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Une équipe 100 % Sup'Biotech brille lors du challenge étudiant Boost my Op' organisé par Air Liquide et Total

Avec leur projet bio-inspiré Kamano, Kahina Aomar et Maryline Williams (Sup'Biotech promo 2019), deux étudiantes de 3e année, associées à Monika Wiśniewska et Bhavneet Singh, deux étudiants Internationaux de l'école, ont réussi à se hisser à la 3e place du podium du challenge étudiant Boost my Op'. Organisé par Air Liquide et Total, ce concours étudiant demandait à ses participants d'imaginer l'opérateur du futur à travers des solutions innovantes. Plus de 140 projets ont été présentés jusqu'à la grande finale, mise en place au mois de décembre 2016. Pour Sup'Biotech, Kahina revient sur ce challenge réussi.


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Kahina, Monika et Maryline

Qu'est-ce que Kamano ?
Notre projet se voulait comme un Shazam de l'industrie. Là où Shazam permet de retrouver le titre et l'interprète d'une chanson via le micro de son smartphone, Kamano a pour objectif de déceler les potentiels problèmes techniques des machines industrielles en « analysant » le bruit qu'elles font. L'idée était alors de pouvoir enregistrer l'ensemble des sons anormaux afin de constituer une base de données efficace. Quant à son nom, il vient tout simplement de l'association des premières lettres de nos trois prénoms à Marilyne, Monika et moi, Bhavneet ayant rejoint le projet par la suite.

D'où vous est venue cette idée ?
Quand les responsables des Sup'Biotech Innovative Projects nous ont parlé de ce concours, ils nous ont incités à développer un concept original et créatif alliant biomimétisme et ingénierie. Nous avons alors réfléchi à l'utilisation d'un des cinq sens, en l'occurrence l'ouïe. Au départ, nous comptions travailler sur un projet destiné justement à « couper » les sons, mais après avoir interrogé des travailleurs à proximité du campus de l'école, nous avons rapidement réalisé que le bruit ne les dérangeait pas plus que ça : ils s'y habituent ! Du coup, nous sommes partis dans une autre direction, celle consistant à utiliser les ondes sonores comme un outil, en s'inspirant de l'écholocation des chauves-souris et des dauphins.

Développer un projet dans le cadre d'un concours, ça permet de gagner encore davantage en motivation, non ?
Oui ! La concurrence nous pousse à nous dépasser, à donner le meilleur de nous-mêmes, à innover toujours plus... Surtout, le fait d'affronter des étudiants d'autres écoles nous motive aussi, pour porter haut et fort les couleurs de Sup'Biotech !

retour_supbiotech_concours_challenge_boost-my-op_projet_biomimetisme_podium_etudiants_air_liquide_total_2016_02.jpgAvant même d'atterrir sur le podium, Kameno avait déjà été sélectionné parmi plusieurs centaines d'autres projets pour la phase finale. C'était déjà une source de satisfaction ?
Oui, nous étions super contents et fiers d'arriver ne serait-ce qu'à cette phase du challenge. D'ailleurs, même si nous croyions dur comme fer en notre projet, nous avons été surpris à l'annonce de notre sélection ! Se frayer un chemin parmi 140 équipes, ce n'est pas rien.

Comment s'est déroulée la finale ?
Tout d'abord, les organisateurs nous ont transmis un emploi du temps concernant les deux mois précédant la finale. C'est ainsi que nous avons pu nous rendre sur le site d'Air Liquide et Total à Dunkerque, pour découvrir l'environnement dans lequel évoluent les opérateurs et voir comment mettre en place Kamano. Nous avons pu voir ce qui était possible à réaliser ou non, mais aussi imaginer des solutions à ajouter. Par exemple, pour constituer la base de sons sur un site énorme comme celui de Dunkerque, nous avons pensé à la possibilité d'utiliser un drone ou de placer des sondes à différents endroits stratégiques. Cette visite nous a également confortés dans notre projet car les opérateurs sur place nous ont confié être déjà très attentifs aux sons des machines. Nous avons ensuite pu travailler avec deux mentors, l'un d'Air Liquide, l'autre de Total, notamment pour nous préparer à pitcher le projet.

Le pitch, c'est quelque chose avec lequel tu étais déjà à l'aise ?
Je suis encore plus à l'aise aujourd'hui, grâce à cette expérience. Mais c'est vrai que Sup'Biotech nous demande souvent de nous exercer à faire des présentations. De ce fait, ce n'était pas un obstacle insurmontable !

Au final, ton équipe a réussi à décrocher la 3e place. Qu'est-ce que vous apporte cette belle position ?
De la joie, bien sûr ! Aussi, chaque membre de l'équipe s'est vu remettre un bon d'achat pour une Apple Watch. Enfin, nous avons cédé nos droits sur le projet à Air Liquide et Total pour une valeur de 500 euros que nous allons nous répartir.

