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IONIS en veille contre le sida : plus de 10 000 euros récoltés !

Organisée durant toute la semaine du 28 novembre 2016 sur l'ensemble des campus des 23 écoles et entités membres de IONIS Education Group, la 10e édition de la campagne IONIS en veille contre le sida a une nouvelle fois prouvé que les étudiants étaient capables de se mobiliser pour la bonne cause.

supbiotech_ionis-en_veille_contre_le_sida_recolte_fonds_association_mobilisation_edition_2016_etudiants_ecole_information_sensibilisation_05.jpgAinsi, dans chaque école, les étudiants ont fait preuve d'originalité pour récolter des dons afin de lutter contre cette maladie qui, dans le monde, touchait encore près de 36,7 millions de personnes en 2015. Au total, plus de 10 000 euros ont été réunis afin d'être reversés aux associations partenaires de la campagne.

supbiotech_ionis-en_veille_contre_le_sida_recolte_fonds_association_mobilisation_edition_2016_etudiants_ecole_information_sensibilisation_02.jpgÀ Sup'Biotech, la mobilisation a permis de récolter 877 euros. Une belle preuve de solidarité rendue possible par l'investissement des associations étudiantes. Durant toute la semaine, plusieurs associations ont ainsi mis la main à la pâte, comme Hope & Share, Cook & Lab, Cosmetech, Aur'Kestra, Sup'Bio Dance ou encore le Bureau des Étudiants Ice Stone. Vente de gâteaux et de baumes à lèvres faits maison, organisation d'une soirée avec concert et spectacle, ou encore mise en place d'un tournoi de « soda pong » : tous les moyens étaient bons pour mobiliser le plus grand monde !

supbiotech_ionis-en_veille_contre_le_sida_recolte_fonds_association_mobilisation_edition_2016_etudiants_ecole_information_sensibilisation_01.jpgsupbiotech_ionis-en_veille_contre_le_sida_recolte_fonds_association_mobilisation_edition_2016_etudiants_ecole_information_sensibilisation_03.jpgEn plus de la collecte, l'école a également accueilli des représentants du Centre Régional d'information et de prévention du sida (CRIPS) et un intervenant scientifique pour une conférence de sensibilisation et d'information sur le VIH.

supbiotech_ionis-en_veille_contre_le_sida_recolte_fonds_association_mobilisation_edition_2016_etudiants_ecole_information_sensibilisation_04.jpgQue ce soit à Paris ou en régions, la direction du Groupe IONIS tient à féliciter toutes les écoles pour leur engagement et l'organisation de IONIS en veille contre le sida, avec le soutien de plusieurs associations (Sidaction, Sida Info Service, CRIPS, AIDES, Le Kiosque...).

Retrouvez une partie des photos sur les réseaux sociaux avec #IONISContreLeSida

Revivez Labiotech Refresh 2016 en vidéo

Fin novembre, la fine fleur des biotechnologies se réunissait à la Machine du Moulin Rouge (Paris 18e) pour la seconde édition de Labiotech Refresh, le grand rassemblement organisé par Labiotech.eu créé par Joachim Eeckhout et Philip Hemme (Sup'Biotech promo 2014). Présente en tant que partenaire de l'événement, Sup'Biotech vous propose de revivre cet événement riche en innovations autour des sciences du vivant avec deux premières vidéos, dont celle de la conférence d'Eva-Lotta Allan, Chief Business Officer de l'entreprise Immunocore. D'autres vidéos de cette édition parisienne de Labiotech Refresh seront prochainement publiées sur le site de Labiotech.eu et sa chaîne YouTube.

L'iGEM 2016 vu par Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017), chef de projet de l'équipe iGEM IONIS

Clément Lapierre (Sup'Biotech promo 2017) était chef de projet au sein de l'équipe iGEM IONIS médaillée d'or lors de l'édition 2016 de l'International Genetically Engineered Machine (iGEM) competition. De retour en France, cet étudiant de 5e année revient sur cette aventure enrichissante sur les plans humain, professionnel et scientifique.

clement_supbiotech_retour_equipe_team_ionis_igem_quantifly_projet_or_2016_competition_international_01.jpgL'iGEM est terminé depuis quelques jours maintenant. Comment te sens-tu ?
Je suis très content et surtout soulagé que tout se soit bien passé ! Nous avons réussi à remplir tous nos objectifs et même à les dépasser : cela montre que nous n'avons pas tout donné pour rien ! Nous sommes heureux d'avoir pu proposer une belle présentation, un site Internet complet, un prototype performant, etc. C'est vraiment une grosse source de satisfaction.

En tant que chef de projet, quelles étaient tes missions durant toute l'aventure ?
En plus de l'établissement de contacts professionnels et de la recherche de fonds, j'ai surtout œuvré pour la bonne cohésion de l'équipe. Dès le début du projet, je suis allé dans les différentes écoles du Groupe IONIS pour démarcher les étudiants susceptibles de nous rejoindre, leur présenter notre ambition et leur expliquer ce qu'on attendait d'eux. J'ai aussi passé beaucoup de temps à coordonner l'équipe, afin que chaque membre puisse s'organiser et permettre au projet d'aboutir. Par exemple, avec Pierre de l'IPSA, j'ai pris le temps d'aborder les caractéristiques souhaitées du futur drone et de répondre à toutes ses questions portant sur la biologie, afin qu'ingénierie et biologie fonctionnent ensemble de la meilleure manière possible. Enfin, au sein du pôle R&D dans lequel se trouvaient les étudiants de Sup'Biotech, je me suis également occupé du suivi de l'avancement du projet.

