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Retrouvez le Groupe IONIS et Sup'Biotech au salon VivaTechnology, du 15 au 17 juin 2017

Rendez-vous mondial, VivaTechnology s'est imposé comme l'un des événements incontournables de l'innovation. IONIS Education Group y sera présent pour sa deuxième édition, du 15 au 17 juin 2017 à Paris (parc des expositions de la porte de Versailles), sur un stand unique (B20 - espace Accelerate) pour mettre en avant l'éducation et l'innovation, symboles fort du Groupe.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_supbiotech_01.jpgSur son stand, le Groupe IONIS présentera une trentaine de projets d'étudiants et d'Anciens, parmi lesquels plusieurs projets portés ou soutenus par Sup'Biotech.

Le jeudi 15 juin, l'Espace Social & Health permettra aux visiteurs de découvrir Med & Chill. Composée de Clémence Astier, Raphaëlle Bourdenx, Laëtitia Breuil, Marina Chuon, Marie Cointault et d'Inès Le Breton (Sup'Biotech promo 2020), l'équipe de Med & Chill s'intéresse au diabète de type I qui contraint les personnes atteintes à surveiller continuellement leur glycémie par de micro-piqûres et à subir des piqûres d'insuline quotidiennes. Pour cela, elle propose une solution alternative via un implant sous-cutané délivrant automatiquement la dose d'insuline en fonction de la glycémie. En avril 2017, Med & Chill a remporté le concours étudiant Coup2boost, dans la catégorie présidée par Dassault Systèmes.

viva_technology_stand_ionis_education_group_projets_presentations_juin_2017_paris_ecoles_etudiants_anciens_entrepreneurs_supbiotech_02.jpgLes vendredi 16 et samedi 17 juin, l'Espace Edtech & Entertainment accueillera Quantifly, le projet de drone anti-pollution utilisant des bactéries de l'équipe iGEM IONIS dont faisaient partie Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre, Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017). Présenté à Boston lors de la finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus grande compétition étudiante dédiée à la biologie de synthèse, Quantifly a permis à son équipe de remporter une médaille d'or. Le projet fera également l'objet d'une présentation spéciale à 11 h le vendredi.

Les vendredi 16 et samedi 17 juin, l'Espace App & Tech mettra à l'honneur HighDr'O, un projet innovant porté par cinq étudiants de l'IPSA et huit étudiants de Sup'Biotech : Valentine Baron, Camille Boulay, Marine Chamoreau, Clément Harivel-Rivoal, Vincent Pruvot, Lydia Simerabet (promo 2020), Maude Marchais et Tasrine Youssouf (promo 2019). Associant compétences en biotechnologies et en aéronautique, HighDr'O vise à la construction d'une fusée capable de provoquer des précipitations sans utiliser de produit chimique et toxique.

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Enfin, le samedi 17 juin, il ne faudra pas manquer la présentation d'Aéromate sur l'Espace Social & Health. Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up spécialisée dans la culture d'herbes aromatiques en hydroponie sur les toits de Paris. Passée par l'incubateur IONIS 361, elle fait partie des lauréats de l'appel à projets Parisculteurs réalisé par la Ville de Paris en 2016.

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VivaTechnology
Les 15, 16 et 17 juin 2017, de 8 h à 19 h à Paris Expo Porte de Versailles
B20 / Espace Accelerate
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Plus d'informations sur le programme complet du stand IONIS Education Group @ VivaTechnology sur le site du Groupe IONIS

Des temps forts permettront également aux professionnels (grands comptes, startuppers, journalistes, influenceurs, Anciens...) de se retrouver sur le stand du Groupe IONIS pour découvrir ou en savoir plus sur plusieurs start-ups. Un espace networking aménagé pour l'occasion recevra des entrepreneurs qui pitcheront en quelques minutes leur projet. L'objectif de ces temps forts est de favoriser l'échange avec les personnes présentes et de réfléchir ensemble à demain.

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Le Bio Club de Sup'Biotech vous invite à son événement « La place des biotechnologies dans le développement durable », le mercredi 14 juin 2017

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Association étudiante de Sup'Biotech ayant pour but de faciliter la compréhension et la promotion des biotechnologies auprès du grand public, Le Bio Club organise un nouvel événement entièrement gratuit et ouvert à tous, le mercredi 14 juin 2017 de 18 h à 22 h. Nommé « La place des biotechnologies dans le développement durable » et organisé au sein de l'espace communautaire des Grands Voisins (Paris 14e), cet événement se composera d'une conférence et d'une exposition photo présentant les technologies innovantes portées par différentes entreprises spécialisées en dépollution, agroalimentaire et énergie.

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Le Bio Club présente : « La place des biotechnologies dans le développement durable »
Le mercredi 14 juin 2017 de 18 h à 22 h chez Les Grands Voisins
82 avenue Denfert Rochereau
75014 Paris

Inscription gratuite (mais obligatoire) via le formulaire en ligne

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Concours Coup2Boost 2017 : quatre projets étudiants de Sup'Biotech sur le podium !

Fin avril, le concours Coup2boost organisait une grande finale afin de départager les meilleurs projets proposés par des équipes étudiantes issues de Grandes Écoles et d'universités à l'occasion de son édition 2017. Lors de cette journée, chaque équipe finaliste devait présenter son concept et tenter de séduire les jurys des entreprises partenaires de l'événement. Après délibérations, quatre projets portés par des étudiants de 2e et 5e années de Sup'Biotech ont réussi à se frayer un chemin jusqu'au podium !

retour_prix_podium_projets_innovants_supbiotech_coup2boost_etudiants_equipes_recherche_biotehcnologies_2017_01.jpgMed & Chill remporte l'adhésion de Dassault Systèmes
Composée de Clémence Astier, Raphaëlle Bourdenx, Laëtitia Breuil, Marina Chuon, Marie Cointault et Inès Le Breton (promo 2020), toutes étudiantes en 2e année, l'équipe de Med & Chill s'est hissée sur la première marche du podium dans la catégorie portée par Dassault Systèmes grâce à sa solution alternative pour le diabète. Elle n'est pas la seule équipe de Sup'Biotech à s'être distinguée auprès du célèbre éditeur de logiciels puisque Glut n'Test, l'équipe de Marianne Bourdet, Sofia Hervais, Laurine Le Gal, Valentine Perez, Axelle Redon et Mathilde Semin (promo 2020) a terminé à la 3e place pour son test du gluten innovant.

