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BioShield, un Sup'Biotech Innovative Project de revêtements anti-bio contamination hébergé au sein du Genopole

Premier biocluster en France entièrement dédié aux biothérapies, à la recherche en génétique, génomique, post-génomique, xénobiologie et au développement des industries de biotechnologie, le Genopole d'Evry a lancé en mai 2017 deux nouveaux dispositifs d'accompagnement, Shaker et Booster. Respectivement dédiés aux doctorants/post doctorants porteurs d'une innovation pouvant donner lieu à une création de start-up et aux jeunes entreprises de biotechnologie innovante, ces dispositifs permettent aux participants sélectionnés de bénéficier durant six mois des infrastructures du Genopole, de son écosystème et de son réseau d'experts.

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_03.jpgPartenaire du Genopole, Sup'Biotech vous propose de découvrir deux entités faisant partie de la première promotion du programme : BioShield, un Sup'Biotech Innovative Project (SBIP) de revêtements anti-bio contamination porté par Quentin Bernard, Paul Caroen et Pierre Tourame (promo 2018), trois étudiants de 5e année, et AquAmmoS, une start-up dédiée aux solutions bioinspirées pour la sauvegarde environnementale.


partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_04.jpgDispositif Shaker : BioShield, un bouclier contre les agents biologiques

Un bon projet, c'est avant tout une bonne équipe et celle de BioShield le démontre bien. Composée de trois étudiants de la Majeure R&D de Sup'Biotech mais de mineures différentes (Quentin en Entrepreneuriat, Paul en Bioinformatique et Pierre en Santé), la team BioShield se veut donc très complémentaire pour arriver à ses fins : réussir à développer puis commercialiser une solution de revêtement de surfaces pour prévenir de la formation de biofilms dans les industries. « Pour faire simple, nous voulons créer des revêtements permettant d'empêcher les bio contaminations par des agents biologiques - de type levure, bactéries, champignons... - dans des applications industrielles, que ce soit en cosmétique, milieu hospitalier, aéronautique ou nautique, détaille Quentin. En effet, nous avons observé dans la nature que des insectes et des plantes présentaient à leur surface des structures géométriques laissant penser qu'elles pouvaient empêcher la formation de ces biofilms. L'idée, c'est d'imiter et même de créer les structures parfaites pour nos surfaces. C'est du biomimétisme ! BioShield pourra ainsi diminuer les infections nosocomiales comme la légionellose qui infecte des milliers de personnes en Europe chaque année et peut être mortelle, ou encore empêcher les algues de s'agréger sur la coque des bateaux et donc d'arrêter un entretien régulier (le carénage) via des produits chimiques qui viennent ensuite polluer les mers et océans. »

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_02.jpgL'équipe de BioShield
De gauche à droite : Paul, Pierre et Quentin

S'il est désormais accompagné par le Genopole, le projet BioShield ne date pourtant pas d'hier. « Nous avons amorcé le projet lors de notre 2e année à l'école, dans le cadre des SBIP, poursuit Quentin. Pour autant, le projet a véritablement accéléré en 3e année, au retour de notre semestre obligatoire à l'étranger, grâce à l'augmentation du temps alloué au développement des SBIP dans le cursus. Nous avons ainsi pu nous y consacrer plus en profondeur, avec le soutien du réseau d'encadrants de l'école. C'est aussi à cette période que nous avons rencontré le Matériaupôle, un cluster francilien Matériaux et Procédés qui nous a ensuite mis en relation avec des industriels sensibles à cette problématique. Cela nous a permis de vérifier et valider la pertinence de notre approche. De cette première étape cruciale sont ensuite nées d'autres rencontres qui, de fil en aiguilles, nous ont offert l'opportunité de croire chaque jour un peu plus dans notre projet. »

Confiant, le trio ne gâche pas son plaisir de faire partie de la toute première promotion de Shaker. « C'est lors d'une réunion à Sup'Biotech que nous avons appris la création de ce nouveau dispositif d'accompagnement. Nous avons déposé notre candidature et, après avoir été retenus pour la première phase, nous sommes passés devant un jury composé d'experts, de la direction du Genopole, de PDG et de chargés d'affaires. Au final, nous avons été sélectionnés aux côtés de quatre autres projets pour cette première session. » Au sein du dispositif, l'équipe de BioShield se sent progresser chaque jour, notamment grâce aux laboratoires, consommables, équipements et appareillages mis à sa disposition. « C'est un point important car cela nous offre la possibilité de réaliser nos expériences dans de bonnes conditions et à un stade encore plus poussé qu'à l'école, estime Quentin. Ensuite, le dispositif nous permet aussi bénéficier de l'écosystème du Genopole et d'un accès aux plateformes mutualisées du cluster : notre laboratoire étant situé dans sa pépinière d'entreprises, nous sommes régulièrement amenés à rencontrer des professionnels et entrepreneurs. Cela nous force à challenger notre projet. Nous sommes également accompagnés et encadrés par des chargés d'affaire, ce qui est très utile pour tisser des relations avec des acteurs de l'industrie. C'est un environnement idéal pour faire évoluer le projet. »

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_05.jpgPour BioShield, comme les quatre autres projets sélectionnés, l'aventure Shaker s'achèvera en mars 2018. « Cela nous laisse donc du temps pour valider notre Proof of Concept, ou du moins avancer un maximum, assure l'étudiant. Le but pour nous trois, c'est de valider cette POC, puis de créer, in fine, une start-up ! »




partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_06.jpgDispositif Booster : AquAmmoS, une création de valeur bio minéralisée

Née de la fusion de deux start-ups, AquAmmoS a vu le jour en janvier 2017. Parmi ses cofondateurs se trouve Olivier Girinsky, également Chief Science Officer de cette jeune structure adepte de l'économie circulaire, passé lui aussi par la case des SBIP en tant que chargé de projets innovants.