Était-ce la première fois que tu occupais un tel rôle sur un projet de cet ampleur ?
Oui ! Pour y arriver, il fallait être très investi, mais le projet était tellement motivant que cela n'a pas été un problème.

Qu'est-ce qui, à la base, t'avait donné envie de reprendre le flambeau de la précédente équipe iGEM IONIS (qui avait remporté une médaille d'or en 2015, avec son projet de Bio-Console) ?
Pas mal de choses. J'ai toujours été attiré par l'innovation scientifique et les projets de rupture. Quand j'ai découvert l'iGEM, cette compétition internationale où des étudiants du monde entier viennent présenter des projets plus fous les uns que les autres, j'ai tout de suite été intéressé. Voir l'équipe iGEM IONIS y prendre part en 2015 n'a fait que me conforter dans l'envie de ne pas manquer cette belle opportunité. Enfin, l'iGEM fait directement écho à mon ambition professionnelle. En effet, après Sup'Biotech, j'envisage peut-être évoluer dans l'univers des start-ups. Or, rechercher des fonds ou encore démarcher et rencontrer des profils différents, c'est ce qui m'attendra dans cet univers. Quelque-part, l'iGEM est un peu un avant-goût.

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Clément, entouré d'une partie de l'équipe

L'une des particularités de l'iGEM, c'est de voir tous les finalistes se réunir à Boston, dans l'enceinte du prestigieux MIT. Etait-ce ta première fois aux États-Unis ?
Non, car j'avais eu la chance de m'y rendre en vacances en 2010. Par contre, c'est la première fois que j'allais à Boston. Sur les huit jours que nous avons passés là-bas, quatre étaient entièrement dédiés à l'iGEM. Notre présentation ayant lieu le premier jour du rassemblement, nous avons pu assister à énormément de présentations, celles des équipes françaises avec qui nous avons échangé toute l'année, mais aussi celles d'équipes ayant des projets très impressionnants, comme des équipes américaines et chinoises par exemple. Nous avons également pu présenter à la demande notre projet aux participants intéressés, leur dévoiler notre poster scientifique, les faire tester l'application Quantifly développée pour l'événement, etc. C'était très intense, jusqu'au 4e jour et la cérémonie de remise des prix.

En parlant de remise de prix, t'attendais-tu à un tel plébiscite du jury autour de Quantifly, avec une médaille d'or et trois nominations ?
La médaille d'or était notre objectif : on voulait se donner les moyens de l'obtenir. La recevoir a été un grand soulagement, même si nous savions que notre projet remplissait normalement déjà les critères d'éligibilité. Par contre, les trois nominations ont été une vraie surprise et un beau cadeau. Cela nous a montré que nous étions vraiment capables d'aller loin et de rivaliser avec des projets colossaux, dotés de moyens bien plus importants que les nôtres. En effet, au vu des standards des équipes récompensées par un Grand Prix lors de l'iGEM, notre équipe faisait office de poids plume. Contrairement à certaines d'entre elles, qui menaient leur projet à plein temps et étaient soutenues par des fonds énormes, nous travaillions tous en dehors des cours, sur notre temps libre. Le fait d'avoir été cités dans trois catégories malgré cette différence de moyens récompense encore plus nos efforts.

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuel est ton meilleur souvenir de cet aventure ?
Il y en a beaucoup trop pour n'en citer qu'un. En premier lieu, je pense à The European Experience, l'événement que nous avons organisé d'A à Z au mois de juin sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS. Il réunissait près de 170 personnes, soit 30 équipes de l'iGEM 2016 venues de toute l'Europe ! Pour le mettre en place, nous avons fait plusieurs nuits blanches... mais ça en valait la peine !
Parmi les autres souvenirs marquants, il y a aussi la nuit du « Wiki Freeze » : en fait, pour l'iGEM, chaque équipe est sensée créer en une nuit un wiki du projet sur le serveur de la compétition, jusqu'à une heure précise. En France, l'heure limite de cette année était 5 h 59 du matin. À 5 h 45, nous étions encore en train d'uploader les dernières pages... Une nuit très éprouvante, mais qui nous rend assez fiers, vu le travail réalisé et l'aspect final de notre site.

Enfin, quel conseil donnerais-tu aux étudiants qui, l'an prochain, reprendront les rênes de l'équipe iGEM IONIS ?
Même si je compte directement leur faire part de mon expérience en les aidant au cours de l'année, je leur conseille avant tout de profiter à 100 % de l'aventure, de se lancer dans un projet qui les passionne et de rencontrer un maximum de gens. C'est surtout ça l'iGEM : du fun, un projet motivant et de belles rencontres.

Sup'Biotech est partenaire de Labiotech Refresh, le jeudi 24 novembre 2016

Le jeudi 24 novembre 2016, Paris accueillera Labiotech Refresh, le grand rassemblement organisé par Labiotech.eu, le média de référence en matière de biotechnologies créé par deux Anciens de Sup'Biotech : Joachim Eeckhout et Philip Hemme (promo 2014). Partenaire de cet événement, l'école s'est entretenue avec Joachim pour savoir ce que réserve cette édition qui fait suite à la toute première proposée à Berlin en mai dernier.