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Les équipes de Med & Chill et Glut n'Test

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Mange-Moi croque dans la médaille d'or
Du côté de la catégorie présidée par Réseau DEF, c'est l'idée de lutte contre la prolifération des déchets plastique du projet Mange-moi qui a su faire la différence afin de terminer sur la plus haute marche du podium. Une belle récompense pour l'équipe d'Adrien Auge, Anh-Thu Hua, Mary-Amélie Masson, Thibaud Métais, Flore Migeon et Julie Six (promo 2020). Quant au projet Tech' & Share de plateforme d'échange de biens mené par Caroline Bielawski, Cécile Doualle, Elodie Kernec et Patricia Lamy (promo 2017), il n'a pas démérité non plus en s'accaparant la troisième position de la catégorie animée par le groupe de conseil en ingénierie Abylsen.

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L'équipe de Mange-Moi...

retour_prix_podium_projets_innovants_supbiotech_coup2boost_etudiants_equipes_recherche_biotehcnologies_2017_06.jpg... et celle de Tech' & Share

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Biomim'Expo 2017 : Sup'Biotech et ses élèves sont prêts à relever le challenge du biomimétisme !

Déjà partenaire en 2016 du premier salon Biomim'Expo, le grand rendez-vous participatif et collectif du biomimétisme, Sup'Biotech renouvelle son engagement à l'occasion de la seconde édition de l'événement, prévue les jeudi 29 et vendredi 30 juin 2017 prochains sur le site du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios) à Senlis dans l'Oise.

annonce_evenement_biomim-expo_2017_ceebios_partenariat_supbiotech_challenge_Biominnovate_etudiants_projets_01.jpgCette année, des élèves de 3e et 4e années de l'école seront également impliqués à travers leur participation au challenge Biominnovate, un concours étudiant de projets bio-inspirés organisé par le Ceebios, la Ville de Senlis, NewCorp Conseil et Biomim'Expo. Répartis en quatre équipes (trois de 3e année, une de 4e année), ces élèves auront à cœur de proposer des concepts innovants associant biomimétisme et développement durable, comme ont pu le faire d'autres formations de Sup'Biotech par le passé à l'occasion de l'iGEM ou des challenges Boost my Op' et Coup2Boost.

Retrouvez prochainement une présentation des quatre projets « 100 % Sup'Biotech » engagés dans le challenge Biominnovate !

En attendant, découvrez les caractéristiques du challenge sur le site du Ceebios et suivez les dernières actualités du salon Biomim'Expo sur son site Internet, Facebook et Twitter.

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HighDr'O, la fusée des étudiants de l'IPSA et Sup'Biotech qui fait pleuvoir de façon écologique

supbiotech_ipsa_projet_etudiants_ingenieurs_fusee_pluie_highdro_biotechnologies_aeronautique_2017_001.jpgEncadré conjointement par le Stud Lab de l'IPSA et la direction des projets et de l'innovation à Sup'Biotech, HighDr'O est un projet innovant porté par huit étudiants de Sup'Biotech ainsi que cinq IPSAliens. Associant compétences en biotechnologies et en aéronautique, il vise à la construction d'une fusée capable de provoquer des précipitations. Marine Chamoreau (Sup'Biotech promo 2020) et Loïc Martinez (promo 2021), deux futurs ingénieurs membres de l'équipe dévoilent leurs ambitions d'un tel projet et en profitent pour lancer un appel aux potentiels partenaires intéressés.

Depuis quand existe HighDr'O ?
Marine Chamoreau : Le projet a débuté en 2013 sous le nom de Bactirain. Il était alors porté par d'autres étudiants des deux écoles, dont Lionel Chesnais (Sup'Biotech promo 2016), son chef de projet. Son objectif était quasiment le même qu'aujourd'hui : former des précipitations au sein des nuages pour permettre d'engendrer de la pluie dans les zones arides.
Loïc Martinez : Le projet avait bien avancé et devait être testé lors du C'Space 2015. Malheureusement, des complications météo n'avaient pas permis à l'ancienne équipe de lancer la fusée. Depuis, nous avons décidé de reprendre le projet et de le faire évoluer. Voilà pourquoi nous avons choisi de le nommer dorénavant HighDr'O. L'équipe a été renouvelée intégralement, à l'exception de deux mécatroniciens déjà présents à l'époque : Jérémy Longer (IPSA promo 2015) et Quy Diep (IPSA promo 2018).

Pourquoi avoir voulu rebooster ce projet ?
MC : En fait, dans le cadre des Sup'Biotech Innovative Projects (SBIP), l'école nous demande d'imaginer un projet à développer de la 2e à la 5e année du cursus. Avec d'autres étudiants, nous avons pensé à une idée similaire ayant les mêmes enjeux, à savoir la lutte contre la famine et la malnutrition dans le monde. Alors, lorsque nous avons appris l'existence de ce projet endormi mais pourtant capable de faire bouger les choses en partant de la source - à savoir la pluie et l'agriculture -, nous nous sommes dit qu'il y avait matière à le développer.

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Où en est-il aujourd'hui ?
LM :
Une fois la nouvelle équipe composée, il nous a semblé pertinent de construire une autre version de la fusée. D'ailleurs, du côté de l'IPSA et notamment de l'association étudiante Aéro IPSA, nous n'avons jamais arrêté de travailler dessus ! Suite à la mésaventure du C'Space, nous avons ainsi décidé de poursuivre les tests, en remplaçant notamment la charge utile par du talc, ce qui a été parfaitement réalisé lors d'un lancement opéré pendant le C'Space à l'été 2016. Depuis, en corrélation avec Sup'Biotech, nous avons fait le choix de modifier l'intérieur de la fusée, avec l'ajout et le retrait de certains composants électroniques.
MC : Du côté de Sup'Biotech, nous sommes en train de mettre au point des protocoles pour effectuer les analyses en laboratoire permettant d'optimiser au mieux la formation de pluie dans les nuages, mais je ne peux pas en dire plus : certaines données doivent rester confidentielles pour le moment ! Pour résumer, il s'agit d'utiliser des bactéries lyophilisées permettant la nucléation au sein des nuages. Ces bactéries sont évidemment non toxiques, tant pour l'écosystème que l'être humain, pour la simple et bonne raison qu'il s'agit de probiotiques, des bactéries présentes naturellement dans notre environnement. Il faut savoir que ce genre de technologie existe déjà aujourd'hui, mais avec de l'iodure d'argent, un produit chimique et toxique. Avec HighDr'O, l'Homme évitera de polluer les nappes phréatiques tout en laissant la possibilité aux agricultures locales de se développer. On pourra même imaginer utiliser le dispositif pour provoquer la pluie au-dessus des vignobles afin de contrer d'éventuelles chutes de grêles annoncées en amont. Par contre, ce que je peux dire, c'est que nous sommes actuellement à la recherche de partenaires afin de financer le projet. À ce sujet, nous sommes déjà en discussion avec une antenne du Rotary Club qui, de par sa vocation humanitaire, pourrait se rallier à notre cause.