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« Notre start-up propose des solutions bio inspirées dans le domaine de la biotechnologie environnementale, présente Olivier. À l'heure actuelle, elle développe deux solutions : une première, nommé Aqua visant à stimuler les micro-organismes en leur "parlant" via des ondes lumineuses et une seconde, intitulée Ammos (qui signifie "pierre") transformant le sable en pierre grâce au processus de biominéralisation utilisant des bactéries - on mélange du sable à des bactéries qu'on "nourrit" et, en quelques heures, cela donne de la pierre. » Évidemment, ces deux solutions s'adressent en priorité aux structures de la filière traitement des eaux et en particulier des eaux usées. Comment ? « D'abord en stimulant les micro-organismes pour dépolluer plus, mais avec la même consommation d'énergie qu'auparavant, puis en récupérant une partie du sable collecté dans les stations d'épuration que l'on mélange ensuite à notre "boue activité", soit de la biomasse associée à de la boue, pour en faire un nouveau produit : une pierre, une dalle, une brique... »

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_08.jpgL'équipe d'AquAmmoS

Autrement dit, AquAmmoS s'inscrit dans un contexte plus général, celui de la station d'épuration du futur, qui pourra non seulement épurer l'eau, mais aussi produire de l'électricité grâce à la mécanisation et valoriser ses sous-produits en des éléments concrets pouvant directement être utilisés au niveau de la collectivité et du territoire. « On pourra ainsi imaginer consolider les tuyaux des tranchées d'assainissement et de canalisation à partir de ces pierres créées via la station, estime Olivier. C'est un revenu supplémentaire, une création de valeur. »

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Une image de colonnes réalisées avec du matériel recyclé

Désormais accompagnée par le dispositif Booster du Genopole, AquAmmoS continue sa croissance en affinant le ciblage de nouveaux marchés pour, à terme, parvenir à une levée de fonds et ainsi finaliser la commercialisation de ses solutions. « Le Genopole abrite et représente une centaine d'entreprises différentes, dans le domaine pharma, mais aussi les domaines agroalimentaire et environnemental, note Olivier. Être accéléré au sein de Booster favorise donc les échanges de savoir-faire. C'est d'autant plus important pour nous que l'univers de la Clean Tech est encore tout nouveau au sein du Genopole : il est donc essentiel de se regrouper pour faire évoluer ce secteur ensemble. Chez AquAmmoS, nous pensons d'ailleurs que la Clean Tech sera l'une des principales sources d'emploi dans le futur, car la pression environnementale est de plus en plus forte. Pour lutter contre ces dégradations que nous constatons chaque jour, l'économie circulaire est une réponse viable et les entreprises de la Clean Tech ont pour rôle de devenir le socle technologique de ce changement. Il faut désormais réussir à transformer en source de revenus ce qui pouvait représenter un coût pour les collectivités, comme les stations d'épuration. »

Suivez AquAmmos sur son site Internet et LinkedIn

Innover pour lutter contre les maladies rares : Sup'Biotech vous invite à sa grande conférence interprofessionnelle, le mardi 7 novembre 2017

Les maladies rares touchent aujourd'hui près de 3 millions de personnes en France et 20 millions en Europe. Pour autant, on dénombre seulement 250 médicaments orphelins sur le marché pour la prise en charge de 400 maladies différentes. Partenaire de la Fondation maladies rares, Sup'Biotech a justement choisi d'aborder cette situation et le futur de la recherche à l'occasion de sa prochaine grande conférence interprofessionnelle. Nommée « Maladies rares : quel modèle pour innover ? » et organisée le mardi 7 novembre 2017 de 9 h à 12 h 30 au Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS, cette conférence accueillera de nombreux professionnels, responsables institutionnels et chercheurs pour faire le point sur cette cause réunissant acteurs publics et privés.


evenement_conference_supbiotech_maladies_rares_modeles_innover_recherche_traitements_medicaments_sante_france_financement_professionnels_paris_novembre_2017_03.jpgAu programme de l'événement : un point sur la recherche en France (acteurs, enjeux...) et sur le troisième plan national Maladies Rares, une première table-ronde questionnant les modèles de développement de l'innovation à mettre en place pour inciter la création de nouveaux traitements et une seconde table-ronde dédiée aux sources de financement de cette recherche sur les maladies rares en France.

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Sup'Biotech, en partenariat avec l'Agence PRPA, la Fondation maladies rares et l'association Diplômés Sup'Biotech (DSB), vous invite à la conférence « Maladies rares : quel modèle pour innover ? »
Le mardi 7 novembre 2017 de 9 h à 12 h 30 au Campus Numérique & Créatif Paris Centre
95 avenue Parmentier
75011 Paris

Accès :
Métro : Ligne 3, arrêt Parmentier / Saint-Maur

Événement gratuit

Programme complet accessible ici

Inscription obligatoire (dans la limite des places disponibles) via la page dédiée

Infos pratiques

Suivez la conférence sur Twitter avec les hashtags #confsupbiotech et #fondationmaladiesrares

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Ils participent à la conférence « Maladies rares : quel modèle pour innover ? » :
Christian Béchon, président-directeur général du groupe LFB, Caroline Blanc Crouzier, Head of Public Affairs France BeneLux chez Shire et membre du Comité Maladies Rares du Leem, Jean-Yves Bonnefoy, président et CEO d'Alms-Therapeutics et d'Anagenesis Biotechnologies, Nathalie Cartier-Lacave, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et présidente du Conseil scientifique de la Fondation maladies rare, Jean-Pierre Gaspard, directeur général de l'AFM-Téléthon et directeur opérationnel de l'Institut des Biothérapies, Anne Horgan, partner au sein du fonds d'investissement Advent, Stanislas Lyonnet, directeur général d'Imagine - Institut des maladies génétiques, Frédéric Marin, fondateur de gmp-orphan (GMPO) et Célia Mercier, responsable régionale Île-de-France de Fondation maladies rares.

