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De Sup'Biotech au Laboratoire d'anthropologie social, découvrez le parcours de l'enseignant-chercheur Fabien Milanovic, spécialiste du vivant

Enseignant-chercheur en sciences humaines et sociales et responsable du Pôle Biotechnologies en société de Sup'Biotech, Fabien Milanovic vient d'être nommé chercheur associé au sein de l'équipe Anthropologie de la vie et des représentations du vivant du Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS). L'occasion d'en savoir plus sur les activités de ce laboratoire reconnu.

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Fabien Milanovic

Pouvez-vous rappeler ce qu'est le LAS ?
Il s'agit d'un laboratoire fondé par Claude Lévi-Strauss au Collège de France. C'est donc un laboratoire prestigieux et important, doté de neuf équipes de recherche dont une dernièrement créée, celle d'Anthropologie de la vie et des représentations du vivant, que je rejoins.

Pourquoi le LAS a-t-il décidé de créer cette nouvelle équipe et de vous convier à la rejoindre ?
Cela s'est fait en deux temps. Tout commence avec Perig Pitrou, un anthropologue et chercheur très actif au CNRS - il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2016 - qui a développé un réseau international de chercheurs autour d'un colloque ayant eu lieu en 2013. Depuis cet événement, Perig a entretenu ce réseau (avec Dimitri Karadimas) en l'animant de différentes façons, comme avec l'organisation du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Tout cela a permis aux chercheurs de se fédérer et de constituer cette nouvelle équipe.
Si je me retrouve aujourd'hui chercheur associé au sein de cette dernière, c'est suite à ma rencontre avec Périg en 2014. En effet, dans le cadre de mes recherches, j'ai été amené à utiliser le concept d'agency - un concept qui ne dispose pas vraiment de traduction littérale en français, si ce n'est le néologisme « agentivité », qui signifie une « capacité d'agir » ou une « capacité d'action ». À cette date, il n'y avait que très peu de personnes à employer ce terme en France et c'est en faisant des recherches sur Internet que j'ai découvert que Perig Pitrou faisait partie de ces rares utilisateurs. À mon arrivée à Sup'Biotech en 2014, je me suis mis à fréquenter le séminaire qu'il organisait à l'EHESS et c'est ainsi que nous avons fait connaissance et sympathisé. Quelques mois plus tard, nous organisions même un colloque commun en mai 2016 sur les biobanques. Tout cela fait que, lorsque Perig et son collègue chercheur Dimitri Karadimas ont eu la capacité de fonder cette nouvelle équipe au sein du LAS, ils m'ont proposé d'y être associé.

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En quoi consistera votre rôle de chercheur associé ?
Il existe trois types de statut au sein d'une équipe de recherche : les membres permanents, les doctorants ou post-doctorants et les membres associés dont je fais partie. N'étant pas titulaire, je n'ai de poids spécifique dans le choix d'orientation de l'équipe, mais je peux bien évidemment m'impliquer pleinement dans ses activités. La première réunion de l'équipe a eu lieu au mois de juin dernier et les objectifs mis en avant sont ambitieux. Les différents profils des membres de l'équipe font qu'elle peut s'intéresser autant à l'anthropologie et à la sociologie des sciences de la vie ou à l'étude des croyances amérindiennes liées aux moyens d'influencer le vivant par exemple. Cela se traduira par l'organisation prochaine d'une nouvelle édition du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » à l'EHESS, avec également la perspective d'élaborer un livre et des publications. L'autre objectif de l'équipe sera d'obtenir des financements pour développer nos recherches, de nouvelles missions et inviter nos collègues étrangers pour d'autres séminaires, colloques et journées d'études. Une activité scientifique somme toute classique, mais orientée sur cette thématique particulière.