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Philip Hemme et Joachim Eeckhout

Pourquoi avoir voulu organiser cette seconde édition à Paris et non pas à Berlin ?
Joachim Eeckhout : Comme Labiotech.eu a une vocation internationale, nos événements doivent aussi s'inscrire dans cette optique. Après Berlin, nous voulions donc explorer un autre écosystème. Or, Paris est l'un des plus actifs en Europe.

Qu'est-ce qui fait que Paris est aussi attractive dans le secteur des biotechnologies ?
Elle a tout ce qu'il faut pour un bon écosystème, avec des universités renommées, une industrie active - notamment en pharma - et beaucoup de start-ups en train d'émerger. Le tissu économique est là pour permettre à Paris et à la France d'être performantes.

Combien de personnes sont attendues à l'événement ?
Nous en attendons près de 250. La particularité de l'événement fait que les intervenants comme les visiteurs viennent de partout, d'Angleterre, d'Allemagne, de Suisse, etc.



À quoi faut-il s'attendre ?

Le principe de Refresh est de donner les dernières tendances et avancées de l'industrie des biotechnologies. Nous allons donc aborder diverses thématiques permettant aux participants de se « mettre à jour », avec des intervenants à la pointe dans leurs domaines respectifs. Le contenu promet donc d'être très intéressant. Cela dit, nous n'oublions pas non plus d'intégrer un peu de « fun », puisque nous allons proposer une « battle » de start-ups. Ce sera l'occasion de voir des start-ups émergentes se présenter devant des investisseurs.

Pour résumer, si on évolue dans l'univers des biotechnologies ou que l'on souhaite le découvrir, c'est le rendez-vous à ne pas manquer en cette fin d'année ?
Exactement !

Par contre, si on ne peut pas prendre part physiquement à l'évènement, est-ce qu'on pourra tout de même le suivre sur Internet ?
Oui. Un live sur Twitter est d'ores et déjà prévu. Nous posterons également heure par heure des articles relayant les moments forts de la conférence sur Labiotech.eu. Enfin, dans les semaines qui suivront l'événement, nous mettrons en ligne toutes les vidéos gratuitement sur notre site.


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Labiotech Refresh 2016
Le jeudi 24 novembre 2016, de 9 h à 22 h, à La Machine du Moulin Rouge
90 Boulevard de Clichy
75018 Paris

Accès :
Métro Ligne 2, station Blanche

Programme complet disponible ici

Retrouvez la liste des conférenciers sur la page dédiée

Billetterie disponible sur le site de Labiotech.eu

Vivez également la conférence sur le site de LaBiotech.eu, Facebook, LinkedIn et Twitter.

Où en est le biomimétisme français en 2016 ?

Pour sa grande conférence interprofessionnelle du mardi 15 novembre 2016, « Inscrire le biomimétisme dans les process R&D », Sup'Biotech avait réuni anciens, étudiants et professionnels pour découvrir les avis et expertises de différents acteurs liés à cette approche qui tend à réconcilier l'économie avec la nature et séduit grands groupes, universités, chercheurs et start-ups.

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La journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence, et Vanessa Proux, directrice générale de Sup'Biotech


Alain Renaudin, responsable de la communication du Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme (Ceebios), « un hub du biomimetisme » à l'origine du salon Biomim'expo et qui se destine à fédérer ses acteurs français (« soit 130 laboratoires et 70 entreprises ») est à l'origine du salon Biomim'expo. Son but ? Rappeler à l'auditoire la définition de cette approche qui, bien que de plus en plus « tendance », avec « une multiplication par sept des publications scientifiques sur les quinze dernières années », ne date pas d'hier. « Le biomimétisme consiste à étudier la nature, à tous les niveaux et toutes les échelles, pour s'inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, afin d'optimiser, voire révolutionner nos actuels systèmes de production, d'organisation et de consommation. Son existence est ancienne. Si bien qu'on peut penser qu'elle a commencé avec les chasseurs-cueilleurs, qui ont fait évoluer leurs pratiques en observant leur environnement. »

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Alain Renaudin

De Léonard de Vinci à Airbus
Toutefois, pas besoin de remonter aussi loin pour obtenir un exemple connu de tous. « On peut aussi se souvenir de Léonard de Vinci et de ses dessins aéronautiques, bien souvent inspirés du vivant. Cette association continue encore aujourd'hui. Ainsi, depuis 20 ans, Airbus et Boeing s'inspirent des animaux pour développer leurs appareils. D'ailleurs, le site Internet d'Airbus propose une page dédiée expliquant comment les caractéristiques physiques, biologiques et comportementales de différentes espèces peuvent permettre de repenser les ailes, réduire les nuisances sonores ou encore créer de nouveaux matériaux. » Reste que, malgré l'intérêt grandissant des industriels pour cette approche, l'intégrer au process R&D n'est pas si simple. « Il faut sortir des silos, penser "out of the box", déformer les schémas de pensée, oser collaborer et remettre en cause des business models installés, amortis... On passe alors de l'approche anatomique - la description du comment - à une approche fonctionnelle - l'analyse du pourquoi. »