Le Groupe IONIS et Sup'Biotech vous invitent à découvrir les métiers de demain, le samedi 14 octobre 2017 aux docks de la Cité de la Mode et du Design

annonce_rencontres_orientation_figaro_etudiant_agora_groupe_ionis_metiers_demain_conferences_rencontres_nouvelles_techologies_samedi_14_octobre_2014_paris_supbiotech_01.jpgLe samedi 14 octobre 2017, Le Figaro Étudiant investira les docks de la Cité de la Mode et du Design (Paris 13e) de 9 h à 18 h pour Les Rencontres de l'Orientation, un grand rendez-vous dédié à l'éducation, gratuit et ouvert à tous. Partenaire de cet événement associant ateliers et conférences, le Groupe IONIS sera présent au sein de l'Agora IONIS des métiers de demain, un espace spécial permettant aux visiteurs de vivre des moments d'échanges et de dialogue avec des spécialistes des nouvelles technologies vouées à transformer la société comme les entreprises.

Au sein de l'Agora IONIS, plusieurs conférences tournées vers l'avenir seront également organisées tout au long de la journée.

Sup'Biotech animera notamment une conférence spéciale de 11 h 30 à 12 h 30. Vanessa Proux, la directrice générale de l'école, abordera les nouveaux horizons des métiers associés aux biotechnologies, que ce soit dans l'agroalimentaire, l'énergie, l'environnement ou encore la santé.

annonce_rencontres_orientation_figaro_etudiant_agora_groupe_ionis_metiers_demain_conferences_rencontres_nouvelles_techologies_samedi_14_octobre_2014_paris_supbiotech_02.jpgD'autres conférences seront également prévues : les nouvelles perspectives des métiers de l'informatique (avec Epitech, de 9 h 30 à 10 h 30), les transformations des métiers du marketing et de la communication (avec l'ISEG Marketing& Communication School Paris, de 10 h 30 à 11 h 30), les évolutions des « fonctions business » dans les secteurs de la mode et du luxe (avec Moda Domani Institute, de 12 h 30 à 13 h 30), la place de l'ingénieur en 2025 (avec l'EPITA, de 14 h 30 à 15 h 30), les nouvelles orientations des métiers du business et du management (avec l'ISG Programme Business & Management 3+2, de 15 h 30 à 16 h 30) et les transformations de la création digitale et du design (avec e-artsup, de 16 h 30 à 17 h 30).


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Le Figaro Étudiant présente « Les Rencontres de l'Orientation »
Le samedi 14 octobre 2017 de 9 h à 18 h, aux docks de la Cité de la Mode et du Design
34 Quai d'Austerlitz
75013 Paris

Accès :
Métro : ligne 1/14 (Gare de Lyon), ligne 5 (Gare d'Austerlitz) et ligne 6 (Quai de la Gare).
RER : ligne A & D (Gare de Lyon) et ligne C (Gare d'Austerlitz).
Bus : 24, 57, 61, 89 et 91.

Événement gratuit sur inscription : plus d'informations sur la page dédiée.

Conférences au sein de l'Agora IONIS de 9 h 30 à 17 h 30.

Programme complet de l'événement disponible ici.

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Avec My Data-Trust, Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014) favorise la protection des données personnelles

Créée en 2017 et basée en Belgique, la start-up My Data-Trust accompagne ses clients dans la gestion de la collecte et du traitement des données à caractère personnel. Une problématique plus que d'actualité, notamment dans le secteur Life Science, comme l'explique Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014), cofondateur et Business Development Executive de cette jeune entreprise prometteuse.

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Gautier, lors de la céremonie de remise des titres de la promotion 2014

Quel a été votre parcours à la suite de Sup'Biotech ?
Mon cursus était celui de la filière Recherche & Développement, avec l'option entrepreneuriat en 5e année. Pour le valider, j'ai effectué mon stage de fin d'études en business development au sein d'une Contract research organization (CRO) clinique, c'est-à-dire une société fournissant des services cliniques essentiellement pour les acteurs du secteur pharmaceutique. Une fois mon stage terminé, une autre CRO ayant des activités similaires en Belgique m'a proposé de la rejoindre, chose que j'ai acceptée. J'y suis resté trois ans, jusqu'à ce que je décide de créer MyData-Trust avec un associé.

Le choix de l'option entrepreneuriat montrait déjà votre attirance pour la création d'entreprise, non ?
Je suis très attaché à l'esprit d'entreprendre et j'ai toujours eu en moi cette envie de créer une structure de mes propres mains, d'être indépendant... Bien sûr, je comprends ceux chez qui ce sentiment n'est pas réciproque. Mais dans mon cas, j'ai choisi la voie de la start-up et ne le regrette pas !

Quand a germé chez vous l'idée de MyData-Trust ?
Vers l'automne 2016, quand mon actuel associé a souhaité s'orienter vers d'autres horizons, avec l'envie de se former au Data Science. Durant l'une de ses formations, il a entendu parler des nouvelles réglementations liées à la protection des données à caractère personnel votées en mai 2016 et destinées à être mises en application en mai 2018. Il m'en a parlé et l'idée de développer une société pour faire face à ces changements nous est tout de suite venue à l'esprit.

Quels changements implique cette nouvelle règlementation ?
Cette réglementation est très vaste, touche énormément de secteurs, du milieu bancaire à l'industrie pharmaceutique, et concerne plusieurs types de de données, des emails aux numéros de téléphone, en passant par les cartes de fidélité, etc. Avec mon associé, nous avons très vite constaté un besoin important sur le marché Life Science, dans la mesure où les données de santé ont été répertoriées comme des données sensibles par la General Data Protection Regulation (GDPR), ce qui impose aux entités collectant et traitant ces données un certain nombre de mesures auxquelles elles ne parviennent pas toujours à faire face seules. Ces mesures concernent notamment la cybersécurité, la portabilité des données, la mise en place de processus en cas de violation ou d'intrusion, la notification, l'impact sur le consentement des « data subjects », le transfert des données en dehors de l'UE, etc. Ces mesures sont destinées à protéger les citoyens européens et à leur rendre la possession de leurs données personnelles. La GDPR définit donc un certain nombre de droits que les citoyens pourront exercer, comme le droit à l'accès, à l'information, à la modification ou à la suppression. En cas de violation de ces droits ou du non-respect des mesures qui doivent être mises en place, la société à l'origine du traitement (le « data controller ») et même ses sous-contractants (le « data processor ») peut se voir infliger des pénalités financières extrêmement lourdes : de 10 à 20 millions d'euros d'amendes ou de 2 à 4 % de leur chiffre d'affaires global annuel. Outre la sanction financière, nous pensons que les conséquences de l'impact sur l'image de marque de la société est bien plus contraignante...
Il y avait donc un terreau propice à l'existence d'une société telle que la nôtre. D'ailleurs, nous avons réellement pris conscience de l'importance de notre démarche lors d'une conférence au siège d'une big pharma française, devant un auditoire regroupant des professionnels des secteurs pharma, biotech, medtech, CROs et académiques. Durant l'événement, nous avons posé deux simples questions aux personnes présentes : êtes-vous informé de la future mise en application de la GDPR en 2018 et pensez-vous être impacté ? Sur les 200 personnes présentes, près de 65 % d'entre elles ont avoué ne pas être au courant et 98 % ont admis craindre d'être grandement impactées. Il fallait donc faire quelque-chose pour combler ce besoin : c'est comme ça qu'est véritablement née notre start-up.