Justement, comment faire pour vous contacter et parrainer votre projet ?
MC : Il y a plusieurs moyens. Les entreprises et associations peuvent nous rejoindre sur notre page Facebook (qui devrait prochainement changer de nom) ou nous contacter directement par email à highdroproject@gmail.com. Elles peuvent également prendre contact avec l'IPSA et Sup'Biotech qui les redirigeront ensuite vers nous !

supbiotech_ipsa_projet_etudiants_ingenieurs_fusee_pluie_highdro_biotechnologies_aeronautique_2017_002.jpgLoïc et Marine

supbiotech_ipsa_projet_etudiants_ingenieurs_fusee_pluie_highdro_biotechnologies_aeronautique_2017_003.jpgOutre la recherche de financements, quel est votre prochain objectif ?
LM : Être prêts pour le prochain C'Space ! Notre participation à cet événement nous permettra d'obtenir une preuve de concept validant nos recherches. C'est nécessaire si l'on veut aller plus loin. Pour cela, nous avons établi un partenariat avec Météo France qui nous permettra de connaître précisément les effets de notre fusée sur le temps après son lancement.
MC : Cette preuve nous permettra de conforter notre démarche. À terme, notre but est de proposer un service et un produit viables. Nous étudions aussi la possibilité de créer une entreprise par la suite.

Et qu'est-ce que cela fait de travailler avec des ingénieurs appartenant à un tout autre domaine d'expertise ?
LM :
C'est amusant ! Quand je viens les voir et que je tombe sur un tableau où sont écrites des choses que je ne comprends pas, ça me plaît. Cela me permet d'en apprendre davantage et me rappelle ma Terminale S. Comme à l'époque, j'étais déjà attiré par les biotechnologies, ce projet me permet de m'y plonger, tout en apportant mes compétences en mécatronique et en informatique.
MC : Nous nous complétons vraiment. Ce que nous ne savons pas, les étudiants de l'IPSA vont nous l'apporter et vice-versa. C'est très stimulant.

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Une partie de l'équipe du projet HighDr'O



Ils composent l'équipe HighDr'O :

  • Le Pôle Biotechnologies :

Valentine Baron, Camille Boulay, Marine Chamoreau, Clément Harivel-Rivoal, Vincent Pruvot (Chef de Projet), Lydia Simerabet (Sup'Biotech promo 2020), Maude Marchais et Tasrine Youssouf (Sup'Biotech promo 2019).

  • Le Pôle Aéronautique :

Jérémy Longer (IPSA promo 2015), Quy Diep (IPSA promo 2018), Frédéric Melendez (IPSA promo 2020), Ossian Bouix et Loïc Martinez (IPSA promo 2021, chef de Projet),

Concours Coup2boost : six projets étudiants de Sup'Biotech retenus pour la finale des entreprises partenaires !

Le concours Coup2boost vient de révéler les projets étudiants retenus pour la grande finale du 27 avril par les cinq entreprises partenaires de l'événement (à savoir Abylsen, Coca-Cola, Dassault Systèmes, Dentsu Aegis Network et Réseau DEF). Parmi les heureux finalistes se trouvent pas moins de six équipes composées d'élèves de Sup'Biotech : Bioplast'Oil, Glut n'Test, Mange-moi, Med & Chill, Tech' & Share et Touch'Tech ! Lors de la finale, chacune de ces équipes aura 5 minutes pour convaincre les jurés ! En attendant le jour J, vous pouvez encore soutenir vos 3 projets favoris en votant pour eux avant le 31 mars et permettre ainsi aux heureux lauréats de remporter le prix « Coup2Coeur » et à Sup'Biotech d'obtenir le prix « Coup2Pouce » !

projets_etudiants_finalistes_entreprises_coup2boost_supbiotech_innovation_2017_01.gifRetrouvez les projets finalistes « made in Sup'Biotech » :

Bioplast'Oil (sélectionné par Dassault Systèmes)
Pour faire face aux graves conséquences environnementales provoquées par les importantes quantités d'huile alimentaire rejetées chaque année dans les égouts, Bioplast'Oil vise une revalorisation de cette huile non traitée en bio plastique.

Glut n'Test (sélectionné par Dassault Systèmes)
De façon simple et rapide, le Glut n'Test permet de déterminer le taux de gluten de tous les aliments testés afin de faciliter le quotidien des personnes souffrant d'intolérance ou d'allergie.

Mange-moi (sélectionné par Réseau DEF)
Pour lutter contre la prolifération des déchets plastiques dans les océans, Mange-moi utilise un microcosme reproduisant une mini-chaîne alimentaire qui « mangerait » le plastique à une vitesse plus rapide que tous les procédés déjà existant (UV, sels de mer...).

Med & Chill (sélectionné par Dassault Systèmes)
Le diabète de type I contraint les personnes atteintes à surveiller continuellement leur glycémie par de micro-piqûres et à subir des piqûres d'insuline quotidiennes. Med & Chill propose une solution alternative via un implant sous-cutané délivrant automatiquement la dose d'insuline en fonction de la glycémie.

Tech' & Share (sélectionné par Abylsen)
Surfant sur la tendance de l'intermédiation (Airbnb, Uber...), Tech' & Share souhaite créer une plateforme facilitant le partage d'expertise et la location de matériel entre acteurs de l'innovation.

Touch'Tech (sélectionné par Abylsen)
En augmentant les prothèses actuelles avec un nouvel alliage de feuille de cuivre, un matériau souple, conducteur et très résistant, pour élaborer un tissu intelligent sensitif, Touch'Tech compte faire retrouver une sensitivité totale aux personnes handicapées.

