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« Vivre sur Mars » : retour sur la conférence événement de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

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Cyprien Verseux

Plus de 150 étudiants de Sup'Biotech se sont donnés rendez-vous ce mardi 10 octobre sur le campus de l'école pour ne pas manquer la conférence de Cyprien Verseux (promo 2013). Lors de cette dernière, l'astrobiologiste passé par Sup'Biotech est revenu sur la mission HI-SEAS IV de la NASA qui l'a obligé à vivre un an en isolation totale dans un dôme en compagnie de cinq autres scientifiques afin de préparer une éventuelle conquête de Mars. Une aventure à la fois humaine et scientifique qu'il raconte également dans un livre événement : « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon). L'occasion pour les futurs ingénieurs en biotechnologies présents d'en savoir plus sur le parcours de cet Ancien atypique... et de repartir avec un exemplaire dédicacé de son ouvrage !

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Vanessa Proux, la directrice générale de Sup'Biotech, était également présente pour acceuillir Cyprien

La conférence vue par...

Arnaud Rul (Sup'Biotech promo 2022, étudiant en 1re année) : « Je m'attendais à une conférence uniquement axée sur la vie sur Mars, mais Cyprien a plutôt détaillé sa mission et c'était très intéressant, d'autant que j'avais du mal au départ à m'imaginer ce que l'on pouvait faire un an dans un dôme sur un volcan ! Si je me vois un jour prendre part à une mission similaire autour de l'astrobiologie ? Pourquoi pas ! Par contre, je ne sais pas encore si je serais partant pour aller vivre sur une autre planète ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_02.jpgRenaud Eynard (Sup'Biotech promo 2021, étudiant en 2e année) : « J'ai assisté à la conférence parce que j'ai toujours été passionné par la découverte spatiale et l'idée de pouvoir envoyer des gens aussi loin, afin qu'ils puissent survivre dans un environnement à priori hostile. Je trouve ça vraiment incroyable. Cyprien m'a clairement donné envie de m'intéresser plus à l'astrobiologie, mais par contre, je ne me vois pas l'imiter ! En effet, je considère comme extraordinaires ces personnes capables de vivre de telles aventures, soit parce qu'elles n'ont pas d'attaches, soit parce qu'elles en ont, mais décident tout de même de relever le défi. J'ai beaucoup de respect pour ces gens qui font avancer la science à eux seuls. En tout cas, il m'a vraiment donné envie de lire son livre ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_04.jpgEléonore Legal (Sup'Biotech promo 2022, étudiante en 1re année) : « Pour moi, Cyprien a eu beaucoup de chance de pouvoir réaliser un projet aussi passionnant : on sent que cela lui tenait à cœur. Je pense aussi qu'il doit avoir les nerfs solides car cela ne semble pas évident d'être enfermé pendant un an ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_06.jpgretour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_07.jpgAprès la conférence, Cyprien Verseux s'est également prêté au jeu de l'interview en compagnie d'une journaliste de BFM TV pour un Q&A en live sur Facebook.



Envie de (re)voir la conférence ? Rendez-vous sur la page Facebook de Sup'Biotech pour la découvrir en replay !

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Le Groupe IONIS et Sup'Biotech vous invitent à découvrir les métiers de demain, le samedi 14 octobre 2017 aux docks de la Cité de la Mode et du Design

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Au sein de l'Agora IONIS, plusieurs conférences tournées vers l'avenir seront également organisées tout au long de la journée.

Sup'Biotech animera notamment une conférence spéciale de 11 h 30 à 12 h 30. Vanessa Proux, la directrice générale de l'école, abordera les nouveaux horizons des métiers associés aux biotechnologies, que ce soit dans l'agroalimentaire, l'énergie, l'environnement ou encore la santé.

annonce_rencontres_orientation_figaro_etudiant_agora_groupe_ionis_metiers_demain_conferences_rencontres_nouvelles_techologies_samedi_14_octobre_2014_paris_supbiotech_02.jpgD'autres conférences seront également prévues : les nouvelles perspectives des métiers de l'informatique (avec Epitech, de 9 h 30 à 10 h 30), les transformations des métiers du marketing et de la communication (avec l'ISEG Marketing& Communication School Paris, de 10 h 30 à 11 h 30), les évolutions des « fonctions business » dans les secteurs de la mode et du luxe (avec Moda Domani Institute, de 12 h 30 à 13 h 30), la place de l'ingénieur en 2025 (avec l'EPITA, de 14 h 30 à 15 h 30), les nouvelles orientations des métiers du business et du management (avec l'ISG Programme Business & Management 3+2, de 15 h 30 à 16 h 30) et les transformations de la création digitale et du design (avec e-artsup, de 16 h 30 à 17 h 30).


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Le Figaro Étudiant présente « Les Rencontres de l'Orientation »
Le samedi 14 octobre 2017 de 9 h à 18 h, aux docks de la Cité de la Mode et du Design
34 Quai d'Austerlitz
75013 Paris

Accès :
Métro : ligne 1/14 (Gare de Lyon), ligne 5 (Gare d'Austerlitz) et ligne 6 (Quai de la Gare).
RER : ligne A & D (Gare de Lyon) et ligne C (Gare d'Austerlitz).
Bus : 24, 57, 61, 89 et 91.

Événement gratuit sur inscription : plus d'informations sur la page dédiée.

Conférences au sein de l'Agora IONIS de 9 h 30 à 17 h 30.

Programme complet de l'événement disponible ici.

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Avec My Data-Trust, Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014) favorise la protection des données personnelles

Créée en 2017 et basée en Belgique, la start-up My Data-Trust accompagne ses clients dans la gestion de la collecte et du traitement des données à caractère personnel. Une problématique plus que d'actualité, notamment dans le secteur Life Science, comme l'explique Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014), cofondateur et Business Development Executive de cette jeune entreprise prometteuse.