Le représentant du Ceebios insiste également sur l'humilité qu'implique le biomimétisme. « La nature, c'est 3,8 milliards de R&D, d'optimisation, d'adaptation. À côté d'elle, l'Homme n'est qu'une poussière sur le plan géologique : l'Homo sapiens n'a que 200 000 ans, le citoyen-consommateur de l'ère industrielle uniquement 150 ans. » À ce titre, Alain Renaudin estime que la bio-inspiration est synonyme d'espoir face à la crise écologique qui nous guette, faisant de ce besoin urgent de changer nos habitudes tout sauf une contrainte. « C'est une opportunité gigantesque d'optimisation. L'enjeu n'est pas de protéger la planète, qui survivra très bien, mais l'espèce humaine. C'est le passage de l'ère de l'holocène à l'anthropocène : on affirme que la nature et l'homme sont liés et possèdent un destin commun. » Cette question du respect du vivant est d'ailleurs présente dans de nombreuses recherches et ce depuis parfois plusieurs années. « Quand le chimiste Jacques Livage parle de chimie douce dans un article du journal Le Monde en 1977, il aborde sans le nommer le développement durable. Il ne faut bien sûr pas oublier l'influence de la chercheuse américaine Janine Benyus, créatrice du Biomimicry Institute et grande personnalité du biomimétisme. »


Bientôt des maisons bio-inspirées
Olivier Allard, le deuxième intervenant, connaît bien le travail de Janine Benuys. Et pour cause, cet enseignant à l'ESIEE-Paris confie s'être passionné pour le biomimétisme après la lecture d'un ouvrage de la chercheuse, en 2010. « Je crois que cela apporte une autre manière de penser, de produire. Une manière qui fait sens. Quand on observe la nature, on se rend compte à quel point elle est élégante, à quel point ses designs sont raffinés, sophistiqués. La Terre est un formidable labo de R&D qui fourmille d'inventions que la nature se charge ensuite de trier. Notre challenge consiste simplement à reconcevoir la présence de l'homme sur cette planète. » Adepte de la célèbre maxime de Benuys, « we need to do more than just learn form nature : we need to design as nature » (« Nous devons aussi concevoir comme la nature, pas juste s'en inspirer »), Olivier Allard ne manque pas l'occasion de repérer les projets innovants cherchant plus à apprendre du monde naturel qu'à en extraire des éléments. « Les exemples sont nombreux, dans tous les secteurs. Dans le domaine des matériaux, l'entreprise Calera s'inspire du corail pour fabriquer du ciment en capturant du CO2. Dans le domaine de l'énergie, une équipe a généré un réseau d'éoliennes verticales, permettant d'obtenir 10 fois plus de puissance au mètre carré, fonctionnant selon n'importe quelle direction du vent et nécessitant moins de matière pour sa construction. L'entreprise EEL Energy propose une hydrolienne s'inspirant de la nage des poissons. Les habitations sont aussi concernées : XTU, l'un des rares cabinets d'architectes faisant de la R&D, était ainsi présent lors de l'exposition universelle de Milan pour présenter SymBio2, qui propose de cultiver des micro-algues en façade de bâtiment. »


L'abondance de projets prouve bien que le meilleur reste à venir, à condition que les barrières tombent. « Il faut décloisonner la biologie, que les biologistes la rendent accessible, pour que des architectes, ingénieurs ou encore des entrepreneurs vivent eux-aussi cette révélation. Il faut une pierre de Rosette, pour faire le lien entre la biologie et l'innovateur, une sorte de Google de la bio inspiration. On a donc besoin d'outils, de base de supports, de systèmes d'information sur la bio-inspiration, pour passer du hasard heureux à une méthodologie efficace et structurée. »

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Olivier Allard

Quand la recherche fait mouche
Des collaborations prometteuses entre différents profils existent déjà, y compris dans la recherche. C'est le cas du Projet CurvACE, un œil souple inspiré de celui de la mouche, composé de 42 colonnes, dotées chacune de 15 petits yeux, pour un champ visuel de 180 degrés (60 degrés en vertical). Ce projet réunit des roboticiens, des ingénieurs, des biologiques ou encore des électroniciens de différents pays européens. Parmi eux se trouve Stéphane Viollet de l'Institut des sciences du mouvement (CNRS / Aix-Marseille Université). Un chercheur modeste qui, n'ayant pas « la prétention de répondre à la question "Qu'est-ce que la vie ?" », préfère se demander ce que le vivant peut apporter. « Notre approche est biorobotique. On s'inspire des réflexes sensori-moteurs de la mouche et de ses traitements neuronaux pour créer des robots autonomes et des capteurs visuels, repenser la navigation, etc. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir été inspirés par la mouche ! Ce petit insecte est régulièrement à l'origine de technologies majeurs. »

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Stéphane Viollet

Les lentilles GRIN présentes aujourd'hui dans les lecteurs DVD et Blu-Ray ainsi que les endoscopes ? Pensés grâce à l'œil de la mouche et celui papillon de nuit, capable de concentrer les rayons lumineux. Les gyromètres actuels, présents dans tous les smartphones ? Inspirés de l'évolution des ailes de la mouche (devenue diptère, elle a perdu une paire en conservant un petit bout d'aile lui servant de gyromètre, via un système vibrant). L'insecte artificiel du Groupe Robert Wood à Harvard ? Il provient du décollage par mouvement horizontal (comme un rameur) de la mouche une nouvelle fois et sa façon de voler via trois axes de rotation.



