L'avenir est aux nouveaux métiers des biotechnologies - Diplôme homologué par la CNCP Niveau 1
Sup'Biotech a inauguré son nouveau laboratoire de bio-production. Interview de Estelle Mogensen, responsable du labo et enseignante en physico-chimie des biomolécules à Sup'Biotech.
Pourquoi un laboratoire de bioproduction ?
La bioproduction est la mise en œuvre du génie génétique pour produire à l'échelle industrielle des médicaments de nature protéique : protéines thérapeutiques recombinantes, anticorps monoclonaux, vaccins recombinants. Elle demande des exigences et des normes de qualité particulières. Elle fait appel à des techniques spécifiques et exige l'apprentissage d'un savoir et d'un savoir-faire.
La bioproduction est un domaine en plein développement Aujourd'hui, plus d'une centaine de biomédicaments est disponible et plus de 600 sont en développement clinique au niveau mondial. Les biomédicaments représentent environ 30 % du pipeline mondial des médicaments en développement. La bioproduction a engendré 10 milliards de $ d'investissement entre 2008 et 2011. La compétition est très forte entre l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie, qui forment des clusters pour industrialiser cette activité en plein boom.

Visite du laboratoire de bioproduction lors de son inauguration du 22 mars
En quoi consiste exactement le nouveau laboratoire ?
Il s'agit d'un laboratoire dédié à la production de biomolécules, comme par exemple, des molécules à visées thérapeutiques comme l'insuline. Le nouveau laboratoire est équipé de quatre bioréacteurs et d'un système d'analyse (HPLC) permettant de les diriger et de suivre les différents paramètres mesurés (pH, température, pression en oxygène, vitesse d'agitation...). Il a vocation à former de futurs experts dans le domaine de la bio-production. L'usage des bioréacteurs va permettre de multiplier des molécules et de les convertir en biomolécules d'intérêt. Pour le moment nous utiliserons ces bioréacteurs avec des microorganismes, c'est-à-dire soit des bactéries, soit des levures. Quant au système d'analyse, on va pouvoir grâce à lui affiner les recherches et arriver à un degré de précision élevé dans l'expérimentation et la production de biomolécules spécifiques. En tant que responsable des laboratoires de TP, je gère en particulier ce laboratoire et suis assistée dans cette tâche par Audrey Nifenecker, la responsable technique.
Quel est sa destination ?
Dans un premier temps, la priorité dans l'utilisation du laboratoire demeurera aux étudiants du cycle expertise ayant choisi la majeure bio-production, et à ceux dont les expérimentations de leur projet innovant ou Sup'Biotech Innovation Project (SBIP) se prêtent à l'utilisation de ce labo. Les formateurs sont des professionnels de ce domaine.
Nous travaillons en association avec les deux autres laboratoires afin de développer une véritable plateforme technologique. En effet, le laboratoire CellTech orienté surtout sur l'innovation en matière de cellules souches et le laboratoire de biotechnologie informatique (BIRL), qui met l'outil informatique au service de l'innovation biotechnologique et de la recherche pharmaceutique sont deux autres entités de l'école avec lesquelles de nombreuses synergies naturelles existent et vont être amenées à se développer.
Anabelle Planques (Sup'Biotech promo 2012) effectue son stage de dernière année en R&D dans l'unité de physiopathologie des maladies du système nerveux centrale de l'UPMC.
Amélie Grimoin (Sup'Biotech promo 2012), étudiante de la majeure production et mineure cosmétique, réalise son stage de fin d'études chez Guerlain en production. Interview.
Au cours de cette interview, Amélie Grimoin (Sup'Biotech promo 2012) explique comment elle a été amenée à s'intéresser à la production en cosmétique, la manière dont Sup'Biotech lui a donné les atouts pour réussir ses stages dans ce domaine et le développement de sa vocation d'ingénieur production dans l'industrie cosmétique.
Comment en es-tu venue à t'intéresser à la production en cosmétique ?
Après avoir réalisé mon stage de 4e année chez L'Oréal par intérêt pour la cosmétique, j'ai découvert le monde de la production, le management, la planification, le rendement, ce qui m'a beaucoup intéressée. J'ai donc voulu continuer à approfondir ces connaissances dans une nouvelle industrie cosmétique.
En quoi consiste ton stage chez Guerlain ?