Justement, qu'est-ce qui vous attire dans cette thématique ?
Comme je travaille dans le domaine du vivant et notamment dans l'utilisation des biotechnologies au regard du vivant, je suis intéressé par les usages faits du vivant, en ce qui concerne l'humain bien sûr, mais aussi les animaux, les plantes ou encore les micro-organismes. Au sein de l'équipe, des chercheurs travaillent également sur ces sujets similaires, mais pas tous ! Certains s'intéressent par exemple aux croyances qui, dans diverses sociétés, font l'objet de rituels et d'appels à des divinités afin d'intervenir sur des processus vitaux. C'est intéressant de multiplier les regards et de voir comment les humains cherchent à intervenir sur la vie de différentes manières. J'apprécie donc ce croisement interdisciplinaire, ce dialogue de chercheurs provenant d'horizons différents.

Pour en savoir plus sur l'équipe Anthropologie de la vie et des représentations du vivant et ses travaux, rendez-vous sur la page du LAS qui lui est consacrée.

365 jours à la conquête de Mars : tout savoir sur la mission de Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) en une infographie

Le dimanche 28 août 2016 marquera la fin de la mission HI-SEAS 4 de la NASA à laquelle participait Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013), parti s'isoler un an avec cinq autres scientifiques dans un dôme sur un volcan à Hawaii afin de simuler ce que pourrait être la vie sur Mars. Au fil des mois, Sup'Biotech vous a permis de suivre le quotidien passionnant de cet Ancien pas comme les autres. Pour fêter son retour, l'école vous propose cette infographie retraçant 365 jours à la conquête de la planète rouge (cliquez sur l'image pour obtenir la version HD).

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Retour en vidéo sur la Summer School 2016 de Sup'Biotech

Ils s'appellent Alejandro, Felix, Gabriela et Yoo, viennent d'Allemagne, de Corée du Sud ou encore du Mexique et font partie de la quinzaine d'étudiants à avoir vécu la Summer School 2016 de Sup'Biotech. Organisée du 4 au 23 juillet, cette seconde édition de ce programme international et estival a permis à ses participants de développer un projet alimentaire innovant de A à Z, mais aussi de visiter Paris et de découvrir la culture française. Retour en vidéo sur ces trois semaines forcément savoureuses !


Crowdfunding : soutenez Quantify, le projet de drone biotechnologique de l'équipe iGEM IONIS

Regroupant des étudiants de l'EPITA, l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech, d'e-artsup et de Ionis-STM, l'équipe iGEM IONIS développe actuellement Quantify, un drone visant à tenir le rôle de plate-forme de détection mobile des composés organiques volatils (COVs), connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques. Si vous voulez en savoir plus sur Quantify, mais surtout soutenir financièrement la finalisation de ce projet innovant au cœur d'une problématique environnementale et de santé publique (on dénombre 7 millions de morts prématurées chaque année à cause de la pollution de l'air), vous avez jusqu'au 23 septembre 2016 pour vous rendre sur la page de la campagne Kickstarter lancée par l'équipe iGEM IONIS.


Retrouvez l'équipe iGEM IONIS sur sa page iGEM, Facebook, Twitter et YouTube.


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Ils font partie de l'équipe iGEM IONIS 2016 :
Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre (chef de projet), Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) / Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) / Pierre Couderc et Bastien Augereau (IPSA promo 2019) / Paul-Louis Nech (EPITA promo 2016) / Raphaël Fourdrilis (Epitech promo 2018) / Alexandra Momal (e-artsup promo 2017)


À propos de Quantify :
Quantifly permet l'analyse quantitative et précise de la pollution atmosphérique. Pour ce faire, il fait appel à une cellule vivante à même de détecter la pollution de l'air, embarquée dans un drone piloté par ordinateur. Ce dispositif sera utilisé comme outil de cartographie précis et innovant, permettant de réaliser des analyses de qualité de l'air sur une échelle réduite, en augmentant la rapidité d'obtention des résultats et leur exactitude.