Est-ce que cela t'a donné envie de participer à d'autres concours ?
Oui ! Pour tout dire, nous avons même pris les contacts de l'équipe de l'ESSEC arrivée à la 2e place pour, par la suite, constituer une équipe commune en vue d'un prochain challenge ! Ce genre de concours est l'occasion idéale d'étoffer son réseau. Pour ma part, j'ai pu rencontrer des personnes géniales issues d'écoles de commerce, de design, etc.

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Revivez Labiotech Refresh 2016 en vidéo

Fin novembre, la fine fleur des biotechnologies se réunissait à la Machine du Moulin Rouge (Paris 18e) pour la seconde édition de Labiotech Refresh, le grand rassemblement organisé par Labiotech.eu créé par Joachim Eeckhout et Philip Hemme (Sup'Biotech promo 2014). Présente en tant que partenaire de l'événement, Sup'Biotech vous propose de revivre cet événement riche en innovations autour des sciences du vivant avec deux premières vidéos, dont celle de la conférence d'Eva-Lotta Allan, Chief Business Officer de l'entreprise Immunocore. D'autres vidéos de cette édition parisienne de Labiotech Refresh seront prochainement publiées sur le site de Labiotech.eu et sa chaîne YouTube.

L'iGEM 2016 vu par Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017), chef de projet de l'équipe iGEM IONIS

Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017) était chef de projet au sein de l'équipe iGEM IONIS médaillée d'or lors de l'édition 2016 de l'International Genetically Engineered Machine (iGEM) competition. De retour en France, cet étudiant de 5e année revient sur cette aventure enrichissante sur les plans humain, professionnel et scientifique.

clement_supbiotech_retour_equipe_team_ionis_igem_quantifly_projet_or_2016_competition_international_01.jpgL'iGEM est terminé depuis quelques jours maintenant. Comment te sens-tu ?
Je suis très content et surtout soulagé que tout se soit bien passé ! Nous avons réussi à remplir tous nos objectifs et même à les dépasser : cela montre que nous n'avons pas tout donné pour rien ! Nous sommes heureux d'avoir pu proposer une belle présentation, un site Internet complet, un prototype performant, etc. C'est vraiment une grosse source de satisfaction.

En tant que chef de projet, quelles étaient tes missions durant toute l'aventure ?
En plus de l'établissement de contacts professionnels et de la recherche de fonds, j'ai surtout œuvré pour la bonne cohésion de l'équipe. Dès le début du projet, je suis allé dans les différentes écoles du Groupe IONIS pour démarcher les étudiants susceptibles de nous rejoindre, leur présenter notre ambition et leur expliquer ce qu'on attendait d'eux. J'ai aussi passé beaucoup de temps à coordonner l'équipe, afin que chaque membre puisse s'organiser et permettre au projet d'aboutir. Par exemple, avec Pierre de l'IPSA, j'ai pris le temps d'aborder les caractéristiques souhaitées du futur drone et de répondre à toutes ses questions portant sur la biologie, afin qu'ingénierie et biologie fonctionnent ensemble de la meilleure manière possible. Enfin, au sein du pôle R&D dans lequel se trouvaient les étudiants de Sup'Biotech, je me suis également occupé du suivi de l'avancement du projet.

Était-ce la première fois que tu occupais un tel rôle sur un projet de cet ampleur ?
Oui ! Pour y arriver, il fallait être très investi, mais le projet était tellement motivant que cela n'a pas été un problème.

Qu'est-ce qui, à la base, t'avait donné envie de reprendre le flambeau de la précédente équipe iGEM IONIS (qui avait remporté une médaille d'or en 2015, avec son projet de Bio-Console) ?
Pas mal de choses. J'ai toujours été attiré par l'innovation scientifique et les projets de rupture. Quand j'ai découvert l'iGEM, cette compétition internationale où des étudiants du monde entier viennent présenter des projets plus fous les uns que les autres, j'ai tout de suite été intéressé. Voir l'équipe iGEM IONIS y prendre part en 2015 n'a fait que me conforter dans l'envie de ne pas manquer cette belle opportunité. Enfin, l'iGEM fait directement écho à mon ambition professionnelle. En effet, après Sup'Biotech, j'envisage peut-être évoluer dans l'univers des start-ups. Or, rechercher des fonds ou encore démarcher et rencontrer des profils différents, c'est ce qui m'attendra dans cet univers. Quelque-part, l'iGEM est un peu un avant-goût.

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Clément, entouré d'une partie de l'équipe

L'une des particularités de l'iGEM, c'est de voir tous les finalistes se réunir à Boston, dans l'enceinte du prestigieux MIT. Etait-ce ta première fois aux États-Unis ?
Non, car j'avais eu la chance de m'y rendre en vacances en 2010. Par contre, c'est la première fois que j'allais à Boston. Sur les huit jours que nous avons passés là-bas, quatre étaient entièrement dédiés à l'iGEM. Notre présentation ayant lieu le premier jour du rassemblement, nous avons pu assister à énormément de présentations, celles des équipes françaises avec qui nous avons échangé toute l'année, mais aussi celles d'équipes ayant des projets très impressionnants, comme des équipes américaines et chinoises par exemple. Nous avons également pu présenter à la demande notre projet aux participants intéressés, leur dévoiler notre poster scientifique, les faire tester l'application Quantifly développée pour l'événement, etc. C'était très intense, jusqu'au 4e jour et la cérémonie de remise des prix.

