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Sup'Biotech intègre le conseil d'administration du think tank Adebiotech

Partenaire de longue date de Sup'Biotech et organisateur régulier de colloques rassemblant acteurs industriels et institutionnels du secteur des biotechnologies sur des sujets d'actualité (l'antiobiorésistance, les lipides du futur, les protéines et peptides, etc.), le think tank Adebiotech présentait justement l'édition 2017 de son Adebiotech Campus, le mercredi 25 janvier. En plus de proposer plusieurs conférences et de mettre en relation une centaine de professionnels, cet événement a permis à Manuel Gea, président du think tank, d'annoncer la candidature de Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech, au conseil d'administration de la structure, candidature qui a été acceptée.

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Vanessa Proux



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adebiotech_logo.jpgÀ propos d'Adebiotech :
L'association Adebiotech regroupe des experts industriels et académiques ainsi que des représentants des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Participer au développement d'une politique nationale en matière de biotechnologies, favoriser le dialogue entre le monde industriel, la recherche académique, les institutionnels et la société civile et contribuer à fédérer tous les acteurs des biotechnologies en France, tels sont ses objectifs.

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IONIS 361, l'incubateur inter-écoles du Groupe IONIS, recrute ses nouveaux entrepreneurs

IONIS 361, l'incubateur de start-ups du Groupe IONIS, lancera sa 3e saison au mois de mars pour permettre aux porteurs de projets innovants de bénéficier d'une période d'incubation de 6 à 18 mois accompagnée de nombreux services.

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Destiné à tous les entrepreneurs et porteurs de projet en phase d'amorçage (étudiants, Anciens des écoles du Groupe IONIS et autres), IONIS 361 offre ainsi un cadre de travail stimulant, via des locaux situés sur le Campus Créatif et Numérique de IONIS Education Group (Paris 11e), en plein cœur de la capitale. Au-delà de son emplacement, la structure permet également aux start-ups incubées de se développer grâce à un soutien logistique et technologique, un réseau puissant d'experts (CTO, Sales, VC, BA, Marketeurs, DA...) et d'entrepreneurs à succès (adikteev, digiSchool, Happn, Melty, Ysance...) formant un écosystème nourri de près de 80 partenaires et mentors, mais aussi différents programmes d'accompagnement sur-mesure et de nombreux événements (DemoDay, ateliers, conférences, hackathons...).

ouverture_candidatures_ionis-361_incubateur_etudiants_anciens_entrepreneurs_porteurs_projet_innovation_fevrier_2017_start-ups_ionis-education-group2.jpgVous êtes porteurs d'un projet innovant et souhaitez intégrer IONIS 361 à partir du mois de mars ? Rien de plus simple ! Il vous suffit de poster sur la page dédiée avant le dimanche 5 février 2017. Un jury réunissant écoles, investisseurs, experts techniques, entrepreneurs et entreprises partenaires examinera ensuite les candidatures. En cas d'admissibilité, les candidats seront ensuite invités à pitcher leur projet pour l'ultime sélection.

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IONIS 361, c'est :

  • 137 startupers et porteurs de projets accompagnésdepuis le lancement de l'incubateur en février 2016.
  • 53 recrutements au sein de ses 30 start-ups incubées
  • Plus de 3,5 millions d'euros de fonds levés ou en cours de levée en 10 mois
  • 60 mentors experts en gestion de projet technique, business développement, marketing,
    communication, recherche de financements...
  • 20 partenaires pédagogiques
  • 150 ateliers et événements

Sup'Biotech est partenaire de Labiotech Refresh, le jeudi 24 novembre 2016

Le jeudi 24 novembre 2016, Paris accueillera Labiotech Refresh, le grand rassemblement organisé par Labiotech.eu, le média de référence en matière de biotechnologies créé par deux Anciens de Sup'Biotech : Joachim Eeckhout et Philip Hemme (promo 2014). Partenaire de cet événement, l'école s'est entretenue avec Joachim pour savoir ce que réserve cette édition qui fait suite à la toute première proposée à Berlin en mai dernier.

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Philip Hemme et Joachim Eeckhout

Pourquoi avoir voulu organiser cette seconde édition à Paris et non pas à Berlin ?
Joachim Eeckhout : Comme Labiotech.eu a une vocation internationale, nos événements doivent aussi s'inscrire dans cette optique. Après Berlin, nous voulions donc explorer un autre écosystème. Or, Paris est l'un des plus actifs en Europe.

Qu'est-ce qui fait que Paris est aussi attractive dans le secteur des biotechnologies ?
Elle a tout ce qu'il faut pour un bon écosystème, avec des universités renommées, une industrie active - notamment en pharma - et beaucoup de start-ups en train d'émerger. Le tissu économique est là pour permettre à Paris et à la France d'être performantes.

Combien de personnes sont attendues à l'événement ?
Nous en attendons près de 250. La particularité de l'événement fait que les intervenants comme les visiteurs viennent de partout, d'Angleterre, d'Allemagne, de Suisse, etc.



À quoi faut-il s'attendre ?