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Gautier, lors de la céremonie de remise des titres de la promotion 2014

Quel a été votre parcours à la suite de Sup'Biotech ?
Mon cursus était celui de la filière Recherche & Développement, avec l'option entrepreneuriat en 5e année. Pour le valider, j'ai effectué mon stage de fin d'études en business development au sein d'une Contract research organization (CRO) clinique, c'est-à-dire une société fournissant des services cliniques essentiellement pour les acteurs du secteur pharmaceutique. Une fois mon stage terminé, une autre CRO ayant des activités similaires en Belgique m'a proposé de la rejoindre, chose que j'ai acceptée. J'y suis resté trois ans, jusqu'à ce que je décide de créer MyData-Trust avec un associé.

Le choix de l'option entrepreneuriat montrait déjà votre attirance pour la création d'entreprise, non ?
Je suis très attaché à l'esprit d'entreprendre et j'ai toujours eu en moi cette envie de créer une structure de mes propres mains, d'être indépendant... Bien sûr, je comprends ceux chez qui ce sentiment n'est pas réciproque. Mais dans mon cas, j'ai choisi la voie de la start-up et ne le regrette pas !

Quand a germé chez vous l'idée de MyData-Trust ?
Vers l'automne 2016, quand mon actuel associé a souhaité s'orienter vers d'autres horizons, avec l'envie de se former au Data Science. Durant l'une de ses formations, il a entendu parler des nouvelles réglementations liées à la protection des données à caractère personnel votées en mai 2016 et destinées à être mises en application en mai 2018. Il m'en a parlé et l'idée de développer une société pour faire face à ces changements nous est tout de suite venue à l'esprit.

Quels changements implique cette nouvelle règlementation ?
Cette réglementation est très vaste, touche énormément de secteurs, du milieu bancaire à l'industrie pharmaceutique, et concerne plusieurs types de de données, des emails aux numéros de téléphone, en passant par les cartes de fidélité, etc. Avec mon associé, nous avons très vite constaté un besoin important sur le marché Life Science, dans la mesure où les données de santé ont été répertoriées comme des données sensibles par la General Data Protection Regulation (GDPR), ce qui impose aux entités collectant et traitant ces données un certain nombre de mesures auxquelles elles ne parviennent pas toujours à faire face seules. Ces mesures concernent notamment la cybersécurité, la portabilité des données, la mise en place de processus en cas de violation ou d'intrusion, la notification, l'impact sur le consentement des « data subjects », le transfert des données en dehors de l'UE, etc. Ces mesures sont destinées à protéger les citoyens européens et à leur rendre la possession de leurs données personnelles. La GDPR définit donc un certain nombre de droits que les citoyens pourront exercer, comme le droit à l'accès, à l'information, à la modification ou à la suppression. En cas de violation de ces droits ou du non-respect des mesures qui doivent être mises en place, la société à l'origine du traitement (le « data controller ») et même ses sous-contractants (le « data processor ») peut se voir infliger des pénalités financières extrêmement lourdes : de 10 à 20 millions d'euros d'amendes ou de 2 à 4 % de leur chiffre d'affaires global annuel. Outre la sanction financière, nous pensons que les conséquences de l'impact sur l'image de marque de la société est bien plus contraignante...
Il y avait donc un terreau propice à l'existence d'une société telle que la nôtre. D'ailleurs, nous avons réellement pris conscience de l'importance de notre démarche lors d'une conférence au siège d'une big pharma française, devant un auditoire regroupant des professionnels des secteurs pharma, biotech, medtech, CROs et académiques. Durant l'événement, nous avons posé deux simples questions aux personnes présentes : êtes-vous informé de la future mise en application de la GDPR en 2018 et pensez-vous être impacté ? Sur les 200 personnes présentes, près de 65 % d'entre elles ont avoué ne pas être au courant et 98 % ont admis craindre d'être grandement impactées. Il fallait donc faire quelque-chose pour combler ce besoin : c'est comme ça qu'est véritablement née notre start-up.

mydata-trust-start-up_data_life_science_ancien_supbiotech_ecole_ingenieur_diplome_entrepreneur_services_sante_pharma_donnees_protection_reglementation_entretien_temoignage_2017_02.jpgEn juillet 2017, MyData-Trust voit officiellement le jour. La définiriez-vous comme une société de services autour de la Data Privacy ?
C'est ça, mais orientée de manière spécifique vers l'industrie Life Science. Nos clients viennent vers nous pour des besoins relatifs à ces questions et y voient une double expertise (Life science et data protection) unique en Europe.

Justement, qui sont vos clients ?
À ce stade, nos clients sont essentiellement européens et américains, issus de divers horizons. Le marché est très large au sein du secteur Life Science : nos clients peuvent appartenir au secteur pharmaceutique, biotechnologie, dispositifs médicaux, cosmétique, diagnostique, technologique et numérique, santé, CROs, etc...