L'industrie pétrochimique pas en reste
Fondateur d'Elbe Petro, Laurent Bédel a lui trouvé l'inspiration en observant non pas un insecte mais un marais. Fin connaisseur de l'industrie pétrolière par ses activités passées, l'entrepreneur avait d'abord identifié un problème redondant : la perte de fluides induite par l'évaporation. « Le vent, la température et la tension de vapeur sont des paramètres impossibles à contrôler, étant donné que l'on ne peut pas changer la thermodynamique ni la nature des liquides. La solution conventionnelle à cette évaporation par les industriels induisait jusqu'ici l'utilisation d'un IRF (écran flottant interne), soit une cuve de stockage. Une solution certes efficace, mais pas à 100 %, d'autant qu'elle comporte énormément de contraintes. Pour sa mise en place, l'industriel doit par exemple faire appel à un soudeur qualifié pour 200 h de soudure effective - une durée et un coût important, sachant qu'un soudeur qualifié est cher et qu'un temps de soudure ne peut dépasser une heure par jour selon la réglementation en vigueur... Nous nous sommes alors demandé comment la nature pouvait éviter l'évaporation quand elle avait besoin de le faire. D'où l'idée de s'inspirer du marais. »

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Laurent Bédel

En couvrant la surface d'un marais, les lentilles d'eau évitent la mise à sec en saison chaude de ce dernier. Leurs caractéristiques leur permettent également de s'adapter à tous les formats de marais et de retourner seules à leur position initiale juste après le passage d'une barque. Voici comme la Gamme Eris d'Elbe Petro est née. « Nos lentilles "bodybuildées/ hypertrophiées" font 220 mm de diamètres et composent un écran de flotteurs indépendants. Ces flotteurs collaboratifs optimisent le taux de couverture, avec un système auto-positionnable. Pour l'industriel, cela ne nécessite pas d'assemblage donc de soudeur, ni de maintenance. » Un concept qui a valu à l'entreprise le 1er prix de l'innovation des industries pétrolières et qui se décline aujourd'hui en trois branches : « petro » (carburants, aromatiques, solvants) / « chem » (acides, bases) et « food » (liquides alimentaires, comme l'alcool).



Une table-ronde 100 % innovante
En seconde partie de conférence, une table-ronde était proposée au public. Étaient présents Jasmine Rivolier et Sylvie Sesé du cabinet de conseil aux entreprises Hopynity, Pierre-Emmanuel Fayemi, consultant au sein du cabinet Active Innovation Management, le designer Guillian Graves et Thierry Fradetal, Project Manager et associé de GreenEver. Chacun d'entre eux conçoit le biomimétisme comme une réelle plus-value dans les process R&D et même au-delà.

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De gauche à droite : Sylvie Sesé, Pierre-Emmanuel Fayemi, Guillian Graves, Thierry Fradetal, Jasmine Rivolier et Anne Pezet


Spécialisé sur la question du développement durable, le cabinet Hopynity est ainsi persuadé que l'innovation positive est un virage que les entreprises ne doivent pas manquer, un peu à la manière de celui de la transformation numérique. « Cette nouvelle façon de concevoir l'innovation est déjà en route et peut avoir des impacts positifs environnementaux et sociaux, explique Jasmine Rivolier. Elle pose de nouveaux défis aux équipes de R&D, liés à plus de collaborations, à l'expérimentation de nouveaux outils et à l'intégration des nouveaux enjeux en amont. » Pour accompagner leurs clients dans ce changement, Hopynity mise avant tout sur la participation proactive. « Nous proposons notamment des séances de créativité, pour générer des idées, avec des ateliers permettant de jouer avec les principes du vivant par exemple, détaille Sylvie Sesé. On a l'habitude de travailler sur des transpositions analogiques. Faire cela dans la nature, c'est une évidence. »

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Le design également concerné
Du côté de Guillian Graves, le biomimétisme s'inscrit dans la logique de sa vocation professionnelle. « Le métier de designer consiste à résoudre les problèmes en mettant l'humain au cœur de la démarche. Je travaille aujourd'hui auprès de start-ups, grands groupes et centres de recherche sur les projets de bio-inspirations pour intégrer des espèces ou s'en inspirer, voire associer des inspirations d'espèces différentes. Pour cela, je travaille conjointement avec un bio-ingénieur ; cela transforme l'apprentissage du design, de l'ingénierie, de notre façon de communiquer. »

Chez GreenEver, une société d'ingénierie en optimisation énergétique installée au Ceebios, cette approche représente avant tout un socle sur lequel grandir. « Nous souhaitons développer une solution de production d'hydrogène en couplant algues et bactéries dans des bioréacteurs, précise Thierry Fradetal. Le projet est actuellement en phase de recherche. Le but ? Concurrencer les électrolyseurs alcalins actuels. » Quant à Pierre-Emmanuel Fayemi, il a carrément fait du biomimétisme sa réflexion depuis plusieurs années. « J'ai un cursus particulier, puisque j'ai commencé à étudier dans la biologie moléculaire avant de me tourner vers une école d'ingénieurs en management de l'innovation. Cela m'a amené à développer une thèse portant justement sur la mise en œuvre de la bio-inspiration dans les process R&D. En pratique, j'aborde également cette approche idéologique en tant que consultant et touche à énormément de domaines/secteurs différents. »