A mon poste en ingénierie de production chez Guerlain en production, je m'occupe des projets d'optimisation des lignes de conditionnement parfums, c'est à dire de trouver des solutions permettant de respecter les délais imposés par les clients, de réduire les stocks, d'être compétitif, de réaliser un produit de qualité qui réponde aux exigences du client. Ceci grâce à plusieurs outils de planification, d'ordonnancement, dans le but d'atteindre l'objectif de flux tirés.
Egalement, suite à l'instauration par la Communauté européenne de nouvelles normes qualité concernant les pratiques de fabrication dans l'industrie cosmétique, plusieurs actions doivent être menées. Mes missions portent sur plusieurs aspects dont l'intervention sur l'organisation de la fabrication des parfums et le suivi du personnel dans les changements nécessaires. Tout cela afin de garantir la sécurité du produit, la sécurité du consommateur, et en dernier lieu l'image de la marque.
Quels atouts t'a donné la formation délivrée à Sup'Biotech ?
Tout d'abord, Sup'Biotech nous enseigne des connaissances générales et solides à la fois sur des matières fondamentales (telles que la biologie, la chimie organique, la physiologie, les mathématiques...) ainsi que sur les aspects professionnels de production, de R&D, de marketing... Cette complémentarité est très importante et permet, une fois que l'on se spécialise en 3e année, de mieux agir dans les projets sur lesquels on est amené à intervenir au cours de nos stages. En effet, nous sommes capables de comprendre les différents aspects d'un projet, et ainsi de mieux suivre son fonctionnement global et de mieux interagir avec ses divers acteurs.
Lors de ma formation à Sup'Biotech, nous avons utilisé et appris en cours des outils de production tels que le diagramme de Gantt, la méthode PERT, le Lean Management, le SMED etc. Ces instruments m'ont beaucoup aidé à comprendre le fonctionnement des usines, à utiliser d'emblée la bonne terminologie et à agir rapidement. De plus, grâce aux nombreuses présentations faites en cours, nous sommes à l'aise à l'oral lorsqu'il s'agit d'exposer nos idées ou nos avancées aussi bien devant un groupe travaillant sur une ligne de parfum que devant un comité de direction.
Que t'apporte ton stage ?
Toutes les missions que j'ai décrites précédemment me permettent d'avoir des responsabilités, d'être autonome dans mes projets. J'ai appris que la communication inter-service était très importante et que c'est grâce à cela que les projets peuvent avancer. Il faut avoir l'esprit d'équipe, nous travaillons pour la même maison et devons avancer ensemble.
La présence sur le terrain est essentielle : nous avons beau chercher à réaliser de nombreuses actions pour améliorer la vie des employés, si nous ne comprenons pas leur façon de travailler, nos projets tombent à l'eau car ils ne seront jamais suivis. Il est important de les impliquer, d'avoir leur avis, d'établir une interaction chaque jour avec eux pour pouvoir identifier réellement leurs besoins et les accompagner au quotidien lorsque nous mettons les projets en place. Après ce stage, je souhaiterais devenir Ingénieur Production dans une industrie cosmétique.
Interview d'Anna-Bella Failloux, entomologiste médicale dans l'unité génétique moléculaire des Bunyavirus, à l'Institut Pasteur.
Anna-Bella Failloux est entomologiste médicale dans l'unité génétique moléculaire des Bunyavirus (une famille de virus), à l'Institut Pasteur. Son travail porte sur l'étude des insectes véhiculant des agents pathogènes à l'origine de maladies chez l'homme.
La femelle moustique peut transmettre des virus, comme la dengue ou le chikungunya, lorsqu'elle a ingéré le sang d'un agent en phase de virémie. Dans cet épisode, Anna-Bella Failloux présente son activité d'entomologie médicale, à savoir la recherche sur les insectes véhiculant des agents pathogènes à l'origine de maladies chez l'homme. Les infections sont reproduites en laboratoires de sécurité, celui de l'Institut Pasteur étant le seul en Europe à posséder des insectariums permettant n'inoculer des virus aux insectes.
Prolongement des conférences mensuelles destinées au grand public, les formats courts publiés sur le site de Sup'Biotech dans le cadre de la collaboration "Ils font avancer la recherche" exposent de façon simple et accessible les sujets étudiés dans les laboratoires de l'Institut.