Quels services proposez-vous ?
Notre offre de service repose sur quatre « piliers » : le premier concerne la formation : nous proposons à nos clients des workshops organisés sur deux journées sur site afin de sensibiliser les participants aux enjeux liés à la protection des données personnelles dans le secteur de la santé.
Le deuxième consiste en un service d'évaluation. La première étape est d'effectuer un « gap analysis ». Nous nous rendons sur site pour analyser l'ensemble des processus à l'origine de la collecte de données à caractère personnel. Cela concerne aussi bien les départements cliniques et production que le département des ressources humaines - qui récolte des données sur les employés. Cette première étape d'évaluation nous permet de faire l'état des lieux et d'identifier les éventuels processus sensibles. Lorsqu'un processus sensible est identifié, cela nous permet ensuite de réaliser le(s) Data Protection Impact Assessment(s) (DPIA), pour aller vraiment dans le détail du processus. En parallèle, nous nous rendons aussi régulièrement chez les sous-contractants de nos clients afin de réaliser un Vendor Assessment. Cela nous permet d'identifier leur mise en conformité avec la GDPR. En effet, comme mentionné précédemment, à partir de mai 2018 le « data controller » ne sera plus le seul responsable aux yeux de la réglementation : les « data processors » le seront aussi. Ceci est un changement majeur ! Pour finir, le dernier type d'évaluation est l'Information Security Assessment (ISA) : il s'agit d'une évaluation de la cybersécurité réalisée sur les systèmes informatiques de l'entité. C'est une question très sensible, d'autant plus que les cas de cyberattaques reviennent souvent dans l'actualité, y compris chez les grands acteurs pharmaceutiques.
Le troisième pilier est associé à une plateforme de Data Protection Officers (DPO) : nous avons des profils de DPO en interne qui sont capables de suivre nos clients au quotidien afin de veiller à la bonne mise en place de la GDPR et à la conformité de l'ensemble des processus. En plus de cette veille quotidienne, le DPO est aussi la personne de contact pour les autorités en cas de contrôle ainsi que pour les « data subjects » afin qu'ils puissent exercer leurs nouveaux droits.
Enfin, le dernier pilier est un service juridique qui offre à nos clients un support légal : la rédaction des contrats, la rédaction de clauses liées à la data protection, du conseil juridique, la mise en place de Binding Corporate Rules, etc.
En plus de cela, nous avons aussi développé des outils à destination de nos clients, comme une application web leur permettant de tenir à jour un registre de l'ensemble des processus collectant des données à caractère personnel. Si l'autorité de protection de la vie privée vient frapper à la porte de l'entreprise, celle-ci peut ainsi facilement générer un rapport automatique « GDPR compliant ».

Retrouvez My Data-Trust sur son site Internet et LinkedIn

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« Vivre sur Mars » : ne manquez pas la conférence de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (promo 2013), le mardi 10 octobre 2017 à Sup'Biotech !

Le mardi 10 octobre 2017, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) sera présent sur le campus de l'école pour une conférence exceptionnelle autour de son livre événement « Vivre sur Mars » (Éditions Michel Lafon). Ce dernier retrace la mission HI-SEAS IV de la NASA à laquelle cet Ancien a pris part durant un an avec cinq autres scientifiques.

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Conférence « Vivre sur Mars » avec Cyprien Verseux

Le mardi 10 octobre 2017 à 10 h sur le campus de Sup'Biotech
66 rue Guy Môquet
94800 Villejuif

Accès :
Métro Ligne 7 : station Villejuif Paul Vaillant Couturier
Bus 47, 125, 131 et 185 : arrêt Roger Salengro / Bus 186 : arrêt Pierre Brossolette
Voiture : périphérique - sortie Porte d'Italie

Envie d'en savoir plus sur « Vivre sur Mars » ? Découvrez l'interview accordée par Cyprien à Sup'Biotech

Inscription obligatoire (dans la limite des places disponibles) auprès d'Agathe Brajou, responsable de la communication de Sup'Biotech, par mail à agathe.brajou@supbiotech.fr


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Et en attendant de pouvoir venir à sa rencontre, Sup'Biotech vous propose en exclusivité quatre extraits de « Vivre sur Mars », sélectionnés par l'auteur lui-même.

Elle nous rappelle que notre aventure sera historique : ce sera la plus longue simulation d'une mission spatiale financée par la NASA. Les prochaines simulations du programme dureront huit mois au plus. Je lui demande, du ton le plus sérieux possible : « Ah, donc il suffit que l'on tienne huit mois et un jour, et on peut revenir en héros ? » Elle répond sur le même ton : « Si vous faites ça, je m'arrange pour que la prochaine mission dure huit mois et deux jours. » Kim est familière du second degré (ce qui m'évite de passer pour un excentrique ou un demeuré, comme cela m'arrive fréquemment), et nos conversations glissent souvent dans l'absurde.



J'ai la tête plaquée au sol. Seule la visière de ma combinaison me sépare de la roche froide. Mon visage est plus bas que mes jambes et le sang afflue dans mes tempes. J'essaie de ramper vers les profondeurs de ce passage étroit, mais des lames de pierre retiennent ma combinaison. L'obscurité est totale. Je ne distinguerais pas ma main à deux centimètres de mes yeux. Ma lampe de poche est sur mon poignet gauche ; je voudrais éclairer le passage, mais mon bras est bloqué le long de mon corps. De toute façon, je ne peux pas regarder autour de moi : la roche maintient ma tête immobile, le menton inconfortablement pressé contre ma poitrine. Je n'ai jamais rien ressenti qui s'apparente autant à de la claustrophobie. J'arrête de me débattre et inspire aussi profondément que possible, emplissant le tunnel de ma cage thoracique. Ralentir mon rythme cardiaque. M'apaiser pour réfléchir. Je ne peux pas faire demi-tour : remonter ce trou depuis ma position serait impossible. Impossible également de demander de l'aide à Christiane puisque le micro de ma radio s'est détaché. De toute façon, je vois mal comment elle pourrait m'aider : je suis enfoncé de plusieurs mètres dans ce terrier.