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Tous unis pour le changement ?
Questionnés sur ce qui manque à la France pour accélérer encore davantage l'intérêt croissant du biomimétisme, les invités se rejoignent souvent sur de nombreux points, notamment le décloisonnement. « Il faut accentuer l'interdisciplinarité », analyse Pierre-Emnnauel Fayemi. « Un biologiste ne peut pas développer tout, tout seul », ajoute Thierry Fradetal. Guillian Graves acquiesce et pointe du doigt l'importance des lieux de rencontre, encore trop peu présents pour permettre un véritable essor. « Un designer travaille dans un studio, le physicien dans son labo, le biologiste dans un autre labo... Il faut concevoir le laboratoire de demain, un lieu commun pouvant accueillir ces cultures différentes. Heureusement, les centres de recherche commencent tout de même à essayer des choses en la matière. » Cela permettra aussi d'améliorer les outils disponibles. « La question de l'outil est importante car il s'agit d'un véritable manquement méthodologique, note Pierre-Emmanuel Fayeti. Aujourd'hui, on dénombre près de 50 outils pouvant être impliqués dans un projet biomimétique : ils sont soit existants à la base, soit créés spécifiquement pour tel ou tel projet. Le problème, c'est qu'ils sont souvent loin d'être homogènes ni créés conjointement par des gens issus de différents domaines. »

Si l'ouverture d'esprit des professionnels, via la création d'outils et de lieux d'échanges spécifiques, peut changer la donne, cela ne suffit pas cependant : il faut également s'attaquer à d'autres chantiers. « Il est nécessaire de parler du biomimétisme, juge Jasmine Rovlier. Plus les médias l'aborderont, à travers des succès notables par exemple, plus de personnes seront attirées et se montreront volontaires pour renouveler les process. » Autre problématique : celle du réseau. Si l'on veut que le nombre de représentants de cette approche augmente, il faut d'abord réunir les acteurs actuels, comme souhaite le faire le Ceebios. « L'Allemagne est, à ce titre, un bon exemple à suivre : le pays a très tôt pensé à se structurer, créer un réseau et établir une feuille de route », affirme Pierre-Emmanuel Fayemi. Vient ensuite la délicate question du dialecte. « Il faut évidemment une harmonisation du langage pour une meilleure compréhension, signale Guillian Graves. Avec mon collègue bio-ingénieur, nous avons d'ailleurs créé un véritable lexique commun pour comprendre ce que tel mot signifie pour l'autre. » Mais il n'y a pas que les champs lexicaux à confronter : il y a aussi les délais de travail. « Les laps de temps et les rythmes sont aussi différents, juge Sylvie Sesé. Il faut essayer de concilier les deux. »

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L'espoir de la jeunesse
Dernier chapitre délicat, celui de la formation des générations futures. Si certaines écoles comme Sup'Biotech permettent aux étudiants de s'y plonger, l'enseignement « biomimétisme compatible » n'est pas encore totalement intégré dans le système éducatif français. « C'est en train de changer : de nombreuses coopérations interviennent dans le cursus des étudiants et des diplômes se créent même sur ces thématiques », assure Guillian Graves. Ce dernier est bien placé pour le savoir puisqu'il enseigne « le biomimétisme dans l'approche de l'écoconception ainsi que la découverte de nouveaux matériaux/nouvelles matières » et supporte « l'iGEM » à l'ENSCI - Les Ateliers.

Après cette table-ronde venait le moment de la conclusion de l'événement, confié à Jacky Vandeputte, coordinateur projets R&D et chef de projets biomolécules - chimie du végétal au sein du Pôle Industries & Agro-Ressources (IAR). « Je constate une belle dynamique d'innovation, mais il manque encore une feuille de route de la part de l'État français. Il faut promouvoir la démarche et établir un annuaire permettant de référencer les outils, les compétences, les chercheurs, les MOOC, les Fab-Lab, etc. Mais au-delà de ça, je crois vraiment que nous pourrons réussir à impulser le biomimétisme auprès des entreprises et industriels à travers la jeunesse. C'est déjà le cas, comme avec l'exemple du concours Boost my Op' (voir encadré), mais cela doit encore se poursuivre. De toute façon, le changement intervient toujours ainsi. Par exemple, je me souviens des débuts de la gestion de la qualité qui, au départ, ne parlait pas du tout aux directions d'entreprises. Aujourd'hui, si ce domaine est devenu incontournable, c'est grâce aux nouveaux arrivants, aux nouvelles générations, qui lui ont permis de s'intégrer, de prendre forme. » L'occasion d'adresser un dernier message aux étudiants présents dans la salle : « C'est à vous de créer l'avenir ! »

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Jacky Vandeputte



Les étudiants de Sup'Biotech sont également bio-inspirés !
Lors de cette conférence, trois équipes étudiantes ont dévoilé les projets de biomimétisme qu'elles ont imaginés à l'occasion du challenge Boost my Op' lancé par Air Liquide et Total, dont le but est d'imaginer l'opérateur du futur. Ces projets, orientés sur la thématique « Sécurité » (les deux autres thématiques proposées étaient « Performance » « Efficacité industrielle »), se voulaient particulièrement imaginatifs. Au programme : un tissu à la fois inspiré du tardigrade et des orchidées permettant d'absorber l'eau présente dans l'air pour analyser sa composition ; un casque de chantier rétractable et pliable comme un tatou, mais aussi mieux pensé quant à son acoustique (via des matériaux inspirés de la structure interne des coquillages) ; des gants intelligents se basant sur le mode de communication des lucioles, avec des signaux distincts pouvant être envoyés via les extrémités de chaque doigt de la main. Prometteurs et amenés à se développer les prochains mois, ces projets n'ont pourtant pas été retenus pour la seconde phase du challenge, contrairement à ceux de deux autres équipes de Sup'Biotech qui n'ont pas pu les présenter pour des raisons de confidentialité. Une belle performance car elles ont réussi à se frayer un chemin parmi les quelques 140 projets déposés !

