabet (promo 2020), Maude Marchais et Tasrine Youssouf (promo 2019). Associant compétences en biotechnologies et en aéronautique, HighDr'O vise à la construction d'une fusée capable de provoquer des précipitations sans utiliser de produit chimique et toxique.

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Enfin, le samedi 17 juin, il ne faudra pas manquer la présentation d'Aéromate sur l'Espace Social & Health. Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up spécialisée dans la culture d'herbes aromatiques en hydroponie sur les toits de Paris. Passée par l'incubateur IONIS 361, elle fait partie des lauréats de l'appel à projets Parisculteurs réalisé par la Ville de Paris en 2016.

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VivaTechnology
Les 15, 16 et 17 juin 2017, de 8 h à 19 h à Paris Expo Porte de Versailles
B20 / Espace Accelerate
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Plus d'informations sur le programme complet du stand IONIS Education Group @ VivaTechnology sur le site du Groupe IONIS

Des temps forts permettront également aux professionnels (grands comptes, startuppers, journalistes, influenceurs, Anciens...) de se retrouver sur le stand du Groupe IONIS pour découvrir ou en savoir plus sur plusieurs start-ups. Un espace networking aménagé pour l'occasion recevra des entrepreneurs qui pitcheront en quelques minutes leur projet. L'objectif de ces temps forts est de favoriser l'échange avec les personnes présentes et de réfléchir ensemble à demain.

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Concours Coup2Boost 2017 : quatre projets étudiants de Sup'Biotech sur le podium !

Fin avril, le concours Coup2boost organisait une grande finale afin de départager les meilleurs projets proposés par des équipes étudiantes issues de Grandes Écoles et d'universités à l'occasion de son édition 2017. Lors de cette journée, chaque équipe finaliste devait présenter son concept et tenter de séduire les jurys des entreprises partenaires de l'événement. Après délibérations, quatre projets portés par des étudiants de 2e et 5e années de Sup'Biotech ont réussi à se frayer un chemin jusqu'au podium !

retour_prix_podium_projets_innovants_supbiotech_coup2boost_etudiants_equipes_recherche_biotehcnologies_2017_01.jpgMed & Chill remporte l'adhésion de Dassault Systèmes
Composée de Clémence Astier, Raphaëlle Bourdenx, Laëtitia Breuil, Marina Chuon, Marie Cointault et Inès Le Breton (promo 2020), toutes étudiantes en 2e année, l'équipe de Med & Chill s'est hissée sur la première marche du podium dans la catégorie portée par Dassault Systèmes grâce à sa solution alternative pour le diabète. Elle n'est pas la seule équipe de Sup'Biotech à s'être distinguée auprès du célèbre éditeur de logiciels puisque Glut n'Test, l'équipe de Marianne Bourdet, Sofia Hervais, Laurine Le Gal, Valentine Perez, Axelle Redon et Mathilde Semin (promo 2020) a terminé à la 3e place pour son test du gluten innovant.

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Les équipes de Med & Chill et Glut n'Test

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Mange-Moi croque dans la médaille d'or
Du côté de la catégorie présidée par Réseau DEF, c'est l'idée de lutte contre la prolifération des déchets plastique du projet Mange-moi qui a su faire la différence afin de terminer sur la plus haute marche du podium. Une belle récompense pour l'équipe d'Adrien Auge, Anh-Thu Hua, Mary-Amélie Masson, Thibaud Métais, Flore Migeon et Julie Six (promo 2020). Quant au projet Tech' & Share de plateforme d'échange de biens mené par Caroline Bielawski, Cécile Doualle, Elodie Kernec et Patricia Lamy (promo 2017), il n'a pas démérité non plus en s'accaparant la troisième position de la catégorie animée par le groupe de conseil en ingénierie Abylsen.