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Suivez les aventures d'Audrey Grelet et Lucas Jacquin (Sup'Biotech promo 2015), deux explorateurs sans frontières

Après leur stage de fin d'études, Audrey Grelet et Lucas Jacquin (Sup'Biotech promo 2015) n'ont pas voulu se lancer tout de suite dans la vie professionnelle. Avant de mettre à profit les compétences acquises au sein de Sup'Biotech, ces deux jeunes Anciens passionnés de voyage (ils ont tous deux occupé le poste de président de l'association étudiante MHIGE Sup'Biotech) ont décidé de se lancer dans un grand road-trip International pour découvrir d'autres cultures. Débutée pour de bon en janvier 2016 après plusieurs mois de préparation, cette belle aventure est à suivre sur leur site Internet Explorateurs sans frontières et sur la page Facebook associée. Contacté durant une étape de leur road trip passée dans le Sud de la France au milieu des vignes, Lucas raconte le début de ce voyage et explique comment s'organise un tel périple.

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Une fois notre stage de fin d'études terminé, nous avons acheté un van ! Cela nous a pris au moins deux semaines pour démarcher et trouver le van parfait pour accomplir notre objectif, à savoir parcourir quelques milliers de kilomètres à travers l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Une fois le van en notre possession, nous avons commencé à l'aménager après avoir fait des recherches pour savoir comment y arriver. Pour financer tout cela, nous avons dû prendre des petits boulots : pendant que je faisais des livraisons pour des hôtels parisiens, Audrey travaillait en tant que réceptionniste. Comme je bossais à mi-temps, j'ai pu consacrer le reste de mes journées à justement aménager le véhicule. Je me suis occupé de l'isolation, de l'installation électrique, de la fabrication de meuble... bref, tout ce qu'il nous fallait pour bien voyager ! Fin décembre, nous avions enfin terminé cette étape et, mi-janvier, nous prenions enfin la route après une petite fête de départ avec nos amis et nos familles. De Paris, nous avons descendu toute la côte Ouest française pendant une semaine. Ensuite, nous avons visité une partie du Pays basque puis traversé les Pyrénées afin d'arriver en Aragon, en Espagne, où nous avons fait notre premier wwoofing durant deux semaines.

Peux-tu rappeler ce qu'est le wwoofing ?
Cela vient du Wwoof (soit « World-Wide Opportunities on Organic Farms »). En gros, il s'agit d'un échange dans des fermes biologiques, même si on peut également faire aujourd'hui du wwoofing dans d'autres infrastructures. L'idée, c'est simplement d'échanger des services non pas contre de l'argent mais contre le gîte et le couvert. Par exemple, pour ce premier wwoofing en Aragon, nous avons travaillé dans une ferme qui cultivait des vignes, des oliviers et des amandiers. Cela nous a permis de découvrir le travail sur ces cultures et de discuter avec les propriétaires, des gens très ouverts qui nous ont facilement intégrés à ce petit village de 50 personnes dans lequel nous restions. Cela nous a aussi permis de rencontrer d'autres personnes, comme cet Australien qui a commencé son voyage depuis 9 mois et compte continuer à vivre toute sa vie de cette façon.

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Qu'avez-vous fait par la suite ?
Nous avons continué notre trajet ! Nous sommes descendus vers le Sud de l'Espagne, en faisant différentes escales comme à Valence ou Grenade. En fait, comme nous voyageons en van et que nous ne prenons jamais l'autoroute, nous nous arrêtons souvent dans les endroits les plus « paumés » possibles afin de pouvoir apprécier la beauté de paysages magnifiques. D'ailleurs, avant d'arriver à Valence, cela nous a joué un mauvais tour : nous étions arrêtés sur une belle plage de nuit et nous nous sommes retrouvés embourbés dans le sable ! Impossible de désensabler le van ! Heureusement, le lendemain matin, une Française de 60 ans qui, elle aussi, vit depuis quelques mois sur la route, nous a aperçu et est venue nous tracter en dehors du sable. Nous avons ensuite partagé le café ensemble, discuté et nous sommes séparés. Une belle rencontre au final pour une petite galère. Par la suite, quand nous sommes arrivés sur Grenade, nous avons fait un autre wwoofing dans un Rainbow Gathering !