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Olivier Girinsky, chargé de Projets & Innovation au sein de Sup'Biotech

conference_supbiotech_inscrire_biomimetisme_process_recherche_developpement_conference_retour_supbiotech_novembre_2016_evenement_biotechnologies_avenir_12.jpgLes étudiants du challenge Boost my Op'

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Sup'Biotech et le Groupe IONIS en veille contre le sida

2016 marque la dixième année d'existence de la campagne IONIS Education Group en veille contre le sida. Voici en effet 10 ans que les différentes écoles du Groupe multiplient les actions, récoltes de fonds, conférences et ateliers de sensibilisation-prévention autour de cette maladie qui, malheureusement, perdure encore aujourd'hui, en France et dans le monde.

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Cette 10e édition, organisée durant toute la semaine du 28 novembre 2016, sera une nouvelle fois l'occasion pour tous les étudiants, enseignants et membres des équipes de IONIS Education Group de se mobiliser et de poursuivre le combat. Sup'Biotech ne manquera évidemment pas à la règle. Comme chaque année, l'école proposera une conférence d'informations avec les équipes du Centre Régional d'information et de prévention du sida (CRIPS), le mercredi 30 novembre. Sup'Biotech pourra également compter sur l'association étudiante Hope & Share qui, en plus de tenir un stand de vente de friandises durant toute la semaine, organisera une chasse aux trésors le 30 novembre, une soirée thématique « fête foraine » le vendredi 2 décembre et des animations lors de la Journée Portes Ouvertes de l'école du samedi 3 décembre. Tous les fonds récoltés par Hope & Share seront reversés à l'association Sidaction.


N'hésitez pas à soutenir et à suivre les actions du Groupe IONIS sur les réseaux sociaux avec le hashtag #IONISContreLeSIDA !

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Les biotechnologies, un secteur en pleine santé

Lors du prochain Salon Studyrama des Formations Santé, Paramédical et Social qui se tiendra le samedi 12 novembre prochain à Maison Internationale de la Cité Internationale Universitaire de Paris, Sup'Biotech organisera une conférence spéciale dédiée aux ponts possibles entre la santé et les biotechnologies. Parmi ses animateurs se trouve Tiffanie Havot (Sup'Biotech promo 2017), une étudiante de 5e année.

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Tiffanie sera présente lors de cette conférence spéciale organisée dans le cadre du Salon Studyrama

Comment te retrouves-tu à animer cette conférence ?
C'est tout simplement les responsables de l'école qui me l'ont proposé. Ils savent que je suis plutôt apte à parler du secteur de la santé, puisque j'ai tenté médecine avant de rejoindre Sup'Biotech et d'opter pour la Majeure Production en Santé-Pharma. Les responsables se sont donc dit que je devais être la bonne personne pour cette conférence, d'autant que j'avais déjà pu animer différents événements par le passé, comme le Sup'Biotech Time Travel de l'an dernier pour représenter la 4e année. Bon, j'avoue tout de même avoir un peu hésité, étant d'une nature assez timide.

Pourquoi t'étais tu orientée vers cette majeure Production ?
En fin de 2e année à Sup'Biotech, on a un stage obligatoire à faire dans un laboratoire. Le mien s'était déroulé à l'Hôpital Tenon, à Paris, dans le service « Biologie de la reproduction ». Cependant, durant mon stage, le service s'est vu confier une mission en management de la qualité pour faire accréditer le laboratoire selon la norme ISO 9001. On m'a alors demandé si je voulais la relever. Même si la qualité n'était pas un domaine que je connaissais, j'ai tout de suite accepté. Cela me permettait de découvrir autre chose, mais aussi de sortir de l'activité en laboratoire qui, je dois bien l'admettre, ne semblait pas être faite pour moi. Par la suite, lorsque j'ai dû sélectionner ma majeure en 3e année, ayant apprécié cette mission, j'ai logiquement opté pour Production, en sachant que cela me permettrait d'approfondir mes connaissances dans le domaine de la qualité. Je ne regrette pas du tout ce choix car mon goût pour la qualité n'a fait que se renforcer au fur et à mesure, notamment après mon stage de 4e année réalisé sur ce même sujet.

Finalement, les biotechnologies t'ont permis de ne pas quitter le secteur de la santé qui te tenait déjà à cœur à la sortie du lycée.
Exactement. Après mon bac, je n'avais qu'une idée en tête : faire des études dans la biologie et la santé. Du coup, je me suis orientée vers la fac de médecine. Avec le recul, je dois bien admettre qu'il s'agissait d'un choix par défaut. J'étais encore jeune, ne savais pas très bien où aller et n'avais pas fait la démarche de découvrir ce que l'enseignement supérieur privé pouvait proposer. Ce n'est qu'après avoir réalisé que les études de médecine n'étaient pas faites pour moi que j'ai commencé à me rendre à des salons étudiants pour découvrir d'autres formations, comme celle de Sup'Biotech. Je ne connaissais alors pas les biotechnologies, ses secteurs d'activités, ses applications possibles, l'innovation qui se cachait derrière... Au final, quand on est au lycée et qu'on souhaite travailler dans la santé ou la biologie, on manque souvent d'informations : on se dit que les seules voies possibles sont la faculté de médecine ou une licence de biologie, alors qu'il existe énormément d'autres métiers très intéressants. Ce genre de conférence permet justement d'échanger naturellement sur ces sujets et, souvent, d'éviter de perdre une ou deux années à cause d'une mauvaise orientation.