En parlant de remise de prix, t'attendais-tu à un tel plébiscite du jury autour de Quantifly, avec une médaille d'or et trois nominations ?
La médaille d'or était notre objectif : on voulait se donner les moyens de l'obtenir. La recevoir a été un grand soulagement, même si nous savions que notre projet remplissait normalement déjà les critères d'éligibilité. Par contre, les trois nominations ont été une vraie surprise et un beau cadeau. Cela nous a montré que nous étions vraiment capables d'aller loin et de rivaliser avec des projets colossaux, dotés de moyens bien plus importants que les nôtres. En effet, au vu des standards des équipes récompensées par un Grand Prix lors de l'iGEM, notre équipe faisait office de poids plume. Contrairement à certaines d'entre elles, qui menaient leur projet à plein temps et étaient soutenues par des fonds énormes, nous travaillions tous en dehors des cours, sur notre temps libre. Le fait d'avoir été cités dans trois catégories malgré cette différence de moyens récompense encore plus nos efforts.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuel est ton meilleur souvenir de cet aventure ?
Il y en a beaucoup trop pour n'en citer qu'un. En premier lieu, je pense à The European Experience, l'événement que nous avons organisé d'A à Z au mois de juin sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS. Il réunissait près de 170 personnes, soit 30 équipes de l'iGEM 2016 venues de toute l'Europe ! Pour le mettre en place, nous avons fait plusieurs nuits blanches... mais ça en valait la peine !
Parmi les autres souvenirs marquants, il y a aussi la nuit du « Wiki Freeze » : en fait, pour l'iGEM, chaque équipe est sensée créer en une nuit un wiki du projet sur le serveur de la compétition, jusqu'à une heure précise. En France, l'heure limite de cette année était 5 h 59 du matin. À 5 h 45, nous étions encore en train d'uploader les dernières pages... Une nuit très éprouvante, mais qui nous rend assez fiers, vu le travail réalisé et l'aspect final de notre site.

Enfin, quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui, l'an prochain, reprendront les rênes de l'équipe iGEM IONIS ?
Même si je compte directement leur faire part de mon expérience en les aidant au cours de l'année, je leur conseille avant tout de profiter à 100 % de l'aventure, de se lancer dans un projet qui les passionne et de rencontrer un maximum de gens. C'est surtout ça l'iGEM : du fun, un projet motivant et de belles rencontres.

Où en est le biomimétisme français en 2016 ?

Pour sa grande conférence interprofessionnelle du mardi 15 novembre 2016, « Inscrire le biomimétisme dans les process R&D », Sup'Biotech avait réuni anciens, étudiants et professionnels pour découvrir les avis et expertises de différents acteurs liés à cette approche qui tend à réconcilier l'économie avec la nature et séduit grands groupes, universités, chercheurs et start-ups.

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La journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence, et Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech


Alain Renaudin, responsable de la communication du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios), « un hub du biomimetisme » à l'origine du salon Biomim'expo et qui se destine à fédérer ses acteurs français (« soit 130 laboratoires et 70 entreprises ») est à l'origine du salon Biomim'expo. Son but ? Rappeler à l'auditoire la définition de cette approche qui, bien que de plus en plus « tendance », avec « une multiplication par sept des publications scientifiques sur les quinze dernières années », ne date pas d'hier. « Le biomimétisme consiste à étudier la nature, à tous les niveaux et toutes les échelles, pour s'inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, afin d'optimiser, voire révolutionner nos actuels systèmes de production, d'organisation et de consommation. Son existence est ancienne. Si bien qu'on peut penser qu'elle a commencé avec les chasseurs-cueilleurs, qui ont fait évoluer leurs pratiques en observant leur environnement. »

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Alain Renaudin

De Léonard de Vinci à Airbus
Toutefois, pas besoin de remonter aussi loin pour obtenir un exemple connu de tous. « On peut aussi se souvenir de Léonard de Vinci et de ses dessins aéronautiques, bien souvent inspirés du vivant. Cette association continue encore aujourd'hui. Ainsi, depuis 20 ans, Airbus et Boeing s'inspirent des animaux pour développer leurs appareils. D'ailleurs, le site Internet d'Airbus propose une page dédiée expliquant comment les caractéristiques physiques, biologiques et comportementales de différentes espèces peuvent permettre de repenser les ailes, réduire les nuisances sonores ou encore créer de nouveaux matériaux. » Reste que, malgré l'intérêt grandissant des industriels pour cette approche, l'intégrer au process R&D n'est pas si simple. « Il faut sortir des silos, penser "out of the box", déformer les schémas de pensée, oser collaborer et remettre en cause des business models installés, amortis... On passe alors de l'approche anatomique - la description du comment - à une approche fonctionnelle - l'analyse du pourquoi. »