Découvrez l'ensemble des projets de Sup'Biotech inscrits à Coup2Boost dans les deux articles dédiés : partie 1 et partie 2

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Une équipe 100 % Sup'Biotech brille lors du challenge étudiant Boost my Op' organisé par Air Liquide et Total

Avec leur projet bio-inspiré Kamano, Kahina Aomar et Maryline Williams (Sup'Biotech promo 2019), deux étudiantes de 3e année, associées à Monika Wiśniewska et Bhavneet Singh, deux étudiants Internationaux de l'école, ont réussi à se hisser à la 3e place du podium du challenge étudiant Boost my Op'. Organisé par Air Liquide et Total, ce concours étudiant demandait à ses participants d'imaginer l'opérateur du futur à travers des solutions innovantes. Plus de 140 projets ont été présentés jusqu'à la grande finale, mise en place au mois de décembre 2016. Pour Sup'Biotech, Kahina revient sur ce challenge réussi.


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Kahina, Monika et Maryline

Qu'est-ce que Kamano ?
Notre projet se voulait comme un Shazam de l'industrie. Là où Shazam permet de retrouver le titre et l'interprète d'une chanson via le micro de son smartphone, Kamano a pour objectif de déceler les potentiels problèmes techniques des machines industrielles en « analysant » le bruit qu'elles font. L'idée était alors de pouvoir enregistrer l'ensemble des sons anormaux afin de constituer une base de données efficace. Quant à son nom, il vient tout simplement de l'association des premières lettres de nos trois prénoms à Marilyne, Monika et moi, Bhavneet ayant rejoint le projet par la suite.

D'où vous est venue cette idée ?
Quand les responsables des Sup'Biotech Innovative Projects nous ont parlé de ce concours, ils nous ont incités à développer un concept original et créatif alliant biomimétisme et ingénierie. Nous avons alors réfléchi à l'utilisation d'un des cinq sens, en l'occurrence l'ouïe. Au départ, nous comptions travailler sur un projet destiné justement à « couper » les sons, mais après avoir interrogé des travailleurs à proximité du campus de l'école, nous avons rapidement réalisé que le bruit ne les dérangeait pas plus que ça : ils s'y habituent ! Du coup, nous sommes partis dans une autre direction, celle consistant à utiliser les ondes sonores comme un outil, en s'inspirant de l'écholocation des chauves-souris et des dauphins.

Développer un projet dans le cadre d'un concours, ça permet de gagner encore davantage en motivation, non ?
Oui ! La concurrence nous pousse à nous dépasser, à donner le meilleur de nous-mêmes, à innover toujours plus... Surtout, le fait d'affronter des étudiants d'autres écoles nous motive aussi, pour porter haut et fort les couleurs de Sup'Biotech !

retour_supbiotech_concours_challenge_boost-my-op_projet_biomimetisme_podium_etudiants_air_liquide_total_2016_02.jpgAvant même d'atterrir sur le podium, Kameno avait déjà été sélectionné parmi plusieurs centaines d'autres projets pour la phase finale. C'était déjà une source de satisfaction ?
Oui, nous étions super contents et fiers d'arriver ne serait-ce qu'à cette phase du challenge. D'ailleurs, même si nous croyions dur comme fer en notre projet, nous avons été surpris à l'annonce de notre sélection ! Se frayer un chemin parmi 140 équipes, ce n'est pas rien.

Comment s'est déroulée la finale ?
Tout d'abord, les organisateurs nous ont transmis un emploi du temps concernant les deux mois précédant la finale. C'est ainsi que nous avons pu nous rendre sur le site d'Air Liquide et Total à Dunkerque, pour découvrir l'environnement dans lequel évoluent les opérateurs et voir comment mettre en place Kamano. Nous avons pu voir ce qui était possible à réaliser ou non, mais aussi imaginer des solutions à ajouter. Par exemple, pour constituer la base de sons sur un site énorme comme celui de Dunkerque, nous avons pensé à la possibilité d'utiliser un drone ou de placer des sondes à différents endroits stratégiques. Cette visite nous a également confortés dans notre projet car les opérateurs sur place nous ont confié être déjà très attentifs aux sons des machines. Nous avons ensuite pu travailler avec deux mentors, l'un d'Air Liquide, l'autre de Total, notamment pour nous préparer à pitcher le projet.

Le pitch, c'est quelque chose avec lequel tu étais déjà à l'aise ?
Je suis encore plus à l'aise aujourd'hui, grâce à cette expérience. Mais c'est vrai que Sup'Biotech nous demande souvent de nous exercer à faire des présentations. De ce fait, ce n'était pas un obstacle insurmontable !

Au final, ton équipe a réussi à décrocher la 3e place. Qu'est-ce que vous apporte cette belle position ?
De la joie, bien sûr ! Aussi, chaque membre de l'équipe s'est vu remettre un bon d'achat pour une Apple Watch. Enfin, nous avons cédé nos droits sur le projet à Air Liquide et Total pour une valeur de 500 euros que nous allons nous répartir.

Est-ce que cela t'a donné envie de participer à d'autres concours ?
Oui ! Pour tout dire, nous avons même pris les contacts de l'équipe de l'ESSEC arrivée à la 2e place pour, par la suite, constituer une équipe commune en vue d'un prochain challenge ! Ce genre de concours est l'occasion idéale d'étoffer son réseau. Pour ma part, j'ai pu rencontrer des personnes géniales issues d'écoles de commerce, de design, etc.

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Revivez Labiotech Refresh 2016 en vidéo

Fin novembre, la fine fleur des biotechnologies se réunissait à la Machine du Moulin Rouge (Paris 18e) pour la seconde édition de Labiotech Refresh, le grand rassemblement organisé par Labiotech.eu créé par Joachim Eeckhout et Philip Hemme (Sup'Biotech promo 2014). Présente en tant que partenaire de l'événement, Sup'Biotech vous propose de revivre cet événement riche en innovations autour des sciences du vivant avec deux premières vidéos, dont celle de la conférence d'Eva-Lotta Allan, Chief Business Officer de l'entreprise Immunocore. D'autres vidéos de cette édition parisienne de Labiotech Refresh seront prochainement publiées sur le site de Labiotech.eu et sa chaîne YouTube.