Il nous reste quelques heures pour faire des courses de dernière minute : des kilomètres de papier toilette, des litres de dentifrice, des poignées de lames de rasoir, suffisamment de galettes de maïs sous vide pour amortir une chute du deuxième étage, des batteries... et, pour Carmel et moi, des ukulélés. Si vous ne voyez pas vraiment ce qu'est un ukulélé, pas d'embarras. Vous me l'auriez demandé il y a un mois, je vous aurais sans doute répondu : « Ah oui, c'est pas la toute petite guitare dont joue l'énorme type qui chante au-dessus d'un arc-en-ciel ? » Et encore, c'est si j'avais été en forme. Remarquez, je n'aurais pas eu tout à fait tort : l'ukulélé classique ressemble effectivement à une minuscule guitare dont on aurait arraché deux cordes. Il est né à Hawaï au XIXe siècle, inspiré des machetes amenées par des migrants portugais. Avant la mission, jouer de l'ukulélé n'était pas vraiment dans mes plans (pas dans mes cordes non plus, mais je vous épargne le jeu de mots douteux). Pour être honnête, mes talents en musique étaient à peu près aussi développés que mes talents en danse classique - et je peux trébucher sur un sol plat en ligne droite. Mais en parlant d'en acheter un, Carmel a éveillé ma curiosité. Après tout, c'est un instrument idéal pour une mission sur Mars. Si vous débarquez sur la zone de lancement avec un orgue, par exemple, je suis désolé, mais je doute que votre agence spatiale vous prenne au sérieux : l'instrument serait quelque peu encombrant dans un vaisseau. De plus, sans vouloir mettre en question vos talents d'organiste, il y a peu de chances que vous deveniez un coéquipier très populaire si vous en jouez tous les jours dans un milieu confiné. Un ukulélé est en revanche petit, compact et relativement peu bruyant. Une autre observation qui m'a convaincu est son allure de jouet : contrairement à une guitare, si j'en rapporte un en France, personne ne s'attendra à une grande performance. Parfait pour quelqu'un qui a mes compétences en musique.



Je fais partie de la génération Y, cette génération à laquelle on reproche souvent d'être paresseuse, indisciplinée et hédoniste. Cette génération dont vous croisez parfois le regard lorsqu'il daigne s'écarter d'un écran d'ordinateur ou de téléphone. Ma génération n'est pas le reflet d'une décadence ou d'une perte de valeurs. Elle est simplement dans l'attente. Elle a accès à des outils dont la génération précédente ne rêvait même pas : ses téléphones sont plus puissants que les ordinateurs utilisés pour rejoindre la Lune, elle peut partager ses idées largement et instantanément sur Internet, et les cours des plus grandes universités sont à portée de ses écrans tactiles. Mais elle est hésitante quant aux problèmes auxquels consacrer sa force. En France, nombre d'entre nous tiennent pour acquis le fait d'avoir un toit et de la nourriture en abondance. Le revers de notre chance, c'est qu'aucun objectif ne devient évident. Les plus entreprenants trouvent une quête parmi les options qui s'offrent à eux : ils militent pour l'environnement, s'engagent dans l'humanitaire ou créent une entreprise innovante. Parmi les autres, nombreux sont ceux qui cherchent, dans leurs sources infinies de distraction facile, le moyen d'oublier qu'ils ne trouvent pas le sens dont ils ont besoin. D'oublier leur sentiment de ne pas progresser mais, simplement, de vieillir. Ma génération a besoin d'objectifs fédérateurs. D'objectifs pour lesquels brûler, pour lesquels unir ses forces et exploiter les outils extraordinaires dont elle dispose. Elle ne veut pas simplement régler les problèmes créés par les générations précédentes, elle veut aussi aller de l'avant. L'un de ces objectifs semble se dessiner : Mars.


Cyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.

Sup'Biotech est partenaire d'Insectinov2, le grand colloque de la filière insecte organisé par Adebiotech, les 10, 11 et 12 octobre 2017

evenement_partenariat_supbiotech_insectinov2_colloque_filiere_insecte_adebiotech_octobre_2017_02.jpgEn tant qu'école d'ingénieurs, Sup'Biotech permet régulièrement à ses étudiants de découvrir et d'approfondir les dernières tendances propres aux biotechnologies à travers la réalisation de projets innovants, l'organisation de conférences ou l'établissement de partenariats avec des structures tournées vers l'avenir. Ce sera une nouvelle fois le cas avec le colloque Insectinov du think tank Adebiotech qui revient pour une 2e édition les 10, 11 et 12 octobre 2017 à Biocitech (Romainville, 93). Partenaire de ce rendez-vous dédié à la production d'insectes et à ses applications multiples (notamment dans le cas de l'alimentation humaine et animale), Sup'Biotech vous propose d'en savoir plus sur cette filière d'avenir en compagnie de Clarisse Toitot, responsable scientifique au sein d'Adebiotech.

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Crédit photo : CycleFarms

En 2014, Adebiotech proposait déjà un colloque Insectinov. Pourquoi avoir voulu mettre en place une nouvelle édition ?
Clarisse Toitot : En fait, cette 2e édition était déjà souhaitée à l'issue des deux journées du premier colloque. L'ensemble des participants avait alors émis l'envie de se retrouver deux-trois ans après l'événement afin de faire un point sur les avancées réalisées, comme par exemple celles du projet Desirable financé par l'Agence Nationale Recherche (ANR) et sur l'évolution des différents « verrous » autour du sujet de la filière insecte, notamment sur l'aspect réglementaire et l'intérêt des investisseurs.

Des avancées sont-elles déjà notables ?
Oui. Par exemple, dans le cadre de l'alimentation animale, une loi est récemment passée pour autoriser l'alimentation de poissons avec des insectes. Au niveau des efforts internationaux et surtout européens, les choses avancent donc. Au niveau de la France, cela bouge aussi : beaucoup de startups continuent leur activité et progressent même à un bon rythme. On peut notamment citer Jimini's qui, très modeste au début, commence maintenant à se faire un nom sur le marché de l'alimentation humaine. Elle sera d'ailleurs présente lors du colloque et animera l'un des trois ateliers prévus durant la journée du 12 octobre. Lors de cet atelier, elle permettra aux participants d'apprendre à cuisiner simplement et rapidement l'insecte sous toutes ses formes, comme l'insecte grillé goût paprika ou le biscuit réalisé à partir de farine d'insecte. Pour être complet, les deux autres ateliers seront animés par CycleFarms, afin de découvrir comment mettre en place son propre élevage de mouches soldat noire, et Micronutris, pour une présentation des opportunités de marché et des contraintes techniques du développement d'un produit alimentaire nouveau aux insectes.