Le représentant du Ceebios insiste également sur l'humilité qu'implique le biomimétisme. « La nature, c'est 3,8 milliards de R&D, d'optimisation, d'adaptation. À côté d'elle, l'Homme n'est qu'une poussière sur le plan géologique : l'Homo sapiens n'a que 200 000 ans, le citoyen-consommateur de l'ère industrielle uniquement 150 ans. » À ce titre, Alain Renaudin estime que la bio-inspiration est synonyme d'espoir face à la crise écologique qui nous guette, faisant de ce besoin urgent de changer nos habitudes tout sauf une contrainte. « C'est une opportunité gigantesque d'optimisation. L'enjeu n'est pas de protéger la planète, qui survivra très bien, mais l'espèce humaine. C'est le passage de l'ère de l'holocène à l'anthropocène : on affirme que la nature et l'homme sont liés et possèdent un destin commun. » Cette question du respect du vivant est d'ailleurs présente dans de nombreuses recherches et ce depuis parfois plusieurs années. « Quand le chimiste Jacques Livage parle de chimie douce dans un article du journal Le Monde en 1977, il aborde sans le nommer le développement durable. Il ne faut bien sûr pas oublier l'influence de la chercheuse américaine Janine Benyus, créatrice du Biomimicry Institute et grande personnalité du biomimétisme. »


Bientôt des maisons bio-inspirées
Olivier Allard, le deuxième intervenant, connaît bien le travail de Janine Benuys. Et pour cause, cet enseignant à l'ESIEE-Paris confie s'être passionné pour le biomimétisme après la lecture d'un ouvrage de la chercheuse, en 2010. « Je crois que cela apporte une autre manière de penser, de produire. Une manière qui fait sens. Quand on observe la nature, on se rend compte à quel point elle est élégante, à quel point ses designs sont raffinés, sophistiqués. La Terre est un formidable labo de R&D qui fourmille d'inventions que la nature se charge ensuite de trier. Notre challenge consiste simplement à reconcevoir la présence de l'homme sur cette planète. » Adepte de la célèbre maxime de Benuys, « we need to do more than just learn form nature : we need to design as nature » (« Nous devons aussi concevoir comme la nature, pas juste s'en inspirer »), Olivier Allard ne manque pas l'occasion de repérer les projets innovants cherchant plus à apprendre du monde naturel qu'à en extraire des éléments. « Les exemples sont nombreux, dans tous les secteurs. Dans le domaine des matériaux, l'entreprise Calera s'inspire du corail pour fabriquer du ciment en capturant du CO2. Dans le domaine de l'énergie, une équipe a généré un réseau d'éoliennes verticales, permettant d'obtenir 10 fois plus de puissance au mètre carré, fonctionnant selon n'importe quelle direction du vent et nécessitant moins de matière pour sa construction. L'entreprise EEL Energy propose une hydrolienne s'inspirant de la nage des poissons. Les habitations sont aussi concernées : XTU, l'un des rares cabinets d'architectes faisant de la R&D, était ainsi présent lors de l'exposition universelle de Milan pour présenter SymBio2, qui propose de cultiver des micro-algues en façade de bâtiment. »


L'abondance de projets prouve bien que le meilleur reste à venir, à condition que les barrières tombent. « Il faut décloisonner la biologie, que les biologistes la rendent accessible, pour que des architectes, ingénieurs ou encore des entrepreneurs vivent eux-aussi cette révélation. Il faut une pierre de Rosette, pour faire le lien entre la biologie et l'innovateur, une sorte de Google de la bio inspiration. On a donc besoin d'outils, de base de supports, de systèmes d'information sur la bio-inspiration, pour passer du hasard heureux à une méthodologie efficace et structurée. »

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Olivier Allard

Quand la recherche fait mouche
Des collaborations prometteuses entre différents profils existent déjà, y compris dans la recherche. C'est le cas du Projet CurvACE, un œil souple inspiré de celui de la mouche, composé de 42 colonnes, dotées chacune de 15 petits yeux, pour un champ visuel de 180 degrés (60 degrés en vertical). Ce projet réunit des roboticiens, des ingénieurs, des biologiques ou encore des électroniciens de différents pays européens. Parmi eux se trouve Stéphane Viollet de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS / Aix-Marseille Université). Un chercheur modeste qui, n'ayant pas « la prétention de répondre à la question "Qu'est-ce que la vie ?" », préfère se demander ce que le vivant peut apporter. « Notre approche est biorobotique. On s'inspire des réflexes sensori-moteurs de la mouche et de ses traitements neuronaux pour créer des robots autonomes et des capteurs visuels, repenser la navigation, etc. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir été inspirés par la mouche ! Ce petit insecte est régulièrement à l'origine de technologies majeurs. »

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Stéphane Viollet

Les lentilles GRIN présentes aujourd'hui dans les lecteurs DVD et Blu-Ray ainsi que les endoscopes ? Pensés grâce à l'œil de la mouche et celui papillon de nuit, capable de concentrer les rayons lumineux. Les gyromètres actuels, présents dans tous les smartphones ? Inspirés de l'évolution des ailes de la mouche (devenue diptère, elle a perdu une paire en conservant un petit bout d'aile lui servant de gyromètre, via un système vibrant). L'insecte artificiel du Groupe Robert Wood à Harvard ? Il provient du décollage par mouvement horizontal (comme un rameur) de la mouche une nouvelle fois et sa façon de voler via trois axes de rotation.