Le principe de Refresh est de donner les dernières tendances et avancées de l'industrie des biotechnologies. Nous allons donc aborder diverses thématiques permettant aux participants de se « mettre à jour », avec des intervenants à la pointe dans leurs domaines respectifs. Le contenu promet donc d'être très intéressant. Cela dit, nous n'oublions pas non plus d'intégrer un peu de « fun », puisque nous allons proposer une « battle » de start-ups. Ce sera l'occasion de voir des start-ups émergentes se présenter devant des investisseurs.

Pour résumer, si on évolue dans l'univers des biotechnologies ou que l'on souhaite le découvrir, c'est le rendez-vous à ne pas manquer en cette fin d'année ?
Exactement !

Par contre, si on ne peut pas prendre part physiquement à l'évènement, est-ce qu'on pourra tout de même le suivre sur Internet ?
Oui. Un live sur Twitter est d'ores et déjà prévu. Nous posterons également heure par heure des articles relayant les moments forts de la conférence sur Labiotech.eu. Enfin, dans les semaines qui suivront l'événement, nous mettrons en ligne toutes les vidéos gratuitement sur notre site.


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Labiotech Refresh 2016
Le jeudi 24 novembre 2016, de 9 h à 22 h, à La Machine du Moulin Rouge
90 Boulevard de Clichy
75018 Paris

Accès :
Métro Ligne 2, station Blanche

Programme complet disponible ici

Retrouvez la liste des conférenciers sur la page dédiée

Billetterie disponible sur le site de Labiotech.eu

Vivez également la conférence sur le site de LaBiotech.eu, Facebook, LinkedIn et Twitter.

Où en est le biomimétisme français en 2016 ?

Pour sa grande conférence interprofessionnelle du mardi 15 novembre 2016, « Inscrire le biomimétisme dans les process R&D », Sup'Biotech avait réuni anciens, étudiants et professionnels pour découvrir les avis et expertises de différents acteurs liés à cette approche qui tend à réconcilier l'économie avec la nature et séduit grands groupes, universités, chercheurs et start-ups.

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La journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence, et Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech


Alain Renaudin, responsable de la communication du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios), « un hub du biomimetisme » à l'origine du salon Biomim'expo et qui se destine à fédérer ses acteurs français (« soit 130 laboratoires et 70 entreprises ») est à l'origine du salon Biomim'expo. Son but ? Rappeler à l'auditoire la définition de cette approche qui, bien que de plus en plus « tendance », avec « une multiplication par sept des publications scientifiques sur les quinze dernières années », ne date pas d'hier. « Le biomimétisme consiste à étudier la nature, à tous les niveaux et toutes les échelles, pour s'inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, afin d'optimiser, voire révolutionner nos actuels systèmes de production, d'organisation et de consommation. Son existence est ancienne. Si bien qu'on peut penser qu'elle a commencé avec les chasseurs-cueilleurs, qui ont fait évoluer leurs pratiques en observant leur environnement. »

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Alain Renaudin

De Léonard de Vinci à Airbus
Toutefois, pas besoin de remonter aussi loin pour obtenir un exemple connu de tous. « On peut aussi se souvenir de Léonard de Vinci et de ses dessins aéronautiques, bien souvent inspirés du vivant. Cette association continue encore aujourd'hui. Ainsi, depuis 20 ans, Airbus et Boeing s'inspirent des animaux pour développer leurs appareils. D'ailleurs, le site Internet d'Airbus propose une page dédiée expliquant comment les caractéristiques physiques, biologiques et comportementales de différentes espèces peuvent permettre de repenser les ailes, réduire les nuisances sonores ou encore créer de nouveaux matériaux. » Reste que, malgré l'intérêt grandissant des industriels pour cette approche, l'intégrer au process R&D n'est pas si simple. « Il faut sortir des silos, penser "out of the box", déformer les schémas de pensée, oser collaborer et remettre en cause des business models installés, amortis... On passe alors de l'approche anatomique - la description du comment - à une approche fonctionnelle - l'analyse du pourquoi. »


Le représentant du Ceebios insiste également sur l'humilité qu'implique le biomimétisme. « La nature, c'est 3,8 milliards de R&D, d'optimisation, d'adaptation. À côté d'elle, l'Homme n'est qu'une poussière sur le plan géologique : l'Homo sapiens n'a que 200 000 ans, le citoyen-consommateur de l'ère industrielle uniquement 150 ans. » À ce titre, Alain Renaudin estime que la bio-inspiration est synonyme d'espoir face à la crise écologique qui nous guette, faisant de ce besoin urgent de changer nos habitudes tout sauf une contrainte. « C'est une opportunité gigantesque d'optimisation. L'enjeu n'est pas de protéger la planète, qui survivra très bien, mais l'espèce humaine. C'est le passage de l'ère de l'holocène à l'anthropocène : on affirme que la nature et l'homme sont liés et possèdent un destin commun. » Cette question du respect du vivant est d'ailleurs présente dans de nombreuses recherches et ce depuis parfois plusieurs années. « Quand le chimiste Jacques Livage parle de chimie douce dans un article du journal Le Monde en 1977, il aborde sans le nommer le développement durable. Il ne faut bien sûr pas oublier l'influence de la chercheuse américaine Janine Benyus, créatrice du Biomimicry Institute et grande personnalité du biomimétisme. »