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Conférence « Venez découvrir les Biotechnologies, un secteur prometteur dans la santé » de Sup'Biotech de 14 h à 15 h lors du Salon Studyrama.
Salon Studyrama des Formations Santé, Paramédical et Social
Le samedi 12 novembre 2016 de 9 h 30 à 17 h 30 à la Maison Internationale de la Cité Internationale Universitaire de Paris
17 boulevard Jourdan
75014 - PARIS

Accès :
RER B & Tram T3 : arrêt Cité Universitaire

La start-up Aéromate de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), lauréate de l'appel à projets Parisculteurs

Vous vous souvenez d'Aéromate, la jeune start-up de Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014) incubée par IONIS 361 ? En lice pour l'appel à projets Parisculteurs lancé par la Ville de Paris dans la catégorie « agriculture urbaine », elle fait désormais partie des heureux lauréats et s'est ainsi vue attribuer trois toits à cultiver dans la capitale. Vous pouvez dès à présent découvrir les projets d'Aéromate concernant la Ferme de la Bourse (Paris 2e), la Ferme Duperré (Paris 3e) et la Ferme Lachambeaudie (Paris 12e) !

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Louise et Michel, deux agriculteurs urbains heureux !

En tout, la start-up de ces deux Anciens de Sup'Biotech a prévu de cultiver des herbes aromatiques, mais aussi des fruits et légumes, sur l'ensemble de ces trois sites représentant 1 210 m² de terrains cultivables intra-muros. Ces récoltes seront aussi bien destinées aux professionnels qu'aux particuliers (via un système de paniers). Cette initiative agricole s'inscrit dans une économie circulaire pour promouvoir les circuits courts et de proximité.

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Un aperçu des projets prévus par Aéromate

« Nous sommes ravis d'être un acteur de cette belle aventure qui consiste à végétaliser Paris, précise Louise. Nous avons hâte de pouvoir montrer l'évolution de ces surfaces et nous tenons à remercier les Parisculteurs, tous nos partenaires, Justine Dillman à qui l'on doit les visuels de nos projets ainsi que tous ceux qui nous suivent et soutiennent depuis le début, sans oublier Villette Emploi Service, Les Sourciers, Sup'Biotech et IONIS 361 ! »

Retrouvez Aéromate sur son site Internet, Facebook, Instagram et Twitter

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L'équipe iGEM IONIS décroche une médaille d'or !

On les avait quittés avant leur envol pour Boston, dans le but de participer à la grande finale 2016 de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM) organisée du 27 au 31 octobre. Les quatorze étudiants de l'équipe iGEM IONIS n'ont pas fait le déplacement pour rien puisqu'ils repartent des États-Unis avec une médaille d'or et peuvent se féliciter d'avoir été nommés dans trois catégories (« Best environment project » / « Best applied design » / « Best presentation ») pour leur projet innovant, Quantifly, un drone détecteur de pollution de l'air. Il s'agit de la deuxième médaille d'or obtenue en deux participations pour cette équipe étudiante qui, chaque année, réunit différentes écoles du Groupe IONIS.

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Félicitations à Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon, Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017), Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017), Pierre Couderc (IPSA promo 2019), Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016), Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) et Alexandra Momal (e-artsup promo 2017) pour cette belle performance !

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Le fameux drone Quantifly pensé et conçu par les étudiants

igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_02.jpgLes étudiants ont pu retrouver Randy Rettberg, le fondateur et président de l'iGEM qui s'était rendu à l'événement européen organisé par l'équipe iGEM IONIS au mois de juin dernier

Revivez ci-dessous la présentation victorieuse de Quantifly en vidéo :



Vous pouvez toujours télécharger l'application smartphone du jeu vidéo Quantifly pour Android et iOS conçue par l'iGEM IONIS !

Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.

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Participez à la grande conférence de Sup'Biotech sur la place du biomimétisme dans la R&D, le mardi 15 novembre 2016

Le biomimétisme a le vent en poupe. En effet, cette approche consistant à s'inspirer du vivant pour développer de nouveaux produits séduit de plus en plus les industriels, bien décidés à l'intégrer dans leur process R&D pour innover de façon durable. Pour aborder ce sujet d'actualité, Sup'Biotech vous invite à sa grande conférence interprofessionnelle, le mardi 15 novembre 2016, de 9 h à 12 h 30, sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre. Logiquement nommé « Inscrire le biomimétisme dans les process de R&D ! », cet événement rassemblera de nombreux professionnels du monde des biotechnologies et sera l'occasion de découvrir plusieurs projets bio-inspirés, tels qu'un œil artificiel créé à partir de celui de la mouche ou encore des flotteurs mimant les lentilles d'eau pour réduire l'évaporation des produits chimiques.

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Sup'Biotech présente la conférence « Inscrire le biomimétisme dans les process de R&D ! »

Le mardi 15 novembre 2016, de 9 h à 12 h 30, sur le Campus Numérique & Créatif Paris Centre
95, avenue Parmentier
75011 PARIS

Accès :
Métro Ligne 3, arrêt Parmentier

Contact :
Agathe Brajou, responsable des admissions et de la communication via agathe.brajou@supbiotech.fr

Inscription (dans la limite des places disponibles) via le formulaire disponible sur la page dédiée

Découvrez le programme complet de l'événement

Participez à cette conférence sur Twitter avec le hashtag #ConfSupBiotech


En 2015, Sup'Biotech organisait déjà une grande conférence dédiée au biomimétisme.
Pour lire l'article qui lui avait été consacré, cliquez ici.

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