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L'équipe de Mange-Moi...

retour_prix_podium_projets_innovants_supbiotech_coup2boost_etudiants_equipes_recherche_biotehcnologies_2017_06.jpg... et celle de Tech' & Share

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« Transition bioéconomique : Qui est concerné ? » : Sup'Biotech partenaire de la 1re édition du Forum BioRESP, le jeudi 1er juin 2017

Après le Festival Vivant organisé en septembre 2016, le volet français du programme européen Synenergene (dont Sup'Biotech est partenaire) continue de proposer des événements destinés à aborder et faire connaître les différentes facettes de la biologie de synthèse et de la bioéconomie. Ainsi, le jeudi 1er juin 2017 verra l'organisation de la toute première édition du Forum BioRESP à l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) d'AgroParisTech (Paris 15e). Le Forum BioRESP se veut une interface de dialogue multi acteurs et de rencontres pensée pour remettre le vivant au cœur de l'économie et forger une bioéconomie viable et souhaitable à travers la tenue de nombreux ateliers, conférences et tables rondes.

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Forum BioRESP
Le jeudi 1er juin de 14 h à 19 h à l'ENGREF
9 avenue du Maine
75015 Paris

Contact :
forum@bioresp.eu

Inscription (gratuite mais obligatoire) via le formulaire en ligne

Programme complet disponible sur la page dédiée

Plus d'informations sur le Forum BioRESP sur son site Internet

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À propos de BioRESP :
Porté par un Comité de pilotage constitué de 7 Collèges réunissant les pouvoirs publics, des chercheurs, des industriels, des représentants d'associations et citoyens, des représentants territoriaux, ainsi que des étudiants et start-upers, le processus BioRESP est financé par une Alliance d'opérateurs publics et privés (cotisants annuels), dont Sup'Biotech et la Maison des sciences de l'homme Paris-Saclay. Le Forum BioRESP organise quatre rencontres par an. L'alliance BioRESP mandate la société Anthropocène pour coordonner et organiser les séances BioRESP. Les deux chargés de mission sont Dorothée Browaeys et Pierre-Alain Schieb.

Sup'Biotech vous donne rendez-vous le jeudi 18 mai 2017 pour la première édition du Boston-Paris Biotechnology Summit

boston_paris_biotechnology_summit_evenement_mai_2017_partenariat_supbiotech_01.jpgConférence internationale d'échanges regroupant les principaux acteurs bostoniens et francophones de l'industrie des biotechnologies et de l'investissement, le Boston-Paris Biotechnology Summit organisera sa première édition à Paris, le jeudi 18 mai 2017 de 8 h à 19 h, à l'Institut Pasteur (15e arrondissement). Sup'Biotech et son association étudiante Science & Business Consult' sont partenaires de cet événement d'échanges Franco-Américain qui, lors de conférences et tables-rondes, rassemblera de nombreux acteurs des sciences du vivant, tels que Nanobiotix, Sofinnova Partners, Gecko Biomedical, France Biotech ou encore Ipsen.

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1ère édition du Boston-Paris Biotechnology Summit
jeudi 18 mai 2017 de 8 h à 19 h, au sein de l'Amphithéâtre historique Duclaux de l'Institut Pasteur
25-28, rue du Dr Roux
75015 Paris

Plus d'informations sur le site Internet de l'événement

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Biomim'Expo 2017 : Sup'Biotech et ses élèves sont prêts à relever le challenge du biomimétisme !

Déjà partenaire en 2016 du premier salon Biomim'Expo, le grand rendez-vous participatif et collectif du biomimétisme, Sup'Biotech renouvelle son engagement à l'occasion de la seconde édition de l'événement, prévue les jeudi 29 et vendredi 30 juin 2017 prochains sur le site du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios) à Senlis dans l'Oise.

annonce_evenement_biomim-expo_2017_ceebios_partenariat_supbiotech_challenge_Biominnovate_etudiants_projets_01.jpgCette année, des élèves de 3e et 4e années de l'école seront également impliqués à travers leur participation au challenge Biominnovate, un concours étudiant de projets bio-inspirés organisé par le Ceebios, la Ville de Senlis, NewCorp Conseil et Biomim'Expo. Répartis en quatre équipes (trois de 3e année, une de 4e année), ces élèves auront à cœur de proposer des concepts innovants associant biomimétisme et développement durable, comme ont pu le faire d'autres formations de Sup'Biotech par le passé à l'occasion de l'iGEM ou des challenges Boost my Op' et Coup2Boost.