En plus des startups, voit-on émerger de grandes entreprises ?
Bien sûr. On peut penser à Ynsect et Entomo Farm qui se sont réellement fait une place ces dernières années et ont réalisé de grosses levées de fonds afin de monter des usines en France. Pour elles, la situation de la filière insecte se peaufine et s'intensifie. C'est d'ailleurs pour cela que de nombreux pôles de compétitivité - IAR, Vitagora, Valorial, etc. - s'impliquent énormément sur ces projets. L'aspect développement durable est présent aussi chez les producteurs d'insectes. Des structures telles que Veolia investissent dans ce domaine afin d'utiliser des co-produits pour l'alimentation des insectes.

La France a-t-elle le potentiel pour devenir un pays leader sur cette filière ?
Cela, seul l'avenir nous le dira car il ne faut pas oublier que nous sommes dans un contexte européen : la France devra absolument compter sur l'Europe pour évoluer, ne serait-ce que vis-à-vis de la législation et des lois qui pourraient être émises. C'est aussi pour cette raison qu'Adebiotech agit en adéquation avec d'autres pays qui, eux-aussi, organisent des événements scientifiques, comme l'Insecta en Suisse ou le colloque de l'International Platform of Insects for Food & Feed Association (IPIFF), organisme présidé par Antoine Hubert, le CEO d'Ynsect. Cela permet une meilleure connaissance pour créer une nouvelle industrie et, au final, une nouvelle société, en répondant également aux questions de sécurité sanitaire.


Justement, la question sanitaire est-elle centrale dans le développement de cette industrie en France comme en Europe ?
L'insecte est vecteur de beaucoup de maladies en temps normal : il est donc important d'essayer au maximum de mieux comprendre les insectes et leur santé afin d'évaluer et limiter les risques, tout en sachant évidemment que le risque zéro n'existe pas, pour les utiliser. C'est d'autant plus important que l'insecte a été longtemps un peu « oublié » en Europe et particulièrement en France. Ici par exemple, la consommation d'insectes n'est pas chose courante, contrairement à certains pays d'Asie ou d'Afrique. Il y a donc, au-delà des questions sanitaires, un débat sociétal qui ne pourra avancer qu'à travers une vraie démarche d'information. Il faut arriver à se dire que les insectes ne nous veulent que du bien ! Au fond, quand on sait que les Français trouvent normal de manger des escargots ou des huîtres, on se dit que les mentalités peuvent malgré tout évoluer. Il demeure de gros efforts à faire sur cette approche culturelle, en plus des volets réglementaires et marketing. Ces efforts sont importants car la filière insecte a de réels atouts à faire valoir : les insectes peuvent représenter une solution viable pour nourrir une population de plus en plus nombreuse, tout en évitant les risques d'allergies alimentaires de plus en plus fréquentes. Ils représentent aussi une biomasse rapidement obtenue, ce qui signifie automatiquement plus de nourriture, et s'inscrivent également dans cette notion d'économie circulaire. Grâce à ses vertus environnementales, cette bio-économie visant à ne rien perdre en exploitant au mieux les ressources disponibles est en plein essor.

En plus des chercheurs, industriels, entrepreneurs et des pôles de compétitivité, à qui s'adressera ce colloque ?
À plusieurs autres entités. Il y aura notamment des syndicats professionnels, essentiels pour construire durablement une filière forte, des sociétés d'ingénierie d'équipement, les acteurs de la production/gestion/collecte des gisements potentiels de ressources, des responsables de veille stratégique, des investisseurs aussi bien publics que privés, des économistes, notamment pour aborder le basculement vers la bio-économie, et des représentants des grandes institutions, des différents ministères concernés à la Direction générale de l'alimentation. Enfin, il y aura également des étudiants, comme ceux de Sup'Biotech, qui peuvent bénéficier d'un tarif spécial grâce à des places en nombre limité. D'ailleurs, dans le cadre du partenariat qui nous lie à Sup'Biotech, des étudiants de l'école viennent chaque année nous aider à mettre en place l'organisation de nos colloques.

evenement_partenariat_supbiotech_insectinov2_colloque_filiere_insecte_adebiotech_octobre_2017_01.jpgAdebiotech présente le colloque Insectinov2
Les 10, 11 et 12 octobre 2017 à la Cité des entreprises de santé et de biotechnologies Biocitech
102 Avenue Gaston Roussel
93230 Romainville

Plus d'informations sur le site d'Adebiotech

Programme complet disponible ici

Inscription obligatoire avant le 5 octobre 2017 (dans la limite des places disponibles)

Colloque organisé en partenariat avec AgroParisTech et le responsable du projet Desirable, Samir Mezdour, moteur pour la recherche et le développement des filières insectes



adebiotech_logo.jpgÀ propos d'Adebiotech :
Partenaire de Sup'Biotech, l'association Adebiotech regroupe des experts industriels et académiques ainsi que des représentants des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Participer au développement d'une politique nationale en matière de biotechnologies, favoriser le dialogue entre le monde industriel, la recherche académique, les institutionnels et la société civile et contribuer à fédérer tous les acteurs des biotechnologies en France, tels sont les objectifs. Récemment, Adebiotech a organisé des colloques portant aussi bien sur les protéines et les peptides, les perturbateurs endocriniens ou encore la qualité de l'air.