Qu'est-ce donc ?
Dans ce cas-là, il s'agit d'un groupe de plusieurs personnes qui, depuis 30 ans, squatte le parc national de la Sierra Nevada en vivant de manière très alternative. C'était assez surprenant et nous y sommes restés quelques jours seulement, le temps de rencontrer des personnes très intéressantes. Elles nous ont d'ailleurs indiqué l'existence de thermes naturels accessibles à tous à Santa Fe, soit à quelques kilomètres de Grenade. Nous nous y sommes donc rendus et, durant une semaine, en avons profité, au milieu des oliviers. Comme la météo annonçait bientôt de la neige, nous avons pris la décision de reprendre notre route et d'aller bien plus au Sud : au Maroc. En arrivant tard là-bas nous nous sommes une nouvelle fois retrouvés embourbés, de façon assez spectaculaire ! En effet, nous nous sommes faits piéger par le temps et des chemins plutôt chaotiques. Heureusement, des bergers sont venus nous aider le lendemain matin. C'était assez marrant car ils ne parlaient pas un mot de français. Ils ont pu appeler un ami qui possède un tracteur pour nous sortir de cette situation dans laquelle nous pensions rester pendant plusieurs semaines ! Au final, nous sommes restés six semaines sur place. Nous avons pu voir de superbes paysages et, plus que le désert, c'est vraiment ceux l'Atlas que nous avons préférés. Il y avait une ambiance vraiment ultra paisible, malgré les routes très sinueuses de ces montagnes.

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Après le Maroc, vous êtes revenus en Europe ?
Oui. Nous sommes d'abord passés par Séville et l'Andalousie avant d'aller au Portugal et visiter Lisbonne, Porto, la vallée du Douro... Comme il a beaucoup plu au Portugal, nous n'y sommes restés qu'une semaine avant de revenir doucement vers la France. Là, après une fois que nous aurons gagné suffisamment d'argent en travaillant dans les vignes du Sud de la France, nous repartirons le plus possible à l'Est, tout en sachant que nous souhaitons absolument passer par la Grèce et la Turquie.

Pourquoi avoir voulu faire ce road trip après l'école ?
À vrai dire, j'y pensais déjà à mon arrivée à Sup'Biotech. Je savais qu'après avoir fourni un travail conséquent, j'allais vouloir découvrir autre chose que l'univers des biotechnologies. Quelque part, je voulais passer une sorte de « thèse en humanité », pour être enrichi de nouvelles valeurs à mon retour. Mon but, c'est de m'épanouir différemment avant de m'engouffrer dans ce schéma assez classique consistant à démarrer sa carrière après ses études.

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Avez-vous déjà fixé votre date de retour ?
Même si nous avons vaguement parlé d'un an de voyage, nous ne nous fixons pas de limite. Bien que nous ayons prévu les grandes lignes de notre itinéraire, le programme peut toujours changer au fil des rencontres, des lieux visités, etc. Nous voulons simplement profiter du voyage, en essayant d'en apprendre le plus possible. Nous reviendrons quand cela nous semblera nécessaire ou quand nous n'aurons plus la possibilité financière de continuer à voyager.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui, comme Audrey et toi, souhaitent réaliser un road trip à l'étranger grâce au wwoofing ?
Mon premier conseil est de vraiment se renseigner avant de sélectionner un Wwoof : il faut bien lire la description et discuter avec les responsables. Cela vous évitera de tomber sur des gens qui n'ont pas forcément la même conception du wwoofing que vous.
Mon second conseil est de proposer son travail de manière enthousiaste. En effet, cela ne sert à rien de faire du wwoofing si c'est pour juste profiter du gîte et du couvert. Le wwoofing, c'est un vrai échange !
Enfin, je conseille surtout de faire du wwoofing partout, à l'étranger bien sûr, mais aussi à côté de chez soi ! Nous avons récemment rencontré une fille qui a fait du wwoofing à 20 km de chez elle et a vécu une expérience géniale. C'est vraiment une manière de découvrir facilement une autre façon de vivre, de travailler ainsi que de nouveaux métiers. Si on veut découvrir un métier dans l'agriculture, c'est assez facile grâce à cette approche.