Retrouvez prochainement une présentation des quatre projets « 100 % Sup'Biotech » engagés dans le challenge Biominnovate !

En attendant, découvrez les caractéristiques du challenge sur le site du Ceebios et suivez les dernières actualités du salon Biomim'Expo sur son site Internet, Facebook et Twitter.

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Concours Coup2boost : six projets étudiants de Sup'Biotech retenus pour la finale des entreprises partenaires !

Le concours Coup2boost vient de révéler les projets étudiants retenus pour la grande finale du 27 avril par les cinq entreprises partenaires de l'événement (à savoir Abylsen, Coca-Cola, Dassault Systèmes, Dentsu Aegis Network et Réseau DEF). Parmi les heureux finalistes se trouvent pas moins de six équipes composées d'élèves de Sup'Biotech : Bioplast'Oil, Glut n'Test, Mange-moi, Med & Chill, Tech' & Share et Touch'Tech ! Lors de la finale, chacune de ces équipes aura 5 minutes pour convaincre les jurés ! En attendant le jour J, vous pouvez encore soutenir vos 3 projets favoris en votant pour eux avant le 31 mars et permettre ainsi aux heureux lauréats de remporter le prix « Coup2Coeur » et à Sup'Biotech d'obtenir le prix « Coup2Pouce » !

projets_etudiants_finalistes_entreprises_coup2boost_supbiotech_innovation_2017_01.gifRetrouvez les projets finalistes « made in Sup'Biotech » :

Bioplast'Oil (sélectionné par Dassault Systèmes)
Pour faire face aux graves conséquences environnementales provoquées par les importantes quantités d'huile alimentaire rejetées chaque année dans les égouts, Bioplast'Oil vise une revalorisation de cette huile non traitée en bio plastique.

Glut n'Test (sélectionné par Dassault Systèmes)
De façon simple et rapide, le Glut n'Test permet de déterminer le taux de gluten de tous les aliments testés afin de faciliter le quotidien des personnes souffrant d'intolérance ou d'allergie.

Mange-moi (sélectionné par Réseau DEF)
Pour lutter contre la prolifération des déchets plastiques dans les océans, Mange-moi utilise un microcosme reproduisant une mini-chaîne alimentaire qui « mangerait » le plastique à une vitesse plus rapide que tous les procédés déjà existant (UV, sels de mer...).

Med & Chill (sélectionné par Dassault Systèmes)
Le diabète de type I contraint les personnes atteintes à surveiller continuellement leur glycémie par de micro-piqûres et à subir des piqûres d'insuline quotidiennes. Med & Chill propose une solution alternative via un implant sous-cutané délivrant automatiquement la dose d'insuline en fonction de la glycémie.

Tech' & Share (sélectionné par Abylsen)
Surfant sur la tendance de l'intermédiation (Airbnb, Uber...), Tech' & Share souhaite créer une plateforme facilitant le partage d'expertise et la location de matériel entre acteurs de l'innovation.

Touch'Tech (sélectionné par Abylsen)
En augmentant les prothèses actuelles avec un nouvel alliage de feuille de cuivre, un matériau souple, conducteur et très résistant, pour élaborer un tissu intelligent sensitif, Touch'Tech compte faire retrouver une sensitivité totale aux personnes handicapées.

Découvrez l'ensemble des projets de Sup'Biotech inscrits à Coup2Boost dans les deux articles dédiés : partie 1 et partie 2

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Quand Sup'Biotech s'intéresse aux innovations en cancérologie

Pour sa dernière conférence interprofessionnelle de l'année 2016-2017, Sup'Biotech avait choisi de réunir un panel d'experts pour aborder les dernières innovations en cancérologie et notamment les avancées de l'immunothérapie. Organisé en partenariat avec Cancer Campus et l'Institut Gustave-Roussy le mardi 21 mars sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS, cet événement n'a pas manqué d'attirer un grand nombre d'étudiants et de professionnels, intéressés par les enjeux économiques, industriels et sanitaires propres à cette thématique.