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« Vivre sur Mars », le livre événement de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)

En août 2016, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) goûtait à nouveau à l'air libre après avoir passé un an dans un dôme niché sur un ancien volcan hawaïen en compagnie de cinq autres scientifiques pour la mission HI-SEAS IV de la NASA. Destinée à simuler ce que peut être la vie sur Mars en vue d'une prochaine conquête de la planète rouge, cette expérience unique a marqué les esprits du grand public comme celui de cet Ancien atypique. Le 28 septembre 2017, soit un peu plus d'un an après être « revenu sur Terre », Cyprien Verseux sortira un livre, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), qui retracera cette aventure hors norme. L'occasion pour Sup'Biotech de poser quelques questions à ce scientifique qui aime relever de nouveaux challenges.

evenement_livre_vivre_sur_mars_cyprien_verseux_astrobiologiste_ancien_promo_2013_supbiotech_interview_espace_sciences_mission_hi-seas_01.jpgPourquoi avoir écrit ce livre ?
Il existe deux principales raisons. La première est toute personnelle : quand je relierai ce livre dans quelques années, cela ravivera forcément en moi des souvenirs et des détails qui, autrement, pourraient tomber dans l'oubli. La seconde raison concerne directement l'existence d'une mission humaine sur Mars dans le futur. En effet, une telle mission ne pourra se faire sans l'appui du grand public et je crois sincèrement que cet appui ne pourra s'obtenir qu'en informant du mieux possible les gens sur ce projet. À chacun de décider ensuite d'y apporter ou non son soutien ! D'où ce livre qui permettra à chacun de mieux nourrir sa réflexion finale, même s'il s'agit avant tout d'un récit personnel et non d'un cours magistral.

Quand as-tu commencé sa rédaction ? Pendant ton aventure, tu écrivais déjà ?
Pendant la mission, je tenais déjà un blog pour décrire mon quotidien. Cela dit, et même si j'en ai repris quelques parties, ce qui a été publié sur le blog ne représente qu'une faible fraction de ce qui est présent dans le livre. Concernant l'écriture en tant que telle, j'ai vraiment commencé à m'y mettre en octobre 2016, soit environ deux mois après mon retour, pour finir l'ouvrage en juin 2017. J'écrivais surtout la nuit, mes journées étant généralement bien remplies par mon doctorat en Italie, à l'Université de Rome Tor Vergata.

Que raconte-t-il ?
L'aventure HI-SEAS IV, bien sûr, mais aussi ce qu'il s'est passé avant. Cette mission a commencé pour moi plusieurs années avant d'entrer dans le dôme. Cela me semblait intéressant d'aborder également cette histoire dans l'histoire, du moment où j'ai entendu parler d'une mission de ce genre pour la première fois à l'entrée dans le dôme, en passant par la sélection et l'entraînement. J'ai cherché à faire vivre au lecteur l'aventure à travers mes yeux. Les hauts comme les bas, et les moments embarrassants autant que ceux plus valorisants.

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Quelle est la cible ?
Le grand public au sens large. Je ne voulais pas écrire un livre réservé aux néophytes : tout le monde peut y trouver un intérêt et du plaisir à la lecture, y compris ceux qui n'ont pas de formation scientifique. C'est en tout cas ce que je souhaitais parvenir à réaliser. J'espère que ce sera le cas ! En tout cas, le retour de mes premiers lecteurs - non officiels - indique une lecture fluide, stimulante et drôle. J'aime croire que ce n'est pas seulement parce que les lecteurs en question sont des proches.

Avec l'aventure HI-SEAS, tu as connu une forte médiatisation, qui devrait d'ailleurs encore se poursuivre avec la sortie de ce livre. Comment as-tu vécu cette période ?
C'était amusant. À la sortie du dôme, je suis resté deux semaines à Hawaï pour débriefer la mission, puis j'ai passé deux semaines à Paris, où j'ai alors connu cet engouement médiatique en enchaînant chaque jour des passages sur des plateaux télé et radio. C'était drôle, mais aussi intéressant de voir comment fonctionnait le monde des média avant de repartir à Rome. En tout cas, pas d'inquiétude : si je prends la grosse tête, ma fratrie me ramènera rapidement les pieds sur Terre.

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En tant que scientifique, estimes-tu devoir partager un maximum ton savoir auprès du grand public ?
C'est ce que j'essaye de faire, entre autres avec ce livre. Je pense qu'une partie très importante de notre travail porte justement sur la communication avec l'extérieur : certes, la recherche permet de générer des connaissances, mais l'intérêt est limité si l'on est incapable de les communiquer, de les partager.

Comment se déroule la fin de ton doctorat ?
Plutôt bien ! Je suis en train de finaliser mon mémoire. Si tout se passe bien, je le termine cette année. Après cette étape, je pourrai me consacrer à d'autres projets.

Tu as déjà de nouveaux défis à relever ?
Oui. Pour tout vous dire, je suis actuellement en phase de sélection et d'entraînement pour une mission scientifique d'un an en Antarctique, mais n'en parlons pas trop... rien n'est encore joué !

Un dernier mot pour les nouveaux étudiants qui viennent d'intégrer Sup'Biotech ?
Qu'ils n'hésitent surtout pas à y développer leurs propres projets ! Sup'Biotech apporte des connaissances théoriques, bien sûr, mais l'une des grandes forces de l'école réside aussi dans sa capacité à accompagner et développer les idées de ses étudiants. Ces derniers doivent donc en profiter pour oser et essayer, y compris dès la première année ! S'ils sont motivés, ils trouveront à Sup'Biotech le soutien nécessaire pour réaliser le projet qui leur tient à cœur.

evenement_livre_vivre_sur_mars_cyprien_verseux_astrobiologiste_ancien_promo_2013_supbiotech_interview_espace_sciences_mission_hi-seas_02.jpgCyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.