Suivez Lucas et Audrey sur leur site Internet et Facebook

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Revivez la saison 6 de Ils font avancer la recherche, votre série éducative et scientifique

Cette année encore, la série éducative et scientifique Ils font avancer la recherche vous a permis de connaître et comprendre les multiples enjeux scientifiques de l'Institut Pasteur. Allergies, choléra, Ebola, eligobiotiques, leishmaniose... retrouvez l'intégralité de cette saison 6 riche en enseignements !
















À propos d'Ils font avancer la recherche :
Ils font avancer la recherche est une série de vidéos réalisées par Sup'Biotech en partenariat avec l'Institut Pasteur, visant à améliorer la connaissance des enjeux et méthodes des chercheurs. Prolongement des conférences mensuelles destinées au grand public, ces formats courts exposent de façon simple et accessible les sujets étudiés dans les laboratoires de l'Institut. Pour Sup'Biotech, à l'initiative du projet, c'est un moyen de soutenir la recherche en contribuant à la communication du célèbre établissement tout en améliorant la culture scientifique de ses étudiants.

Retrouvez l'intégralité des six saisons de la série.

De Mexico à Paris : découvrez le parcours de Diego Servin, étudiant du cursus International de Sup'Biotech

Tous les ans, Sup'Biotech accueille sur son campus des étudiants venus du monde entier, que ce soit dans le cadre de sa Summer School ou d'échanges académiques avec des établissements d'enseignement supérieur partenaires. Originaire du Mexique, Diego Servin fait partie de ces nouvelles têtes qui ont pu ainsi prendre part au programme international de l'école pour une durée de six mois.

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Qu'es-tu venu étudier à Sup'Biotech ?
Je suis en train de terminer mon semestre en Biotechnology Engineering à Sup'Biotech. Je voulais avoir une expérience internationale et c'est pour cela que j'ai décidé de venir en étudier en France. J'ai postulé à Sup'Biotech car l'école possède un partenariat académique avec mon école, l'Instituto Tecnológico y de Estudios Superiores de Monterrey (ITESM).

Au-delà du partenariat qui lie les deux écoles, pourquoi avoir choisi la France et pas un autre pays ?
J'ai toujours aimé la France, sa culture et sa langue. J'ai même étudié le français pendant trois ans, quand j'étais au lycée. Du coup, venir étudier ici était pour moi une bonne façon d'améliorer encore mon français. En plus, Paris est une ville que j'adore. Je ne regrette pas mon choix !

Que penses-tu de Sup'Biotech ?
C'est une bonne école, qui donne à ses étudiants toutes les chances de réussir, notamment à travers les nombreux stages qu'elle propose. Cela leur permet d'être ouverts d'esprit et de voir ce qui se passe vraiment dans le monde du travail. Surtout, c'est une école qui continue de s'améliorer et de développer de nouvelles idées au fur et à mesure.

Dans le cursus de l'école, les stages occupent une place importante, tout comme les projets étudiants. As-tu justement pu travailler sur un projet ?
Oui, j'ai participé à un Sup'Biotech Innovation Project (SBIP) avec mon équipe. C'était un projet plutôt orienté « recherche » autour des différentes caractéristiques de la bave d'escargot.