mydata-trust-start-up_data_life_science_ancien_supbiotech_ecole_ingenieur_diplome_entrepreneur_services_sante_pharma_donnees_protection_reglementation_entretien_temoignage_2017_02.jpgEn juillet 2017, MyData-Trust voit officiellement le jour. La définiriez-vous comme une société de services autour de la Data Privacy ?
C'est ça, mais orientée de manière spécifique vers l'industrie Life Science. Nos clients viennent vers nous pour des besoins relatifs à ces questions et y voient une double expertise (Life science et data protection) unique en Europe.

Justement, qui sont vos clients ?
À ce stade, nos clients sont essentiellement européens et américains, issus de divers horizons. Le marché est très large au sein du secteur Life Science : nos clients peuvent appartenir au secteur pharmaceutique, biotechnologie, dispositifs médicaux, cosmétique, diagnostique, technologique et numérique, santé, CROs, etc...

Quels services proposez-vous ?
Notre offre de service repose sur quatre « piliers » : le premier concerne la formation : nous proposons à nos clients des workshops organisés sur deux journées sur site afin de sensibiliser les participants aux enjeux liés à la protection des données personnelles dans le secteur de la santé.
Le deuxième consiste en un service d'évaluation. La première étape est d'effectuer un « gap analysis ». Nous nous rendons sur site pour analyser l'ensemble des processus à l'origine de la collecte de données à caractère personnel. Cela concerne aussi bien les départements cliniques et production que le département des ressources humaines - qui récolte des données sur les employés. Cette première étape d'évaluation nous permet de faire l'état des lieux et d'identifier les éventuels processus sensibles. Lorsqu'un processus sensible est identifié, cela nous permet ensuite de réaliser le(s) Data Protection Impact Assessment(s) (DPIA), pour aller vraiment dans le détail du processus. En parallèle, nous nous rendons aussi régulièrement chez les sous-contractants de nos clients afin de réaliser un Vendor Assessment. Cela nous permet d'identifier leur mise en conformité avec la GDPR. En effet, comme mentionné précédemment, à partir de mai 2018 le « data controller » ne sera plus le seul responsable aux yeux de la réglementation : les « data processors » le seront aussi. Ceci est un changement majeur ! Pour finir, le dernier type d'évaluation est l'Information Security Assessment (ISA) : il s'agit d'une évaluation de la cybersécurité réalisée sur les systèmes informatiques de l'entité. C'est une question très sensible, d'autant plus que les cas de cyberattaques reviennent souvent dans l'actualité, y compris chez les grands acteurs pharmaceutiques.
Le troisième pilier est associé à une plateforme de Data Protection Officers (DPO) : nous avons des profils de DPO en interne qui sont capables de suivre nos clients au quotidien afin de veiller à la bonne mise en place de la GDPR et à la conformité de l'ensemble des processus. En plus de cette veille quotidienne, le DPO est aussi la personne de contact pour les autorités en cas de contrôle ainsi que pour les « data subjects » afin qu'ils puissent exercer leurs nouveaux droits.
Enfin, le dernier pilier est un service juridique qui offre à nos clients un support légal : la rédaction des contrats, la rédaction de clauses liées à la data protection, du conseil juridique, la mise en place de Binding Corporate Rules, etc.
En plus de cela, nous avons aussi développé des outils à destination de nos clients, comme une application web leur permettant de tenir à jour un registre de l'ensemble des processus collectant des données à caractère personnel. Si l'autorité de protection de la vie privée vient frapper à la porte de l'entreprise, celle-ci peut ainsi facilement générer un rapport automatique « GDPR compliant ».

Retrouvez My Data-Trust sur son site Internet et LinkedIn

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Sup'Biotech est partenaire d'Insectinov2, le grand colloque de la filière insecte organisé par Adebiotech, les 10, 11 et 12 octobre 2017

evenement_partenariat_supbiotech_insectinov2_colloque_filiere_insecte_adebiotech_octobre_2017_02.jpgEn tant qu'école d'ingénieurs, Sup'Biotech permet régulièrement à ses étudiants de découvrir et d'approfondir les dernières tendances propres aux biotechnologies à travers la réalisation de projets innovants, l'organisation de conférences ou l'établissement de partenariats avec des structures tournées vers l'avenir. Ce sera une nouvelle fois le cas avec le colloque Insectinov du think tank Adebiotech qui revient pour une 2e édition les 10, 11 et 12 octobre 2017 à Biocitech (Romainville, 93). Partenaire de ce rendez-vous dédié à la production d'insectes et à ses applications multiples (notamment dans le cas de l'alimentation humaine et animale), Sup'Biotech vous propose d'en savoir plus sur cette filière d'avenir en compagnie de Clarisse Toitot, responsable scientifique au sein d'Adebiotech.

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Crédit photo : CycleFarms

En 2014, Adebiotech proposait déjà un colloque Insectinov. Pourquoi avoir voulu mettre en place une nouvelle édition ?
Clarisse Toitot : En fait, cette 2e édition était déjà souhaitée à l'issue des deux journées du premier colloque. L'ensemble des participants avait alors émis l'envie de se retrouver deux-trois ans après l'événement afin de faire un point sur les avancées réalisées, comme par exemple celles du projet Desirable financé par l'Agence Nationale Recherche (ANR) et sur l'évolution des différents « verrous » autour du sujet de la filière insecte, notamment sur l'aspect réglementaire et l'intérêt des investisseurs.