Bientôt des maisons bio-inspirées
Olivier Allard, le deuxième intervenant, connaît bien le travail de Janine Benuys. Et pour cause, cet enseignant à l'ESIEE-Paris confie s'être passionné pour le biomimétisme après la lecture d'un ouvrage de la chercheuse, en 2010. « Je crois que cela apporte une autre manière de penser, de produire. Une manière qui fait sens. Quand on observe la nature, on se rend compte à quel point elle est élégante, à quel point ses designs sont raffinés, sophistiqués. La Terre est un formidable labo de R&D qui fourmille d'inventions que la nature se charge ensuite de trier. Notre challenge consiste simplement à reconcevoir la présence de l'homme sur cette planète. » Adepte de la célèbre maxime de Benuys, « we need to do more than just learn form nature : we need to design as nature » (« Nous devons aussi concevoir comme la nature, pas juste s'en inspirer »), Olivier Allard ne manque pas l'occasion de repérer les projets innovants cherchant plus à apprendre du monde naturel qu'à en extraire des éléments. « Les exemples sont nombreux, dans tous les secteurs. Dans le domaine des matériaux, l'entreprise Calera s'inspire du corail pour fabriquer du ciment en capturant du CO2. Dans le domaine de l'énergie, une équipe a généré un réseau d'éoliennes verticales, permettant d'obtenir 10 fois plus de puissance au mètre carré, fonctionnant selon n'importe quelle direction du vent et nécessitant moins de matière pour sa construction. L'entreprise EEL Energy propose une hydrolienne s'inspirant de la nage des poissons. Les habitations sont aussi concernées : XTU, l'un des rares cabinets d'architectes faisant de la R&D, était ainsi présent lors de l'exposition universelle de Milan pour présenter SymBio2, qui propose de cultiver des micro-algues en façade de bâtiment. »


L'abondance de projets prouve bien que le meilleur reste à venir, à condition que les barrières tombent. « Il faut décloisonner la biologie, que les biologistes la rendent accessible, pour que des architectes, ingénieurs ou encore des entrepreneurs vivent eux-aussi cette révélation. Il faut une pierre de Rosette, pour faire le lien entre la biologie et l'innovateur, une sorte de Google de la bio inspiration. On a donc besoin d'outils, de base de supports, de systèmes d'information sur la bio-inspiration, pour passer du hasard heureux à une méthodologie efficace et structurée. »

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Olivier Allard

Quand la recherche fait mouche
Des collaborations prometteuses entre différents profils existent déjà, y compris dans la recherche. C'est le cas du Projet CurvACE, un œil souple inspiré de celui de la mouche, composé de 42 colonnes, dotées chacune de 15 petits yeux, pour un champ visuel de 180 degrés (60 degrés en vertical). Ce projet réunit des roboticiens, des ingénieurs, des biologiques ou encore des électroniciens de différents pays européens. Parmi eux se trouve Stéphane Viollet de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS / Aix-Marseille Université). Un chercheur modeste qui, n'ayant pas « la prétention de répondre à la question "Qu'est-ce que la vie ?" », préfère se demander ce que le vivant peut apporter. « Notre approche est biorobotique. On s'inspire des réflexes sensori-moteurs de la mouche et de ses traitements neuronaux pour créer des robots autonomes et des capteurs visuels, repenser la navigation, etc. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir été inspirés par la mouche ! Ce petit insecte est régulièrement à l'origine de technologies majeurs. »

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Stéphane Viollet

Les lentilles GRIN présentes aujourd'hui dans les lecteurs DVD et Blu-Ray ainsi que les endoscopes ? Pensés grâce à l'œil de la mouche et celui papillon de nuit, capable de concentrer les rayons lumineux. Les gyromètres actuels, présents dans tous les smartphones ? Inspirés de l'évolution des ailes de la mouche (devenue diptère, elle a perdu une paire en conservant un petit bout d'aile lui servant de gyromètre, via un système vibrant). L'insecte artificiel du Groupe Robert Wood à Harvard ? Il provient du décollage par mouvement horizontal (comme un rameur) de la mouche une nouvelle fois et sa façon de voler via trois axes de rotation.