retour_conference_supbiotech_mars_2017_sante_innovations_cancerologie_immunotherapies_03.jpgAprès une intervention de Nouzha Mohellibi, Consultant & Business Developer à Cancer Campus, venue parler des spécificités du programme Onco-entrepreneur favorisant la création de start-ups innovantes en oncologie, la conférence s'est poursuivie avec trois témoignages successifs. Premier à se lancer, Dominique Blanchard, projet leader santé en immuno-oncologie au sein de 3i BioSciences, a profité de l'occasion pour faire un bref historique de la lutte contre le cancer, du 19e siècle à nos jours, en précisant que le combat restait d'actualité (« En 2017, on gagne seulement 2,7 mois de survie. ») Pour le professionnel, l'espoir est pourtant de mise grâce à une recherche désormais positionnée sur l'immuno-oncologie après avoir plébiscité les vaccinations anti-cancéreuses dans les années 90. « Depuis les années 2000, on travaille davantage sur l'immuno surveillance. On cherche à comprendre la tumeur dans sa complexité, en termes de cellules, d'historique... Les tumeurs échappant aux thérapies ciblées, les immune checkpoints permettent aujourd'hui de complétement revoir le traitement des cancers. On se dit alors que la force du système immunitaire est plutôt d'être souple, de s'adapter à la tumeur. Avec le traitement des immunothérapies, on arrive à une rémission à long terme chez une minorité de patients. Le challenge est là : il faut encore accentuer ces résultats. » De quoi être optimiste malgré tout en matière de survie, surtout qu'il reste encore de nombreuses innovations à imaginer, notamment au niveau de la prévention et de la détection. « Prenons le cancer du poumon par exemple. Détecté tôt, il permet 85 % de survie contre 3,5 % s'il est détecté plus tardivement ».

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Nouzha Mohellibi

retour_conference_supbiotech_mars_2017_sante_innovations_cancerologie_immunotherapies_02.jpgDominique Blanchard et la journaliste Anne Pezet, en charge de l'animation de cette conférence

« L'humain est capital »
PDG d'ElyssaMed, une entreprise développant un traitement d'immunothérapie destiné au cancer du poumon, Cédric Poigneau a livré quant à lui sa vision de l'entrepreneuriat au cœur de l'oncologie. Soutenu par l'Institut Gustave-Roussy, ElyssaMed profite pleinement de la confiance accordée par le premier centre d'oncologie en Europe concernant les patients traités. « Cela permet d'avoir un panel d'études permettant d'avoir des statistiques et, par conséquent, de l'innovation », juge Cédric Poigneau. Son entreprise a d'ailleurs été lancée en 1996 pour suivre un patient prénommé Michel. « Il s'était fait opéré pour une ablation d'un poumon cancéreux. Après cette opération, se jugeant trop maigre, il a refusé la chimiothérapie. Or, six mois après, nous nous sommes aperçus qu'il développait sa propre défense immunitaire tumorale contre le cancer. Il est devenu notre patient cobaye par la suite, pour essayer de comprendre les raisons de cette réaction jusque-là jamais vue à l'Institut. Décédé il y a deux ans d'un problème autre que le cancer, Michel a ainsi permis la découverte d'une vingtaine de mécanismes analysés via la bio-informatique pour cibler l'antigène et ensuite mimer cette réponse. »

Pour le PDG, créer une entreprise dans le monde de la santé revient davantage à un marathon qu'à un sprint. « Cela demande du temps, d'autant que les processus de développement pharmaceutique sont longs, avec de nombreuses embuches à éviter. Mais la persévérance a du bon : nous avons remporté le Prix de la Ville de Paris l'an dernier et sommes en pleine levée de fonds afin de pouvoir commencer des essais sur les patients dans 18 mois. » Pour Cédric Poigneau, se lancer dans une pareille aventure demande aussi d'avoir une bonne équipe. « L'humain est capital. Cela passe par une équipe multidisciplinaire de qualité, dotée de compétences multiples permettant de répondre à toutes les problématiques. Il faut pouvoir compter sur des acteurs du monde médical, des scientifiques, des spécialistes de la gestion financière et en stratégie de développement, des partenaires en dehors de votre propre cadre de recherche, etc. Il ne faut pas rester dans son coin et avoir peur de l'autre : c'est une fausse idée de croire que les investisseurs investissent dans un projet. Ils investissent d'abord dans des personnes. »