L'iGEM 2016 vu par Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017), chef de projet de l'équipe iGEM IONIS

Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017) était chef de projet au sein de l'équipe iGEM IONIS médaillée d'or lors de l'édition 2016 de l'International Genetically Engineered Machine (iGEM) competition. De retour en France, cet étudiant de 5e année revient sur cette aventure enrichissante sur les plans humain, professionnel et scientifique.

clement_supbiotech_retour_equipe_team_ionis_igem_quantifly_projet_or_2016_competition_international_01.jpgL'iGEM est terminé depuis quelques jours maintenant. Comment te sens-tu ?
Je suis très content et surtout soulagé que tout se soit bien passé ! Nous avons réussi à remplir tous nos objectifs et même à les dépasser : cela montre que nous n'avons pas tout donné pour rien ! Nous sommes heureux d'avoir pu proposer une belle présentation, un site Internet complet, un prototype performant, etc. C'est vraiment une grosse source de satisfaction.

En tant que chef de projet, quelles étaient tes missions durant toute l'aventure ?
En plus de l'établissement de contacts professionnels et de la recherche de fonds, j'ai surtout œuvré pour la bonne cohésion de l'équipe. Dès le début du projet, je suis allé dans les différentes écoles du Groupe IONIS pour démarcher les étudiants susceptibles de nous rejoindre, leur présenter notre ambition et leur expliquer ce qu'on attendait d'eux. J'ai aussi passé beaucoup de temps à coordonner l'équipe, afin que chaque membre puisse s'organiser et permettre au projet d'aboutir. Par exemple, avec Pierre de l'IPSA, j'ai pris le temps d'aborder les caractéristiques souhaitées du futur drone et de répondre à toutes ses questions portant sur la biologie, afin qu'ingénierie et biologie fonctionnent ensemble de la meilleure manière possible. Enfin, au sein du pôle R&D dans lequel se trouvaient les étudiants de Sup'Biotech, je me suis également occupé du suivi de l'avancement du projet.

Était-ce la première fois que tu occupais un tel rôle sur un projet de cet ampleur ?
Oui ! Pour y arriver, il fallait être très investi, mais le projet était tellement motivant que cela n'a pas été un problème.

Qu'est-ce qui, à la base, t'avait donné envie de reprendre le flambeau de la précédente équipe iGEM IONIS (qui avait remporté une médaille d'or en 2015, avec son projet de Bio-Console) ?
Pas mal de choses. J'ai toujours été attiré par l'innovation scientifique et les projets de rupture. Quand j'ai découvert l'iGEM, cette compétition internationale où des étudiants du monde entier viennent présenter des projets plus fous les uns que les autres, j'ai tout de suite été intéressé. Voir l'équipe iGEM IONIS y prendre part en 2015 n'a fait que me conforter dans l'envie de ne pas manquer cette belle opportunité. Enfin, l'iGEM fait directement écho à mon ambition professionnelle. En effet, après Sup'Biotech, j'envisage peut-être évoluer dans l'univers des start-ups. Or, rechercher des fonds ou encore démarcher et rencontrer des profils différents, c'est ce qui m'attendra dans cet univers. Quelque-part, l'iGEM est un peu un avant-goût.

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Clément, entouré d'une partie de l'équipe

L'une des particularités de l'iGEM, c'est de voir tous les finalistes se réunir à Boston, dans l'enceinte du prestigieux MIT. Etait-ce ta première fois aux États-Unis ?
Non, car j'avais eu la chance de m'y rendre en vacances en 2010. Par contre, c'est la première fois que j'allais à Boston. Sur les huit jours que nous avons passés là-bas, quatre étaient entièrement dédiés à l'iGEM. Notre présentation ayant lieu le premier jour du rassemblement, nous avons pu assister à énormément de présentations, celles des équipes françaises avec qui nous avons échangé toute l'année, mais aussi celles d'équipes ayant des projets très impressionnants, comme des équipes américaines et chinoises par exemple. Nous avons également pu présenter à la demande notre projet aux participants intéressés, leur dévoiler notre poster scientifique, les faire tester l'application Quantifly développée pour l'événement, etc. C'était très intense, jusqu'au 4e jour et la cérémonie de remise des prix.

En parlant de remise de prix, t'attendais-tu à un tel plébiscite du jury autour de Quantifly, avec une médaille d'or et trois nominations ?
La médaille d'or était notre objectif : on voulait se donner les moyens de l'obtenir. La recevoir a été un grand soulagement, même si nous savions que notre projet remplissait normalement déjà les critères d'éligibilité. Par contre, les trois nominations ont été une vraie surprise et un beau cadeau. Cela nous a montré que nous étions vraiment capables d'aller loin et de rivaliser avec des projets colossaux, dotés de moyens bien plus importants que les nôtres. En effet, au vu des standards des équipes récompensées par un Grand Prix lors de l'iGEM, notre équipe faisait office de poids plume. Contrairement à certaines d'entre elles, qui menaient leur projet à plein temps et étaient soutenues par des fonds énormes, nous travaillions tous en dehors des cours, sur notre temps libre. Le fait d'avoir été cités dans trois catégories malgré cette différence de moyens récompense encore plus nos efforts.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuel est ton meilleur souvenir de cet aventure ?
Il y en a beaucoup trop pour n'en citer qu'un. En premier lieu, je pense à The European Experience, l'événement que nous avons organisé d'A à Z au mois de juin sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS. Il réunissait près de 170 personnes, soit 30 équipes de l'iGEM 2016 venues de toute l'Europe ! Pour le mettre en place, nous avons fait plusieurs nuits blanches... mais ça en valait la peine !
Parmi les autres souvenirs marquants, il y a aussi la nuit du « Wiki Freeze » : en fait, pour l'iGEM, chaque équipe est sensée créer en une nuit un wiki du projet sur le serveur de la compétition, jusqu'à une heure précise. En France, l'heure limite de cette année était 5 h 59 du matin. À 5 h 45, nous étions encore en train d'uploader les dernières pages... Une nuit très éprouvante, mais qui nous rend assez fiers, vu le travail réalisé et l'aspect final de notre site.

Enfin, quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui, l'an prochain, reprendront les rênes de l'équipe iGEM IONIS ?
Même si je compte directement leur faire part de mon expérience en les aidant au cours de l'année, je leur conseille avant tout de profiter à 100 % de l'aventure, de se lancer dans un projet qui les passionne et de rencontrer un maximum de gens. C'est surtout ça l'iGEM : du fun, un projet motivant et de belles rencontres.

Où en est le biomimétisme français en 2016 ?