L'industrie pétrochimique pas en reste
Fondateur d'Elbe Petro, Laurent Bédel a lui trouvé l'inspiration en observant non pas un insecte mais un marais. Fin connaisseur de l'industrie pétrolière par ses activités passées, l'entrepreneur avait d'abord identifié un problème redondant : la perte de fluides induite par l'évaporation. « Le vent, la température et la tension de vapeur sont des paramètres impossibles à contrôler, étant donné que l'on ne peut pas changer la thermodynamique ni la nature des liquides. La solution conventionnelle à cette évaporation par les industriels induisait jusqu'ici l'utilisation d'un IRF (écran flottant interne), soit une cuve de stockage. Une solution certes efficace, mais pas à 100 %, d'autant qu'elle comporte énormément de contraintes. Pour sa mise en place, l'industriel doit par exemple faire appel à un soudeur qualifié pour 200 h de soudure effective - une durée et un coût important, sachant qu'un soudeur qualifié est cher et qu'un temps de soudure ne peut dépasser une heure par jour selon la réglementation en vigueur... Nous nous sommes alors demandé comment la nature pouvait éviter l'évaporation quand elle avait besoin de le faire. D'où l'idée de s'inspirer du marais. »

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Laurent Bédel

En couvrant la surface d'un marais, les lentilles d'eau évitent la mise à sec en saison chaude de ce dernier. Leurs caractéristiques leur permettent également de s'adapter à tous les formats de marais et de retourner seules à leur position initiale juste après le passage d'une barque. Voici comme la Gamme Eris d'Elbe Petro est née. « Nos lentilles "bodybuildées/ hypertrophiées" font 220 mm de diamètres et composent un écran de flotteurs indépendants. Ces flotteurs collaboratifs optimisent le taux de couverture, avec un système auto-positionnable. Pour l'industriel, cela ne nécessite pas d'assemblage donc de soudeur, ni de maintenance. » Un concept qui a valu à l'entreprise le 1er prix de l'innovation des industries pétrolières et qui se décline aujourd'hui en trois branches : « petro » (carburants, aromatiques, solvants) / « chem » (acides, bases) et « food » (liquides alimentaires, comme l'alcool).



Une table-ronde 100 % innovante
En seconde partie de conférence, une table-ronde était proposée au public. Étaient présents Jasmine Rivolier et Sylvie Sesé du cabinet de conseil aux entreprises Hopynity, Pierre-Emmanuel Fayemi, consultant au sein du cabinet Active Innovation Management, le designer Guillian Graves et Thierry Fradetal, Project Manager et associé de GreenEver. Chacun d'entre eux conçoit le biomimétisme comme une réelle plus-value dans les process R&D et même au-delà.

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De gauche à droite : Sylvie Sesé, Pierre-Emmanuel Fayemi, Guillian Graves, Thierry Fradetal, Jasmine Rivolier et Anne Pezet


Spécialisé sur la question du développement durable, le cabinet Hopynity est ainsi persuadé que l'innovation positive est un virage que les entreprises ne doivent pas manquer, un peu à la manière de celui de la transformation numérique. « Cette nouvelle façon de concevoir l'innovation est déjà en route et peut avoir des impacts positifs environnementaux et sociaux, explique Jasmine Rivolier. Elle pose de nouveaux défis aux équipes de R&D, liés à plus de collaborations, à l'expérimentation de nouveaux outils et à l'intégration des nouveaux enjeux en amont. » Pour accompagner leurs clients dans ce changement, Hopynity mise avant tout sur la participation proactive. « Nous proposons notamment des séances de créativité, pour générer des idées, avec des ateliers permettant de jouer avec les principes du vivant par exemple, détaille Sylvie Sesé. On a l'habitude de travailler sur des transpositions analogiques. Faire cela dans la nature, c'est une évidence. »

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Le design également concerné
Du côté de Guillian Graves, le biomimétisme s'inscrit dans la logique de sa vocation professionnelle. « Le métier de designer consiste à résoudre les problèmes en mettant l'humain au cœur de la démarche. Je travaille aujourd'hui auprès de start-ups, grands groupes et centres de recherche sur les projets de bio-inspirations pour intégrer des espèces ou s'en inspirer, voire associer des inspirations d'espèces différentes. Pour cela, je travaille conjointement avec un bio-ingénieur ; cela transforme l'apprentissage du design, de l'ingénierie, de notre façon de communiquer. »

Chez GreenEver, une société d'ingénierie en optimisation énergétique installée au Ceebios, cette approche représente avant tout un socle sur lequel grandir. « Nous souhaitons développer une solution de production d'hydrogène en couplant algues et bactéries dans des bioréacteurs, précise Thierry Fradetal. Le projet est actuellement en phase de recherche. Le but ? Concurrencer les électrolyseurs alcalins actuels. » Quant à Pierre-Emmanuel Fayemi, il a carrément fait du biomimétisme sa réflexion depuis plusieurs années. « J'ai un cursus particulier, puisque j'ai commencé à étudier dans la biologie moléculaire avant de me tourner vers une école d'ingénieurs en management de l'innovation. Cela m'a amené à développer une thèse portant justement sur la mise en œuvre de la bio-inspiration dans les process R&D. En pratique, j'aborde également cette approche idéologique en tant que consultant et touche à énormément de domaines/secteurs différents. »