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Quel sera ton projet après Sup'Biotech ?
Je vais rentrer au Mexique pour terminer mon cursus et travailler dans une entreprise tournée vers l'International, comme Nestlé par exemple. Par la suite, j'espère pouvoir réaliser un MBA à Paris dans une école de commerce.

Quel sera ton meilleur souvenir de ton semestre ici ?
Mes amis ! Les Français que j'ai rencontrés à Sup'Biotech m'ont agréablement « choqué », dans le sens où, jusqu'à présent, j'avais en tête une version très stéréotypée des Français. Et ce qui est bien avec l'école, c'est que l'on a justement la possibilité de se mêler à tous les étudiants, contrairement à d'autres écoles où les étudiants étrangers, très nombreux, en profitent pour ne rester qu'entre eux.

Et quelle est ton expression préférée en français ?
Probablement « t'inquiète » ou « ça va ? » !


Innovation Challenge Day 2016 : la grande fête des projets étudiants de Sup'Biotech

Après une première édition réussie en 2015, l'Innovation Challenge Day était de retour à Sup'Biotech le vendredi 8 août 2016. Réservé aux 3es et 4es années de l'école, cet événement est l'occasion pour deux promotions distinctes de découvrir les Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP) portés au sein des différentes équipes étudiantes. Durant cette journée, les étudiants de 4e année évaluent également les projets de leurs homologues de 3e année et vice-versa. Une bonne façon de récolter des critiques et conseils constructifs, mais aussi de comprendre ce que peuvent attendre les membres d'un jury en se mettant à leur place.

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Les présentations se sont succédées toute la journée: le matin pour les 4es années, l'après-midi pour les 3es années.

La pression est maintenant derrière eux : Gabriel Ollier, Ruxandra Toderasc et Axel Philip (Sup'Biotech promo 2018) viennent de sortir de leur soutenance en anglais pour présenter « Ka », leur SBIP dont le nom fait référence à une plante d'Asie du Sud-Ouest, à l'origine du projet. « Certains membres de l'équipe ont eu l'occasion de voyager dans cette région du monde après leur semestre à l'International en Corée du Sud et sont tombés amoureux de cette culture, précise Ruxandra. C'est comme ça que nous avons découvert cette plante spécifique utilisée par les habitants pour protéger et nourrir leur peau. De fil en aiguille, nous nous sommes dit que ce serait une bonne idée d'importer ce principe en Europe. Du coup, à notre retour en janvier 2016, nous avons décidé de changer complétement notre SBIP commencé en 2e année pour partir dans cette direction, avec la bénédiction des encadrants de l'école. » Quelques mois seulement après avoir opéré un virage important dans leur projet, les étudiants se retrouvaient donc face aux 4es années pour défendre leur vision et afficher clairement leurs intentions. Pas forcément une mince affaire, mais un exercice formateur et nécessaire. « On sent que les 4es années sont déjà passées par là l'an dernier, juge Gabriel. Ils savent poser les bonnes questions, quitte à "faire mal" en appuyant sur les points qui mériteraient d'être plus approfondis. Ils nous ont permis de mettre le doigt sur certaines choses auxquelles nous n'avions pas pensé. » Axel partage le même avis : « Sur le coup, c'est stressant, mais ça permet d'avoir un regard extérieur bénéfique et de relever de potentielles limites. Au final, l'expérience est positive. D'autant que cette journée nous a aussi offert l'occasion de découvrir les SBIP des 4es années. Certains nous ont particulièrement intéressés, comme Liber'Tea, un projet de thé sous une toute nouvelle forme, pratique et innovante. On a pu le goûter et c'était très bon ! Si ce projet concerne la vie de tous les jours, d'autres étaient plus scientifiques mais tout aussi passionnants. »

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L'équipe Ka en pleine présentation