Pour sa grande conférence interprofessionnelle du mardi 15 novembre 2016, « Inscrire le biomimétisme dans les process R&D », Sup'Biotech avait réuni anciens, étudiants et professionnels pour découvrir les avis et expertises de différents acteurs liés à cette approche qui tend à réconcilier l'économie avec la nature et séduit grands groupes, universités, chercheurs et start-ups.

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La journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence, et Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech


Alain Renaudin, responsable de la communication du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios), « un hub du biomimetisme » à l'origine du salon Biomim'expo et qui se destine à fédérer ses acteurs français (« soit 130 laboratoires et 70 entreprises ») est à l'origine du salon Biomim'expo. Son but ? Rappeler à l'auditoire la définition de cette approche qui, bien que de plus en plus « tendance », avec « une multiplication par sept des publications scientifiques sur les quinze dernières années », ne date pas d'hier. « Le biomimétisme consiste à étudier la nature, à tous les niveaux et toutes les échelles, pour s'inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, afin d'optimiser, voire révolutionner nos actuels systèmes de production, d'organisation et de consommation. Son existence est ancienne. Si bien qu'on peut penser qu'elle a commencé avec les chasseurs-cueilleurs, qui ont fait évoluer leurs pratiques en observant leur environnement. »

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Alain Renaudin

De Léonard de Vinci à Airbus
Toutefois, pas besoin de remonter aussi loin pour obtenir un exemple connu de tous. « On peut aussi se souvenir de Léonard de Vinci et de ses dessins aéronautiques, bien souvent inspirés du vivant. Cette association continue encore aujourd'hui. Ainsi, depuis 20 ans, Airbus et Boeing s'inspirent des animaux pour développer leurs appareils. D'ailleurs, le site Internet d'Airbus propose une page dédiée expliquant comment les caractéristiques physiques, biologiques et comportementales de différentes espèces peuvent permettre de repenser les ailes, réduire les nuisances sonores ou encore créer de nouveaux matériaux. » Reste que, malgré l'intérêt grandissant des industriels pour cette approche, l'intégrer au process R&D n'est pas si simple. « Il faut sortir des silos, penser "out of the box", déformer les schémas de pensée, oser collaborer et remettre en cause des business models installés, amortis... On passe alors de l'approche anatomique - la description du comment - à une approche fonctionnelle - l'analyse du pourquoi. »


Le représentant du Ceebios insiste également sur l'humilité qu'implique le biomimétisme. « La nature, c'est 3,8 milliards de R&D, d'optimisation, d'adaptation. À côté d'elle, l'Homme n'est qu'une poussière sur le plan géologique : l'Homo sapiens n'a que 200 000 ans, le citoyen-consommateur de l'ère industrielle uniquement 150 ans. » À ce titre, Alain Renaudin estime que la bio-inspiration est synonyme d'espoir face à la crise écologique qui nous guette, faisant de ce besoin urgent de changer nos habitudes tout sauf une contrainte. « C'est une opportunité gigantesque d'optimisation. L'enjeu n'est pas de protéger la planète, qui survivra très bien, mais l'espèce humaine. C'est le passage de l'ère de l'holocène à l'anthropocène : on affirme que la nature et l'homme sont liés et possèdent un destin commun. » Cette question du respect du vivant est d'ailleurs présente dans de nombreuses recherches et ce depuis parfois plusieurs années. « Quand le chimiste Jacques Livage parle de chimie douce dans un article du journal Le Monde en 1977, il aborde sans le nommer le développement durable. Il ne faut bien sûr pas oublier l'influence de la chercheuse américaine Janine Benyus, créatrice du Biomimicry Institute et grande personnalité du biomimétisme. »


Bientôt des maisons bio-inspirées
Olivier Allard, le deuxième intervenant, connaît bien le travail de Janine Benuys. Et pour cause, cet enseignant à l'ESIEE-Paris confie s'être passionné pour le biomimétisme après la lecture d'un ouvrage de la chercheuse, en 2010. « Je crois que cela apporte une autre manière de penser, de produire. Une manière qui fait sens. Quand on observe la nature, on se rend compte à quel point elle est élégante, à quel point ses designs sont raffinés, sophistiqués. La Terre est un formidable labo de R&D qui fourmille d'inventions que la nature se charge ensuite de trier. Notre challenge consiste simplement à reconcevoir la présence de l'homme sur cette planète. » Adepte de la célèbre maxime de Benuys, « we need to do more than just learn form nature : we need to design as nature » (« Nous devons aussi concevoir comme la nature, pas juste s'en inspirer »), Olivier Allard ne manque pas l'occasion de repérer les projets innovants cherchant plus à apprendre du monde naturel qu'à en extraire des éléments. « Les exemples sont nombreux, dans tous les secteurs. Dans le domaine des matériaux, l'entreprise Calera s'inspire du corail pour fabriquer du ciment en capturant du CO2. Dans le domaine de l'énergie, une équipe a généré un réseau d'éoliennes verticales, permettant d'obtenir 10 fois plus de puissance au mètre carré, fonctionnant selon n'importe quelle direction du vent et nécessitant moins de matière pour sa construction. L'entreprise EEL Energy propose une hydrolienne s'inspirant de la nage des poissons. Les habitations sont aussi concernées : XTU, l'un des rares cabinets d'architectes faisant de la R&D, était ainsi présent lors de l'exposition universelle de Milan pour présenter SymBio2, qui propose de cultiver des micro-algues en façade de bâtiment. »


L'abondance de projets prouve bien que le meilleur reste à venir, à condition que les barrières tombent. « Il faut décloisonner la biologie, que les biologistes la rendent accessible, pour que des architectes, ingénieurs ou encore des entrepreneurs vivent eux-aussi cette révélation. Il faut une pierre de Rosette, pour faire le lien entre la biologie et l'innovateur, une sorte de Google de la bio inspiration. On a donc besoin d'outils, de base de supports, de systèmes d'information sur la bio-inspiration, pour passer du hasard heureux à une méthodologie efficace et structurée. »