Ces vidéos viennent agrémenter tous les quinze du mois la partie "actualités" de Sup'Biotech, rejoignant simultanément les vidéos déjà existantes sur le site consacré aux recherches menées par l'Institut Pasteur.
Interview d'Audrey Grelet (Sup'Biotech promo 2015), présidente de l'antenne MHIGE de Sup'Biotech, sur la création de cette nouvelle association et sur ses projets.
Audrey Grelet (Sup'Biotech promo 2015) a fondé au début de l'année l'antenne MHIGE de Sup'Biotech, qui rassemble sept étudiants de l'école. Interview.
La Mission Humanitaire Inter-Grandes Écoles (MHIGE) est une association nationale qui regroupe une vingtaine de Grandes Ecoles dans un projet humanitaire. Chaque année, la MHIGE choisit de venir en aide à un pays de l'Est en difficulté, en apportant du matériel médical et scolaire aux hôpitaux, orphelinats et écoles. Pour cela, elle met en place des partenariats avec des entreprises et hôpitaux français. Des évènements au sein des écoles et des collectes de dons sont également organisés.
Pourquoi avoir décidé de créer une antenne de la MHIGE à Sup'Biotech ?
Je suis quelqu'un de dynamique et de motivé dans tout ce que j'entreprends. Quand j'ai une idée en tête, j'aime aller jusqu'au bout. J'ai toujours voulu faire de l'humanitaire. Plus jeune je souhaitais être médecin et partir au secours des plus défavorisés. C'est pourquoi j'ai décidé, avec Manon Réau, elle aussi étudiante en 2e année, de créer cette antenne à Sup'Biotech et de mobiliser ainsi nos camarades autour de ce projet. Nous avons rassemblé sept intéressés pour lancer cette association et d'un commun accord, j'ai été élue présidente.
Quels sont vos projets ?
A court terme, notre projet est de partir pour la capitale du Kosovo, Pristina. Pour réaliser ce projet, nous avons besoin de fonds. Ainsi nous organisons des évènements tels que des vente de crêpes ou de barbes à papa, nous démarchons les professionnels pour créer des partenariats et trouver des sponsors et nous organisons des collectes de dons.
A plus long terme, nous souhaiterions agrandir notre association. Le but est de sensibiliser nos camarades et de partager notre passion. Le printemps étant arrivé, nous souhaitons organiser très prochainement un barbecue au sein de l'école. Nous vendrons hot-dogs et boissons. Cet événement nous permettra une fois de plus de récolter quelques fonds afin de financer le convoi vers le Kosovo et sera aussi l'occasion de faire découvrir notre association au plus grand nombre.
Comment se passe votre vie de membre d'association ?
Nous avons attribué un rôle particulier à chacun des membres : trois responsables communication, trois responsables sponsoring, ainsi qu'un responsable des relations presse. Nous sommes un groupe réellement soudé, nous sommes engagés et nous prenons plaisir à travailler ensemble. S'investir dans une association apporte beaucoup d'un point de vue professionnel. Cela nous apprend à gérer des projets de grande ampleur.
Nous avons jusqu'à présent développé tout le coté administratif et nous nous lançons maintenant dans la recherche de fonds en démarchant les entreprises et en mettant en place des évènements à Sup'Biotech. L'association nous a permis de tisser des liens avec des personnes que nous ne connaissions pas forcément, mais avec lesquelles nous partageons des intérêts communs.
Le 11 avril, cet événement organisé par Sup'biotech et l'ISEG propose différentes activités en vue de lutter contre cette maladie inflammatoire.
Le but de la journée de lutte contre la spondylarthrite du 11 avril est de récolter des fonds pour l'association EUROAS et de faire connaître la maladie aux étudiants du Groupe IONIS.
Sup'Biotech organise lors de cette journée plusieurs activités sur son campus :
Tous les bénéfices recueillis lors de cette journée seront reversés à l'association EUROAS.

La spondylarthrite ankylosante est une malade inflammatoire qui touche principalement les jeunes adultes de 15 à 35 ans sans épargner les enfants. Elle atteint particulièrement les articulations de la colonne vertébrale menant à une diminution de la souplesse et à une gêne respiratoire importante. Le bassin, les hanches et les talons peuvent aussi être affectés par cette maladie. La spondylarthrite ankylosante touche 300 000 personnes en France et près d'1,5 million en Europe.