Des avancées sont-elles déjà notables ?
Oui. Par exemple, dans le cadre de l'alimentation animale, une loi est récemment passée pour autoriser l'alimentation de poissons avec des insectes. Au niveau des efforts internationaux et surtout européens, les choses avancent donc. Au niveau de la France, cela bouge aussi : beaucoup de startups continuent leur activité et progressent même à un bon rythme. On peut notamment citer Jimini's qui, très modeste au début, commence maintenant à se faire un nom sur le marché de l'alimentation humaine. Elle sera d'ailleurs présente lors du colloque et animera l'un des trois ateliers prévus durant la journée du 12 octobre. Lors de cet atelier, elle permettra aux participants d'apprendre à cuisiner simplement et rapidement l'insecte sous toutes ses formes, comme l'insecte grillé goût paprika ou le biscuit réalisé à partir de farine d'insecte. Pour être complet, les deux autres ateliers seront animés par CycleFarms, afin de découvrir comment mettre en place son propre élevage de mouches soldat noire, et Micronutris, pour une présentation des opportunités de marché et des contraintes techniques du développement d'un produit alimentaire nouveau aux insectes.

En plus des startups, voit-on émerger de grandes entreprises ?
Bien sûr. On peut penser à Ynsect et Entomo Farm qui se sont réellement fait une place ces dernières années et ont réalisé de grosses levées de fonds afin de monter des usines en France. Pour elles, la situation de la filière insecte se peaufine et s'intensifie. C'est d'ailleurs pour cela que de nombreux pôles de compétitivité - IAR, Vitagora, Valorial, etc. - s'impliquent énormément sur ces projets. L'aspect développement durable est présent aussi chez les producteurs d'insectes. Des structures telles que Veolia investissent dans ce domaine afin d'utiliser des co-produits pour l'alimentation des insectes.

La France a-t-elle le potentiel pour devenir un pays leader sur cette filière ?
Cela, seul l'avenir nous le dira car il ne faut pas oublier que nous sommes dans un contexte européen : la France devra absolument compter sur l'Europe pour évoluer, ne serait-ce que vis-à-vis de la législation et des lois qui pourraient être émises. C'est aussi pour cette raison qu'Adebiotech agit en adéquation avec d'autres pays qui, eux-aussi, organisent des événements scientifiques, comme l'Insecta en Suisse ou le colloque de l'International Platform of Insects for Food & Feed Association (IPIFF), organisme présidé par Antoine Hubert, le CEO d'Ynsect. Cela permet une meilleure connaissance pour créer une nouvelle industrie et, au final, une nouvelle société, en répondant également aux questions de sécurité sanitaire.


Justement, la question sanitaire est-elle centrale dans le développement de cette industrie en France comme en Europe ?
L'insecte est vecteur de beaucoup de maladies en temps normal : il est donc important d'essayer au maximum de mieux comprendre les insectes et leur santé afin d'évaluer et limiter les risques, tout en sachant évidemment que le risque zéro n'existe pas, pour les utiliser. C'est d'autant plus important que l'insecte a été longtemps un peu « oublié » en Europe et particulièrement en France. Ici par exemple, la consommation d'insectes n'est pas chose courante, contrairement à certains pays d'Asie ou d'Afrique. Il y a donc, au-delà des questions sanitaires, un débat sociétal qui ne pourra avancer qu'à travers une vraie démarche d'information. Il faut arriver à se dire que les insectes ne nous veulent que du bien ! Au fond, quand on sait que les Français trouvent normal de manger des escargots ou des huîtres, on se dit que les mentalités peuvent malgré tout évoluer. Il demeure de gros efforts à faire sur cette approche culturelle, en plus des volets réglementaires et marketing. Ces efforts sont importants car la filière insecte a de réels atouts à faire valoir : les insectes peuvent représenter une solution viable pour nourrir une population de plus en plus nombreuse, tout en évitant les risques d'allergies alimentaires de plus en plus fréquentes. Ils représentent aussi une biomasse rapidement obtenue, ce qui signifie automatiquement plus de nourriture, et s'inscrivent également dans cette notion d'économie circulaire. Grâce à ses vertus environnementales, cette bio-économie visant à ne rien perdre en exploitant au mieux les ressources disponibles est en plein essor.

En plus des chercheurs, industriels, entrepreneurs et des pôles de compétitivité, à qui s'adressera ce colloque ?
À plusieurs autres entités. Il y aura notamment des syndicats professionnels, essentiels pour construire durablement une filière forte, des sociétés d'ingénierie d'équipement, les acteurs de la production/gestion/collecte des gisements potentiels de ressources, des responsables de veille stratégique, des investisseurs aussi bien publics que privés, des économistes, notamment pour aborder le basculement vers la bio-économie, et des représentants des grandes institutions, des différents ministères concernés à la Direction générale de l'alimentation. Enfin, il y aura également des étudiants, comme ceux de Sup'Biotech, qui peuvent bénéficier d'un tarif spécial grâce à des places en nombre limité. D'ailleurs, dans le cadre du partenariat qui nous lie à Sup'Biotech, des étudiants de l'école viennent chaque année nous aider à mettre en place l'organisation de nos colloques.

evenement_partenariat_supbiotech_insectinov2_colloque_filiere_insecte_adebiotech_octobre_2017_01.jpgAdebiotech présente le colloque Insectinov2
Les 10, 11 et 12 octobre 2017 à la Cité des entreprises de santé et de biotechnologies Biocitech
102 Avenue Gaston Roussel
93230 Romainville

Plus d'informations sur le site d'Adebiotech

Programme complet disponible ici

Inscription obligatoire avant le 5 octobre 2017 (dans la limite des places disponibles)

Colloque organisé en partenariat avec AgroParisTech et le responsable du projet Desirable, Samir Mezdour, moteur pour la recherche et le développement des filières insectes



adebiotech_logo.jpgÀ propos d'Adebiotech :
Partenaire de Sup'Biotech, l'association Adebiotech regroupe des experts industriels et académiques ainsi que des représentants des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Participer au développement d'une politique nationale en matière de biotechnologies, favoriser le dialogue entre le monde industriel, la recherche académique, les institutionnels et la société civile et contribuer à fédérer tous les acteurs des biotechnologies en France, tels sont les objectifs. Récemment, Adebiotech a organisé des colloques portant aussi bien sur les protéines et les peptides, les perturbateurs endocriniens ou encore la qualité de l'air.