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Olivier Allard

Quand la recherche fait mouche
Des collaborations prometteuses entre différents profils existent déjà, y compris dans la recherche. C'est le cas du Projet CurvACE, un œil souple inspiré de celui de la mouche, composé de 42 colonnes, dotées chacune de 15 petits yeux, pour un champ visuel de 180 degrés (60 degrés en vertical). Ce projet réunit des roboticiens, des ingénieurs, des biologiques ou encore des électroniciens de différents pays européens. Parmi eux se trouve Stéphane Viollet de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS / Aix-Marseille Université). Un chercheur modeste qui, n'ayant pas « la prétention de répondre à la question "Qu'est-ce que la vie ?" », préfère se demander ce que le vivant peut apporter. « Notre approche est biorobotique. On s'inspire des réflexes sensori-moteurs de la mouche et de ses traitements neuronaux pour créer des robots autonomes et des capteurs visuels, repenser la navigation, etc. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir été inspirés par la mouche ! Ce petit insecte est régulièrement à l'origine de technologies majeurs. »

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Stéphane Viollet

Les lentilles GRIN présentes aujourd'hui dans les lecteurs DVD et Blu-Ray ainsi que les endoscopes ? Pensés grâce à l'œil de la mouche et celui papillon de nuit, capable de concentrer les rayons lumineux. Les gyromètres actuels, présents dans tous les smartphones ? Inspirés de l'évolution des ailes de la mouche (devenue diptère, elle a perdu une paire en conservant un petit bout d'aile lui servant de gyromètre, via un système vibrant). L'insecte artificiel du Groupe Robert Wood à Harvard ? Il provient du décollage par mouvement horizontal (comme un rameur) de la mouche une nouvelle fois et sa façon de voler via trois axes de rotation.



L'industrie pétrochimique pas en reste
Fondateur d'Elbe Petro, Laurent Bédel a lui trouvé l'inspiration en observant non pas un insecte mais un marais. Fin connaisseur de l'industrie pétrolière par ses activités passées, l'entrepreneur avait d'abord identifié un problème redondant : la perte de fluides induite par l'évaporation. « Le vent, la température et la tension de vapeur sont des paramètres impossibles à contrôler, étant donné que l'on ne peut pas changer la thermodynamique ni la nature des liquides. La solution conventionnelle à cette évaporation par les industriels induisait jusqu'ici l'utilisation d'un IRF (écran flottant interne), soit une cuve de stockage. Une solution certes efficace, mais pas à 100 %, d'autant qu'elle comporte énormément de contraintes. Pour sa mise en place, l'industriel doit par exemple faire appel à un soudeur qualifié pour 200 h de soudure effective - une durée et un coût important, sachant qu'un soudeur qualifié est cher et qu'un temps de soudure ne peut dépasser une heure par jour selon la réglementation en vigueur... Nous nous sommes alors demandé comment la nature pouvait éviter l'évaporation quand elle avait besoin de le faire. D'où l'idée de s'inspirer du marais. »

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Laurent Bédel

En couvrant la surface d'un marais, les lentilles d'eau évitent la mise à sec en saison chaude de ce dernier. Leurs caractéristiques leur permettent également de s'adapter à tous les formats de marais et de retourner seules à leur position initiale juste après le passage d'une barque. Voici comme la Gamme Eris d'Elbe Petro est née. « Nos lentilles "bodybuildées/ hypertrophiées" font 220 mm de diamètres et composent un écran de flotteurs indépendants. Ces flotteurs collaboratifs optimisent le taux de couverture, avec un système auto-positionnable. Pour l'industriel, cela ne nécessite pas d'assemblage donc de soudeur, ni de maintenance. » Un concept qui a valu à l'entreprise le 1er prix de l'innovation des industries pétrolières et qui se décline aujourd'hui en trois branches : « petro » (carburants, aromatiques, solvants) / « chem » (acides, bases) et « food » (liquides alimentaires, comme l'alcool).



Une table-ronde 100 % innovante
En seconde partie de conférence, une table-ronde était proposée au public. Étaient présents Jasmine Rivolier et Sylvie Sesé du cabinet de conseil aux entreprises Hopynity, Pierre-Emmanuel Fayemi, consultant au sein du cabinet Active Innovation Management, le designer Guillian Graves et Thierry Fradetal, Project Manager et associé de GreenEver. Chacun d'entre eux conçoit le biomimétisme comme une réelle plus-value dans les process R&D et même au-delà.

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De gauche à droite : Sylvie Sesé, Pierre-Emmanuel Fayemi, Guillian Graves, Thierry Fradetal, Jasmine Rivolier et Anne Pezet


Spécialisé sur la question du développement durable, le cabinet Hopynity est ainsi persuadé que l'innovation positive est un virage que les entreprises ne doivent pas manquer, un peu à la manière de celui de la transformation numérique. « Cette nouvelle façon de concevoir l'innovation est déjà en route et peut avoir des impacts positifs environnementaux et sociaux, explique Jasmine Rivolier. Elle pose de nouveaux défis aux équipes de R&D, liés à plus de collaborations, à l'expérimentation de nouveaux outils et à l'intégration des nouveaux enjeux en amont. » Pour accompagner leurs clients dans ce changement, Hopynity mise avant tout sur la participation proactive. « Nous proposons notamment des séances de créativité, pour générer des idées, avec des ateliers permettant de jouer avec les principes du vivant par exemple, détaille Sylvie Sesé. On a l'habitude de travailler sur des transpositions analogiques. Faire cela dans la nature, c'est une évidence. »

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Le design également concerné
Du côté de Guillian Graves, le biomimétisme s'inscrit dans la logique de sa vocation professionnelle. « Le métier de designer consiste à résoudre les problèmes en mettant l'humain au cœur de la démarche. Je travaille aujourd'hui auprès de start-ups, grands groupes et centres de recherche sur les projets de bio-inspirations pour intégrer des espèces ou s'en inspirer, voire associer des inspirations d'espèces différentes. Pour cela, je travaille conjointement avec un bio-ingénieur ; cela transforme l'apprentissage du design, de l'ingénierie, de notre façon de communiquer. »

Chez GreenEver, une société d'ingénierie en optimisation énergétique installée au Ceebios, cette approche représente avant tout un socle sur lequel grandir. « Nous souhaitons développer une solution de production d'hydrogène en couplant algues et bactéries dans des bioréacteurs, précise Thierry Fradetal. Le projet est actuellement en phase de recherche. Le but ? Concurrencer les électrolyseurs alcalins actuels. » Quant à Pierre-Emmanuel Fayemi, il a carrément fait du biomimétisme sa réflexion depuis plusieurs années. « J'ai un cursus particulier, puisque j'ai commencé à étudier dans la biologie moléculaire avant de me tourner vers une école d'ingénieurs en management de l'innovation. Cela m'a amené à développer une thèse portant justement sur la mise en œuvre de la bio-inspiration dans les process R&D. En pratique, j'aborde également cette approche idéologique en tant que consultant et touche à énormément de domaines/secteurs différents. »