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Aidez l'équipe iGEM IONIS 2017 à défendre son projet pensé pour sauver les viticulteurs !

Fin août, Sup'Biotech vous présentait Softer Shock, l'ambitieux projet de sauvegarde des vignobles de l'équipe iGEM IONIS 2017 destiné à être présenté lors de la grande finale de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), soit LE principal concours étudiant dédié à la biologie synthétique et ouvert à tous pays. Cette finale, prévue du 9 au 13 novembre, se déroulera à Boston et permettra à l'ensemble des équipes finalistes de dévoiler l'avancée de leurs recherches dans l'enceinte prestigieuse du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ! Mais le chemin permettant de se rendre dans ce haut-lieu de la connaissance est encore long : aujourd'hui, l'équipe iGEM IONIS a plus que jamais besoin de vous pour réaliser son rêve et espérer décrocher une médaille d'or comme ses glorieux prédécesseurs !

Pour cela, rien de plus simple ! Il vous suffit de vous rendre sur la page KickStarter lancée par cette équipe composée d'étudiants de l'EPITA, de Sup'Biotech et d'e-artsup ! Leur objectif ? Réussir à réunir 2 500 euros afin de finaliser les recherches sur Softer Shock et permettre à l'ensemble de l'équipe de le défendre à Boston en novembre prochain. N'hésitez pas non plus à partager cette campagne de financement sur les réseaux sociaux : tout soutien est bon à prendre.

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Envie d'en savoir plus sur Softer Shock ? Retrouvez l'article dédié à la présentation du projet.

Suivez et soutenez l'équipe iGEM IONIS 2017 sur Facebook, Twitter et YouTube.

Retrouvez également l'interview radio donnée par l'équipe lors de l'émission « Le Téléphone Sonne » de France Inter du mardi 15 août 2017 !




Retour en images sur la première édition du Global Positive Forum !

Avec plus de 2 000 visiteurs rassemblés à la Seine Musicale, la première édition du Global Positive Forum n'a pas manqué de faire parler d'elle ce vendredi 1er septembre 2017. Organisé sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, président de la République, cet événement consacré aux innovations positives de tous secteurs a également su attirer l'attention de plusieurs médias (BFM, Europe 1, RFI, Melty, Konbini...) et de nombreuses personnalités de premier plan, parmi lesquelles Bruno Lemaire, ministre de l'Économie et des Finances. Accompagné de Jacques Attali, président de la Fondation Positive Planet et initiateur du forum, ce dernier a profité de sa venue pour rencontrer les étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS, réunis pour présenter une dizaine de projets porteurs de changement.


Membre de l'équipe IGEM IONIS 2016 aux côtés d'étudiants de l'EPITA, de l'IPSA, d'Epitech, de Sup'Biotech et d'e-artsup, Alexandre Dollet (Ionis-STM promo 2017) était là pour présenter Quantifly, le drone anti-pollution qui avait permis à sa formation de remporter une médaille d'or lors de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM).

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Alexandre Dollet de l'iGEM IONIS 2016 devant les caméras

Lors du Global Positive Forum, les couleurs de Sup'Biotech étaient aussi portées par Aéromate, la start-up d'agriculture urbaine fondée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014, voir photo ci-dessus), et HighDr'O, le projet de fusée génératrice de pluies co-développé avec des étudiants de l'IPSA.

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Louise d'Aéromate (à droite) en pleine présentation

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Loïc Martinez (IPSA promo 2021) de l'équipe HighDr'O, ici en compagnie de Bruno Lemaire et Jacques Attali

Durant l'événement, Alexandre Dollet et Loïc Martinez ont pu répondre favorablement aux sollicitations des journalistes, notamment ceux de RFI : réécoutez dès à présent leur intervention sur le site de la radio (début du reportage à 12 min 43).

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Le BIO World Congress on Industrial Biotechnology 2017 vu par Sup'Biotech

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Après avoir participé trois années de suite aux États-Unis à la BIO International Convention, Sup'Biotech a choisi cette fois de s'intéresser à un autre événement rassemblant les principaux acteurs mondiaux des biotechnologies : le BIO World Congress on Industrial Biotechnology. Organisée du 23 au 26 juillet 2017 dans l'enceinte du Palais des congrès de Montréal au Québec (Canada), cette manifestation portait davantage sur l'approche industrielle des sciences du vivant. Un rendez-vous important sur lequel revient Frédérique Buil, Directrice des Relations Entreprises à Sup'Biotech, présente sur place avec Vanessa Proux, Directrice Générale de l'école.

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Vanessa Proux et Frédérique Buil

Quelles sont les différences entre les deux rassemblements sur le continent américain ?
Frédérique Buil : Si la BIO International Convention est essentiellement consacrée au secteur de la santé, avec une présence forte de start-ups et d'entreprises de l'industrie pharmaceutique, le Bio World Congress traite surtout de la bio économie et des processus de biotechnologie industrielle. Dans ces secteurs, on va travailler sur les organismes vivants tels que les enzymes, les champignons ou les levures, afin de transformer des produits biosourcés et extraire des molécules d'intérêt qui peuvent, par exemple, servir d'alternative au plastique et au pétrole. Cela concerne aussi bien la création de bio fioul que des molécules spécifiques dont l'usage trouvera un écho durable dans la santé, la cosmétique, l'environnement ou encore l'agroalimentaire.
Rendue possible grâce à la délégation du Pôle de compétitivité Industries & Agro-Ressources (IAR) à laquelle nous étions rattachés, cette première participation de Sup'Biotech s'inscrivait dans la volonté de l'école de continuer à développer son enseignement en bioproduction et biotechnologie industrielle en rencontrant de nombreux professionnels et en s'informant des dernières tendances en la matière.