Visitez le site d'Adebiotech

Aidez l'équipe iGEM IONIS 2017 à défendre son projet pensé pour sauver les viticulteurs !

Fin août, Sup'Biotech vous présentait Softer Shock, l'ambitieux projet de sauvegarde des vignobles de l'équipe iGEM IONIS 2017 destiné à être présenté lors de la grande finale de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), soit LE principal concours étudiant dédié à la biologie synthétique et ouvert à tous pays. Cette finale, prévue du 9 au 13 novembre, se déroulera à Boston et permettra à l'ensemble des équipes finalistes de dévoiler l'avancée de leurs recherches dans l'enceinte prestigieuse du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ! Mais le chemin permettant de se rendre dans ce haut-lieu de la connaissance est encore long : aujourd'hui, l'équipe iGEM IONIS a plus que jamais besoin de vous pour réaliser son rêve et espérer décrocher une médaille d'or comme ses glorieux prédécesseurs !

Pour cela, rien de plus simple ! Il vous suffit de vous rendre sur la page KickStarter lancée par cette équipe composée d'étudiants de l'EPITA, de Sup'Biotech et d'e-artsup ! Leur objectif ? Réussir à réunir 2 500 euros afin de finaliser les recherches sur Softer Shock et permettre à l'ensemble de l'équipe de le défendre à Boston en novembre prochain. N'hésitez pas non plus à partager cette campagne de financement sur les réseaux sociaux : tout soutien est bon à prendre.

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Envie d'en savoir plus sur Softer Shock ? Retrouvez l'article dédié à la présentation du projet.

Suivez et soutenez l'équipe iGEM IONIS 2017 sur Facebook, Twitter et YouTube.

Retrouvez également l'interview radio donnée par l'équipe lors de l'émission « Le Téléphone Sonne » de France Inter du mardi 15 août 2017 !




Retour en images sur la première édition du Global Positive Forum !

Avec plus de 2 000 visiteurs rassemblés à la Seine Musicale, la première édition du Global Positive Forum n'a pas manqué de faire parler d'elle ce vendredi 1er septembre 2017. Organisé sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, président de la République, cet événement consacré aux innovations positives de tous secteurs a également su attirer l'attention de plusieurs médias (BFM, Europe 1, RFI, Melty, Konbini...) et de nombreuses personnalités de premier plan, parmi lesquelles Bruno Lemaire, ministre de l'Économie et des Finances. Accompagné de Jacques Attali, président de la Fondation Positive Planet et initiateur du forum, ce dernier a profité de sa venue pour rencontrer les étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS, réunis pour présenter une dizaine de projets porteurs de changement.


Membre de l'équipe IGEM IONIS 2016 aux côtés d'étudiants de l'EPITA, de l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech et d'e-artsup, Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) était là pour présenter Quantifly, le drone anti-pollution qui avait permis à sa formation de remporter une médaille d'or lors de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM).

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Alexandre Dollet de l'iGEM IONIS 2016 devant les caméras

Lors du Global Positive Forum, les couleurs de Sup'Biotech étaient aussi portées par Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine fondée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014, voir photo ci-dessus), et HighDr'O, le projet de fusée génératrice de pluies co-développé avec des étudiants de l'IPSA.

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Louise d'Aéromate (à droite) en pleine présentation

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Loïc Martinez (IPSA promo 2021) de l'équipe HighDr'O, ici en compagnie de Bruno Lemaire et Jacques Attali

Durant l'événement, Alexandre Dollet et Loïc Martinez ont pu répondre favorablement aux sollicitations des journalistes, notamment ceux de RFI : réécoutez dès à présent leur intervention sur le site de la radio (début du reportage à 12 min 43).

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Le BIO World Congress on Industrial Biotechnology 2017 vu par Sup'Biotech

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Après avoir participé trois années de suite aux États-Unis à la BIO International Convention, Sup'Biotech a choisi cette fois de s'intéresser à un autre événement rassemblant les principaux acteurs mondiaux des biotechnologies : le BIO World Congress on Industrial Biotechnology. Organisée du 23 au 26 juillet 2017 dans l'enceinte du Palais des congrès de Montréal au Québec (Canada), cette manifestation portait davantage sur l'approche industrielle des sciences du vivant. Un rendez-vous important sur lequel revient Frédérique Buil, Directrice des Relations Entreprises à Sup'Biotech, présente sur place avec Vanessa Proux, Directrice Générale de l'école.

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Vanessa Proux et Frédérique Buil

Quelles sont les différences entre les deux rassemblements sur le continent américain ?
Frédérique Buil : Si la BIO International Convention est essentiellement consacrée au secteur de la santé, avec une présence forte de start-ups et d'entreprises de l'industrie pharmaceutique, le Bio World Congress traite surtout de la bio économie et des processus de biotechnologie industrielle. Dans ces secteurs, on va travailler sur les organismes vivants tels que les enzymes, les champignons ou les levures, afin de transformer des produits biosourcés et extraire des molécules d'intérêt qui peuvent, par exemple, servir d'alternative au plastique et au pétrole. Cela concerne aussi bien la création de bio fioul que des molécules spécifiques dont l'usage trouvera un écho durable dans la santé, la cosmétique, l'environnement ou encore l'agroalimentaire.
Rendue possible grâce à la délégation du Pôle de compétitivité Industries & Agro-Ressources (IAR) à laquelle nous étions rattachés, cette première participation de Sup'Biotech s'inscrivait dans la volonté de l'école de continuer à développer son enseignement en bioproduction et biotechnologie industrielle en rencontrant de nombreux professionnels et en s'informant des dernières tendances en la matière.