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Tous unis pour le changement ?
Questionnés sur ce qui manque à la France pour accélérer encore davantage l'intérêt croissant du biomimétisme, les invités se rejoignent souvent sur de nombreux points, notamment le décloisonnement. « Il faut accentuer l'interdisciplinarité », analyse Pierre-Emnnauel Fayemi. « Un biologiste ne peut pas développer tout, tout seul », ajoute Thierry Fradetal. Guillian Graves acquiesce et pointe du doigt l'importance des lieux de rencontre, encore trop peu présents pour permettre un véritable essor. « Un designer travaille dans un studio, le physicien dans son labo, le biologiste dans un autre labo... Il faut concevoir le laboratoire de demain, un lieu commun pouvant accueillir ces cultures différentes. Heureusement, les centres de recherche commencent tout de même à essayer des choses en la matière. » Cela permettra aussi d'améliorer les outils disponibles. « La question de l'outil est importante car il s'agit d'un véritable manquement méthodologique, note Pierre-Emmanuel Fayeti. Aujourd'hui, on dénombre près de 50 outils pouvant être impliqués dans un projet biomimétique : ils sont soit existants à la base, soit créés spécifiquement pour tel ou tel projet. Le problème, c'est qu'ils sont souvent loin d'être homogènes ni créés conjointement par des gens issus de différents domaines. »

Si l'ouverture d'esprit des professionnels, via la création d'outils et de lieux d'échanges spécifiques, peut changer la donne, cela ne suffit pas cependant : il faut également s'attaquer à d'autres chantiers. « Il est nécessaire de parler du biomimétisme, juge Jasmine Rovlier. Plus les médias l'aborderont, à travers des succès notables par exemple, plus de personnes seront attirées et se montreront volontaires pour renouveler les process. » Autre problématique : celle du réseau. Si l'on veut que le nombre de représentants de cette approche augmente, il faut d'abord réunir les acteurs actuels, comme souhaite le faire le Ceebios. « L'Allemagne est, à ce titre, un bon exemple à suivre : le pays a très tôt pensé à se structurer, créer un réseau et établir une feuille de route », affirme Pierre-Emmanuel Fayemi. Vient ensuite la délicate question du dialecte. « Il faut évidemment une harmonisation du langage pour une meilleure compréhension, signale Guillian Graves. Avec mon collègue bio-ingénieur, nous avons d'ailleurs créé un véritable lexique commun pour comprendre ce que tel mot signifie pour l'autre. » Mais il n'y a pas que les champs lexicaux à confronter : il y a aussi les délais de travail. « Les laps de temps et les rythmes sont aussi différents, juge Sylvie Sesé. Il faut essayer de concilier les deux. »

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L'espoir de la jeunesse
Dernier chapitre délicat, celui de la formation des générations futures. Si certaines écoles comme Sup'Biotech permettent aux étudiants de s'y plonger, l'enseignement « biomimétisme compatible » n'est pas encore totalement intégré dans le système éducatif français. « C'est en train de changer : de nombreuses coopérations interviennent dans le cursus des étudiants et des diplômes se créent même sur ces thématiques », assure Guillian Graves. Ce dernier est bien placé pour le savoir puisqu'il enseigne « le biomimétisme dans l'approche de l'écoconception ainsi que la découverte de nouveaux matériaux/nouvelles matières » et supporte « l'iGEM » à l'ENSCI - Les Ateliers.

Après cette table-ronde venait le moment de la conclusion de l'événement, confié à Jacky Vandeputte, coordinateur projets R&D et chef de projets biomolécules - chimie du végétal au sein du Pôle Industries & Agro-Ressources (IAR). « Je constate une belle dynamique d'innovation, mais il manque encore une feuille de route de la part de l'État français. Il faut promouvoir la démarche et établir un annuaire permettant de référencer les outils, les compétences, les chercheurs, les MOOC, les Fab-Lab, etc. Mais au-delà de ça, je crois vraiment que nous pourrons réussir à impulser le biomimétisme auprès des entreprises et industriels à travers la jeunesse. C'est déjà le cas, comme avec l'exemple du concours Boost my Op' (voir encadré), mais cela doit encore se poursuivre. De toute façon, le changement intervient toujours ainsi. Par exemple, je me souviens des débuts de la gestion de la qualité qui, au départ, ne parlait pas du tout aux directions d'entreprises. Aujourd'hui, si ce domaine est devenu incontournable, c'est grâce aux nouveaux arrivants, aux nouvelles générations, qui lui ont permis de s'intégrer, de prendre forme. » L'occasion d'adresser un dernier message aux étudiants présents dans la salle : « C'est à vous de créer l'avenir ! »

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Jacky Vandeputte



Les étudiants de Sup'Biotech sont également bio-inspirés !
Lors de cette conférence, trois équipes étudiantes ont dévoilé les projets de biomimétisme qu'elles ont imaginés à l'occasion du challenge Boost my Op' lancé par Air Liquide et Total, dont le but est d'imaginer l'opérateur du futur. Ces projets, orientés sur la thématique « Sécurité » (les deux autres thématiques proposées étaient « Performance » « Efficacité industrielle »), se voulaient particulièrement imaginatifs. Au programme : un tissu à la fois inspiré du tardigrade et des orchidées permettant d'absorber l'eau présente dans l'air pour analyser sa composition ; un casque de chantier rétractable et pliable comme un tatou, mais aussi mieux pensé quant à son acoustique (via des matériaux inspirés de la structure interne des coquillages) ; des gants intelligents se basant sur le mode de communication des lucioles, avec des signaux distincts pouvant être envoyés via les extrémités de chaque doigt de la main. Prometteurs et amenés à se développer les prochains mois, ces projets n'ont pourtant pas été retenus pour la seconde phase du challenge, contrairement à ceux de deux autres équipes de Sup'Biotech qui n'ont pas pu les présenter pour des raisons de confidentialité. Une belle performance car elles ont réussi à se frayer un chemin parmi les quelques 140 projets déposés !