Une étape primordiale
Chez ces fameuses 4es années capables « d'appuyer là où ça fait mal », on retrouve Juliette Crouzet (Sup'Biotech promo 2017), étudiante de la filière Recherche & Développement, mineure Environnement qui venait dévoiler les avancées de « Drop to Sea », un SBIP consistant à développer des kits de détection des polluants aquatiques sur smartphone via un tardigrade. Présente pour son deuxième Innovation Challenge Day, Juliette se montre plutôt enthousiaste. « Par rapport à l'année dernière, je constate une réelle amélioration de notre projet : nous sommes actuellement à une étape charnière, celle de la preuve de concept, et nous avons déjà des partenaires. Nous avons également pu rencontrer d'autres professionnels durant cette journée qui nous permettront peut-être d'aller encore plus loin. » Pour l'étudiante, tout cela n'aurait sans doute pas été possible sans passer par ces présentations inter-promotions. « En étant maintenant de l'autre côté, je comprends mieux le rôle qu'occupent les 4es années qui, avec un an de plus, présentent vraiment des projets plus mûrs, plus aboutis. Je comprends pourquoi ils nous ont posé des questions assez ardues l'an dernier : c'était pour mieux nous faire progresser. C'est mon ressenti et je suis assez fière de mon équipe car, contrairement à l'année dernière, nous étions véritablement en mesure de répondre à toutes les questions posées par les étudiants aujourd'hui. L'an prochain, les 3es années actuelles se rendront compte à leur tour du progrès qu'ils auront accompli... et ils vont se venger ! C'est le but du jeu. »

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Découvrez le Palmarès de l'Innovation Challenge Day 2016
À l'issue de chaque présentation de projet, les étudiants de 3e et 4e années devaient attribuer des notes selon différents critères. À la fin, les trois meilleurs projets de chaque promotion se voyaient remettre un trophée par la direction de Sup'Biotech ainsi que les équipes administratives et pédagogiques de l'école. Voici le palmarès de cette nouvelle édition.

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Equipes 3e année :
1ere place : Projet Acolyte
2e place : Ma'Sam
3e place : Exhausteur de goût

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_07.jpgEquipes 4e année :
1re place : iGEM IONIS (lire l'article consacré à l'événement que cette équipe a organisé)

innovation_challenge_day_supbiotech_projet_sbip_recherche_idee_concept_poc_presentation_etudiants_cursus_entreprises_podium_decouvertes_evolutions_2016_08.jpget IGR CNRS UMR812 (catégorie Entreprise)

2e place : Liber'Tea
3e place : Shell Tech (découvrez la présentation du projet dans l'article consacré à la conférence sur le

Un nouveau prix pour CeleScreen, la start-up de Camille Hetez (Sup'Biotech promo 2014)

Déjà lauréate du Concours Genopole 2015 et du prix Jeune Ingénieur Créateur, Camille Hetez (Sup'Biotech promo 2014) vient de prouver une nouvelle fois que sa start-up CeleScreen fait partie des jeunes entreprises biotechnologiques à suivre de près. Comment ? En remportant une nouvelle distinction lors de l'édition 2016 du iLAB, le concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes organisé par le ministère en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en partenariat avec Bpifrance. Bravo à elle !

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Étudiantes et déjà ingénieures R&D : la belle histoire de Chloé Lezin et Sarah Rakotoasimbola (Sup'Biotech promo 2017)

Présents dans le cursus proposé par Sup'Biotech (sauf en 1re et 3e années, respectivement remplacés par un séjour linguistique dans un pays anglophone et un semestre à l'International), les stages en entreprise peuvent parfois donner naissance à de belles histoires destinées à se poursuivre. C'est ce que vivent ainsi Chloé Lezin et Sarah Rakotoasimbola (Sup'Biotech promo 2017), deux étudiantes de 4e année qui, grâce à un premier stage réalisé dans une entreprise francilienne, ont déjà débuté une carrière professionnelle prometteuse.