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Crédits : BIO Photos

Quels acteurs avez-vous pu rencontrer sur place ?
L'événement nous a d'abord permis de créer ou renforcer nos liens avec la quarantaine d'entreprises présentes dans la délégation du Pôle IAR, comme par exemple Total, très actif sur la question du bio fioul (Total est actionnaire d'Amyris, une société californienne spécialisée dans les biotechnologies), Seppic, un fournisseur d'ingrédients cosmétiques qui tend à s'orienter vers les molécules biosourcées, la cleantech Deinove ou encore des investisseurs tels que Sofinnova Partners. Au-delà de la délégation, ce BIO World Congress nous a également permis de prendre contact avec d'autres entreprises, acteurs académiques, industriels et pôles de compétitivité actifs dans le secteur à l'échelle mondiale.


À travers ces rencontres et les nombreuses conférences organisées lors de l'événement, avez-vous pu remarquer certaines tendances et thématiques fortes sur lesquelles seront amenés à travailler les étudiants de Sup'Biotech dans le futur ?
Cette édition 2017 permet de se rendre compte que les grandes industries chimiques se tournent de plus en plus vers les produits biosourcés afin de créer des produits performants et meilleurs pour l'environnement. Cela démontre une vraie évolution. Ces mêmes entreprises, qui ont longtemps axé leur recrutement sur des profils chimie, sont donc désormais à la recherche de profils associés à la biochimie et la biologie. De façon générale, on constate véritablement un intérêt grandissant de l'ensemble des acteurs autour des micro-algues et de la valorisation de la biomasse végétale, avec les résidus de betterave, de céréales, etc. Évidemment, cela demande de savoir répondre à de nouvelles problématiques éthiques et techniques : quand on utilise le vivant pour transformer des produits, les processus sont plus compliqués que dans le cadre de la pétrochimie, ne serait-ce que pour l'évaluation des risques liés à la présence dans la nature d'OGM. Tous ces sujets, les étudiants de Sup'Biotech les connaissent déjà bien. Cela ne serait pas étonnant d'en voir plusieurs travailler dans cette voie à la suite de leurs études, y compris là-bas, en Amérique du Nord et à Montréal même, où les questions de sauvegarde de l'environnement et de valorisation des matières premières par des matières naturelles sont très suivies. D'ailleurs, pour la petite anecdote, nous avons profité de notre séjour pour faire le suivi de stage de fin d'études de Cécile Amaral (Sup'Biotech promo 2017), une étudiante de 5e année. Elle travaille en tant que chargée de projet R&D chez Jus Loop, une société qui fabrique des jus pressés à froid à travers l'économie circulaire, en utilisant des fruits et légumes mis de côté par l'industrie alimentaire.

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Vanessa Proux et Cécile Amaral (Sup'Biotech promo 2017)

Sup'Biotech et le Groupe IONIS vous donnent rendez-vous lors du Global Positive Forum, le 1er septembre 2017

Sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, président de la République, la première édition du Global Positive Forum réunira à la Seine Musicale le vendredi 1er septembre 2017 les principaux acteurs mondiaux qui, de l'astronaute Thomas Pesquet à Ludovic Le Moan, le CEO Sigfox, sont appelés à accélérer et réussir cette révolution positive dans l'intérêt des générations futures. En plus de nombreuses interventions autour de thématiques artistiques, écologiques, économiques, politiques ou encore scientifiques (voir le programme), l'événement permettra à près de 1 200 porteurs d'initiatives de présenter leur vision nouvelle et innovante. À ce titre, plusieurs projets portés par des étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS ont été sélectionnés.

global_positive_forum_edition_2017_paris_seine_musicale_evenement_septembre_ecoles_groupe_ionis_supbiotech_01.jpgL'école Sup'Biotech sera ainsi représentée par deux projets parmi ceux dévoilés dans la « grande rue » de la Seine Musicale : la start-up Aéromate et le drone Quantifly.

aeromate_start-up_supbiotech_salon_agriculture_culture_crowdfunding_01.jpgAéromate : quand l'agriculture urbaine prend de la hauteur
Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up spécialisée dans la culture d'herbes aromatiques en hydroponie sur les toits de Paris. Passée par l'incubateur IONIS 361, elle fait partie des lauréats de l'appel à projets Parisculteurs réalisé par la Ville de Paris en 2016.

Retrouvez Aéromate sur son site Internet, Facebook, Instagram et Twitter.


igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuantifly : un drôle de drone
Conçu par Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre, Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) au sein de l'équipe inter-écoles iGEM IONIS 2016, Quantifly a été présenté au MIT à Boston lors de la dernière édition de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus grande compétition étudiante dédiée à la biologie de synthèse. Ce projet de drone anti-pollution utilisant des bactéries a permis à son équipe de remporter une médaille d'or.

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1re édition du Global Positive Forum
Le vendredi 1er septembre 2017 de 13 h à 21 h à la Seine Musicale
Île Seguin
92100 Boulogne-Billancourt

Inscription (obligatoire) sur la page dédiée.

Détails pratiques (accès, transports en commun) disponibles ici.

Suivez l'événement sur les réseaux sociaux avec les hashtags #GPF et #ActForPositive

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Découvrez le projet de la nouvelle équipe iGEM IONIS réunissant des étudiants de l'EPITA, Sup'Biotech et e-artsup !

ionis_igem_equipe_2017_softer_shock_projet_innovation_biologie_synthese_etudiants_bacterie_vignes_ecologie_epita_supbiotech_e-artsup_presentation_0001.jpgPour la troisième année consécutive, une équipe composée d'étudiants issus de plusieurs écoles du Groupe IONIS est en passe de participer à la grande finale de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus grande compétition étudiante dédiée à la biologie de synthèse, qui se déroulera au mois de novembre 2017 à Boston. Comme ses prédécesseurs, elle porte le nom d'iGEM IONIS et développe un projet innovant lié aux bactéries. Ce dernier, nommé Softer Shock, a pour objectif de faire aussi bien que ses illustres ainés qui, en 2015 et 2016, ont réussi à ramener une médaille après avoir été présentés dans la prestigieuse enceinte du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Étudiante en 4e année à Sup'Biotech et co-responsable du pôle R&D aux côtés de sa camarade de promotion Gabrielle Vuillaume, Pauline Coudert (promo 2018) fait le point sur l'avancée de ce projet prometteur porté par cette équipe inter-écoles composée de 20 étudiants (voir encadré).

ionis_igem_equipe_2017_softer_shock_projet_innovation_biologie_synthese_etudiants_bacterie_vignes_ecologie_epita_supbiotech_e-artsup_presentation_0002.jpgQuand l'équipe iGEM IONIS 2017 s'est-elle lancée ?
Pauline Coudert : À Sup'Biotech, nous parlions déjà de reformer une équipe en décembre 2016, mais c'est finalement depuis le début de l'année 2017 que nous avons véritablement commencé à travailler sur ce projet.