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Olivier Girinsky, chargé de Projets & Innovation au sein de Sup'Biotech

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La start-up Aéromate de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), lauréate de l'appel à projets Parisculteurs

Vous vous souvenez d'Aéromate, la jeune start-up de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014) incubée par IONIS 361 ? En lice pour l'appel à projets Parisculteurs lancé par la Ville de Paris dans la catégorie « agriculture urbaine », elle fait désormais partie des heureux lauréats et s'est ainsi vue attribuer trois toits à cultiver dans la capitale. Vous pouvez dès à présent découvrir les projets d'Aéromate concernant la Ferme de la Bourse (Paris 2e), la Ferme Duperré (Paris 3e) et la Ferme Lachambeaudie (Paris 12e) !

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Louise et Michel, deux agriculteurs urbains heureux !

En tout, la start-up de ces deux Anciens de Sup'Biotech a prévu de cultiver des herbes aromatiques, mais aussi des fruits et légumes, sur l'ensemble de ces trois sites représentant 1 210 m² de terrains cultivables intra-muros. Ces récoltes seront aussi bien destinées aux professionnels qu'aux particuliers (via un système de paniers). Cette initiative agricole s'inscrit dans une économie circulaire pour promouvoir les circuits courts et de proximité.

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Un aperçu des projets prévus par Aéromate

« Nous sommes ravis d'être un acteur de cette belle aventure qui consiste à végétaliser Paris, précise Louise. Nous avons hâte de pouvoir montrer l'évolution de ces surfaces et nous tenons à remercier les Parisculteurs, tous nos partenaires, Justine Dillman à qui l'on doit les visuels de nos projets ainsi que tous ceux qui nous suivent et soutiennent depuis le début, sans oublier Villette Emploi Service, Les Sourciers, Sup'Biotech et IONIS 361 ! »

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Participez à la grande conférence de Sup'Biotech sur la place du biomimétisme dans la R&D, le mardi 15 novembre 2016

Le biomimétisme a le vent en poupe. En effet, cette approche consistant à s'inspirer du vivant pour développer de nouveaux produits séduit de plus en plus les industriels, bien décidés à l'intégrer dans leur process R&D pour innover de façon durable. Pour aborder ce sujet d'actualité, Sup'Biotech vous invite à sa grande conférence interprofessionnelle, le mardi 15 novembre 2016, de 9 h à 12 h 30, sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre. Logiquement nommé « Inscrire le biomimétisme dans les process de R&D ! », cet événement rassemblera de nombreux professionnels du monde des biotechnologies et sera l'occasion de découvrir plusieurs projets bio-inspirés, tels qu'un œil artificiel créé à partir de celui de la mouche ou encore des flotteurs mimant les lentilles d'eau pour réduire l'évaporation des produits chimiques.

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Sup'Biotech présente la conférence « Inscrire le biomimétisme dans les process de R&D ! »

Le mardi 15 novembre 2016, de 9 h à 12 h 30, sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre
95, avenue Parmentier
75011 PARIS

Accès :
Métro Ligne 3, arrêt Parmentier

Contact :
Agathe Brajou, responsable des admissions et de la communication via agathe.brajou@supbiotech.fr

Inscription (dans la limite des places disponibles) via le formulaire disponible sur la page dédiée

Découvrez le programme complet de l'événement

Participez à cette conférence sur Twitter avec le hashtag #ConfSupBiotech


En 2015, Sup'Biotech organisait déjà une grande conférence dédiée au biomimétisme.
Pour lire l'article qui lui avait été consacré, cliquez ici.

SB Career Day 2016 : près d'une trentaine d'entreprises venues à la rencontre des étudiants de Sup'Biotech

Pour son édition 2016, le Sup'Biotech Career Day investissait à nouveau l'enceinte du Villejuif BioPark pour permettre aux étudiants et diplômés de l'école de rencontrer une trentaine d'entreprises et trouver un stage, un premier emploi ou tout simplement parfaire leur réseau professionnel. Petite nouveauté cette année : ils pouvaient également assister à deux conférences spéciales rassemblant différents acteurs du secteur des biotechnologies. Représentants de start-ups, PME, grands groupes ou de la recherche étaient ainsi réunis pour aborder les nouveaux enjeux liés à l'agroalimentaire et l'environnement ainsi que la santé et la cosmétique. Retour en images sur la 4e édition de ce Forum Entreprises riche en enseignements

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Les intervenants de la conférence santé/cosmétique
De gauche à droite : Ludovic Barthalot (AL'S BOM, Sup'Biotech promo 2016), Ludivine Guérineau (Anova-Plus, Sup'Biotech promo 2015), Armelle Boulanger (Biospringer), Aude Guo (InnovaFeed), Guillaume Jolly (‎Pôle de compétitivité Industries & Agro-Ressources - IAR), Angélique Chanal (Total), Nadine Charni-Ben Tabassi (Veolia Environnement)