EUROAS est un consortium européen pour les études génétiques et immunogénétiques de la spondylarthrite ankylosante, fondé par le professeur Saddek Laoussadi. Elle promeut la recherche et les études cliniques autour de la maladie. Son but est d'identifier les gènes responsables de la spondylarthrite ankylosante, de découvrir de nouveaux marqueurs moléculaires pour le diagnostic précoce et la mise au point de traitements innovants. Récemment, le consortium a reçu une subvention de l'Union européenne pour un de ses programmes de recherche.
Informations pratiques
Mercredi 11 avril
De 11 h à 18 h
Sup'Biotech
Accès libre et gratuit
66 rue Guy Moquet
94 800 Villejuif
Le 21 mars, toutes les écoles du pôle technologique du Groupe IONIS se sont mobilisées pour promouvoir cet acte citoyen et généreux qu'est le don de sang : stands d'information, collectes, conférences ont été organisés sur les différents campus. L'événement, intitulé « Le Printemps du Sang », fait suite à plus de cinq ans de collaboration entre le Groupe IONIS et l'Etablissement Français du Sang (EFS).
Sur le campus Paris Sud - Le Kremlin Bicêtre, l'opération a amené 82 volontaires, d'après le docteur François Charpentier, médecin de l'EFS et directeur de la collecte. Même nombre de donneur sur le campus de Villejuif. Sur le campus d'Ivry-sur -Seine, 75 donneurs se sont pressés auprès de l'équipe de l'EFS.
Un geste citoyen
Les étudiants de toutes les écoles ont participé à cette journée de mobilisation. « C'est la 4e fois que je donne mon sang. Ca ne coûte rien, c'est utile et c'est important », explique Claire , étudiante à Epitech. Pour Corinne Bréchoire, responsable événementiel du Campus technnologique dont fait partie l'EPITA, « Donner son sang, c'est faire un geste citoyen important pour sauver des vies et pour la recherche. On apporte ainsi un petit quelque chose qui peut se révéler une grande chose. C'est vraiment bien de pouvoir le faire sur son lieu de travail ». Charles, élève à l'IPSA, renchérit : « organiser un don du sang dans le Campus IONIS est une très bonne idée, les élèves n'hésitent pas ! »
Une première pour certains
Pour beaucoup, la participation à cette opération représente une première, une sorte de baptême. C'est la première fois que Victor, étudiant de l'ESME Sudria fait don de son sang et il en est convaincu, il n'aurait « jamais pris le temps de le faire ailleurs si le Groupe IONIS n'avait pas eu l'idée de le faire ici. C'est une très bonne idée ! » . Hélène, élève à Sup'Biotech, n'avait pas non plus donné son sang auparavant : « je sais que cela peut servir et aider les personnes qui en ont vraiment besoin. Je n'avais pas eu l'occasion de le faire avant, du coup j'en ai profité », affirme-t-elle. Quentin, étudiant à Ionis-STM, se réjouit d'avoir effectué ce geste généreux et se déclare très heureux de ce moment passé avec les médecins. Il recommencera, à n'en pas douter.
Les besoins en sang se font sentir tout au long de l'année : n'hésitez pas à entrer en contact avec l'EFS pour connaître les dates et lieux des prochaines collectes !
www.dondusang.net
Passionnés par la biologie, les technologies et l'innovation? Sup'Biotech vous accueille lors de sa prochaine journée portes ouvertes, le mercredi 11 avril 2012, de 15 h à 18 h.
Sup'Biotech propose une formation innovante en 5 ans pour vous permettre d'accéder à des postes à responsabilités dans toutes les fonctions des entreprises liées aux biotechnologies. Celles-ci appartiennent principalement aux secteurs industriels de la Santé, de l'Innovation agro-alimentaire ou encore de l'Environnement.

Si Sup'Biotech est devenue une référence dans le milieu de l'industrie et des biotechnologies, c'est parce que son enseignement est axé sur les besoins réels des grandes entreprises et des bio-incubateurs. En découvrant ses laboratoires, vous toucherez du doigt ce qui fait notre spécificité.

Etablissement d'enseignement supérieur privé - Inscription Rectorat Créteil 0942193Y - Cette école est membre de IONIS Education Group comme :