Qu'est-ce qui vous a motivés à vous lancer ?
Tout d'abord les belles performances des équipes précédentes. Elles communiquaient énormément sur leur aventure, que ce soit sur le campus - elles ont même organisé une semaine entière consacrée à l'iGEM l'an dernier - ou sur les réseaux sociaux, et nous avions pu suivre de près leurs performances. Cela ne pouvait que donner envie de vivre à notre tour une telle expérience : nous voulons nous-aussi parvenir à réaliser un beau projet et tenter de remporter une médaille d'or !

ionis_igem_equipe_2017_softer_shock_projet_innovation_biologie_synthese_etudiants_bacterie_vignes_ecologie_epita_supbiotech_e-artsup_presentation_0004.jpgComme en 2015 et 2016, l'équipe compte aussi des étudiants qui ne viennent pas de Sup'Biotech, en l'occurrence Hugo Beisser de l'EPITA et Théo Klein d'e-artsup. Comment les avez-vous recrutés ?
Cela s'est surtout fait grâce au bouche à oreille. En effet, nous avons d'abord contacté les écoles afin de savoir si certains de leurs étudiants pouvaient être intéressés pour nous rejoindre et, rapidement, Hugo et Théo se sont proposés. Nous avons ensuite discuté avec eux, pour savoir ce qu'ils attendaient de l'iGEM et voir si nous étions sur la même longueur d'onde. Le courant est très vite passé et ils ont tout de suite intégré notre team. D'ailleurs, l'équipe est également accompagnée par Alexandre Ismail, un chercheur à Sup'Biotech qui suit de très près le pôle Modeling pour la modélisation moléculaire du projet, et par certains anciens membres des équipes iGEM IONIS déjà médaillées, qui en profitent pour nous donner de précieux conseils.

Peux-tu dévoiler les grandes lignes du projet sur lequel vous travaillez actuellement, à savoir Softer Shock ?
Après plusieurs pistes de réflexion et de nombreuses idées échangées, nous avons finalement pris la décision d'axer notre projet autour d'une bactérie thermosensible, c'est-à-dire capable de réagir à différentes variations de température en produisant un composite. L'application de cette bactérie consisterait donc à protéger les cultures et plus spécifiquement les vignes, lors de changements climatiques brutaux, par temps de grands froids ou de fortes chaleurs.

ionis_igem_equipe_2017_softer_shock_projet_innovation_biologie_synthese_etudiants_bacterie_vignes_ecologie_epita_supbiotech_e-artsup_presentation_0003.jpgComment cette protection fonctionnera ?
Étant capable de détecter le brusque changement de température, la bactérie synthétisera un composite capable recouvrir la vigne. Il s'agira d'une sorte de couche de protection biologique.

D'où vous est venu ce concept ?
En lisant de nombreux articles sur les pertes enregistrées par les vignerons suite à ces conditions climatiques changeantes, notamment au niveau des gelées. C'est pour leur venir en aide que nous avons imaginé développer cette solution utilisant la biologie de synthèse. Il faut savoir que, pour cela, nous sommes d'abord partis de zéro ! Par la suite, nous avons contacté des vignerons et des experts de l'INRA travaillant sur des solutions pour ce même type de problématique. Avec eux, nous avons pu définir les meilleures options à envisager en vue d'établir la bactérie thermosensible, en sachant qu'elle ne doit pas se répandre non plus dans l'environnement afin de protéger la biodiversité. Il ne faudrait pas envoyer un OGM dans la nature à l'aveugle !

Où en est Softer Shock aujourd'hui ?
Nous continuons à poursuivre différentes pistes pour trouver la bactérie répondant à nos critères. Pour le reste, nous sommes déjà en train de travailler sur le plasmide - soit l'ADN - qui pourrait être justement intégré à la bactérie : nous en sommes au stade de recherche en laboratoire, mais nous avançons bien !

ionis_igem_equipe_2017_softer_shock_projet_innovation_biologie_synthese_etudiants_bacterie_vignes_ecologie_epita_supbiotech_e-artsup_presentation_0005.jpgionis_igem_equipe_2017_softer_shock_projet_innovation_biologie_synthese_etudiants_bacterie_vignes_ecologie_epita_supbiotech_e-artsup_presentation_0007.jpg


Ils font partie de la team iGEM IONIS 2017 :

  • Pôle R&D : Antoine Arvor, Pauline Coudert, Maryne Follenfant, Eliott Lafon, Agathe Lermant, Paul Lubrano et Gabrielle Vuillaume (Sup'Biotech promo 2018)
  • Pôle Marketing : Camille Dury, Zoé Guiot, Julie Henry et Alexandra Silvain (Sup'Biotech promo 2018)
  • Pôle Human Practice : Marie Lhuissier, Alicia Magnanon, Fanny Richard et Maxime Sportich (Sup'Biotech promo 2018)
  • Pôle Modeling : Gaëtan Christien, Nicolas Delettre et Thomas Lhernould (Sup'Biotech promo 2018)
  • Pôle Bioinformatique : Hugo Beisser (EPITA promo 2017)
  • Pôle Design : Théo Klein (e-artsup promo 2018)

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Retrouvez également l'interview radio donnée par l'équipe lors de l'émission
« Le Téléphone Sonne » de France Inter du mardi 15 août 2017 !

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