L'industrie pétrochimique pas en reste
Fondateur d'Elbe Petro, Laurent Bédel a lui trouvé l'inspiration en observant non pas un insecte mais un marais. Fin connaisseur de l'industrie pétrolière par ses activités passées, l'entrepreneur avait d'abord identifié un problème redondant : la perte de fluides induite par l'évaporation. « Le vent, la température et la tension de vapeur sont des paramètres impossibles à contrôler, étant donné que l'on ne peut pas changer la thermodynamique ni la nature des liquides. La solution conventionnelle à cette évaporation par les industriels induisait jusqu'ici l'utilisation d'un IRF (écran flottant interne), soit une cuve de stockage. Une solution certes efficace, mais pas à 100 %, d'autant qu'elle comporte énormément de contraintes. Pour sa mise en place, l'industriel doit par exemple faire appel à un soudeur qualifié pour 200 h de soudure effective - une durée et un coût important, sachant qu'un soudeur qualifié est cher et qu'un temps de soudure ne peut dépasser une heure par jour selon la réglementation en vigueur... Nous nous sommes alors demandé comment la nature pouvait éviter l'évaporation quand elle avait besoin de le faire. D'où l'idée de s'inspirer du marais. »

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Laurent Bédel

En couvrant la surface d'un marais, les lentilles d'eau évitent la mise à sec en saison chaude de ce dernier. Leurs caractéristiques leur permettent également de s'adapter à tous les formats de marais et de retourner seules à leur position initiale juste après le passage d'une barque. Voici comme la Gamme Eris d'Elbe Petro est née. « Nos lentilles "bodybuildées/ hypertrophiées" font 220 mm de diamètres et composent un écran de flotteurs indépendants. Ces flotteurs collaboratifs optimisent le taux de couverture, avec un système auto-positionnable. Pour l'industriel, cela ne nécessite pas d'assemblage donc de soudeur, ni de maintenance. » Un concept qui a valu à l'entreprise le 1er prix de l'innovation des industries pétrolières et qui se décline aujourd'hui en trois branches : « petro » (carburants, aromatiques, solvants) / « chem » (acides, bases) et « food » (liquides alimentaires, comme l'alcool).



Une table-ronde 100 % innovante
En seconde partie de conférence, une table-ronde était proposée au public. Étaient présents Jasmine Rivolier et Sylvie Sesé du cabinet de conseil aux entreprises Hopynity, Pierre-Emmanuel Fayemi, consultant au sein du cabinet Active Innovation Management, le designer Guillian Graves et Thierry Fradetal, Project Manager et associé de GreenEver. Chacun d'entre eux conçoit le biomimétisme comme une réelle plus-value dans les process R&D et même au-delà.

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De gauche à droite : Sylvie Sesé, Pierre-Emmanuel Fayemi, Guillian Graves, Thierry Fradetal, Jasmine Rivolier et Anne Pezet


Spécialisé sur la question du développement durable, le cabinet Hopynity est ainsi persuadé que l'innovation positive est un virage que les entreprises ne doivent pas manquer, un peu à la manière de celui de la transformation numérique. « Cette nouvelle façon de concevoir l'innovation est déjà en route et peut avoir des impacts positifs environnementaux et sociaux, explique Jasmine Rivolier. Elle pose de nouveaux défis aux équipes de R&D, liés à plus de collaborations, à l'expérimentation de nouveaux outils et à l'intégration des nouveaux enjeux en amont. » Pour accompagner leurs clients dans ce changement, Hopynity mise avant tout sur la participation proactive. « Nous proposons notamment des séances de créativité, pour générer des idées, avec des ateliers permettant de jouer avec les principes du vivant par exemple, détaille Sylvie Sesé. On a l'habitude de travailler sur des transpositions analogiques. Faire cela dans la nature, c'est une évidence. »

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Le design également concerné
Du côté de Guillian Graves, le biomimétisme s'inscrit dans la logique de sa vocation professionnelle. « Le métier de designer consiste à résoudre les problèmes en mettant l'humain au cœur de la démarche. Je travaille aujourd'hui auprès de start-ups, grands groupes et centres de recherche sur les projets de bio-inspirations pour intégrer des espèces ou s'en inspirer, voire associer des inspirations d'espèces différentes. Pour cela, je travaille conjointement avec un bio-ingénieur ; cela transforme l'apprentissage du design, de l'ingénierie, de notre façon de communiquer. »