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Ils ont participé au SB Career Day 2016 :
AISA Therapeutics, Anova Plus, l'Apec, AL'S BOM, Association Technion France, BioAster, Biospringer, Crescentia Consulting, Enalees, Fluigent, Glowee, InnovaFeed, Kelly Scientifique, Keyrus Biopharma, LFB Biotechnologies, LJ Communication, Nolam Embedded Systems, Novartis, Pharma Biot'Expert, Pôle IAR, SBConsult, Stilla Technologies, Takara BioEurope, Technion France, Thermo Fisher Scientific, Total, Universal Medica, Veolia et VitalAire.

Découvrez le IONIS Mag #33

Le 33e IONIS Mag vient de sortir.

Au sommaire de ce nouveau numéro :

Découvrez Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014)

Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up francilienne spécialisée dans l'agriculture urbaine qui souhaite verdir les toits de Paris. Un beau projet que nous détaille Louise, une entrepreneure qui, malgré son regard tourné vers le ciel, garde les pieds bien ancrés sur terre.

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Quels sont vos rôles respectifs au sein d'Aéromate ?
Nous sommes tous les deux cofondateurs et travaillons à temps plein sur son développement : Michel occupe le poste de directeur général et je suis la directrice de la production.

Quand est-ce qu'est née l'idée de la start-up ?
L'histoire d'Aéromate a commencé lors des prémices de la COP21. Missionné par une entreprise américaine fabricante de système hydroponique, Michel a rencontré plusieurs élus à la mairie de Paris pour exposer la méthode de culture lors de l'évènement. C'est au cours de ces discussions que Michel a fait le rapprochement entre le potentiel des espaces inexploités à Paris et l'utilisation des systèmes hydroponiques. C'est ainsi qu'en septembre 2015, il lance le projet Aéromate et me contacte pour savoir si cela m'intéressait de le rejoindre dans cette aventure. Il faut savoir que nous nous connaissions déjà très bien grâce à Sup'Biotech. Sachant qu'après l'école, j'étais partie travailler dans le domaine des boissons biologiques, Michel m'a aussi contacté pour que je puisse apporter mon savoir-faire sur la production, la qualité et la R&D. Pour le coup, lui a plutôt un regard d'entrepreneur, axé sur le développement de société.

Vous aviez déjà mené des projets communs lors de vos études à Sup'Biotech ?
Exactement. Avec que Michel ne choisisse de faire une année de césure afin de visiter l'Australie et d'améliorer son anglais, nous faisions partie de la même promotion ! Du coup, nous avons eu plus d'une fois l'occasion de réaliser des projets autour des biotechnologies. Nous savions que nous pouvions bien travailler ensemble.

Pourquoi avoir fait le choix de l'entrepreneuriat ?
Il y a bien sûr l'envie d'être son propre patron, mais pas seulement. Comme nous adorons les plantes et sommes tous les deux écolos, nous avions aussi réellement l'envie de développer à notre sauce l'écologie à Paris. Enfin, Michel et moi sommes sensibles à tout ce qui touche à l'agroalimentaire et aimons manger de bons produits. Or, il est toujours délicat de mettre la main sur ces fameux bons produits dans une ville comme Paris. En les produisant sur place, nous pensons que les consommateurs y auront plus facilement accès.

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Louise et Michel, deux agriculteurs urbains

Vous avez commencé à travailler sur le projet depuis septembre 2015. Comment évolue-t-il ?
Il évolue très bien puisque nous avons déjà lancé une production sur un toit du 11e arrondissement et pouvons proposer une soixantaine de variétés disponibles selon la saison. Nous cultivons donc en hydroponie, c'est-à-dire en faisant pousser nos produits dans une solution composée d'eau et de nutriments qui nourrit les plantes directement à la racine. Cela nous permet d'avoir une très bonne productivité, avec une croissance cinq fois plus rapide qu'en terre, et d'être écologique en économisant 90% d'eau par rapport à une culture en terre. Aussi, nos produits sont très savoureux grâce au bon dosage des nutriments. Les retours des personnes ayant goûté nos premières productions sont d'ailleurs très positifs et nous poussent à continuer.
En parallèle de ça, nous avons développé deux offres. La première consiste à vendre directement les récoltes aux commerçants - principalement les restaurateurs - se situant dans le quartier du toit utilisé. La seconde concerne les entreprises : nous leur proposons de mettre en place des potagers sur leur toit à destination de leurs employés. Dans les deux cas, nous commençons à avoir des clients. C'est bon signe pour la suite.