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Cédric Poigneau

Les biologistes au cœur de l'innovation
Bernard Courtieu est également PDG, mais de la société IntegraGen spécialisée dans le séquençage du génome des tumeurs et biomarqueurs. « Integragen a été créée en 2000, ce qui en fait une "vieille start-up". Jusqu'à présent, 100 % de notre chiffre d'affaires correspondait à notre activité de recherche en génomique pour transformer des échantillons en données. Désormais, suite à un partenariat avec le laboratoire Cerba, nous allons enfin pouvoir développer notre activité diagnostique, via des biomarqueurs spécifiques comme miRpredx, lancé cette année. » En plus de présenter son entreprise, le professionnel a choisi d'axer son intervention sur les opportunités offertes par la bio-informatique, discipline essentielle dans son activé. « Le développement des outils informatiques est capital car on peut générer plusieurs dizaines de giga-octets de données par patient ! Sans ces outils, impossible de fouiller dedans. Voilà pourquoi, depuis l'an 2000, nous sommes passés d'un à neuf employés en bio-informatique. » Parfois mis en concurrence avec Watson, l'intelligence artificielle d'IBM, IntegraGen ne partage pourtant pas la même vision. « Le but de Watson est de se substituer aux biologistes : je pense que c'est une erreur. On doit, au contraire, leur rendre la main, pour s'assurer que le patient et son médecin puissent prendre la décision ensemble. Les patients sont tous différents, n'ont pas les mêmes approches sur leur fin de vie. Un ordinateur ne peut pas prendre toutes les décisions. Le choix du médecin doit être compatible avec les objectifs de son patient. Et les outils informatiques doivent avant tout être faits par et pour les biologistes. »

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Bernard Courtieu

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Le prix des traitements en question
Après une pause permettant aux étudiants et professionnels d'échanger avec les invités de la conférence, cette dernière a continué avec une table-ronde réunissant Éric Baseilhac, directeur des affaires économiques & internationales et des affaires publiques France du LEEM, syndicat référent du milieu pharmaceutique, Julia Bonastre, économiste de la santé à l'Institut Gustave-Roussy où elle dirige une équipe du service de bio statistique, et Pascal Piedbois, directeur médical au sein du laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim. Ensemble, ils ont rappelé quelques précisions sur la lutte contre le cancer, comme le fait que le principal traitement du cancer de nos jours reste encore la chirurgie avec plus de 90 % des patients guéris, mais surtout débattu du coût de l'innovation en cancérologie, ce dernier faisant l'objet de plusieurs craintes de la part d'associations et de malades. « Si le débat émerge dans la société, c'est que l'on commence à se poser la question de la soutenabilité des dépenses, estimait Julia Bonastre. Entre le monde de la recherche et celui de la santé telle qu'elle est pratiquée, on ne retrouve pas les mêmes enjeux. L'innovation ne fait qu'augmenter les coûts de traitement alors que le grand public craint de ne plus pouvoir payer très cher cette même innovation. Cela dit, ces traitements chers voient tout de même leurs prix baisser dans le temps. » Un avis partagé par Pascal Piedbois : « Ce prix n'est pas non plus immuable. On prévoit une baisse de moitié dans les 10 ans. »

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Pascal Piedbois, Julia Bonastre et Éric Baseilhac