Chez GreenEver, une société d'ingénierie en optimisation énergétique installée au Ceebios, cette approche représente avant tout un socle sur lequel grandir. « Nous souhaitons développer une solution de production d'hydrogène en couplant algues et bactéries dans des bioréacteurs, précise Thierry Fradetal. Le projet est actuellement en phase de recherche. Le but ? Concurrencer les électrolyseurs alcalins actuels. » Quant à Pierre-Emmanuel Fayemi, il a carrément fait du biomimétisme sa réflexion depuis plusieurs années. « J'ai un cursus particulier, puisque j'ai commencé à étudier dans la biologie moléculaire avant de me tourner vers une école d'ingénieurs en management de l'innovation. Cela m'a amené à développer une thèse portant justement sur la mise en œuvre de la bio-inspiration dans les process R&D. En pratique, j'aborde également cette approche idéologique en tant que consultant et touche à énormément de domaines/secteurs différents. »

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Tous unis pour le changement ?
Questionnés sur ce qui manque à la France pour accélérer encore davantage l'intérêt croissant du biomimétisme, les invités se rejoignent souvent sur de nombreux points, notamment le décloisonnement. « Il faut accentuer l'interdisciplinarité », analyse Pierre-Emnnauel Fayemi. « Un biologiste ne peut pas développer tout, tout seul », ajoute Thierry Fradetal. Guillian Graves acquiesce et pointe du doigt l'importance des lieux de rencontre, encore trop peu présents pour permettre un véritable essor. « Un designer travaille dans un studio, le physicien dans son labo, le biologiste dans un autre labo... Il faut concevoir le laboratoire de demain, un lieu commun pouvant accueillir ces cultures différentes. Heureusement, les centres de recherche commencent tout de même à essayer des choses en la matière. » Cela permettra aussi d'améliorer les outils disponibles. « La question de l'outil est importante car il s'agit d'un véritable manquement méthodologique, note Pierre-Emmanuel Fayeti. Aujourd'hui, on dénombre près de 50 outils pouvant être impliqués dans un projet biomimétique : ils sont soit existants à la base, soit créés spécifiquement pour tel ou tel projet. Le problème, c'est qu'ils sont souvent loin d'être homogènes ni créés conjointement par des gens issus de différents domaines. »

Si l'ouverture d'esprit des professionnels, via la création d'outils et de lieux d'échanges spécifiques, peut changer la donne, cela ne suffit pas cependant : il faut également s'attaquer à d'autres chantiers. « Il est nécessaire de parler du biomimétisme, juge Jasmine Rovlier. Plus les médias l'aborderont, à travers des succès notables par exemple, plus de personnes seront attirées et se montreront volontaires pour renouveler les process. » Autre problématique : celle du réseau. Si l'on veut que le nombre de représentants de cette approche augmente, il faut d'abord réunir les acteurs actuels, comme souhaite le faire le Ceebios. « L'Allemagne est, à ce titre, un bon exemple à suivre : le pays a très tôt pensé à se structurer, créer un réseau et établir une feuille de route », affirme Pierre-Emmanuel Fayemi. Vient ensuite la délicate question du dialecte. « Il faut évidemment une harmonisation du langage pour une meilleure compréhension, signale Guillian Graves. Avec mon collègue bio-ingénieur, nous avons d'ailleurs créé un véritable lexique commun pour comprendre ce que tel mot signifie pour l'autre. » Mais il n'y a pas que les champs lexicaux à confronter : il y a aussi les délais de travail. « Les laps de temps et les rythmes sont aussi différents, juge Sylvie Sesé. Il faut essayer de concilier les deux. »

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L'espoir de la jeunesse
Dernier chapitre délicat, celui de la formation des générations futures. Si certaines écoles comme Sup'Biotech permettent aux étudiants de s'y plonger, l'enseignement « biomimétisme compatible » n'est pas encore totalement intégré dans le système éducatif français. « C'est en train de changer : de nombreuses coopérations interviennent dans le cursus des étudiants et des diplômes se créent même sur ces thématiques », assure Guillian Graves. Ce dernier est bien placé pour le savoir puisqu'il enseigne « le biomimétisme dans l'approche de l'écoconception ainsi que la découverte de nouveaux matériaux/nouvelles matières » et supporte « l'iGEM » à l'ENSCI - Les Ateliers.

Après cette table-ronde venait le moment de la conclusion de l'événement, confié à Jacky Vandeputte, coordinateur projets R&D et chef de projets biomolécules - chimie du végétal au sein du Pôle Industries & Agro-Ressources (IAR). « Je constate une belle dynamique d'innovation, mais il manque encore une feuille de route de la part de l'État français. Il faut promouvoir la démarche et établir un annuaire permettant de référencer les outils, les compétences, les chercheurs, les MOOC, les Fab-Lab, etc. Mais au-delà de ça, je crois vraiment que nous pourrons réussir à impulser le biomimétisme auprès des entreprises et industriels à travers la jeunesse. C'est déjà le cas, comme avec l'exemple du concours Boost my Op' (voir encadré), mais cela doit encore se poursuivre. De toute façon, le changement intervient toujours ainsi. Par exemple, je me souviens des débuts de la gestion de la qualité qui, au départ, ne parlait pas du tout aux directions d'entreprises. Aujourd'hui, si ce domaine est devenu incontournable, c'est grâce aux nouveaux arrivants, aux nouvelles générations, qui lui ont permis de s'intégrer, de prendre forme. » L'occasion d'adresser un dernier message aux étudiants présents dans la salle : « C'est à vous de créer l'avenir ! »