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Sarah et Chloé

Tout a commencé à l'été 2015 pour ces deux étudiantes de la Majeure Production. Sarah (mineure santé /pharma) et Chloé (mineure agroalimentaire) répondent alors à une offre de stage proposée par l'école concernant Organotechnie. Retenues toutes les deux, elles démarrent ensemble leur stage de 4e année de fin août à fin décembre dans cette entreprise basée à La Courneuve (93). Pour Sarah, l'objet du stage correspond à l'optimisation des processus de production tandis que Chloé doit évoluer dans le domaine la R&D afin de développer de nouveaux produits liés aux peptones. « Organotechnie est une entreprise du secteur pharmaceutique qui fabrique deux principaux types de produits : un actif pharmaceutique - le Pidolate de Magnésium - et les peptones, détaille Chloé. Les peptones sont des hydrolysats de protéines qui sont utilisés dans de nombreux domaines, que ce soit en cosmétique, en santé, en agroalimentaire, etc. »

Des responsabilités dès le stage
Partageant le même bureau (« un vrai plus » dixit Chloé), les deux étudiantes trouvent rapidement leurs marques au sein de la structure. « La société emploie une quarantaine de personnes, ce qui nous a permis de nous intégrer facilement, précise Sarah. Ce qui a aussi servi, c'est le contexte dans lequel nous sommes arrivées : en effet, notre stage coïncidait avec la réouverture du service R&D d'Organotechnie après quatre années de mise en sommeil. Ce choix fait suite à l'arrivée d'un nouveau directeur - notre maître de stage - qui a racheté l'entreprise l'an dernier. Cette réouverture se trouvait au cœur de notre stage et nous a permis d'interagir avec les différents services de la structure : les services qualité, assurance-qualité, ressources humaines, production et achat. » Au cœur de cette nouvelle impulsion, Chloé et Sarah deviennent alors des professionnelles à part entière, avec les responsabilités qui vont avec. « L'entreprise était arrivée à une capacité de production limite : il fallait donc réorganiser la production tout en cherchant à développer de nouveaux produits », poursuit Sarah. « Cela met un peu la pression au début, avoue Chloé. Mais comme nous sommes très écoutées et soutenues, nous assumons pleinement le fait d'être les responsables R&D d'Organotechnie. Nous sommes prises au sérieux et respectées. » Pour mener à bien leurs missions, les deux étudiantes ont pu compter sur le bagage de compétences acquis à Sup'Biotech. « Toutes les connaissances en gestion de projets et en management nous ont été très utiles car il a fallu gérer des équipes sur la ligne de production par exemple, ajoute Chloé. Notre double compétence nous a permis de parler aussi facilement avec les opérateurs qu'avec la direction. »

Une collaboration partie pour durer
Le stage terminé en décembre, l'aventure ne s'est pas achevée pour autant pour Chloé et Sarah qui, aujourd'hui, occupent chacune un poste d'ingénieure R&D avant même d'être diplômées. « Comme le stage se passait bien, nous avons parlé à notre maitre de stage de l'éventualité de faire une mission entreprise pour travailler un jour par semaine pour Organotechnie et il a tout de suite accepté, explique Chloé. L'idée, c'était de permettre au service R&D de fonctionner en continu même à la fin du stage. Par la suite, comme ça marchait vraiment bien, nous avons également proposé de développer notre projet fil rouge - soit notre projet de fin d'études - en rapport avec l'entreprise. Cela fait que nous travaillons désormais deux jours et demi par semaine en entreprise. » La suite s'annonce toujours autant intéressante pour les étudiantes : en CDD au sein de la structure pour le mois de juillet, elles y poursuivront leur mission entreprise de septembre à décembre 2016 puis y réaliseront probablement toutes les deux leur stage de fin d'études. Chloé devrait ensuite effectuer une thèse pendant trois ans avec l'entreprise quand Sarah espère être embauchée en tant qu'ingénieure industrialisation procédés au sein du laboratoire R&D. « C'est beau de se dire que cette opportunité est partie d'une offre de stage transmise par l'école ! » conclut cette dernière.

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