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Tous unis pour le changement ?
Questionnés sur ce qui manque à la France pour accélérer encore davantage l'intérêt croissant du biomimétisme, les invités se rejoignent souvent sur de nombreux points, notamment le décloisonnement. « Il faut accentuer l'interdisciplinarité », analyse Pierre-Emnnauel Fayemi. « Un biologiste ne peut pas développer tout, tout seul », ajoute Thierry Fradetal. Guillian Graves acquiesce et pointe du doigt l'importance des lieux de rencontre, encore trop peu présents pour permettre un véritable essor. « Un designer travaille dans un studio, le physicien dans son labo, le biologiste dans un autre labo... Il faut concevoir le laboratoire de demain, un lieu commun pouvant accueillir ces cultures différentes. Heureusement, les centres de recherche commencent tout de même à essayer des choses en la matière. » Cela permettra aussi d'améliorer les outils disponibles. « La question de l'outil est importante car il s'agit d'un véritable manquement méthodologique, note Pierre-Emmanuel Fayeti. Aujourd'hui, on dénombre près de 50 outils pouvant être impliqués dans un projet biomimétique : ils sont soit existants à la base, soit créés spécifiquement pour tel ou tel projet. Le problème, c'est qu'ils sont souvent loin d'être homogènes ni créés conjointement par des gens issus de différents domaines. »

Si l'ouverture d'esprit des professionnels, via la création d'outils et de lieux d'échanges spécifiques, peut changer la donne, cela ne suffit pas cependant : il faut également s'attaquer à d'autres chantiers. « Il est nécessaire de parler du biomimétisme, juge Jasmine Rovlier. Plus les médias l'aborderont, à travers des succès notables par exemple, plus de personnes seront attirées et se montreront volontaires pour renouveler les process. » Autre problématique : celle du réseau. Si l'on veut que le nombre de représentants de cette approche augmente, il faut d'abord réunir les acteurs actuels, comme souhaite le faire le Ceebios. « L'Allemagne est, à ce titre, un bon exemple à suivre : le pays a très tôt pensé à se structurer, créer un réseau et établir une feuille de route », affirme Pierre-Emmanuel Fayemi. Vient ensuite la délicate question du dialecte. « Il faut évidemment une harmonisation du langage pour une meilleure compréhension, signale Guillian Graves. Avec mon collègue bio-ingénieur, nous avons d'ailleurs créé un véritable lexique commun pour comprendre ce que tel mot signifie pour l'autre. » Mais il n'y a pas que les champs lexicaux à confronter : il y a aussi les délais de travail. « Les laps de temps et les rythmes sont aussi différents, juge Sylvie Sesé. Il faut essayer de concilier les deux. »

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L'espoir de la jeunesse
Dernier chapitre délicat, celui de la formation des générations futures. Si certaines écoles comme Sup'Biotech permettent aux étudiants de s'y plonger, l'enseignement « biomimétisme compatible » n'est pas encore totalement intégré dans le système éducatif français. « C'est en train de changer : de nombreuses coopérations interviennent dans le cursus des étudiants et des diplômes se créent même sur ces thématiques », assure Guillian Graves. Ce dernier est bien placé pour le savoir puisqu'il enseigne « le biomimétisme dans l'approche de l'écoconception ainsi que la découverte de nouveaux matériaux/nouvelles matières » et supporte « l'iGEM » à l'ENSCI - Les Ateliers.

Après cette table-ronde venait le moment de la conclusion de l'événement, confié à Jacky Vandeputte, coordinateur projets R&D et chef de projets biomolécules - chimie du végétal au sein du Pôle Industries & Agro-Ressources (IAR). « Je constate une belle dynamique d'innovation, mais il manque encore une feuille de route de la part de l'État français. Il faut promouvoir la démarche et établir un annuaire permettant de référencer les outils, les compétences, les chercheurs, les MOOC, les Fab-Lab, etc. Mais au-delà de ça, je crois vraiment que nous pourrons réussir à impulser le biomimétisme auprès des entreprises et industriels à travers la jeunesse. C'est déjà le cas, comme avec l'exemple du concours Boost my Op' (voir encadré), mais cela doit encore se poursuivre. De toute façon, le changement intervient toujours ainsi. Par exemple, je me souviens des débuts de la gestion de la qualité qui, au départ, ne parlait pas du tout aux directions d'entreprises. Aujourd'hui, si ce domaine est devenu incontournable, c'est grâce aux nouveaux arrivants, aux nouvelles générations, qui lui ont permis de s'intégrer, de prendre forme. » L'occasion d'adresser un dernier message aux étudiants présents dans la salle : « C'est à vous de créer l'avenir ! »

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Jacky Vandeputte



Les étudiants de Sup'Biotech sont également bio-inspirés !
Lors de cette conférence, trois équipes étudiantes ont dévoilé les projets de biomimétisme qu'elles ont imaginés à l'occasion du challenge Boost my Op' lancé par Air Liquide et Total, dont le but est d'imaginer l'opérateur du futur. Ces projets, orientés sur la thématique « Sécurité » (les deux autres thématiques proposées étaient « Performance » « Efficacité industrielle »), se voulaient particulièrement imaginatifs. Au programme : un tissu à la fois inspiré du tardigrade et des orchidées permettant d'absorber l'eau présente dans l'air pour analyser sa composition ; un casque de chantier rétractable et pliable comme un tatou, mais aussi mieux pensé quant à son acoustique (via des matériaux inspirés de la structure interne des coquillages) ; des gants intelligents se basant sur le mode de communication des lucioles, avec des signaux distincts pouvant être envoyés via les extrémités de chaque doigt de la main. Prometteurs et amenés à se développer les prochains mois, ces projets n'ont pourtant pas été retenus pour la seconde phase du challenge, contrairement à ceux de deux autres équipes de Sup'Biotech qui n'ont pas pu les présenter pour des raisons de confidentialité. Une belle performance car elles ont réussi à se frayer un chemin parmi les quelques 140 projets déposés !

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Olivier Girinsky, chargé de Projets & Innovation au sein de Sup'Biotech

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_12.jpgLes étudiants du challenge Boost my Op'

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