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Jacky Vandeputte



Les étudiants de Sup'Biotech sont également bio-inspirés !
Lors de cette conférence, trois équipes étudiantes ont dévoilé les projets de biomimétisme qu'elles ont imaginés à l'occasion du challenge Boost my Op' lancé par Air Liquide et Total, dont le but est d'imaginer l'opérateur du futur. Ces projets, orientés sur la thématique « Sécurité » (les deux autres thématiques proposées étaient « Performance » « Efficacité industrielle »), se voulaient particulièrement imaginatifs. Au programme : un tissu à la fois inspiré du tardigrade et des orchidées permettant d'absorber l'eau présente dans l'air pour analyser sa composition ; un casque de chantier rétractable et pliable comme un tatou, mais aussi mieux pensé quant à son acoustique (via des matériaux inspirés de la structure interne des coquillages) ; des gants intelligents se basant sur le mode de communication des lucioles, avec des signaux distincts pouvant être envoyés via les extrémités de chaque doigt de la main. Prometteurs et amenés à se développer les prochains mois, ces projets n'ont pourtant pas été retenus pour la seconde phase du challenge, contrairement à ceux de deux autres équipes de Sup'Biotech qui n'ont pas pu les présenter pour des raisons de confidentialité. Une belle performance car elles ont réussi à se frayer un chemin parmi les quelques 140 projets déposés !

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Olivier Girinsky, chargé de Projets & Innovation au sein de Sup'Biotech

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_12.jpgLes étudiants du challenge Boost my Op'

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L'équipe iGEM IONIS décroche une médaille d'or !

On les avait quittés avant leur envol pour Boston, dans le but de participer à la grande finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM) organisée du 27 au 31 octobre. Les quatorze étudiants de l'équipe iGEM IONIS n'ont pas fait le déplacement pour rien puisqu'ils repartent des États-Unis avec une médaille d'or et peuvent se féliciter d'avoir été nommés dans trois catégories (« Best environment project » / « Best applied design » / « Best presentation ») pour leur projet innovant, Quantifly, un drone détecteur de pollution de l'air. Il s'agit de la deuxième médaille d'or obtenue en deux participations pour cette équipe étudiante qui, chaque année, réunit différentes écoles du Groupe IONIS.

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Félicitations à Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon, Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017), Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017), Pierre Couderc (IPSA promo 2019), Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016), Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) et Alexandra Momal (e-artsup promo 2017) pour cette belle performance !

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Le fameux drone Quantifly pensé et conçu par les étudiants

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_02.jpgLes étudiants ont pu retrouver Randy Rettberg, le fondateur et président de l'iGEM qui s'était rendu à l'événement européen organisé par l'équipe iGEM IONIS au mois de juin dernier

Revivez ci-dessous la présentation victorieuse de Quantifly en vidéo :



Vous pouvez toujours télécharger l'application smartphone du jeu vidéo Quantifly pour Android et iOS conçue par l'iGEM IONIS !

Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.

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L'équipe iGEM IONIS en route pour Boston !

quantifly-road-to-boston-equipe-igem-ionis-etudiants-drone-innovation-pollution-epita-epitech-ipsa-supbiotech-ionis-stm-e-artsup_0000001.jpgAprès plusieurs mois de travail et de recherche, l'organisation d'un événement d'envergure européenne et une campagne de crowdfunding réussie, l'équipe iGEM IONIS s'apprête enfin à vivre la finale de la plus réputée des compétitions de biologie de synthèse au monde : l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM). Présents à Boston du 27 au 31 octobre 2016, les membres de cette team inter-écoles du Groupe IONIS (voir encadré) dévoileront leur projet innovant Quantifly de drone anti-pollution dans la prestigieuse enceinte du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et pourront ainsi espérer décrocher une médaille d'or, voire le Grand Prix ou une mention spéciale du jury ! Toute l'équipe de Sup'Biotech leur souhaite bonne chance !


L'équipe iGEM IONIS a prévu de vous faire vivre de l'intérieur cette grande aventure. Pour cela, il vous suffit simplement de la suivre sur les réseaux sociaux, via Facebook, LinkedIn et Twitter ! Et si vous voulez en savoir plus sur son projet : découvrez la page Wiki ultra-complète réalisée par les étudiants et lisez l'article de Presse Citron consacré à leur projet. Enfin, n'hésitez pas à télécharger l'application smartphone du jeu vidéo Quantifly pour Android et iOS conçue par l'iGEM IONIS !