Comment Aéromate trouve-t-elle ses toits ?
On les cherche assidument ! Pour cela, nous avons plusieurs solutions. Tout d'abord, il y a l'appel à projets Les Parisculteurs auquel nous avons participé. Anne Hidalgo souhaitant végétaliser 100 hectares d'ici 2020, la ville de Paris a proposé 47 sites en ce sens et nous avons postulé pour quatre d'entre eux. Nous saurons en novembre la décision finale. Ensuite, nous sommes également partenaires avec une personne rattachée au Grand Paris qui nous aide à trouver d'autres toits susceptibles d'accueillir nos potagers. Enfin, nous participons à de multiples concours dans ce sens, comme le Matching UP de Bouygues Construction pour inventer les bureaux du futur.

Est-ce que la pollution de l'air peut impacter vos récoltes ?
Nous avons fait des analyses et il s'avère qu'on ne retrouve aucune trace de pollution dans nos plantes. Cela s'explique par l'hydroponie : les plantes sont nourries directement par de l'eau propre et pure, sans risque de pollution. Dans le cas d'une culture plus classique, c'est plus délicat car des dépôts de pollution peuvent entrer en contact avec la terre et être ensuite absorbés par les plantes. De plus, AgroParisTech a mené des études sur le sujet à Paris et les résultats montrent que les polluants sont surtout les métaux lourds qui restent cantonnés dans les premiers mètres au niveau du sol. Au-delà de 3 mètres, le taux devient plus faible, d'autant plus sur un toit.

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Avez-vous pensé proposer par la suite vos services à des copropriétés, voire des résidences étudiantes, afin que ces dernières puissent s'autoalimenter en fruits, légumes et plantes aromatiques ?
Ce n'est pas encore d'actualité car, comme nous sommes seulement deux, nous avons déjà fort à faire avec deux offres à gérer. Notre premier objectif est de réussir cela. Après, si nous pouvons développer nos effectifs et nos offres dans le futur, pourquoi ne pas élargir le marché. Par ailleurs, nous avons déjà rencontré La Ruche qui dit Oui ! pour éventuellement créer une « ruche » sur leur site et permettre aux futurs consommateurs d'aller chercher directement leurs produits sur les toits. Nous réfléchissons aussi à la possibilité de nous rapprocher d'une AMAP, à transformer nos produits en jus, etc. Tous ces sujets seront abordés plus tard, quand la société sera stable financièrement.

Revenons-en à l'hydroponie. Est-ce que cette technique empêche la production de certains produits ?
Oui. Si certaines choses sont très simples à faire pousser dans l'eau, comme les choux, le basilic, les tomates ou encore les melons, d'autres nécessitent une technologie plus poussée. Je pense notamment à tous les légumes dits racinaires : les carottes, navets, betteraves, etc. Ces légumes ne font donc, pour l'instant, pas partie de la soixantaine de produits que nous proposons et dans laquelle on retrouve des légumes, mais aussi beaucoup de plantes aromatiques. Nous en avons des « classiques » - basilic, thym, romarin... - et des plus « rares », comme la menthe chocolat ou la Mertensia Maritima, une herbe exceptionnelle au goût d'huître. Et si, cet été, nous avons cultivé des poivrons, tomates et aubergines, nous ferons plus de choux et de produits de saison pour cet hiver.

Combien de toits espérez-vous obtenir ?
En comptant éventuellement le toit de 600 m² de l'appel à projets, on espère avoir deux ou trois autres toits supplémentaires d'ici l'année prochaine. Cela nous permettra ensuite d'affiner notre logistique et de rendre plus autonome nos toits en faisant appel à de la main d'œuvre pour la récolte et la distribution. C'est simple : notre objectif est de conquérir Paris !

En plus de ces beaux projets, Aéromate vient également d'intégrer la 2e saison de IONIS 361, l'incubateur national et multi-écoles du Groupe IONIS.
Nous sommes effectivement chez eux depuis ce mois de septembre et ça se passe très bien. Les équipes de IONIS 361 nous apportent leur aide pour tout ce qui est juridique, comptabilité, etc. Grâce à leurs conseils, nous allons officiellement créer la société d'ici la fin du mois. Le fait de rejoindre cet incubateur nous semblait logique car, en plus d'appartenir au même groupe que Sup'Biotech, il est doté de belles terrasses à exploiter pour nos légumes !
Nous gardons aussi contact avec notre ancienne école via les Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP). Pierre Ougen, le responsable des SBIP, nous a mis en contact avec une élève de 5e année, Constance Moisy-Meilhac (promo 2017), qui nous a été d'une aide précieuse pour le développement de l'appel à projet des Parisculteurs. Aussi, nous allons mettre en place un partenariat de recherche et de développement avec Vanessa Proux, la directrice générale de l'école. Nous les remercions tous pour leur aide précieuse dans cette aventure entrepreneuriale !

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Un nouveau prix pour CeleScreen, la start-up de Camille Hetez (Sup'Biotech promo 2014)

Déjà lauréate du Concours Genopole 2015 et du prix Jeune Ingénieur Créateur, Camille Hetez (Sup'Biotech promo 2014) vient de prouver une nouvelle fois que sa start-up CeleScreen fait partie des jeunes entreprises biotechnologiques à suivre de près. Comment ? En remportant une nouvelle distinction lors de l'édition 2016 du iLAB, le concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes organisé par le ministère en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en partenariat avec Bpifrance. Bravo à elle !

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