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Crédits : BIO Photos

Quels acteurs avez-vous pu rencontrer sur place ?
L'événement nous a d'abord permis de créer ou renforcer nos liens avec la quarantaine d'entreprises présentes dans la délégation du Pôle IAR, comme par exemple Total, très actif sur la question du bio fioul (Total est actionnaire d'Amyris, une société californienne spécialisée dans les biotechnologies), Seppic, un fournisseur d'ingrédients cosmétiques qui tend à s'orienter vers les molécules biosourcées, la cleantech Deinove ou encore des investisseurs tels que Sofinnova Partners. Au-delà de la délégation, ce BIO World Congress nous a également permis de prendre contact avec d'autres entreprises, acteurs académiques, industriels et pôles de compétitivité actifs dans le secteur à l'échelle mondiale.


À travers ces rencontres et les nombreuses conférences organisées lors de l'événement, avez-vous pu remarquer certaines tendances et thématiques fortes sur lesquelles seront amenés à travailler les étudiants de Sup'Biotech dans le futur ?
Cette édition 2017 permet de se rendre compte que les grandes industries chimiques se tournent de plus en plus vers les produits biosourcés afin de créer des produits performants et meilleurs pour l'environnement. Cela démontre une vraie évolution. Ces mêmes entreprises, qui ont longtemps axé leur recrutement sur des profils chimie, sont donc désormais à la recherche de profils associés à la biochimie et la biologie. De façon générale, on constate véritablement un intérêt grandissant de l'ensemble des acteurs autour des micro-algues et de la valorisation de la biomasse végétale, avec les résidus de betterave, de céréales, etc. Évidemment, cela demande de savoir répondre à de nouvelles problématiques éthiques et techniques : quand on utilise le vivant pour transformer des produits, les processus sont plus compliqués que dans le cadre de la pétrochimie, ne serait-ce que pour l'évaluation des risques liés à la présence dans la nature d'OGM. Tous ces sujets, les étudiants de Sup'Biotech les connaissent déjà bien. Cela ne serait pas étonnant d'en voir plusieurs travailler dans cette voie à la suite de leurs études, y compris là-bas, en Amérique du Nord et à Montréal même, où les questions de sauvegarde de l'environnement et de valorisation des matières premières par des matières naturelles sont très suivies. D'ailleurs, pour la petite anecdote, nous avons profité de notre séjour pour faire le suivi de stage de fin d'études de Cécile Amaral (Sup'Biotech promo 2017), une étudiante de 5e année. Elle travaille en tant que chargée de projet R&D chez Jus Loop, une société qui fabrique des jus pressés à froid à travers l'économie circulaire, en utilisant des fruits et légumes mis de côté par l'industrie alimentaire.

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Vanessa Proux et Cécile Amaral (Sup'Biotech promo 2017)

Sup'Biotech et le Groupe IONIS vous donnent rendez-vous lors du Global Positive Forum, le 1er septembre 2017

Sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, président de la République, la première édition du Global Positive Forum réunira à la Seine Musicale le vendredi 1er septembre 2017 les principaux acteurs mondiaux qui, de l'astronaute Thomas Pesquet à Ludovic Le Moan, le CEO Sigfox, sont appelés à accélérer et réussir cette révolution positive dans l'intérêt des générations futures. En plus de nombreuses interventions autour de thématiques artistiques, écologiques, économiques, politiques ou encore scientifiques (voir le programme), l'événement permettra à près de 1 200 porteurs d'initiatives de présenter leur vision nouvelle et innovante. À ce titre, plusieurs projets portés par des étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS ont été sélectionnés.

global_positive_forum_edition_2017_paris_seine_musicale_evenement_septembre_ecoles_groupe_ionis_supbiotech_01.jpgL'école Sup'Biotech sera ainsi représentée par deux projets parmi ceux dévoilés dans la « grande rue » de la Seine Musicale : la start-up Aéromate et le drone Quantifly.

aeromate_start-up_supbiotech_salon_agriculture_culture_crowdfunding_01.jpgAéromate : quand l'agriculture urbaine prend de la hauteur
Portée par Michel Desportes (Sup'Biotech promo 2015) et Louise Doulliet (promo 2014), Aéromate est une jeune start-up spécialisée dans la culture d'herbes aromatiques en hydroponie sur les toits de Paris. Passée par l'incubateur IONIS 361, elle fait partie des lauréats de l'appel à projets Parisculteurs réalisé par la Ville de Paris en 2016.

Retrouvez Aéromate sur son site Internet, Facebook, Instagram et Twitter.


igem_ionis_equipe_etudiants_epita_epitech_ipsa_supbiotech_e-artsup_ionis-stm_drone_quantifly_medaille_prix_or_finale_2016_boston_retour_sb_01.jpgQuantifly : un drôle de drone
Conçu par Célia Chenebault, Thomas Jaisser, Clément Lapierre, Damien Lassalle, Jessica Matias, Benjamin Piot, Victor Plet, Anthony Renodon et Camille Soucies (Sup'Biotech promo 2017) au sein de l'équipe inter-écoles iGEM IONIS 2016, Quantifly a été présenté au MIT à Boston lors de la dernière édition de l'International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), la plus grande compétition étudiante dédiée à la biologie de synthèse. Ce projet de drone anti-pollution utilisant des bactéries a permis à son équipe de remporter une médaille d'or.

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1re édition du Global Positive Forum
Le vendredi 1er septembre 2017 de 13 h à 21 h à la Seine Musicale
Île Seguin
92100 Boulogne-Billancourt

Inscription (obligatoire) sur la page dédiée.

Détails pratiques (accès, transports en commun) disponibles ici.

Suivez l'événement sur les réseaux sociaux avec les hashtags #GPF et #ActForPositive

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