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Ils font partie de l'équipe iGEM IONIS 2016 :
Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) / Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) / Pierre Couderc (IPSA promo 2019) / Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) / Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) / Alexandra Momal (e-artsup promo 2017)

CosméTech : l'association de cosmétique « do it yourself » des étudiants de Sup'Biotech

Créée en septembre 2015, l'association CosméTech des étudiants de Sup'Biotech s'est donné pour mission de faire découvrir la cosmétique sous un angle ludique, en particulier auprès des 1res, 2es et 3es années de l'école. Marion Bousquet (Sup'Biotech promo 2017), étudiante en 5e année et secrétaire de la jeune structure, dévoile ses différentes activités.

focus_association_cosmetech_cosmetiques_etudiantes_decouverte_projet_supbiotech_02.jpgfocus_association_cosmetech_cosmetiques_etudiantes_decouverte_projet_supbiotech_03.jpgComment est née CosméTech ?
À Sup'Biotech, les étudiants choisissent une spécialisation en 4e année. Ils ont alors le choix entre quatre grands domaines : l'agroalimentaire, la cosmétique, l'environnement et la santé. Or, il n'est jamais évident de s'orienter, surtout si l'on n'est pas très familier avec tel ou tel domaine. Voilà pourquoi l'association CosméTech a été créée : pour faire découvrir la cosmétique aux indécis et, à défaut, de leur donner l'idée de s'y spécialiser ou de leur apprendre des choses !

Quels types d'activités proposez-vous à vos membres ?
Nous organisons des ateliers de formulation, des conférences avec des professionnels du secteur, des visites dans des usines de production... L'idée, c'est vraiment de permettre aux étudiants d'en savoir plus sur l'univers de la cosmétique et son écosystème.

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Marion présentant CosméTech lors du Forum des Associations 2016 de l'école

Pourquoi as-tu décidé de rejoindre l'association ?
Moi-même, lors de mes premières années à Sup'Biotech, je ressentais le besoin de mieux connaître le domaine de la cosmétique car j'hésitais entre ce dernier et la santé pour la suite de mes études. M'étant finalement spécialisée dans ce domaine, je suis désormais en mesure d'accompagner ceux qui, comme moi à l'époque, hésitent à leur tour. Je peux notamment me servir des connaissances acquises en cours et lors de mes stages pour mieux les aiguiller et répondre à leurs questions.

Qu'est-ce qui t'attire dans la cosmétique ?
J'aime beaucoup ce qui est appliqué, concret. La cosmétique, c'est justement ça : on peut directement voir sur la peau les résultats des produits développés. Pour ma part, je m'intéresse davantage aux soins pour la peau qu'au maquillage. Je pense plutôt m'orienter vers la recherche, ayant déjà fait mon stage de 4e année en lien avec les études cliniques destinées à mesurer l'efficacité des produits testés et la tolérance sur les personnes volontaires. J'aimerais éventuellement aborder la formulation pour vraiment me plonger dans la création et le développement de produits cosmétiques.


Retrouvez CosméTech sur Facebook et Instagram

Crowdfunding : plus que quelques jours pour soutenir le projet innovant de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS compte sur vous ! Engagée dans la plus réputée des compétitions de biologie de synthèse, l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), cette équipe inter-écoles est en passe de finaliser un pari fou : celui de créer un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Pour permettre de concrétiser la réalisation de ce projet innovant portant le nom de Quantifly et mêlant de multiples compétences (aéronautique, biotechnologies, informatique, design, etc.), il ne vous reste plus qu'une poignée de jours pour faire un don via la campagne de crowdfunding lancée par les étudiants. Rendez-vous sur la page Kickstarter de Quantifly avant le 23 septembre 2016 ou relayez-la sur les réseaux sociaux ! Toute l'équipe iGEM IONIS vous remercie d'avance.

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Retour en vidéo sur la Summer School 2016 de Sup'Biotech

Ils s'appellent Alejandro, Felix, Gabriela et Yoo, viennent d'Allemagne, de Corée du Sud ou encore du Mexique et font partie de la quinzaine d'étudiants à avoir vécu la Summer School 2016 de Sup'Biotech. Organisée du 4 au 23 juillet, cette seconde édition de ce programme international et estival a permis à ses participants de développer un projet alimentaire innovant de A à Z, mais aussi de visiter Paris et de découvrir la culture française. Retour en vidéo sur ces trois semaines forcément savoureuses !


Crowdfunding : soutenez Quantifly, le projet de drone biotechnologique de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS développe actuellement Quantifly, un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Si vous voulez en savoir plus sur Quantifly, mais surtout soutenir financièrement la finalisation de ce projet innovant au cœur d'une problématique environnementale et de santé publique (on dénombre 7 millions de morts prématurées chaque année à cause de la pollution de l'air), vous avez jusqu'au 23 septembre 2016 pour vous rendre sur la page de la campagne Kickstarter lancée par l'équipe iGEM IONIS.


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Ils font partie de l'équipe iGEM IONIS 2016 :
Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) / Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) / Pierre Couderc et Bastien Augereau (IPSA promo 2019) / Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) / Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) / Alexandra Momal (e-artsup promo 2017)


À propos de Quantifly :
Quantifly permet l'analyse quantitative et précise de la pollution atmosphérique. Pour ce faire, il fait appel à une cellule vivante à même de détecter la pollution de l'air, embarquée dans un drone piloté par ordinateur. Ce dispositif sera utilisé comme outil de cartographie précis et innovant, permettant de réaliser des analyses de qualité de l'air sur une échelle réduite, en augmentant la rapidité d'obtention des résultats et leur exactitude.

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