Pour le LEEM, la mise sur le tapis de la question du prix des traitements est loin d'être une mauvaise idée. « Je suis plutôt content de ce débat, annonçait Éric Baseilhac. Aujourd'hui, ce coût des traitements est de 3,7 milliards en France, soit seulement 2 % des coûts globaux supportés par l'assurance maladie ! Alors oui, c'est malgré tout un véritable sujet, car l'augmentation va continuer à s'accélérer, avec l'arrivée des vagues successives d'innovations thérapeutiques et la mise en place de combo thérapies. Mais il faut bien voir que derrière ces innovations, il y a une vraie évolution. C'est ce que l'on appelle la chronicisation : pour un cas sur deux, on est en train de transformer une maladie mortelle en maladie chronique. On "diabétise" en quelque sorte le traitement du cancer. »

retour_conference_supbiotech_mars_2017_sante_innovations_cancerologie_immunotherapies_10.jpgLe médicament, un Airbus de la santé
Si les dernières innovations sont responsables de ces coûts à la hausse, il convient tout de même de rappeler que ces prix ne sortent pas de nulle part. « Le prix d'un médicament, il faut le mettre en parallèle avec ce qui tourne autour et ne pas oublier que l'immense majorité des traitements utilisés chaque jour sont efficaces ou assez efficaces sans représenter des chiffres aussi hauts comme 100 000 euros le médicament, rappelait Pascal Piedbois. En France, le prix est extrêmement maitrisé. Quand il arrive sur le marché, son prix est au préalable discuté entre l'industriel et les autorités du marché. Il est mis en adéquation par rapport aux dépenses de R&D, à la marge de bénéfice demandée par l'industriel et les dépenses liées à la mise sur le marché. Sauf que ce calcul est plutôt illusoire : le prix de ces médicaments ne couvre pas la recherche d'hier, il finance surtout celle d'aujourd'hui et demain ! L'industrie pharma dépense une très grande partie de son CA en investissement R&D. » Pour Éric Baseilhac, il faut aussi éviter de comparer l'incomparable. « On ne peut pas fixer le prix d'un médicament comme celui d'une baguette de pain car il y a des dizaines d'années de R&D derrière. Le médicament est un objet tellement singulier que son juste prix ne peut être que le fruit d'une transaction entre tous les acteurs légitimes pour le négocier, de l'industrie au régulateur en passant par un nouvel acteur qui s'est invité autour de la table : la société. » En tant qu'économiste, Julia tenait à préciser une particularité importante : « La grosse différence entre le traitement et la baguette de pain, c'est que vous êtes assuré(e) pour. »

retour_conference_supbiotech_mars_2017_sante_innovations_cancerologie_immunotherapies_11.jpgDes axes d'amélioration étudiés
La conférence s'est ensuite terminée avec l'intervention du Grand Témoin de l'événement, en la personne de Catherine Pajarès y Sanchez, co-rapporteur du rapport « Prix et accès aux traitements médicamenteux innovants » du Conseil économique, social et environnemental (CESE) (disponible ici). « Nous avons travaillé sur ces questions car nous avons été très sensibles aux pétitions de médecin et de malades à ce sujet, conscients de cette peur de voir les malades être triés pour accéder à ces médicaments, comme ce fut le cas pour l'hépatite C lors de la mise en place d'un nouveau traitement en 2014. Nous avons donc auditionné le LEEM, des économistes de la santé, des médecins, des associations de malades ou encore Médecins du Monde pour réaliser ensuite des constats et émettre quelques préconisations très simples. Il faudrait plus de transparence dans la fixation des prix, en imaginant la présence de représentants des malades et des assurés sociaux dans les instances débattant de ces prix et les fixant. Il conviendrait également d'évaluer le service médical rendu par le médicament innovant, afin de savoir si ce prix est réellement pertinent. Pour cela, nous pouvons également penser à la mise en place d'indicateur thérapeutique unique pour les médicaments innovants, mais aussi associer les pharmaciens à ce suivi en vie réelle du médicament, hors des essais cliniques. D'autres solutions peuvent s'appliquer : développer des contrats à la performance, établir des études prospectives sur le coût réel via la Cour des Comptes ou France Stratégies, etc. Il faut surtout garder une question en tête : quelles sont nos priorités en matière d'accès aux soins ? »

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Catherine Pajarès y Sanchez

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